Samedi 12 octobre 2019

Nouvel extrait du prochain Refused avec Economy Of Death. Le titre est issu de War Music qui sort dans un semaine chez Spinefarm Records.

Samedi 03 août 2019

Il est là, le premier single du prochain Refused : Blood Red

Jeudi 25 juillet 2019

Refused sortir War Music en octobre, et annonce un premier single "Blood Red" pour le mois prochain.

Mercredi 10 juillet 2019

Interview fond de carton avec Refused réalisée au Hellfest 2016 à lire par ici.
"Le festival est génial, on est super bien accueilli et il y a pleins de groupes talentueux à l’affiche que je souhaiterai voir sur les trois jours. Avant d’évoluer dans des scènes Punk / Hardcore j’écoutais beaucoup de Metal, j’adore toujours autan Slayer par exemple. L’autre truc, c’est que ce soir il y a 208 musiciens sur scène. Et seulement cinq femmes ! C’est n’importe quoi ! Et on doit réfléchir la dessus, la communauté des musiciens doit réfléchir à ça : « pourquoi il n’y a que des mecs sur scène ? ». Je pense que j’en parlerai un peu sur scène ce soir. On doit parler de ça, on a besoin de voir plus de femmes sur scène, que plus de femmes jouent de la musique, mais pour ça on doit déjà faire en sorte qu’elles soient plus visibles sur scène. C’est super important."

Samedi 06 juillet 2019

Aux confluents de metal et jeux vidéos, voici Samurai (en réalité Refused) qui envoie un titre pour Cyberpunk 2077

Mercredi 03 juillet 2019

The Shape Of Cyberpunk To Come...Refused a collaboré à la B.O. du jeu très attendu Cyberpunk 2077, B.O. qui contient Chippin' In

Lundi 24 juin 2019

Dernier jour du Hellfest avec une bonne nuit de sommeil ! Nous vous proposons de découvrir toutes les photos du 3ème jour par ici.

En complément, petit résumé de la conférence de presse du Hellfest d'hier :
- Le Hellfest est toujours une association (avec un budget de 27 million, soit le plus gros de France)
- 37000 personnes étaient présentes au Knotfest, contre 180 000 en cumulé au Hellfest
- Le Knotfest était un événement unique, pas de suite prévue
- Vu la demande, le Hellfest pourrait accueillir 2 fois plus de monde, mais ce n’est pas la volonté de l’association
- Le rôle du Hellfest, d’après Ben Barbaud, est aujourd’hui de devenir une aide pour les groupes à être les têtes d’affiche de demain, comme Gojira ou Architects. L’orga précise que cela fait partie des têtes d’affiche dont on aura besoin dans 20 ans.
- Concernant Manowar : l’orga assure avoir tout fait pour les faire venir. Un procédure est prévue, longue, mais pas d’infos divulguées (« langue de bois » assumée par Ben Barbaud).
- Sabaton était resté le vendredi pour voir Manowar, et le groupe s’est proposé de lui-même pour remplacer Manowar.
- Dates de l’an prochain : 19 au 21 juin, avec un projet de bar Hellfest à Paris (à la place du Dr Feelgood).

Concernant les concerts du 23 juin :
Alors que le soleil atteint son zénith, nous arrivons pour nous délecter du bain de fraîcheur Brutus. Mené par une batteuse-chanteuse dont on a déjà fait les éloges ici, le combo Belge a le mérite de dénoter sur la Warzone, dans le bon sens du terme. Stefanie Mannaerts nous happe tout de suite par sa maîtrise vocale, impressionnante de précision par rapport aux versions studio. Un vrai panel allant de la déclamation énergique aux vocalises arrachées nous est offert, habillé tantôt de notes claires et lumineuses, tantôt de départs furieux. Le groupe du plat pays semble carrément convaincre la Warzone, attentive et réceptive et lance avec brio cette journée en terres Hardcore.

Pour les plus sensibles au soleil, le rendez-vous idéal à l’heure du déjeuner de ce dernier jour se passait sous l’ombre de la Valley avec les très prometteurs Messa originaires d’Italie. Venant défendre leur dernier effort Feast For Water paru l’année dernière. Leur musique sait manier avec parcimonie les codes du Traditional Doom Metal pour y insuffler des nappes de Dark Jazz qui n’aurait pas démériter sur une bande originale d’Angelo Badalamenti, le tout sublimé par la voix enivrante de leur chanteuse. Pour une scène où les groupes ont tendance à trop se repomper entre eux sans apporter rien de neuf, voici une valeur montante qu’il faudra suivre de près.

Comment expliquer Cemican si vous n’y étiez pas ? D’une part, un guitariste-chanteur, un batteur, un bassiste, et une envie de bourriner une sorte de Thrash vénère. D’autre part, deux musiciens de plus qui alternent entre didgeridoo, flûtes en os ou en coquillage, cœurs polyphoniques, et percussions tribales. Tout ce beau monde est affublé de frusques de maya ou d’incas, et arbore des corpse paints vraiment pas dingues. Un résultat atypique, original, mais à l’exécution passable et offrant quelques longueurs, rendant l’expérience à peine « pas mal », malgré une dimension chamanique qui aurait pu rendre ça très cool.

On attendait Yob avec une certaine impatience. Ce qu’on attendait moins par contre, c’est qu’ils nous défoncent littéralement la tronche pendant une heure. Nous avions espéré une set-list planante, piochant largement sur Clearing The Path To Descend et Atma, on nous a servi tout l’inverse, un mur de son massif, parfois violent, souvent frontal et débridé. Le propos est différent, mais le résultat tout aussi incroyable. La palette vocale de Mike Scheidt est plutôt bien restituée, le son est très fort et parfois un peu brouillon, mais la chape sonore qui plane au dessus de nous l’emporte et prend le dessus. Le public est très vite conquis par cette musique purement sensorielle, qui ne parle qu’aux tripes, et applaudira très longtemps le groupe, espérant un peu de rab. Incroyable.

Trivium assume ses récents albums, et grand bien leur fasse. Leur setlist fera honneur aux deux derniers disques, mais on restera sur notre faim quant aux titres cultes d’Ascendency. En terme de fan-service pour les vieux de la vieille, on aura seulement droit aux titres Down From The Sky ainsi que In Waves dans une moindre mesure. Les autres ne nous diront rien, mais force est de constater que certains d’entre eux fonctionnent bien en live.

Nouveau round sous l’Altar, cette fois en présence de Vomitory. Les gars nous envoient un Death Old School très honnête, mais souffrant d’imprécision quant au son des deux guitares. Bon, on fait donc un peu moins la fine bouche des oreilles et on se raccroche au vrombissements saccadés par la batterie. Vient alors un souci sur l’une des guitares, libérant la place au gratteux rythmique et voilà que les lignes de six-cordes se dévoilent clairement. Nouvelle coupure de quelques minutes le temps de remettre tous les musiciens en selle (le groupe en profitera pour lancer des patchs à leur effigie dans la foule, sympa) et Vomitory revient de plus belle, cette fois avec un son clairement audible. Les gars balancent alors sur leurs deux derniers morceaux tous les patterns les plus efficaces existant dans le Death Metal : lourdeur, blast, d-beat, mid-tempo...Tout y passe et on oublie rapidement les quelques cafouillages, aidés par la bonne humeur des zicos.

Si le nom de Wiegedood ne vous dit rien, c’est que vous ne devait pas être familier avec la communauté de musicien Church Of Ra dont les membres du groupe, officiant initialement chez Amenra, Oathbreaker ou encore Rise And Fall, sont affiliés. Proposant un Black Metal atmosphérique sans compromis, les Belges viennent de terminer leur trilogie d’album De Doden Hebben Het Goed qui s’étale de 2015 à 2018, que le groupe interprétera en intégralité lors d’une tournée à la rentrée d’ailleurs. Si personnellement, leurs enregistrements studios me laissent sur ma réserve, il n’en est pas de même avec leur version live, bien au contraire, et leur son n’y est pas pour rien. Heureusement, le groupe n’est pas rare pour un sous, ayant régulièrement été programmé à l’affiche de divers festivals ainsi qu’en première partie de Yob sur leur précédente tournée. De bien nombreuses occasions de s'apercevoir du niveau scénique de ce jeune groupe dont les racines s’éloigne du Black Metal pour le Hardcore, le Doom et le Sludge.

Contrairement à Trivium, Testament fait complètement dans le fan-service. Après une ouverture sur deux conventionnels titres du dernier album en date, c’est un total retour en arrière : les thrasheurs joueront même plus de titres de leur second album (The New Order, 1988 tout de même) que de morceaux issus du plus récent opus, The Brotherhood Of The Snake. On notera aussi un petit “jingle joyeux anniversaire” en l’honneur des 57 ans du chanteur Chuck Billy, moment assez fun. Le frontman est tout sourire, toujours à animer le show avec sa manie du air-guitar sur son mini pied de micro. Bonne humeur, bonne setlist, bon son aussi, le Thrash de Testament est un grand “oui”. Plus mélodique que Slayer, plus bourrin que Metallica, la recette est au top depuis 30 ans.

Nasty : Bas du front, primitif, rentre dedans, primaire, … oui on peut coller tous ces adjectifs à la musique de Nasty. Mais quand on veut un défouloir c'est parfait. Évidemment le pit peut être qualifié des même mots, le tout mené par un leader qui va causer français entre les morceaux et des "c'est la guerre", "bisous bisous". Fun et régressif.

I-MMO-LA-TION. La bande de New-York a ouvert un portail vers les Enfers cet après-midi, entraînant dans sa chute un pit bagarreur du début à la fin (avec quelques intermèdes où la valse était autorisée) et le reste des démons de l’Altar. Immolation a bénéficié d’un des sons les plus propres de la tente, laissant apparaître ses lignes de guitares infernales si caractéristiques du groupe. On a donc le droit à un exposé complet des talents du groupe avec une option Robert Vigna qui met carrément l’ambiance, fendant l’air de sa Flying-V et haranguant la foule dès qu’il le faut. Immolation n’a pas un seul titre à jeter et fait passer le temps vitesse grand (Flying-)V, faisant parfois penser à des élans du Morbid Angel des débuts. Plus de vingt ans après les débuts, les Américains sont toujours à un niveau exceptionnel.

Anthrax commence son set par l’intro de Cowboys From Hell (de Pantera bien entendu), avant d'enchaîner sur leur reprise culte de Got The Time : deux covers pour le prix d’une ! Leur set sera clairement orienté sur cette thématique, puisque les célèbres moshers ne peuvent pas ne pas jouer Antisocial, et qu’ils bouclent la boucle en concluant leur set par l’outro de… Cowboy From Hell.
Entre tout ça, Anthrax place une petite poignée de leurs compos, efficaces mais pas transcendantes non plus, en dehors du mythique Indians qui réussira enfin, en fin de set, à fédérer la foule sur un morceau qui ne soit pas une reprise.

Emmenés par leur nouveau chanteur (Jeff Gutt), les californiens de Stone Temple Pilots essaieront pendant une petite heure de faire souffler le vent des années 90, en enchaînant la plupart de leurs tubes grungy sur une Main Stage déserte. La sauce ne prend pas niveau public, et c’est bien dommage car la qualité est plutôt au rendez-vous. Les nostalgiques de cette époque, ils sont peu, repartent quand même avec le smile après un combo Plush / Interstate Love Song / Sex Type Thing.

Vltimas a attiré l’attention des fans de Death comme de Black avec un line-up surprenant : Rune “Blasphemer” Eriksen (Mayhem, Aura Noir…), David Vincent (Morbid Angel) et Flo Mounier (Cryptopsy…). L’écoute de l’album avait révélée que le trio était parvenu à créer quelque chose d’intéressant. Il fallait maintenant savoir si la formation arriverait à assurer sur scène. Et la réponse est oui. Servis par un son très précis, Vltimas vont jouer leur premier album en entier et très bien, avec l’heureuse contribution d’un bassiste et un guitariste de session. Rune Eriksen est exceptionnel à la guitare, une véritable mitraillette à riffs d’une précision effrayante, notamment sur les syncopes. David Vincent s’en sort comme un bon frontman sans avoir une basse sanglée sur son épaule et impressionne toujours avec sa voix au timbre caverneux et grave. Il ne contente d’ailleurs pas de growler, il fait aussi du chant clair sur Monolilith et s’en sort bien, en plus d’ajouter un peu d’air frais aux compositions. Le temps passe très vite et on arrive déjà à la fin du set, moment choisi par le groupe pour faire une reprise du titre éponyme de Black Sabbath, qui fonctionne vraiment bien avec la voix de David Vincent.

La prestation de Beartooth sera complètement, mais alors COMPLÈTEMENT occultée par un match de badminton. Oui, oui. Entre Nasty et Beartooth, deux festivaliers déguisés en sportifs des années 70s installent un filet tendus par deux complices, sortent des raquettes et un volant, et commencent des échanges endiablés pendant qu’un groupe de pom-pom-boys en uniforme les encourage. Le public qui attend le prochain concert se joint aux pom-pom-boys, une holà circule en boucle autour du match, les gens sur les gradins deviennent dingues et se lèvent pour applaudir à chaque point, la foule est plus en feu que lors des concerts. La partie s’arrête quand Beartooth commence, mais on est tellement halluciné que ce genre de situation se produise, que le concert sera anecdotique comparé à ce match incroyable et incongru. On pense que c'était bien.

La formation culte norvégienne Emperor est de retour au Hellfest cette année. Après avoir célébré les 10 ans de leurs albums cultes In The Nightside Eclipse et Anthems To The Welkin At Dusk, le set de cette édition 2016 était prévu comme un concert “best-of” et alors qu’on pouvait s’attendre à des passages de IX Equilibrium et/ou de Prometheus, le terme best-of est appliqué au pied de la lettre à savoir “le meilleur de” Emperor qui se trouvent être les deux premiers albums… Même si ce concert ne vient pas chambouler ce que le groupe a pu nous proposer en 2014 et en 2017, pour ceux présents lors de ces éditions, et que le son reste correct mais pas transcendant, on se laisse piéger à embarquer pour leurs ambiances si orchestrales et grandioses. I AM THE EMPEROR !

En cette fin d’après midi étouffante, c’est au tour des américains de Lamb of God de débouler sur scène, avec dans leur sac une palette complète de baffes format XXL. La bande à Randy Blythe met le feu à la Main Stage, pour le plus grand plaisir du pit qui répond présent au groove inimitable de la bande de Redmond. Le son est parfait, Randy Blythe est survolté comme toujours, et si on peut regretter qu’ils ne passent que très peu de temps sur les trois derniers albums, ils termineront leur set avec un Redneck d’anthologie… Une des plus grosses claques de l’après-midi, et une de leur meilleure prestation au Hellfest.

Le dernier album des Young GodsData Mirage Tangram, est une vraie réussite mais était suffisamment planant et atmosphérique pour créer un doute sur son potentiel à être joué sur scène sans créer d’ennui. Il a fallu à peu près 10 secondes au trio suisse pour nous rassurer sur ce point. En concert, ces nouvelles compositions prennent une autre forme, beaucoup plus psychédélique, particulièrement quand Franz Treichler empoigne sa guitare. Il n’y a que du bon à dire de ce set : avec un son d’une précision chirurgicale, des arrangements bien pensés servis par une palette de sons électroniques très organique, un superbe lightshow et une performance d’une intensité remarquable, The Young Gods ont conquis la Valley, tristement peu remplie à cause du chevauchement avec SlashTear Up The Red Sky est particulièrement marquante avec son explosion de guitare sur la deuxième partie du morceau, un véritable souffle qui emporte tout sur son passage. Kissing The Sun met le feu au poudre avec son indus dopé aux guitares samplées et fait danser le public. Un des plus beaux concerts du week-end.

Darkthrone ne fait plus de live depuis plus de vingt ans et n’est pas décidé à en faire. Très bien, Carpathian Forest est là pour y remédier, certes avec un bagou moins prononcé que le duo légendaire, mais ce fut un grand plaisir de voir ces joyeux drilles peinturlurés. Enfin, grand plaisir plus particulièrement pour les deux-trois premiers rangs clairement à fond dans le set, enchaînant toutes les postures les plus evil possible. Avec des têtes de cadavres mal faites plantées sur des piques, un sceptre façon crucifix en os, le groupe Norvégien a lâché du riff Black Metal complètement primitif tout droit issu des 90’s. Entendez des patterns dignes d’hommes des cavernes couplés à des guitares aussi basiques que possible. Hyper Punk dans l’attitude, Carpathian Forest va même jusqu’à nous lâcher un morceau limite Hard Rock, visiblement bien connu des fans. Très honnêtement, on ne partait pas gagnants en se dirigeant vers la Temple croyant juste y perdre quelques neurones, mais nous avons été (très) mauvaise langue.

Après le set de Cult of Luna hier, le deuxième groupe originaire de Umeå en Suède à se produire ce weekend est lui aussi un habitué des places de tête d’affiche. En effet, Refused en est à sa troisième passage à Clisson après 2012 et 2016. Peu de changement tant dans leur actualité que dans le choix des morceaux depuis leur dernier passage mais le groupe met un point d’honneur à proposer quelques variations dans la réalisation des morceaux ainsi qu’un nouveau titre dont on ne sait pas encore s’il s'agit de l’avant goût d’un potentiel nouvel album. The Shape Of Punk To Come reste malgré tout le plus représenté pour notre plus grand plaisir avec un final extrêmement attendu sur New Noise… CAN I SCREAM !?!

Cet ultime concert français (à l’heure actuelle) de Slayer a eu son lot d’insatisfactions. D’abord son début avec la setlist axée sur les deux derniers albums. Nous allions nous endormir quand soudain, War Ensemble nous met un coup de boule.. A partir de là, le quatuor va revenir à la raison en enchaînant les classiques jusqu’à plus soif, mention spéciale pour Gemini, Seasons in The Abyss ou Hell Awaits. Tom Araya s’est bien appliqué à faire le minimum à la voix, à l’exception du fameux cri d’Angel Of Death qui était particulièrement réussi. C’est l’occasion de saluer la contribution de Gary Holt au groupe, qui en intégrant Slayer a fait diminuer significativement leur moyenne de pains à la minute, particulièrement en soli. On peut aussi regretter que ce dernier concert n’ait pas été l’occasion pour eux de jouer au moins une chanson de chaque album, jetant ainsi aux oubliettes les quelques pépites de Divine InterventionChrist Illusion ou le légendairement mal aimé Diabolus In Musica. Enfin, Paul Bostaph a beau ne pas être en reste derrière les fûts, certains de ses fills moins réussis ont rappelé qu’il y avait un grand absent ce soir : Dave Lombardo. Pour le reste, il faut reconnaître que le quatuor a réussi à délivrer une bonne dose de violence sur la Mainstage, en enchaînant des riffs iconiques à un rythme qui en dit long sur leur impact sur la musique Metal, avec un son bien musclé.PS : il y avait des croix renversées en feu !

Tool : Surprise, le groupe débute avec "le pipi c'est du caca mais avec une odeur différente", rendant ainsi hommage à Ultra Vomit. Les fans sont perplexes.
Non sérieusement, Tool ont débuté leur set avec un hymne, Aenema, et ont placé la barre très haut en terme d'intensité pendant 90 minutes qui sont passées comme un éclair. Le quatuor a sans doute eu le meilleur son des trois jours sur les Mainstage, laissant respirer la guitare d'Adam Jones, la basse de Justin Chancellor et la batterie de Danny Carey. Seul Maynard James Keenan est en retrait, à la fois physiquement et dans le mix, ce qui n'a pas été du goût de certains. Le seul vrai défaut de ce concert se situe d'ailleurs du côté du vocaliste, qui a fait le minimum syndical au chant, que ce soit pour interpréter The Pot plus grave ou en dissimulant sa voix derrière un mégaphone pour Vicarious. Les deux nouveaux titres dévoilés pendant la tournée US ont également été joués, révélant un vrai potentiel, particulièrement Invicible et son riff final dantesque. Heavydemment, l'aspect visuel a été une véritable orgie de créativité et d'ingéniosité : lasers, images de synthèse, visuels inspirés par Giger, heptagramme illuminé... Tool ne se contente pas de jouer des classiques mais dégaine également des titres plus rares comme Intolerance et surtout Part Of Me, un titre très musclé tiré d'Opiate qui n'avait pas été joué depuis une vingtaine d'années. La chanson est d'ailleurs un peu remodelée avec le prisme de Tool en 2019, à savoir une touche plus prog' et expérimentale. Il est amusant d'avoir entendu pendant ce week-end un titre vraisemblablement inspiré de 46&Two de Tool (ndr : The Alpha de Dool),  puis de voir l'originale jouée avec maestria. Finissant son set avec des classiques comme Jambi, Stinkfist et Vicarious, Tool conclut un concert magistral, maîtrisé et surprenant, de quoi contenter tout type de fan, ancien ou nouveau.

Top dimanche :
Bactéries : Tool, Brutus, Lamb Of God
Méo : Yob, Messa, Ddent
Flo : Tool, Yob, Cancer Bats
Lelag : Tool, The Young Gods, Lamb of God
SkaldMax : Yob, Immolation, Carpathian Forest
Pentacle : Enter Shikari, Slash, Beartooth
Neredude : The Young Gods, Tool, Yob
Nonohate : Tool, Refused, Emperor
Zbrlah :Manowar.

Jeudi 09 mai 2019

Refused sera avec Thrice à Paris le 8 novembre prochain (Elysée Montmartre), places dispo ici.

Jeudi 28 mars 2019

Dennis Lyxzén (de Refused) a déclaré : "Je pense que le prochain album sera celui que les gens voulaient avoir la dernière fois". Voilà voilà. (source)

Mardi 27 novembre 2018

L'affiche du Hellfest 2019 a été dévoilée :
Les têtes d'affiche
Manowar, Kiss, Tool, Dropkick MurphysDef LeppardLynyrd Skynyrd, GojiraZZ Top, Slayer, Mass HysteriaWithin Temptation, Lamb Of God, King DiamondThe Sister Of Mercy, Emperor, Carcass, BloodbathDeicide, Sum 41The Adicts, RefusedFu Manchu, Cult Of LunaPhilip H. Anselmo&The Illegals, ...
Main Stage :
Dream TheaterDemons&Wizards, GodsmackSonata Arctica, GloryhammerLast TemptationWhitesnakeDeadland RitualRichie KotzenKortiniFM, Slash, Stone Temple Pilots, ClutchBlacherry Smoke, EisbrecherNova Twins, + 1 groupe
Main Stage 2 :
- Ultra Vomit, DagobaNo One Is Innocent, LofoforaBlackrain, Klone, ArchitectsBöhse OnkelzEagles Of Death MetalThe Fever 333, Whitechapel, SkindredLike A Storm, Anthrax, Testament, Trivium, Death Angel, Municipal Waste, Insanity AlertAlien Weaponry
Temple :
Hellhammer (!!!), Venom INC., Impaled Nazarene, Diamond Head, Trollfest, UadaAorlhac, Cradle Of FilthCombichrist, Myrkur, Carach Angren, Punish Yourself, Dool, WolfheartShaârghot, Tormentor, Carpathian ForestSkald, WiegedoodLucifer's ChildCemican, Bliss Of FleshHyrgal
Altar :
- Possessed, Pestilence, Kvelertak, Power Trip, Daughters, Sublime Cadaveric Decomposition, Cult LeaderFreitot, Dark Tranquillity, Candlemass, Moonspell, ArchspireAllegaeon, TrepaliumCypecoreDaw Of Disease, Cannibal CorpseVltimas, Immolation, Vomitory, Revocation, Devourment, PsycropticEmbryonic Cells
Warzone :
- Descendents, Me First And The Gimme Gimmes, No Fun At AllHank Von HellThe Interrupters, The DwarvesThe Rumjacks, StinkyLe Bal des EnragesSham69Les WampasThe Living End, Mad sinBatobileThe CreepshowBanane Metalik, Enter Shikari, Cancer BatsNasty, Beartooth, Morning AgainEmployer To Serve, BrutusThe Amsterdam Red Light District
Valley :
- Uncle Acid And The Deadbeats, Graveyard, All Them Witches, My Sleeping Karma, Radio Moscow, ConanValley Of The Sun, The Necromancers, Envy, The Ocean, Cave In, Mantar, Sumac, Will HavenFiend, Coilguns, The Obsessed, YOB, Emma Ruth Rundle, Messa, Gold, Ddent + 2 à annoncer

Jeudi 22 novembre 2018

Le Punk Rock Bowling&Music Festival est un festival de punk de Las Vegas, mais l'affiche peut faire tomber les mâchoires des amateurs du style : Rancid, DescendentsThe Specials, The Hives, RefusedFlag (un Black Flag du pauvre mais avec des membres d'origine), The StranglersThe DamnedThe VandalsFearThe UndertonesPerkeleShame, Fucked Up, AdolescentsDead BoysStreet Dogs, The Casualties, ... (on vous a mis l'affiche ici). Ca se déroule du 24 au 27 mai.

Mercredi 06 juin 2018

Le nouvel EP de Refused (sorti pour le Record Store Day) est en écoute sur Youtube. Pas d'affolement, rien de neuf : 4 titres de The Shape Of Punk To Come version live et 2 titres issus de Freedom

Dimanche 03 juin 2018

"UxÅ" un documentaire sur la ville/scène d'Umeå : Refused, Cult Of LunaDS 13..., vient de sortir. Des projections sont prévues à partir d'aujourd'hui :
03/06 : Tours : festival avec The Decline, Guerilla PoubelleJustin(e)... Event FB
07/06 : Bordeaux au Void : avec concert de Tape Or Die
09/06 : Toulouse à Vicious Circle
10/06 : Montreuil au festival Ville Maudite

Dimanche 03 décembre 2017

Ben, le chanteur et guitariste de Sliver (Punk Rock) et Tardis (Folk pour coreux), est en interview ici, l'occasion pour lui de parler de Pearl Jam, Refused ou Banksy.

Vendredi 09 juin 2017

INVSN (Post-Punk avec le leader de Refused, Dennis Lyxzén) dévoile le clip de "This Constant War"The Beautiful Stories sort aujourd'hui via Dine Alone Records.

Dimanche 30 octobre 2016

Refused va sortir un nouvel EP, Servants of Death : 2 nouveaux titres et 4 lives. Le morceau titre est à écouter .

Mardi 02 août 2016

De la vidéo pour Refused avec "Servants of Death", à visionner dans la suite.

Lundi 20 juin 2016

Fin de Hellfest, on passe en mode déprime post-festival, heureusement on a de jolies photos pour vous permettre de surmonter cela (merci à Chazo de nous avoir accompagné pour la partie photo sur cette édition 2016).

Photos du dimanche au Hellfest (pour les autres jours : SamediVendrediJeudi). Il manque encore quelques galeries qui devraient arriver vite comme Ghost, GojiraSlayer, ...).

Report :

Dernière journée de cette édition 2016, et aujourd’hui y’a du lourd et il va falloir soit courir soit faire des choix, entre Puscifer, Refused, Black Sabbath, Ghost, Gojira, Mgla, Kadavar, Heaven Shall Burn, …y’a de quoi becter!
Encore une fois cette journée semble moins “fun” que ce qu’on a pu connaître les années précédentes, météo ? climat actuel ? public modifié ? (mais pourquoi ?)
En tout cas le Hellfest a fait fort cette année encore, le site est de plus en plus dingue, l’orga continue d’optimiser le bonheur des festivaliers et c’est appréciable. On est certes un peu serré du coté des mainstages, et on se retrouve parfois très loin de la scène, mais c’est le jeu !

Voilà le résumé des concerts de la journée :

Les amplis des américains de Fallujah ont résonné aux alentours de 13 heures sous la Altar avec un son fidèle au groupe. Alternant les passages atmosphériques très mélodiques et les passages saccadés propres au Deathcore, le quintet offre un beau début de journée avec un set presque trop court pour embrasser pleinement le talent de la formation. Avec trois albums forts intéressants au compteur, Fallujah aurait peut-être mérité quelques minutes supplémentaires pour déballer son approche aérienne du Metal technique.

Direction la Warzone, aujourd'hui ensoleillée et prête à accueillir un groupe de Hardcore totalement convivial et fraternel répondant au nom de Turnstile. Blindé d'énergie, le combo balance du riff bon pour taper du pied et hocher frénétiquement la nuque. Et l'ambition ne va pas beaucoup plus loin, puisque Turnstile s'assure avant tout que son public passe un bon moment et s'éclate sur la demie-heure qui leur est allouée. Pari réussi car encore une fois la disposition de la scène joue en faveur des artistes : que l'on veuille pogoter au premier rang ou regarder depuis les gradins, le rendu sonore est excellent et permet de profiter quoi qu'il arrive de cette ambiance bon enfant et à la cool.  

La question était de savoir sur quel format allait se présenter le King Dude entre Folk ou version électrique. C’est en fait cette seconde option à laquelle nous aurons le droit, le musicien étant accompagné d’une bassiste, d’un second guitariste et d’un batteur pour une setlist très axée Post-Punk / Deathrock. On sent d’avantage les réminiscences de Fields Of The Nephilim que la scène Néo-Folk avec des morceaux froids et presque répétitifs. Parfois on pense à Wovenhand pour ses aspects mystiques et la prestation est aussi froide que captivante, à un niveau bien supérieur de Grave Pleasures l’an dernier.

The Vision Bleak c’est peut-être le seul groupe de Goth Metal du Hellfest. Les Allemands s’en tirent bien, menés par la voix grave de Schwadorf. Les titres sont variés, les mélodies se retiennent et ça tire parfois vaguement sur le Black Metal mélodique. Question ambiance, pas facile d’instaurer un climat d’horreur et de tristesse en plein après-midi, mais le groupe y parvient tout de même avec un feeling à la Tiamat qu’on apprécie. Dommage que le groupe ne fasse pas plus parler d’eux en France, car la musique proposée est de qualité.

Dans le genre des groupes qui portent très bien leur nom Power Trip est en bonne position, ambiance de feu à 15 h sur la Warzone, qui pour le coup portait elle aussi merveilleusement bien son blase. La guerre thrash crossover, musicalement et physiquement. Un circle pit d’enfer s’est formé rapidement devant la scène, son énorme, set hyper calibré, propre, limpide. L’une des prestations les plus puissantes de la journée, gorgée de feeling et de groove, idéal après Turnstile.

Enchaînement magique avec Unsane sous la Valley après Power Trip, section rythmique gargantuesque comme d’habitude avec les New-Yorkais, bien que leur set soit davantage “gras” que noise. Un show somme toute classique mais beaucoup trop habité pour ne pas succomber sous les scuds plus ou moins récents du trio. Groove destructeur et incontournable, sans doute l’un des meilleurs concerts de la scène, voir même du jour. On attend maintenant un nouvel album (depuis 2012 !) avec une terrible impatience.

La claque Gojira. Les Landais reviennent remontés comme jamais devant un public blindé et extrêmement motivé. Côté setlist, que du lourd : "Flying Whales", "The Heaviest Matter Of The Universe", "Wisdom Comes", "Backbone", "Vacuity", ainsi que trois nouveaux morceaux dévoilés dont "Silvera" et "Stranded" qui possèdent déjà leurs clips et sont accueillis très favorablement par le public. Le son est lourd, mais propre, Mario ne retient pas ses coups et les guitares cassent des dents. L’enthousiasme des musiciens est palpable, notamment sur le joyeux anniversaire pour Mario - qui a entre “25 et 35 ans” dixit Joe - repris en coeur par la foule. Vivement la nouvelle tournée sur Magma !

Après avoir du annuler leur venue il y a deux ans, la formation polonaise Mgla ne bénéficie pas d'un excellent créneau puisqu'ils jouent en même temps que les superstars du Metal francais Gojira. Pourtant les fans sont venus en nombre pour assister à leur concert et ils ne s’y sont pas trompés. Leur dernier album Exercises In Futility, à compter parmi les meilleurs du genre de ces dernières années, fût plutôt bien représenté dans une setlist qui fera le tour du parcours du groupe. Tout de cuir noir vêtus, visages voilés, sans un mot et avec peu de mouvement scénique, le quatuor délivre un concert bluffant de maîtrise de bout en bout. Le son de la temple est lui aussi exceptionnel car c’est tout simplement le meilleur qui me sera donné d'entendre de tout le week-end sur cette scène. De quoi me faire rapidement oublier que j’ai du m’abstenir d’aller voir Gojira.

À la sortie du show de Mgla, la Valley semble bien difficilement accessible mais est ce une surprise sachant le groupe qui va suivre? Sous une ovation instantanée, le trio allemand de Kadavar commence son concert sur les chapeaux de roue. Il faut dire que ce groupe à la notoriété exponentielle n'en est pas à son premier Hellfest. Malgré tout, il faudra attendre un ou deux morceaux avant d'avoir un son suffisamment bien équilibré entre les musiciens pour discerner le jeu du groupe. Un bon concert de Stoner sans plus en somme, comme Kadavar sait si bien en faire en enchaînant les tubes pour le plus grand plaisir de ce public qui déborde littéralement des limites de la Valley.

Le début de Blind Guardian n’étant pas particulièrement convaincant car trop de batterie et chant convenable mais sans plus, direction la Altar pour le Death Metal mélodique d’Insomnium. Le son est moyen, les six cordes sont noyées dans une basse - batterie également trop mise en avant. Du coup les Finlandais perdent en nuance, notamment en ambiance nostalgique typique de leur son, ce qu’ils gagnent en efficacité. Pas mal d’anciens titres sont joués telles que "Mortal Share" ou "Bereavement", ce qui est très appréciable avec une belle conclusion sur "The Day It All Came Down", épique à souhait. Insomnium, ça reste une valeur sûre du Death Metal mélodique à la finlandaise.

De passage sur la Mainstage 1, Slayer est comme à son habitude en phase avec le public, Paul Bostaph derrière les fûts assure les titres classiques ("Raining Blood", "Angel of Death", etc) comme les plus récents issus de Repentless. RAS, Tom Araya et les siens sont toujours au taquet malgré le poids des années, ça fait plaisir à voir, et à entendre, comme d’habitude finalement.

On croyait bien parti le concert d’Amon Amarth. Deux têtes de dragons crachant de la fumée encadrent la scène lorsque le groupe ouvre sur le très glorieux "The Pursuit Of Vikings", mais l’on se rend rapidement compte de l'entourloupe. La double pédale vient bouffer le reste des instruments de manière atroce au point de ne presque plus entendre les guitares, ni même la voix de Johan. Même en reculant au fond du site le problème reste constant, pénalisant les riffs des pourtant excellents "Death In Fire" ou "Runes To My Memory". "First Kill" sera par ailleurs le seul titre joué du dernier album récemment sorti, Jomsviking. Dans l’ensemble le concert est décevant ce qui est d’autant plus dommage que le groupe est content d’être là et n’est pas avare en headbang sur scène.

L’album fraîchement sorti de Katatonia est joliment mis en valeur d’entrée avec le titre "Takeover" qui place immédiatement le contexte mélo-metal propre aux Suédois, point de départ d’un collier de perles de tubes qui remontent jusqu’à la pierre angulaire discographique The Great Cold Distance. A ce moment précis l’Altar n’est que partiellement remplie mais les forces en présence s’agitent en chœur. Très bon moment qui aurait mérité plus de longueur pour en apprécier toute la substance.

Voir Empyrium au Hellfest a quelque chose d’assez unique. Reformé en 2010, le groupe est extrêmement rare en concert et n’a même jamais joué en France. Ajoutez à cela que Schwadorf et Allen B. Konstanz de The Vision Bleak épaulés du français Fursy Tessier (Les Discrets également en session live de TVB) réalisent leur deuxième concert de la journée et l’évènement prend des proportions assez folles. Leur mélange de Metal mélodique / Doom / Néo-Folk à ce quelque chose de captivant et propice au recueillement. On pense parfois à Agalloch à la fois dans la dimension musicale, mais aussi mystique, ce qui est un beau compliment. Une belle prestation.

L’expectative est de mise concernant Jane’s Addiction, encore un groupe “qui surfe sur son succès passé”, mais le résultat est fort plaisant, aussi classe et cool en terme de scénographie (deux performeuses en suspension dans les airs au-dessus des membres) que sur le choix des morceaux. D’accord, les penchants “hard FM” toujours présents peuvent  déstabiliser mais le rendu est excellent - comme souvent sous la Valley - et ça joue à mort. On ne s’attendait pas à une prestation flamboyante mais on a eu de quoi manger, avec du rab imprévu. Le plus important, Jane’s Addiction n’a pas vieilli, et c’est déjà bien. Y compris Dave Navarro, étrangement...
(NB : pour une autre partie de l'équipe ce concert était une purge, sauvé par quelques fulgurances des zicos et les performeuses qui font des suspensions pendant le concert se balançant au dessus du public)

Ghost et le Hellfest c’est une longue histoire d’amour que le groupe célébra durant cette édition par un concert spécial pour le public clissonnais. La nuit commence doucement à tomber sur la scène lorsque l’intro "Masked Ball", musique extraite du film Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick, résonne rapidement suivie par le titre "Spirit". On ne présente plus ce groupe dont l’aspect visuel en concert a beaucoup aidé à accroître leur notoriété. "Body And Blood" est l’occasion pour le maître de cérémonie Papa Emeritus d’appeler sur scène une vingtaine de nonnes prêtes à descendre dans la fosse, verres de whisky en main, communier avec le public. Changement de tenue de soirée pour Papa avant "Cirice" puis "He Is" dont le refrain a été repris en coeur par le public. Frissons garantis.
Cinq ans après le premier concert qu’il m’ai été donné de voir de Ghost, c’est fulgurant à quel point le groupe a su acquérir en notoriété et en assurance. "Monstrance Clock" vient sans surprise clôturer ce concert spécial où une vingtaine d’enfants sur scène rejoints par les nonnes pour scander les “Come together, together as one” avec un nouveau feu d’artifice en guise de final. Le show spécial Hellfest de Ghost a tenu ses promesses.

Nous avons la chance d’assister à un set un peu spécial d’Enslaved ce soir. Les Norvégiens ont décidés, comme pour le Roadburn en 2015, d’axer leur set sur des morceaux anciens tels que "The Crossing", "Return To Yggdrasil" ou "Convoys To Nothingness" ou "Fenris". On a rarement connu un Enslaved aussi agressif et haineux sur scène depuis des années mené par un Grutle Kjellson qui en a gros.Tout transpire le Vinking Black Metal des débuts, sans les (excellentes) tournures progressives actuelles et ça fait du bien. L’ingé son a fait au mieux pour sonoriser tout cela, même si on n’atteint pas les nuances des albums.

Sur la warzone les allemands de Heaven Shall Burn vont prendre d'assaut la scène, effets pyrotechniques, lancer de confettis, … on se croirait en mainstage. Sauf qu’on a droit à du gros deathcore qui tâche. Normalement tout pour me faire fuir mais au final nos amis teutons savent y faire, la warzone est réellement en guerre. Efficace!

Si l’on excepte Ozzy Ozbourne plus ou moins mort attaché à son micro telle une huître sur son rocher, le concert de Black Sabbath est de bonne qualité. Heureusement le chanteur est plus en forme qu’en 2014, Tony Iommi = toujours dieu tant son touché de guitare est incroyable et la présence de basse de Geezer toujours aussi groovy. Tommy Clufetos a nuancé son jeu et en fait moins des tonnes que par le passé. A partir de là, on résiste difficilement aux plus grand tubes du Metal comme "N.I.B", "Iron Man", "War Pigs" ou "Children Of The Grave" repris en coeur par la foule, jusque dans ses moindres lignes de guitare. Un bien beau concert, même si l’on se pose la question, de pourquoi Tony et Geezer apparaissent si peu sur les grands écrans?

S’il est une figure emblématique de la scène Rock/Metal que je n'espérerais plus voir en France c’est bien Maynard James Keenan. Son projet Puscifer, bien moins connu que Tool ou A Perfect Circle mais infiniment plus prolifique, est ainsi programmé suite à l’affaire Phil Anselmo qui conduit à l’annulation de Down cette année. Neuf longues années que Maynard ne nous avait pas gratifié de sa présence en France, c’est donc un concert particulier qui se profile sous la Valley ce dimanche soir.
Puscifer sur scène c’est avant tout une scénographie étonnante et un fil théâtral qui, part leur dernier album Money Shot sorti l’année dernière, tourne autour de la discipline du catch. Ainsi, quatre performeurs se baladeront sur scène tout au long du show, jouant avec Maynard et Carina Round. Une prestation captivante au son absolument parfait et une setlist variée. Espérons que ce passage présagera la venue futur de Tool au Hellfest, enfin. 

Quatre ans après leur dernière venue à Clisson, Refused est programmé cette année en clôture du festival, sur une Warzone pleine de viande saoûle, néanmoins alerte sur les morceaux phares des Suédois : "Rather Be Dead", "The Deadly Rhythm" qui a eu droit à une coupure/reprise de "Raining Blood" (de qui ?), "Refused Are Fucking Dead", et bien évidemment "New Noise" pour finir qui fera exploser un auditoire qui semblait attendre que ça. Les morceaux de Freedom ("Elektra" en ouverture, "Dawkins Christ"…) leur dernier album controversé, passent très correctement en direct, et se fondent dans une setlist bien rodée.  Une chose est sûre, Refused est toujours aussi fabuleux sur scène, comme doté d’une fougue éternelle, moins évidente sur album, mais il paraît qu’un nouveau bébé est en chemin...


A voir aussi : Vendredi et Samedi

Top 3 du dimanche :
Bacteries : Refused, Puscifer, No One Is Innocent
Chazo : Refused, Puscifer, Ghost
Nonohate : Puscifer, Refused, Mgla
Pentacle : Refused, Gojira, King Dude
Tang : Power Trip, Unsane, Refused

Jeudi 07 janvier 2016

Radio Metal a dévoilé son top 50 de l'année 2015, à voir ici (et sans spoiler on y retrouve du Naïve, Torche, Refused, Gorod, Hangman's Chair, Regarde Les Hommes Tomber, Slayer, )

Vendredi 18 décembre 2015

Refused sera en Europe en février/mars, sans toutefois passer par l'hexagone. Les dates sont sur la page FB des Suédois.

Vendredi 30 octobre 2015

Le Hellfest 2016 dévoile une partie de son affiche (et remet des places en ventes), voilà les noms confirmés :
Mainstages : Rammstein, Black Sabbath, Korn, MegadethGhost, SlayerBring Me The Horizon, The Offspring, VolbeatDropkick Murphys, Bullet For My Valentine, Disturbed, Gojira, Within TemptationKing Diamond (pour jouer Abigail en intégralité), Twisted SisterForeigner, Anthrax, Amon Amarth, Blind Guardian, Sixx AM, Joe SatrianiGlenn HuggesHatebreed, Turbonegro, Mass HysteriaHalestormLe Bal Des Enragés, Audrey Horne, Orphaned Land, Delain, DragonforceTremonti (le groupe du guitariste de Creed / Alter Bridge), ShinedownNo One Is InnocentThe Amity Affliction, August Burns RedBury Tomorrow, Thy Art Is MurderThe ShrineArthemisNightmare
Tentes extrêmes : Testament, Overkill, Napalm Death, Deicide, Abbath, Dark Funeral, Sacred Reich, VoïvodTerrorizerEntombed A.D, Paradise Lost (pour jouer Draconian Times en intégralité), Katatonia, Korpiklaani, Primordial, Moonsorrow, EnslavedEmpyrium, Inquisition, Marduk, Taake, KampfarVader, AsphyxAgoraphobic Nosebleed, InsomniumEntrailsFallujahThe Skull, Heidevolk, Archgoat, Cattle Decapitation, Grand Magus, Havok, Fleshgod Apocalypse, Cruachan, SadistEntrails, SolefaldDark Fortress, MyrkurBehexenThe Vision BleakDust BoltWitchesSkälmoldStille Volk, OtargosHegemonMoonreich
Hardcore&Stoner : Refused, ConvergeSick Of It All, Down, The MelvinsRival SonsFu ManchuHermano, Goatsnake, Kadavar, Kylesa, Kvelertak, Walls Of Jericho, Heaven Shall Burn, Caliban, Architects, Vision Of Disorder, DischargeStrife, TurnstileUK SubsThe Toy DollsLes Sales Majestes, Power Trip, Victims, Ratos De PoraoSaviours, TorcheJambinaiHarm's Way, Earth, Windhand, Mantar, With The Dead, King Dude, MonolordCrobot, All Pigs Must DieWo FatValkyrieStoned Jesus, Hangman's Chair, DopethroneAlea Jacta EstBacktrackWinterCowardsDirty FonzyLecherous GazeStoneBirds.
Il manque donc encore des noms (et une tête d'affiche), en tout cas les places restantes devraient avoir disparues très vite!
Le festival aura lieu du 17 au 19 juin à Clisson.

Dimanche 11 octobre 2015

De la vidéo avec SBCR vs Refused et le remix de "Elektra", à découvrir dans la suite.

Vendredi 09 octobre 2015

C'est Failure qui ouvrira pour Refused le 1er décembre au Trianon de Paris.

Lundi 05 octobre 2015

On vous a fait une sélection de concerts dans l'agenda de NousProd pour les mois à venir et ça se regarde dans la suite. Au programme, en vrac (et non exhaustif) : Slayer, Anthrax, Kvelertak, In Flames, Ghost, Paradise Lost, Eagles Of Death Metal, Clutch, Sabaton, Cradle Of Filth, Children Of Bodom, Bring Me The Horizon, Bullet For My Valentine, Refused, Run The Jewels, Uncle Acid And The Deadbeats (concours ici)...

Lundi 24 août 2015

Refused sera de retour à Paris (Le Trianon) le 1er décembre.

Mercredi 19 août 2015

Pour voir le deuxième concert de la reformation de Refused, c'est par ici. Ca date de décembre 2012 à Stockholm.

Samedi 08 août 2015

Chronique : Refused - Freedom : "Difficile d’aborder un retour discographique que l’on n’attendait pas, mais vraiment pas, surtout venant d’un groupe jadis culte non seulement pour son audace créative, mais aussi pour son intégrité infaillible qui l’a poussé en fin de XXème siècle à stopper toute activité après le succès dément du merveilleux The Shape of Punk to Come, ne collant pas des masses à l’esprit anarchiste qui caractérisait le quartet.[...]"

Mardi 14 juillet 2015

La vidéo de Refused interprétant leur nouveau titre War On The Palaces au disquaire Vacation Vinyl est visible dans la suite.

Dimanche 12 juillet 2015

Le n° 28 du magazine New Noise est disponible : deux couvertures, Refused ou Chelsea Wolfe, et au sommaire : Dälek, Health, High On Fire, KEN Mode, ColiseumAuthor&Punisher, WatertankChaos Echoes, ProngProhibition, ...

Lundi 06 juillet 2015

A partir de la 37e minute dans la suite, reviviez le concert donné par Refused à l'Opener Festival de Gdynia (Pologne) le 2 juillet.

Jeudi 25 juin 2015

Le nouveau RefusedFreedom, est en écoute intégrale sur Youtube. Il sort le 30 juin, et vous pouvez venir donner votre avis ici.

Jeudi 18 juin 2015

Nouveau clip pour Refused avec "Dawkins Christ" qui se regarde ici.

Vendredi 12 juin 2015

Ornette Coleman est décédé hier. C'était une légende du Jazz, l'album culte de RefusedThe Shape of Punk to Come, faisait référence à son album The Shape of Jazz to Come.

Refused a publié via la BBC Dawkins Christ.

Samedi 06 juin 2015

Refused a joué "Elektra" en live. Résultat par ici.

Vendredi 29 mai 2015

Du nouveau Refused en live, c'est par ici.

Mercredi 27 mai 2015

Voici un extrait du prochain Refused, à voir iciFreedom sort le 29 juin.

Vendredi 01 mai 2015

Rien d'officiel pour le moment, mais Mattias Bärjed de The Soundtrack Of Our Lives serait le nouveau  guitariste de Refused.

Jeudi 30 avril 2015

Le nouveau titre de Refused en live? C'est possible. Vidéo captée à Stockholm le 25 avril lors d'un show/répétition secret (et cette scène à l'air fantastique).

Mercredi 29 avril 2015

La pochette de Freedom, le nouvel album de Refused, vient s'ajouter à la discographie du groupe. Sortie prévue le 29 juin.

Mardi 28 avril 2015

C'est officiel, Refused revient avec un nouvel album le 30 juin. Il aura pour nom Freedom, un premier titre est déjà en écoute ici.

Lundi 27 avril 2015

Epitaph Records vient de poster une vidéo de 6 secondes très alléchante qui concerne...Refused. Pas plus d'informations pour le moment mais on ne peut s'empêcher de rêver. 

Mercredi 01 avril 2015

Refused annonce une tournée Americano-Européenne, mais sans dates en France pour le moment... Toutes les dates ici.

Samedi 13 décembre 2014

La Voix Des Hères (FB) a signé Gus Vendetta. Le groupe formé en 2013 s'inspire de groupes tels que Botch, Converge, Refused.

Dimanche 07 décembre 2014

C'est Social Distortion qui tiendra compagnie à Refused en haut de l'affiche du Groezrock (1&2 mai 2015). On y retrouvera également Lagwagon, Millencolin, Agnostic FrontAtreyu, Unearth, Defeater, Comeback KidAmerican Nightmare, ....

Jeudi 27 novembre 2014

Refused va sortir un album l'an prochain mais le groupe sera aussi sur scène, ils ont déjà prévu des apparitions au Groezrock, l'Amnesia Festival et au Reading Festival.

Mercredi 12 novembre 2014

Un nouveau Refused pourrait voir le jour en 2015, une indiscrétion (depuis retirée) lancée par Autry Fulbright sur le net (bassiste de …And You Will Know Us By the Trail of Dead et INVSN) le laisse en tout cas penser.

Lundi 03 novembre 2014

C'est la guéguerre sur Facebook chez Refused, après le renvoi du guitariste Jon Brännström. Son statut, et la réponse du groupe, sont à lire (en anglais) dans la suite.

Samedi 19 juillet 2014

INVSN, avec des membres de Refused, The International Noise Conspiracy, seront en concert samedi 13 septembre au Nouveau Casino (Paris).

Jeudi 06 mars 2014

INVSN, la nouvelle formation de Dennis Lyxzen (Refused, The Lost Patrol) a mis en ligne une vidéo pour "Down in the Shadows".