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Biographie

Ravi

Ravi nous vient de Caen, ville prolifique en groupe emo punk / hardcore de qualité (Amanda Woodward, The Apollo program). Jusqu'en 2000, Ravi se contente d'autoproductions mais affirme son style en 2001 avec un EP (We Also Are What We Have Ruined) d'une qualité remarquable mélangeant emo et assauts punk rock. Trois ans plus tard, Ravi accouche de son premier album, Designing New Circles,  et vient se positionner au sein des formations françaises les plus talentueuses en la matière. Une révélation. 2005 voit l'édition d'un Split CD, cette fois en compagnie des Bisontins de Lost Cowboy Heroes, formation ayant vu le jour en 2004. Le deuxième album de Ravi, intitulé Wreck The Compass, sort chez Opposite Prod. en mars 2007.
Les Caennais n'ont guère le temps de s'atteler à un nouvel album par la suite, mais prennent tout de même le temps de tourner un peu aux côtés de Gravity Slaves, et d'éparpiller quelques inédits sur un split avec ces derniers en 2008, et l'Ep Masses sorti en 2010.

Masses ( 2010 )

Il y en aura toujours, des groupes comme Ravi. Des princes du punk-rock, condamnés à écrire des tubes chaque année, tout en sachant que seulement une poignée de chanceux et/ou curieux porteront leurs oreilles dessus.
La faute à quoi ? Nés au pays de la variété imbuvable, rattrapés par la vie et ses obligations économiques, ou tout simplement manque d'intérêt des labels ? Peut-être un peu des trois…

Toujours est-il que les Caennais nous pondent encore les meilleures chansons emo punk de l'année, et mettent tout le monde d'accord en 5 petits titres. Ils continuent discrètement leur bout de chemin, après plusieurs démos et eps, deux albums et deux splits.
Du "For the masses" ouvrant l'Ep, petit bijou d'emorock sirupeux, à "Cursing Concrete" appuyé par Monsieur Chuck Ragan himself au chant (Hot Water Music), Ravi fait à nouveau un sans faute.

Les deux voix se complètent toujours à merveille, allant chercher des mélodies plus accrocheuses que jamais (le refrain de "Broken Home" est garantit 100% frissons), appuyées par une instrumentation au meilleur de sa forme : rythmiques simples mais originales (l'intro de "Spent years" en est un parfait exemple), arpèges et nappes de guitare de toute beauté, et structures alambiquées avec le plus grand soin.
Avant de laisser la conclusion de cet Ep à la puissante voix de Chuck Ragan (une reprise de Rumbleseat, groupe acoustique monté il y a quelques années de cela avec son camarade Chris Wollard), on redécouvre "Bluescreen" en version électrisée (l'acoustique était dispo sur Go Folk Yourself, compile éditée par Guerilla Asso) pour notre plus grand plaisir.

On le dit depuis le départ, Ravi est probablement ce qui se fait de mieux en terme de punk rock/emo au niveau Européen. Criez le sur tous les toits et empressez vous de découvrir toute leur discographie !

Album disponible en écoute intégrale et téléchargement à prix libre ici : http://ravi.bandcamp.com/

A écouter : For the masses, Broken home
16 / 20
3 commentaires (15.33/20).
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Wreck The Compass ( 2007 )

Après Gravity Slaves, autre groupe d'emo-punk français, c'est au tour de Ravi de rejoindre le label Opposite Prod. et de bénéficier ainsi de l'expérience précieuse de Pierre "Pete Samprass" des Burning Heads. Après l'enthousiasmant Designing New Circles, le groupe se devait d'engendrer un nouvel opus qui le confirmerait comme l'une des valeurs sûres de la scène européenne. Avec Wreck The Compass, c'est chose faite.

Dans cet album, Ravi parvient à synthétiser toutes les influences dont il est issu (At The Drive-In, The Get Up Kids, Burning Heads, The Bronx, Hot Water Music...), tous les styles précédemment développés et explorés (punk-rock, rockin'hardcore, emo, pop, hardcore) et à atteindre une homogénéité qui lui confère une réelle maturité et une véritable identité. Sur un ton général plus pop et plus rock, le groupe réussit adroitement à allier l'énergie et la rugosité avec la tendresse et l'émotion, proposant douze titres inspirés, emplis de nuances, denses et harmonieux.
Les mélodies, d'une qualité remarquable, rayonnent sur cet album tant au niveau des guitares que du chant, où les deux voix, le plus souvent claires, parfois légèrement éraillées, alternent, se rejoignent, s'entremêlent et se relaient, apportant saveur et richesse aux compositions, parsemées de refrains accrocheurs (à noter que Pierre des Burning Heads prête sa voix sur "The Honest Lie" et "No Runners"). Sur des riffs puissants, rageurs, parfois tendus, toujours efficaces, viennent ondoyer des mélodies fines et subtiles, étincelantes et pétillantes, enthousiastes et entêtantes ("The Honest Lie"), qui ne tombent jamais dans la facilité ni la mièvrerie. On se laisse envoûter dès la première écoute par ces cascades mélodiques et l'enchantement se poursuit bien au-delà du terme de l'album. La dérive, au fil des chansons, dans une multitude de sentiments et de sensations, passant de l'aigre-douceur ("The Honest Lie") à une joie mesurée ("Fire Up The Place", "Closer together"), de la mélancolie ("Televised") à la rage ("No Runners"), et ce, souvent dans un même morceau ("To Lie With It"), donne à cet album une intensité particulière et touchante, qui ne peut laisser indifférent.
Par ailleurs, enregistré au studio de la Souleuvre, Wreck The Compass bénéficie d'une production impeccable, oeuvre d'Antony Josse et Guillaume Dousseau, apportant le relief nécessaire à ce genre musical.

Qu'il s'agisse de brûlots punk-rock ou de balades, Ravi nous offre, dans ce deuxième album, des chansons au goût de la vie, qui sonnent justes et authentiques, sans que les sentiments et les émotions ne soient exacerbés ou surjoués. Wreck The Compass est incontestablement une très belle réussite, proposant un torrent de tubes en puissance, enlevés et profonds, qui pose désormais Ravi comme l'un des groupes phares de la scène emo-punk européenne.

A écouter sur mysapce : "Fire Up The Place", "Pass The Day", "The Honest Lie"

A écouter : en intgralit

Split w/ Lost Cowboy Heroes ( 2005 )

A contrario de certains Split CD où l'on a la désagréable sensation que chaque formation ne fait que lâcher ses compos, ici, Caennais et Bisontins prouvent qu'il est possible de travailler de concert, en offrant quelque chose de frais, péchu, tout en restant homogène. When Ravi Meets Lost Cowboy Heroes...ou l'inverse.

Honneur aux Desperados avec cette participation succédant à un premier album (We Only Wrote These Songs For Us), et un 45t intitulé This Is Besançon Not Paris. Pour la petite histoire, Lost Cowboy Heroes voit le jour en 2004, suite à la séparation de Second Rate, et inclut d'ailleurs deux membres de ces derniers. Certains prennent part à d'autres formations telles Hawaii Samurai, Brent, ou bien encore Waterguns pour ne citer qu’eux. Durant une dizaine de minutes, LCH alterne les styles, dépoussiérant la scène Power-Pop avec "Fortuna Teller": brève intro acoustique, chant clair expressif aux montées nerveuses, le tout servant un refrain accrocheur. De quoi ravir les amateurs du rock indé '90s, ou plus récemment, de Sexypop. A côté de cela, les Cowboys savent changer d'allure pour mieux passer au galop tel "Until You Die" qui intègre une rythmique orientée Pop/Punk Rock, ou choisissent de ralentir la cadence comme sur le Stoner "Leaving Home". Mise en bouche dans l’optique de mieux marier les deux genres, comme c’est le cas sur "Empty Room". Au travers de ces 4 titres, l'auditeur aura parfois du mal à s'imprégner des mélodies, mais LCH a su intégrer des nuances de chant, un son de gratte bien crunchy, des effets Rock'n'Roll (solo, fuzz), bref, ces petites choses qui donnent une saveur particulière au tout, et qui demandent juste un peu de temps pour taquiner votre ouïe.

Quant à Ravi, depuis la sortie de Designing New Circles, qui en avait d’ailleurs laissé plus d'un sur le carreau, ces derniers axent ici leurs compos sur des traits Rockin'HxC barrés et intenses. Ceux séduits par la diversité de leur premier opus risqueront d'être un peu déçu, mais si "Fuck Friend" et "Tommyguns For Tommy Rots" ne vous avaient pas laissés indifférent, la déception ne saura pas de mise sur ce Split. Hormis la reprise assez conventionnelle des Buzzcocks ("Fast Cars"), les trois morceaux présentés se placent bien au dessus du lot: rythme effréné, sing along écorché, riffs incisifs, Ravi ne fait pas dans la demi-mesure. Rock'n'Roll, les Caennais osent un mix' plutôt Pop/Folk-EmoPunk (ouf !) qui laissent sur le cul: "Hail Fellow Well Met". Une gratte sèche qui donne la réplique à des braillements, conférant à l’ensemble une atmosphère inquiétante. 'Houston We [Still] Have A Drinking Problem".

Belle hommage au Rock que ce Split, Ravi s'y rassemble, proposant des titres  plus homogènes, et tout aussi savoureux qu'auparavant, pendant que Lost Cowboy Heroes dégaine à tout va, avec plus ou moins de réussite. 2006 promet une succession d’albums pour le moins attendus.

A écouter: "Leaving Home" (Lost Cowboy Heroes), "Morning PM" (Ravi)

A écouter : Hail Fellow Well Met;Morning Home; Leaving Home; Empty Room
16 / 20
2 commentaires (14/20).
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Designing New Circles ( 2004 )

Ravi a passé le cap. Ravi prend son destin en main. Designing New Circles est de ces albums étincelants et sauvages qui démontre avec force que le combo a définitivement brisé ses chaines. A l'air frais, le trio fuit à vive allure sur tous les terrains, et avec à chaque fois, la même aisance...déconcertante !

"Up & Around" avive les premières étoiles, en douceur et à pas feutrés. On pense à  The Get Up Kids endurci de pilules punk rock. C'est un peu ça le premier album de Ravi ; un emo pop punk électrique et surtout, ultra tendu. Car dès "Fuck Friend", Ravi appuie sur la pédale. Think Second Rate, think Seven Hate. Ravi oscille ainsi entre partitions emo ("Granted") et les parcours plus rapides, davantage punk rock ("No Miles Driver"), voire rock'n roll lorsque le groove vient au premier plan ("Courtesy Off"). Malgré quelques approximations anglo-linguistiques, le chant cherche, et surtout, trouve. Les pentes rocailleuses de Hot Water Music ("Point Of Return"), les vagues poppy colorées, les vastes plaines aux vents hardcore ("Tommyguns For Tommy Rots"), les voix voyagent avec une sincérité prenante et entrainante. Mosaïque. Patchwork. Frise. Ravi ne délaisse aucune piste et jamais ne perd son souffle. Au terme de la ronde, la paire "Artificial Lights 1" / "Artificial Lights 2" tend l'atsmophère de nappes de piano mélancoliques, d'un double chant touchant et de guitares emo as fuck. Touché. Coulé !

Ravi trace un trait de Caen à Kansas City. La réussite est totale. Même le digipack est d'une classe folle. On a pas fini de les entendre. Pour sûr.

A écouter : Oui