logo Racebannon

Biographie

Racebannon

Michael Anderson (Chant)
James Bauman (Guitare)
Chris Saligoe (Basse)
Brad Williams (Batterie)

Indianapolis, 1996, Michael Anderson et James Bauman fondent Racebannon, nom issu du dessin animé Johnny Quest. Le groupe se complète par la venue de divers membres de la scène punk hardcore locale et s'oriente vers une musique mélant la lourdeur rythmique des The Melvins à la vivacité de la scène noise punk. Racebannon se relocalise à Bloomington (Indiana) et partage ses sorties entre Level-Plane et label rock Secretly Canadian. En 2002, Racebannon passe un cap avec la sortie de l'excellent Satan's Kickin' Yr Dick In, concept album autour de Faust. Après plusieurs années d'absence, le combo revient en 2008 sur Southern avec Acid Or Blood. Un prochain album, Six Sick Sisters, est déjà sur les rails.

Chronique

Acid Or Blood ( 2008 )

Définitivement en marge, les mecs se sont tout de même débrouillés pour sortir leurs premiers récurages de cervelles sur le label rock Secretly Canadian (I Love You But I Have Chosen Darkness, Danielson..), Racebannon n'est pas pour autant sur la touche. Après de longues années d'hibernation, les gaziers d'Indiana sortent enfin de leur mutisme, la gueule en sang et les dents longues.

Acid Or Blood ?  Or The Both ? Quoi qu'il en soit, Racebannon brouille les pistes, agrège les matières et fusionne les liquides. Le quatuor agrippe la noise par la peau du cul, alourdi ses ailes de riffs metal/stoner graisseux/groovy mais reste agile grâce à la souplesse du rock'n roll et à l'énergie d'une attitude résolument punk. Puis il y a ce screamer hystérique ("Terror & Dead"), clownesque ("The Hard Way"), ravagé ("Awaken"), véritable instrument du tempo et de l'atmosphère nihiliste et décadente qui s'émane de Acid Or Blood. Racebannon est plus que jamais cette bande de psychotiques imprévisibles capable de se lancer dans un tunnel noise/psyché/drone de 8 minutes 30 ("The  Killer") pour déboucher sur un dépeçage hardcore au sens premier du terme, bref et ultra violent ("Terror & Dread"), pour finalement atterrir sur une altération lugubre de "Bella Ciao", chant des Partisans italiens. Il faut le faire.
Pendant leurs années d'absence, les mecs ont ressassé leur haine à s'en bouffer les lèvres. Aucun bon sentiment, ça ne plaisante pas la moindre seconde et c'est juste là pour faire mal par là où ça passe, en intraveineuse, dans l'œil ou directement en pleine figure. Débauche viscérale donc, mais loin d'être indigeste et vulgaire, car Racebannon fait preuve d'inspiration et d'une classe inhérente au véritable groove rock'n roll qui plane sur l'ensemble des morceaux.

Inutile d'aller chercher le moindre rapprochement, Racebannon pioche uniquement dans ses tripes pour jouer avec nos nerfs.

A écouter : Sister Fucker - The Hard Way - Awaken - The Killer