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Biographie

Rob Zombie

Rob Zombie, est un chanteur et un musicien américain, ainsi qu'un réalisateur de films d'horreur, né le 12 janvier 1965 à Haverhill, dans le Massachusetts. Après avoir formé le groupe White Zombie à la fin des années 1980 et sorti six albums studio, il forme son propre groupe : Rob Zombie, et publie six albums, dont la sortie du dernier, The Electric Warlock Acid Witch Satanic Orgy Celebration Dispenserest, est prévue pour le 29 avril 2016. 

Zombie cite Alice Cooper, Black Sabbath, Kiss, Mötley Crüe, Ozzy Osbourne, MinistryMC5, Megadeth, Metallica, Ramones, SlayerThe Damned et The Stooges comme influences principales. Le son de Rob Zombie au début de sa carrière solo est considéré comme du Heavy Metal psychédélique. Son comparse d'alors Mike Riggs apporte un son très groove et Heavy Metal, qui permet ainsi à Zombie de se démarquer du son des White Zombie, ajoutant aussi quelques touches électroniques et une rythmique très dense sur la plupart de ses morceaux. Rob Zombie accorde une grande importance à chacun de ses titres, même ceux uniquement composés de dialogues comme Call of the Zombie ou The Beginning of the End sur Hellbilly Deluxe. Chaque album tourne autour d’un concept et sont ordonnés comme un film d'horreur. On retrouve toujours une intro et une fin, commençant et se terminant par des dialogues tirés de films d'horreur ou d'ambiances effrayantes, entrecoupé d'autres effets sonores.

En parallèle à sa carrière de chanteur, Rob Zombie est réalisateur, scénariste et producteur de films d'horreur, six longs métrages ont pour le moment vus le jour : La Maison des 1 000 MortsThe Devil's Rejects, les remakes de HalloweenHalloween 2The Lords of Salem et 31. On peut aussi citer sa collaboration au projet Grindhouse des deux compères Tarantino / Rodriguez (Werewolf Women of the S.S.) et un dessin animé (The Haunted World of El Superbeasto). Enfin, il est également scénariste de comics, comme notamment Rob Zombie's Spookshow International en dix volumes, et The Nail en quatre éditions.

Chronique

14 / 20
8 commentaires (15.44/20).
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Hellbilly Deluxe 2: Noble Jackals, Penny Dreadfuls And The Systematic Dehumanization Of Cool ( 2009 )

Depuis quelques années, Rob Zombie est nettement plus occupé par sa carrière de réalisateur que par sa carrière de musicien. Il faut dire que son talent de cinéaste ainsi que le succès rencontré par ses réalisations l’ont amené à enchainer les projets cinématographiques : House Of 1000 Corpses, The Devil's Rejects, Halloween I et II ou encore un épisode des Experts Miami très récemment. Le retour sur le devant de la scène musicale de l’ex-leader de White Zombie est donc un petit évènement tant on ne l’attendait pas de si tôt.

Pour son retour, Zombie a décidé de donner une suite à l’album phare de sa carrière solo, à savoir Hellbilly Deluxe sorti en 1998. Evidemment d’un point de vue marketing, cela permet à Zombie de surfer sur l’aura de l’excellent Hellbily Deluxe. Mais d’un point de vue artistique, l’exercice s’avère casse-gueule parce qu’il faut que la seconde version soutienne la comparaison avec la première …

Pour ce Hellbilly Deluxe 2 (sous titré Noble Jackals, Penny Dreadfuls and the Systematic Dehumanization of Cool), Zombie s’est bien entouré puisqu’il a fait appel à la six-cordes à John 5, ex-guitariste de Marylin Manson. Tant avec Manson qu’ici avec Zombie, John 5 ne peut donner la pleine mesure de son talent mais ce gars n’en demeure pas moins très talentueux. Et même s’il n’est pas à 100% de ses possibilités, il apporte ici un feeling unique et une bonne quantité de riffs taille XXXL (au hasard le premier du lot : celui de Jesus Frankenstein).

Musicalement, Hellbilly Deluxe 2 joue dans le metal industriel (mais moins indus qu’à l’époque de White Zombie) méchamment groovy et trempé dans un bain de culture horrifique chère à Zombie. Malgré cet univers très marqué, le disque se révèle plutôt varié, lorgnant tant vers le rockabilly, tantôt vers des influences sudistes, sans oublier de placer ci et là des singles totalement efficaces (Sick Bubblegum, What ?). Et comme pour réaliser un pont avec sa carrière de réalisateur, le disque se termine sur un titre de dix minutes particulièrement cinématique…

Très occupé par sa carrière de cinéaste, Rob Zombie se remet ici à la musique avec un album plus qu’agréable, et surtout nettement plus réussi que ses dernières sorties. Serait-ce maintenant trop demander que le sieur délaisse un peu le marché américain pour venir donner quelques shows en Europe ??

 

A écouter : What ?, Werewolf Baby!, Sick Bubblegum