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Biographie

Retox

Retox émerge en 2011 sous l'impulsion des ex-The Locust Justin Pearson (chant) et Gabe Serbian (batterie). Le punk-hardcore halluciné des Californiens s'illustrera sur un premier EP en 2010, sorti chez Three One G, suivi de Ugly Animals, mini-album hébergé 1 an plus tard chez Ipecac Recordings. Le quartet tournera ensuite avec The Dillinger Escape Plan, Tomahawk et OFF! entre autres, ce qui les amènera à produire un deuxième album plus consistant, YPLL, sorti lui chez Epitaph en 2013. Après ça Gabe Serbian s'en ira explorer ses envies, il est alors remplacé par Brian Evans. S'ensuit un split avec Narrows l'année suivante sur Three One G, où Retox reprend un titre de The Cure (Fascination Street). Le groupe ne chôme pas puisqu'il revient en 2015 avec Beneath California sous le bras, toujours chez Epitaph.

Chronique

Beneath California ( 2015 )

Justin Pearson, ex-insectoïde hurleur de The Locust, continue de s’éclater comme un petit démon au sein de Retox, quartet fondé avec le tentaculaire batteur Gabe Serbian en 2011. Abrités par Ipecac puis Epitaph (Ipetaph ?), les deux précédents disques des Californiens exprimaient des velléités rock n’ roll, investies de rythmiques sèches et de sonorités cradingues propres à The Locust et Head Wound City. Serbian s’en est allé en 2013 pour notamment s’acoquiner avec les Italiens de Zu, c’est donc le non moins bien outillé Brian Evans qui officie sur le troisième format long de Retox, Beneath California, dans la lignée pas si droite de ses prédécesseurs.  

Malgré une production un peu plus aérée qu’à l’accoutumée, Beneath California n’en demeure pas moins convaincant dans ses arguments Punk / Hardcore, étayés par une déviance toute familière. Alors qu’Ugly Animals et YPLL adoptaient une approche plutôt brutale, les 22 minutes ici exposées (durée identique à YPLL) démontrent une souplesse nouvelle bien que le fond du propos n’ait pas beaucoup évolué. Le désormais quarantenaire J. Pearson et ses gars soufflent un vent de maturité sur leurs compositions, à la frénésie un peu plus contenue, sans perdre une once de fraîcheur. La coutume est néanmoins respectée puisqu'on se fait copieusement marave dès l’inaugural Die In Your Own Cathedral, 53 secondes en feu qui laissent pantois avant une tripotée de baffes concassées dans la même veine. Mais des titres comme Let’s Not Keep In Touch ou Death Will Change Your Life - ceux qui dépassent les 2 minutes en fait - apparaissent plus élaborés, porteurs d’une âme salement dérangée qui contamine l’entièreté de l'objet, éructant à travers un Pearson cynique et littéralement possédé (The Inevitable End). Les frappes d’Evans, plus mesurées que celles de Serbian, permettent de laisser du champ à une basse plombée et une guitare aussi vigoureuse que grinçante. L’ensemble n’en est que plus cohérent, et ça fait plaisir.

Mine de rien Retox a sans doute pondu son meilleur disque, en tout cas le plus chiadé. Beneath California s’enfile sans forcer, mêlant la simplicité à la complexité avec une maîtrise de barons, élargissant par là-même le spectre blafard des possibilités futures.

Album totalement disponible sur Bandcamp.

A écouter : et à réécouter.
Retox

Style : Punk / Hardcore / Rock / Noise
Tags : - - -
Origine : USA
Site Officiel : retox.bandpage.com
Bandcamp :
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