Découverte
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Biographie

Rhapsody

Les italiens de Rhapsody Of Fire, ont entamé leur carrière en 1993 avec le nom de Thundercross, sous l’impulsion du guitariste/compositeur Luca Turilli et de son ami, Alex Staropoli (claviers). Après quelques tests de chanteurs, ils recrutent finalement Fabio Lione au rang de vocaliste et forment alors, à eux trois, le noyau dur de la formation. C’est en 1995 qu’ils décident de changer de patronyme pour « Rhapsody », nom qu’ils se sont vus dans l’obligation de rallonger d’un « Of Fire » au cours de l’année 2006, pour des raisons de Copyright.

Après un léger turnover de batteurs et bassistes, c’est aujourd’hui le français Patrice Guers (Inner Visions, Patrick Rondat…) qui se retrouve à la quatre-cordes, et l’allemand Alex Holzwarth (de session chez Blind Guardian, Angra…) derrière les fûts. On peut également noter l’adjonction d’un autre français au sein du combo, Dominique Leurquin, au rang de guitariste de session.

Rhapsody Of Fire s’autoproclame comme un groupe de « Hollywood metal », soit, un style de
heavy metal très imagé empruntant des influences aussi bien au classique, qu’aux BO de films qu’au power/speed metal des années 80. Le groupe franchi même la barre des albums concept en consacrant toute sa discographie aux sagas des « Terres Enchantées ». Monde imaginaire possédant sa propre histoire, sa géographie ainsi que ses créatures imaginaires, à la manière du roman de Tolkien, « Le Seigneur Des Anneaux ».

Avec le temps, Rhapsody Of Fire tend à évoluer vers des compositions se rapprochant plus d’une bande originale de film qu’à un groupe de heavy metal classique. C’est en 2004 que le groupe marque l’un des plus gros tournant de sa carrière avec, non seulement, la signature chez SPV Records (DIO, Motorhead, Moonspell…), mais surtout, avec la sortie de « Symphony of Enchanted Lands II - The Dark Secret », premier épisode d’une nouvelle saga, où les grands moyens ont été mis à la disposition du groupe : un orchestre philharmonique tchèque (le « Bohuslav Martinu Philharmonic Orchestra" »), un choeur de 50 personnes mais aussi un guest hors norme, Christopher Lee dans le rôle du narrateur.

Après un dernier album, « Triumph Or Agony » et un DVD live « Visions From The Enchanted Lands », le groupe entre en conflit avec son management suite à un problème de tournée annulée en Amérique du Sud. Les informations concernant le procès sont énormément filtrées mais le groupe a tout de même annoncé qu’un septième opus était en préparation. En attendant, Lucas Turilli travail sur sa carrière solo et vient d’ouvrir son propre studio d’enregistrement à Trieste, dans le Nord de l’Italie.

Chronique

Tales From The Emerald Sword Saga (Best Of) ( 2004 )

Après quatre albums, un EP et une saga qui s’achève, Rhapsody se voit récompenser par un succès international grandissant, ce qui, forcément, attire les chasseurs de poules aux d’or. Nos italiens signent alors un deal avec SPV Records et remercient Limb Music, qui décide de sortir cette compile afin de clôturer leur contrat qui était de cinq albums. On n’imaginera donc pas la frustration de ce sympathique label, qui a vu lui glisser entre les doigts une belle formation en pleine ascension. Mais ceci est une autre histoire !

L’objet en question, en plus de sa version classique, s’est vu proposer, en 20 000 exemplaires, sous une édition assez alléchante pour les fans collectionneurs, avec en contenu : six photos cartonnées collectors des membres du groupe, une affichette, un sticker et le dit best-of agrémenté d’une piste mpeg contenant le clip ultra kitsch de « Holy Thunderforce ». Des condiments, certes, pas spécialement emballant, mais qui peuvent éventuellement justifier l’achat de cette compile qui ne renferme absolument aucune surprise sur le plan audio. Pas un titre bonus ou inédit à l’horizon, ce qui s’explique sûrement par la minutie que Luca Turrili accorde à la moindre piste de ses albums.

Si on se penche sur la tracklist de ce best-of, on se rend compte que Limb Music a tout de même tenu à respecter l’ordre du scénario de la saga. En effet, Rhapsody étant un groupe très conceptuel, construisant la structure de ses albums par rapport au déroulement de l'histoire qui les accompagne, il est quand même plus intéressant de respecter le fil conducteur afin de survoler au mieux les aventures de la quête de l’épée d’émeraude.

Malgré ça, la compile se voit être privée de nombreux moments clé de l’épopée car elle ne regroupe que des titres courts. Donc pas la peine de vous attendre à un de ces gros pavés à tiroirs car aucun titre ne dépasse la barre des six minutes et la durée moyenne par piste est de quatre minutes. Une sélection assez spécifique qui ne reflète donc pas vraiment les surprises que peut réserver l’écoute entière d’un album, mais qui a au moins le mérite de nous donner un sympathique best-of à thème, même si, effectivement, on pourrait pointer du doigt quelques absents à l’appel (« Lord Of The Thunder »,  « The Pride Of The Tyrant » …). Mais bon, il fallait bien faire un choix !

On passera tout de même par des petits moments epico-dramatiques grâce à « Wings Of Destiny » et « Lamento Eroico » ou bien même folklo-médievaux avec les sympathiques « Forest Of Unicorns » et « The Village Of Dwarves », seuls petits écarts au thème général du best-of qui s’axe principalement sur les titres les plus speed de Rhapsody. Une compile qui, finalement, verra preneur chez les fans les plus déterminés ainsi que chez les amateurs du groupe, gonflés par ses longues pièces épiques, et plus branchés par les titres catchy et heavy de ce grand combo italien.

A écouter : Si on ne connait pas.