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Biographie

Rival Schools

Ian Love : Guitare
Walter Schreifels : guitare/chant
Sam Siegler : batterie
Cache Tolman : basse

Rival Schools
voit le jour en 1999 à New-York sous l'impulsion de Walter Schreifels, figure incontournable du hardcore et consort, ayant notamment évolué dans Gorilla Biscuits et Youth Of Today avant de former Quicksand, producteur entre autres de CIV et Hot Water Music. Le groupe fait figure de "all star band" puisqu'il réuni également Sam Siegler (Youth Of Today, Gorilla Biscuits, CIV, Judge, Shelter), Cache Toleman (Iceburn, CIV) et Ian Love (auteur/compositeur dans son groupe solo, Burn And Die 116).
La groupe effectue son premier concert en Angleterre en février 2000 et revient triomphant aux U.S.A. Début 2001, il enregistre un ep avec Jonah Matranga, chanteur de Far officiant alors dans Onelinedrawing, qui sort chez Some Records, le label de Walter et Sam.
En août 2001, Rival Schools sort son premier album, United By Fate, produit par Luke Ebbin, via Island Records. Il propulse la formation sur les devants de la scène, surprenant ceux qui pensait qu'elle ne serait qu'un Quicksand bis. Ian Love quitte Rival Schools en 2002 pour former Cardia puis en 2003, le groupe se sépare. Malgrè cette rupture, beaucoup de rumeurs vont circuler quant à la sortie d'un deuxième album.
Ce n'est qu'en 2008 que Rival Schools refait surface en donnant quelques concerts notamment en Europe. Walter Schreifels annonce alors que le groupe compose un nouvel album. 2009 voit la formation se produire dans divers festivals avec Mad Caddies, The Bronx ou Rise Against, et effectuer une tournée en compagnie de The Offspring.
La sortie de Pedals, deuxième album de Rival Schools, d'abord prévue pour l'été 2010, aura lieue en mars 2011 via Photo Finish et Atlantic Records, soit 10 ans après United By Fate.

Chroniques

Pedals United By Fate
13 / 20
1 commentaire (13/20).
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Pedals ( 2011 )

Une longue attente et un disque auquel on ne croyait plus...
Rival Schools n'avait certes rien inventé et pourtant United By Fate avait marqué les esprits avec ses titres aériens et dynamiques, ses mélodies qui demeurent encore si présentes dans le recoin de nos souvenirs.
Dix ans de patience pour écouter Pedals et espérer semblables fragrances...

Mais Pedals distille un parfum désenchanté car très inégal quant à la qualité des titres. On retrouve, avec un étrange bonheur, la voix de Schreifels, toujours aussi troublante, des morceaux catchy et enlevés ("Wring It Out", "Shot After Shot") aux résurgences mélancoliques ("Racing To Red Lights"). Néanmoins, l'ensemble reste fade, beaucoup moins inspiré, énergique et enlevé que ne l'était United By Fate. Certains titres s'avèrent sans grand intérêt ("69 Guns") voire sans aucun intérêt du tout ("Choose Your Adventure") et l'adjonction d'une dose d'électro n'a pas toujours l'effet escompté.
Pedals n'est pas désagréable à écouter, Rival Schools n'a pas perdu tout attrait mais apparaît seulement comme un très bon groupe de rock, n'atteignant jamais l'instant où l'emotion submerge et étreint comme tel était le cas sur "Undercovers" par exemple.
United By Fate délivrait des titres explosifs, pétillants et frais, des titres gorgés de sève vitale. C'était comme une bande de copains qui se découvrait, tous différents mais unis par une même passion. Des titres pour des instants de joie, des départs les larmes aux yeux ; des titres pour des fous rires, des jeux turbulents et des moments plus tendus où se lisaient, en filigranes, les fragilités et les incertitudes. United By Fate rayonnait de la flamme qui habite le commencement de toute chose. Pedals, c'est cette même bande de copains, des années plus tard, moins enthousiastes et moins exaltés, l'émotion de la nouveauté évaporée, affectés par des malentendus et des déceptions ; et ne reste que l'habitude et ces choses qu'ils n'ont plus vraiment envie d'embellir et de porter. Bien sûr, il subsiste encore de beaux sentiments mais si vulnérables désormais...

Ce qui fut ne sera plus et ces pétales, flétris, tombent en pluie, recouvrant un passé enseveli. D'ailleurs, n'était-il pas merveilleux seulement dans le souvenir? Mais quand j'entends "Wring It Out", je sais qu'il y a beaucoup à regretter. Et peut-être un peu à espérer. Rival Schools n'a pas perdu tout son charme et possède encore effervescence et sensibilité. Souhaitons seulement qu'il ne nous le confirmera pas dans dix ans.

A écouter : Shot After Shot

A écouter : Wring It Out, Racing To Red Lights, Shot After Shot
13.5 / 20
1 commentaire (18/20).
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United By Fate ( 2001 )

Finis le NY HxC de Gorilla Biscuits et CIV ou le post hardcore de Quicksand. Rival Schools évolue dans un style qui emprunte principalement à l'indie ou rock alternatif américain et à l'emo punk du même continent. Les compos sont assez variées et agréables. Cela va du mid tempo ("Travel by telephone") à la ballade ("Undercovers on") rappelant aussi bien les Get-Up Kids que Rush.

Légère et sympathique, la musique de Rival Schools peut néanmoins se durcir quelque peu et être plus directe à certains moments ("High Acetate", "Used for glue", "The Switch", "Holding sand", "Hooligans for life") pour arborer des guitares plus saturées empruntées au mouvement grunge. Même topo pour le chant : clair et expérimenté mais qui peut se montrer un peu plus agressif de temps en temps (on en attendait pas moins de Walter!).

La bipolarité de l'opus est dès lors un avantage comme un inconvénient. Les morceaux calmes bénéficient d'un son rondelet, (trop?) gentillet et d'effets bien trouvés sur l'ensemble des instruments... De l'autre côté, lors des parties plus 'saturées', le son se fait plus rugueux avec de la saturation à tous les niveaux. Reste à trouver un juste milieu...

Si vous n'êtes pas déstabilisé par les larges nuances musiacles, avec ses airs tour à tour de Nada Surf, Weezer (flagrant sur "So Down On"), Nirvana ou Get-Up Kids, United by Fate aura de quoi vous séduire par son rock bien balancé. D'autres finiront peut être lassés sur la fin par son côté "rock classique". Car au final, malgré une maîtrise évidente et quelques idées brillantes, les Rivals Schools proposent une bonne synthèse mais ne révolutionnent pas grand chose...

A écouter : "Travel by Telephone" ; "High Acetate" ; "Used for Glue" ; "Undercovers On"