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Biographie

Rhythm To The Madness

Rhythm To The Madness est avant tout le projet de deux hommes : Klaas Voets, roadie de Justice mais surtout parolier et chanteur ayant officié auparavant dans de petits groupes comme Nine Days Wonder ou Think It Through, et "Stief" Wim Berchmans, guitariste/compositeur des mêmes Justice et de Loud And Clear. En 2006, au cours d'une tournée de Justice, ils se mettent d'accord pour se lancer dans un projet musical commun. Klaas écrit des textes sur lesquels Wim vient poser des ébauches de riffs. Deux morceaux sont alors enregistrés dans le studio de proches amis, sans qu'aucune suite ne soit encore envisagée pour l'instant. Mais "Till Your Well Runs Dry" et "Through The Mind's Eye" leur plaisent tant qu'ils décident de les sortir sous forme de K7 demo, avec l'aide de Powered Records.
Le buzz est lancé. Après quelques apparitions surprises et remarquées en live, comme par exemple lors du concert de fermeture de la Lintfabriek ou du release show de Justice, Rhythm To The Madness devient progressivement un groupe à part entière. Reposant toujours sur le duo des débuts, ils s'offrent ainsi les services réguliers du reste du dernier line-up de Justice avec Daan Plasmeijer à la batterie et Hans De Gryse à la basse.

En octobre 2007, un premier EP, Soul Doubt, est publié par Powered Records. Il comprend une intro, deux titres originaux et une reprise de Motörhead. L'accueil est toujours aussi bon et le groupe se met alors à tourner de plus en plus régulièrement, ceci avec différents line-ups autour de Klaas et Wim. Courant 2008, la composition du groupe se stabilise officiellement, et s'agrandit même avec la venue d'un second guitariste, d'autre part membre de Rise And Fall, Cedric Goetgebuer. Tandis que les concerts s'enchaînent, l'enregistrement du premier album ne tarde pas et Weltschmerz sort en septembre 2008, toujours sur le label belge.

Chronique

Weltschmerz ( 2008 )

Entre le nom du groupe qui laisse entendre qu'on est parti pour se déhancher follement jusqu'au bout de la nuit, un artwork étrange aux accents psychédéliques et un titre d'album évoquant un plat traditionnel autrichien ou encore un programme de remise en forme en ex-Allemagne de l'Est, on ne peut pas dire que ce groupe belge n'a pas fait son possible pour brouiller les pistes, volontairement ou non. Et pourtant, une fois familiarisé avec leur travail (et moyennant une petite incursion dans un dico français-allemand, soyons honnête) tous ces éléments finissent par prendre sens.

Sur le fond d'abord, il faut savoir que Weltschmerz signifie mélancolie, ou encore 'monde' et 'souffrance' une fois décomposé. Et la mélancolie, à la base, ce n'est pas juste un petit état d'âme tristounet, c'est plutôt pratiquement une maladie psychologique qui, à l'extrême, peut aboutir au suicide. A force de porter toutes les souffrances du monde sur leurs épaules, il semblerait en effet que certains craquent. Mais pas question de craquer ici, et ce malgré les très bons textes de Klaas Voets qui, c'est clair, ne respirent pas la joie de vivre, et auront tôt fait de vous faire oublier les jolies couleurs de la pochette. Pourtant, jamais non plus ces textes ne sombrent dans un complet fatalisme, ou même désespoir. Trouver sa voie, tenter de ne pas toujours se refermer sur soi-même et cultiver une certaine volonté d'aller de l'avant viennent quelque peu compenser le marasme dans lequel semblent se débattre les pensées du chanteur.

Il fallait alors imaginer une bande son pour accompagner cette sombre folie ('madness') et cette dualité. Et on peut constater que le contrat a été rempli avec talent et non sans une certaine originalité, surtout au sein de la scène hardcore actuelle, de surcroît européenne. Bon c'est clair que l'ombre de l'immense Age of Quarrel des Cro-Mags plane sur les huit titres proposés ici, mais cette influence assez évidente se mêle à d'autres aspects moins courants empruntés tantôt au vieux thrash (le riff de "Time Grown Old" par exemple), tantôt aux côtés planants et presque psychés du heavy metal à la Black Sabbath (très présents sur l'excellent "Man of Unclean Lips" avec ses tambourins et ces lignes de basse envoûtantes). Une fois accompagné du chant d'un Klaas Voets véritablement possédé par on ne sait quel démon, et de nombreux et plaisants solos des guitaristes, cet album vous balade alors entre tempos rapides rageurs et passages plus lents qui vous engluent tels de sombres sables mouvants, pour un résultat finalement assez personnel. Vient alors l'ultime morceau, et son titre explicite "Where Hope is the Coldest", qui vous laisse vidé, après huit minutes aliénantes qui paraissaient pourtant vouloir prendre fin à mi-parcours. Mais là où nous emmène Rhythm To The Madness, il ne semble pas être question de répit.

C'est donc au final une très bonne première production que nous offre cette jeune formation à l'avenir prometteur. Mais pour pleinement l'apprécier encore faudra-t-il adhérer à leur identité musicale très particulière et à des kilomètres de ce qu'on a aujourd'hui l'habitude d'entendre comme combinaison du metal et du hardcore.

Tracklist : 1. Law of Closure (Open Graves) ; 2. Time Grown Old ; 3. Into Tranquillity ; 4. Man of Unclean Lips ; 5. How Our Pain Endures ; 6. Sleeping Evil ; 7. Handle the Heights ; 8. Where Hope is Coldest

A écouter : en vynil (pas de version cd)
Rhythm To The Madness

Style : Hardcore / Metal
Tags : -
Origine : Belgique
Site Officiel : rhythmtothemadness.com
Site Officiel : myspace.com/rhythmtothemadness
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