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Biographie

Rumble in Rhodos

Marius Lübbe: Batterie
Henrik Lie : Basse/Chant
David Bratlie : Guitare
Frode Kristensen : Guitare/Chant
Thomas Bratlie : Chant

Rumble In Rhodos se forme en 2003 à Oslo (Norvège) sous l'impulsion de cinq jeunes amis. Ces derniers acquièrent rapidement une réputation de groupe de scène, allant jusqu'à remporter une récompense dans la catégorie "Favourite New International Artist" durant le CMW (Canadian Music Week) 2006. Avant cela, en mars 2004, sort un premier EP 4 titres, The Weight of this Mistake, qui les envoie sur tous les plus grands fest' norvégiens. Bien évidemment, la presse nationale suit l'engouement, tout comme Goldstar (Jr Ewing, Enslaved,...) qui prend en charge la carrière du groupe et la sortie en février 2006 de leur premier full length : Own Me Like the City. Ne reste plus qu'à goûter à l'énergie scénique du groupe lors de leur participation à la troisième édition du Coco Modesto Festival, le 29 mars, au Batofar.

15.5 / 20
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Grace and Nuance ( 2013 )

Dès la sortie de son deuxième effort, les Intentions de Rumble in Rhodos étaient on ne peut plus prévisibles quant à leur future orientation musicale : assagie, soignée et frivole.
La sortie de Signs of Fervent Devotion en 2011 venait confirmer cette volonté de se démarquer de la nervosité propre à un genre perpétré par les At-the Drive in et autres Refused. Se tourner définitivement vers le passé, en rendant hommage à l’héritage des Robert Smith et autres Ian Curtis, tel était le dessein des Norvégiens à l’époque. Cet objectif atteint, que pouvaient-ils alors advenir du groupe et de sa démarche deux ans plus tard ?

Sur ce Grace And Nuance, Rumble in Rhodos poursuit un peu plus ses pérégrinations dans le temps. Une démarche qui saute aux yeux ne serait-ce que par les travaux du designer Fredrik Melby, inspirés par le Dark Side of the Moon des Pink Floyd. Une volonté désirée et assumée par les membres du groupe. Dès lors, c’est avec subtilité que le psychédélisme des seventies se tisse sur la base mélodique du disque : des guitares toujours aussi scintillantes, une batterie bien vivace qui rechigne à se reposer, une basse discrète sachant prendre les devants ( "Eternal Seesaw"). De courts interludes ("Frozen in Time", "Shrouded in My Story") complètent le tableau, faisant écho aux compositions de ce grand monsieur qu'est Brian Eno, et permettant mieux encore de tempérer l’impatience des neuf chansons. Il est d’ailleurs rare de voir le groupe s'essayer à des morceaux aussi courts lorsqu'il nous a plutôt habitués à des titres avoisinant les 5 minutes. C'est ainsi que, condensée, leur musique gagne un peu plus en immédiateté. Il n'y a qu'à écouter "The Annual Melt" et "Mannequins of Memory" pour s'en convaincre, notamment leurs refrains. C'est en cela que leur nervosité des débuts n’a pas entièrement disparu. La surenchère de claviers, le psychédélisme nostalgique qui en émane, en témoignerait. Rumbe in Rhodos canalise sa vigueur d’antan, et parvient désormais à la transmettre par des biais autres que des instruments criards qui pourraient gêner certains auditeurs.

C'est finalement en cela que réside toute la force du groupe. Rumble in Rhodos poursuit une progression constante, révèle et assume ses influences (The CureNew Order) leur faisant honneur avec grâce, tout en se confrontant à ses pairs (The Strokes, Bloc Party) avec davantage de...nuance ? Ne leur reste plus qu'à obtenir une consécration digne de leurs références, surtout que les groupes norvégiens n'ont plus à faire leur preuve depuis quelques temps déjà (RöyksoppKings of ConvenienceTeam Me, Jaga Jazzist, …) sans parler de nos scènes chéries.

A écouter : "The Annual Melt"; "Mannequins of Memory"

Signs of Fervent Devotion ( 2011 )

A l'instar des Sounds Like Violence, et de leur retour inattendu en 2009 avec The Devil On Nobel Street, c'est au tour de leurs voisins de Rumble in Rhodos d'en faire de même, en 2011, avec leur troisième effort en date : Signs of Fervent Devotion.

Le pont entre les deux formations scandinaves est toujours aussi évident. Un premier disque brûlant, à fleur de peau, sans aucune concession; un deuxième plus réfléchi, plus alambiqué aussi, où les mélodies prennent le temps de se structurer tout en tempérant l'identité du groupe. Et enfin, un troisième disque aussi léger qu'inquiétant, bercé par les eighties, où chaque instrument, chaque mesure, trouve sa juste place.
Avec Signs of Fervent Devotion, RiR signe un album bien moins opaque que ses prédécesseurs, abandonnant plus encore ses influences les plus hargneuses, pour s'orienter vers une style post-punkisant deluxe. Les claviers sont là, en toile de fond, soulignant des atmosphères plus sombres comme sur l'interlude "Effervescent Waves"; difficile de ne pas alors penser à la discographie de The Cure, en plus de celle de Sounds Like Violence évidemment, voire Les Savy Fav. Et, de manière très succincte et latine, à The Mars Volta comme sur les derniers moments de "Celebrate the Abundance" en ouverture.

Que dire de plus...voici sans conteste une des très bonnes sorties de 2011, peut-être bien la pièce maîtresse du combo. Des pistes aisément discernables, très accrocheuses, faciles diront certains, mais terriblement efficaces. C'est tout ce qu'on attendait depuis Own Me Like The City; entrevu sur Intentions; parachevé sur Signs Of Fervent Devotion. C'est tout ce qu'on pouvait leur souhaiter.

A écouter : Au moins jusqu'à la neuvième piste.

Intentions ( 2008 )

Digne successeur de Own Me Like The City, Intentions y puise le meilleur, à savoir ces mêmes influences que sont JR Ewing, At The Drive In, Billy Talent et Sounds Like Violence, auxquelles on soustraira peut-être Refused pour y ajouter un peu plus de Les Savy Fav et Hot Snakes. Du lourd en somme, aguicheur au possible, et qui devrait au moins titiller la curiosité des auditeurs qui avaient pu faire l’autruche jusqu’ici…

Le meilleur donc avec des riffs toujours aussi saillants et saignants, un chant écorché dont le côté suraigu pourra énerver certains, et ravir d’autres bien sûr, des rythmiques punkement chaloupés, et une homogénéité servie par des changements intelligents au sein même des morceaux. Des titres qui, d’ailleurs, pourront paraître long de prime abord ; sur les huit présents au tracklisting, seuls deux ("Flavoured Envy" ; "The Function Of Colour") ne dépassent pas la barre des 5 min, et encore, le second cité dure 4min 54. Sharp ! Les premières écoutes pourront donc se révéler laborieuse, surtout qu’en définitive la meilleure partie de ce Intentions réside dans la seconde moitié du disque, dès "Conducting Electricity", plus calme en premier lieu, un chant plus nuancé, prometteur si RiR creuse cet aspect dans leurs futures sorties. Même constat sur "Harpoon Etiquette". Deux très bonnes surprises qui se placent en haut de ce joli tableau, suivi de près par "Cinematic Sweeps" qui dévoile une certaine…noirceur ou inquiétude, difficile à décrire ; un feeling retrouvé par moments sur le dernier Damiera (Quiet Mouth Loud Hands).

Garder le meilleur, gommer le moins bon, en donnant à l’ensemble un côté plus accrocheur, c’est le pari qu’ont réussi les Rumble in Rhodos. Suffit de donner sa chance à ce deuxième effort, en évitant l’écoute facile et rapide, voire en privilégiant une écoute ‘inversée’, en débutant par la fin. Vous avez les armes, à vous d'attaquer…

Ecouter sur MySpace.
Voir la vidéo de "Flavoured Envy".

A écouter : La seconde moiti en prio'

Own Me Like the City ( 2006 )

Goldstar a su discerner le potentiel des Rumble in Rhodos, ce que certains pourraient appeler la…‘scandinavian touch’. Ce petit truc en plus qui fait que ces groupes se démarquent aisément des productions US. Et donc l’instar des JR Ewing, les RiR jouissent de cette griffe personnelle faite de riffs écorchés, de rythmiques abruptes et jamais linéaires, à la croisée des scènes post-punk/rockin’hardcore (ndlr : spéciale dédicace aux amoureux des étiquettes). A tout moment, les Norvégiens sont capables de débrider un morceau avec percussion, urgence et l’énergie tels leurs voisins de Sounds Like Violence. En résulte donc cette musique à la fois homogène et sinueuse, dont l’auditeur n’aura de cesse de parcourir les moindres mesures.

Impossible cela étant de passer à côté de cette autre influence scandinave, dont l’ombre plane sur Own Me Like the City, à savoir Refused et Dennis Lyxzen en tête de file (cf. chant). Evidente sur certaines titres tels "Step into the Night", "Keep Playing Old Favourites", et surtout "Open Nerves" qui a ce petit je ne sais quoi de "Summerholidays Vs. Punkroutine" (The Shape of Punk to Come). D’autres y verront à raison une interprétation proche de celle de Cedric Bixler (At the Drive In), mais plus encore une affiliation avec les Canadiens de Billy Talent se fera sentir sur les récurrentes envolées hargneuses de RiR.

En définitive, le combo norvégien signe là un premier effort prometteur quant à leur prestation scénique, au potentiel certain, et des plus homogènes. Malgré cela, une part plus riche de créativité, en terme d’arrangements etc., aurait été appréciable pour marquer un peu plus les esprits, comme c’est le cas sur la fin de "Open Nerves", ou tout simplement sur "Art of Failure".

Ecouter sur MySpace.

A écouter : "Art of Failure" ; "Step into the Night"; "Keep Playing Old Favourites"; "Open Nerves"
Rumble in Rhodos

Style : Post Punk / Indie / Emo
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Origine : Norvège
Site Officiel : rumbleinrhodos.com
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