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Biographie

Run Amuck

Gilles Magotteaux - chant
Anthony Schiepers - basse
Réginald Coeymans - guitare
Fabrice Coeymans - batterie

L'histoire de Run-Amuck débute en 1993. François et Réginald recrutent Gilles, un ami de longue date avec lequel ils se lancent dans des concerts. Les premiers s'effectueront sans bassiste mais le trio de départ intègre très rapidement Dony à ce poste.

Convaincu du potentiel de Run-Amuck depuis le début, J.-P. Cocco accepte de produire la première démo du groupe en 1994. Celle-ci reçoit un accueil des plus favorables auprès de la presse spécialisée de la région liégeoise et permet au groupe de croiser le fer avec des formations déjà confirmées telles que Hoax, Gorefest ou Out For Blood.
Run-Amuck entre en studio un an plus tard pour l'enregistrement de son premier ep et échoue de peu au tremplin de sélection du Dour Festival, ses efforts étant tout de même récompensés par une apparition sur le cd de la manifestation. En revanche, le groupe belge est bel et bien à l'affiche de l'édition 1996.

En 1998, Run-Amuck retourne au studio Chênée Palace pour l'enregistrement de Herpes for the Mankind. S'ensuit une série de concerts aux quatre coins de la Wallonie.

Il faut attendre 2002 pour que le groupe belge entame les répétitions de King of All the Weaks, troisième album qui mettra quatre années à sortir.

Chronique

12.5 / 20
1 commentaire (18/20).

King of All the Weaks ( 2006 )

Il aura fallut sept années pour que Run-Amuck accouche de sa troisième production. A ce rythme-là, plus d'un groupe aurait déjà jeté l'éponge. Pas les belges qui, en plus de faire preuve d'une ténacité de plus en plus rare dans le genre, semblent avoir investi toutes leurs tripes dans King of all the Weaks.

De fait c'est une impression de puissance qui domine les premières notes de cette oeuvre. A la manière d'un poids lourd, Run-Amuck progresse lentement mais sûrement, mouvant sa solide carcasse dans des recoins balisés par le metal d'arrière-garde des Black Sabbath et autres Trouble ("The Point of No Return"), sur lequel vient se greffer un zeste de corrosion punk, un peu à la manière de Rise & Fall ou Cobra Noir. Vu sous cet angle, on se dit que l'on va peut-être avoir droit à une attaque frontale, directe et sans détour.
Pourtant, aussi roide qu'elle puisse paraître, la démarche de Run-Amuck n'est est pas moins pourvue de souplesse. Une souplesse, certes mesurée, mais non négligeable matérialisée par une petite touche stoner dans le genre de Clutch qui, grâce à l'apport de l'harmonica, insuffle un feeling groovy à l'ensemble apportant un peu de chaleur dans un univers à la tonalité plutôt grise ("Dead", "Apes"). 
Néanmoins, King of All the Weaks donne très rapidement des signes de fatigue. Misant peut-être un peu trop sur sa rugosité au détriment de son inspiration, Run-Amuck s'enlise progressivement dans la facilité, éprouvant toutes les peines du monde à imprimer relief et intensité à un album qui, malgré l'apport de titres plus fouillés tels que "Broken", "Appearance" ou "Desert Land", manque quelque peu de souffle dans sa seconde moitié pour quasiment terminer en apnée.

Difficile de ressortir pleinement satisfait de King of All the Weaks. Malgré tous les efforts déployés et son indéniable potentiel, la musique de Run-Amuck reste encore trop empreinte de linéarité pour maintenir l'attention à son plus haut point. A surveiller tout de même.

A écouter sur MS

A écouter : Dead, Down, The Point of No Return