Samedi 16 février 2019

Un extrait du prochain Queensryche ? C'est par ici que ça se passe. L'album sortira le 1er mars prochain et s'appellera The Verdict.

Mardi 15 janvier 2019

Queensrÿche vient de mettre en ligne son titre Dark Reverie à retrouver ici. Sortie de The Verdict le 1er mars chez Century Media Records.

Samedi 17 novembre 2018

Sortie, encore, avec The Verdict de Queensrÿche le 1er mars chez Century Media. Visuel et liste des titres par . "Man The Machine" s'écoute par là.

Samedi 04 août 2018

Moonglow est le nom du prochain Avantasia, qui sortira en janvier 2019. Un seul invité confirmé pour le moment : Geoff Tate (ex-Queensrÿche).

Lundi 19 juin 2017

Le dimanche 2017 au Hellfest

Photos : notre galerie photos du dimanche  (qui sera complétée au fil de la semaine comme les autres). 
A voir également : JeudiVendrediSamedi.

  


Dernier jour pour cette édition 2017, très ensoleillée, du Hellfest. La chaleur écrasante va marquer les corps aujourd’hui, on sent le public moins fou-fou qu’il n’a pu l’être sur les premiers jours (notamment sur la War Zone).
 
Hirax
Du Thrash et de la bonne humeur. On pourrait résumer Hirax comme cela, mais on serait encore loin de la vérité. Il faut voir les bougres sur scène. Un lead guitare aussi efficace dans ses riffs que dans ses soli, une basse groovy à mort, des rythmes qui balancent à 100 à l’heure et surtout, surtout, un chanteur très en forme vocalement et tout le temps à fond quand il s’agit de se mettre la foule dans sa poche. Les signes vers le public, les gros yeux, les pas de courses d’un bout à l’autre de la scène… le mec est une pile électrique. Donc oui, déjà qu’à la base leur Thrash ne souffre d’aucun temps mort et est hyper énergique, le frontman ajoute le truc qui rend la prestation live complètement irrésistible. Plus Metal que le Metal.
 
Ill Niño :
Retour en enfance avec un groupe de Nu Metal dont je n'avais plus entendu parler depuis une grosse douzaine d'années, avant de les découvrir sur l'affiche du Hellfest 2017. Même si la plupart des titres sont inconnus au bataillon, on reconnaît certaines vieilleries (No Murder, Te Amo I Hate You, How Can I Live…). Ça bouge bien niveau jeu de scène, les mecs ne jouent rien de sorcier mais le font de façon carrée, leur line-up atypique (avec un percussionniste) et leur batteur de 160 kilos de bonne humeur, et la manie du chanteur de nous appeler "la Ill Niño familia", font que le public devant la Mainstage 2 passe un bon moment (malgré la fébrilité de certains chants clairs). À en juger par la poussière soulevée par les pogos, il y avaient pas mal de nostalgiques qui ont été convaincus. Revolution Revolución, amigos !



Beyond Creation
Les Québécois ont réservé un accueil pour le moins chaleureux à l'Altar. Visiblement ravis d'être en terre clissonnaise, les musiciens ont fait résonner leur Death Technique sous l'Altar. On y entend du CynicAtheist, Obscura, exécuté avec finesse et précision. Servis par un son franchement honnête, les riffs syncopés, sprints-matraquages et soli du futur ont trouvé leur place dans le cœur de l'audience présente. Sur tout son set, Beyond Creation a simplement synthétisé ce qui se fait de plus intéressant en termes de Death moderne et visionnaire. Beau boulot.  
 
Ghost Bath
Avec un album tout frais de chez Nuclear Blast pas forcément enthousiasmant, et un Moonlover très appétissant, nous voilà partis pour un Bain De Fantôme un peu le cul entre deux chaises. Et ce à raison, car malgré les trois guitaristes présents sur scène, difficile voire impossible de distinguer les subtilités Post-Black de Ghost Bath. Au lieu de ça, la basse vrombit bien trop pour le genre. Question compos, on peinera à trouver des passages franchement intéressants, bien que quelques percées soient sympathiques, mais le coup de foudre ne sera pas pour cette fois.  
 
Ufomammut
Le prochain rendez vous Doom immanquable de cette ultime journée du festival n'est autre qu'Ufomammut. Les italiens qui ne s'était pas produit au Hellfest depuis 2012 et qui s'apprête à sortir prochainement un nouvel album chez Neurot recordings ont aujourd'hui opté pour une setlist variée. Pour ce concert, le combo qui avait jusque là pour habitude d'interpréter leurs albums en entier car constitués comme tel depuis Eve en 2010 pioche donc dans presque tous les albums de leur discographie, de Lucifer Songs jusqu'au nouveau single Warsheep. Un set hypnotisant à haute teneur psychotropique et au final noisy.
 
Arkhon Infaustus :
C’est la seconde date de concert pour la reformation d’Arkhon Infaustus et le problème est de taille. Jouer tôt, de jour, avec un son absolument immonde n’aide pas à rentrer dans le set L’envie est là, mais ce ne sera pas suffisant pour convaincre le public qui se délaisse petit à petit d’un Black Metal frondeur, mais terriblement plat et peu convainquant. Dommage, car leur prestation aux Feux de Beltane un mois plus tôt était à la fois haineuse, méchante et tellement percutante.
 
Candiria :
Arrivé en cours de route en plein cagnard, on espérait un set au moins aussi intense que celui de leur passage au Fury Fest (ex-Hellfest) en 2003, mais non. Hormis un seul titre issu de leur album mythique 300 Percent Density, rien de fameux à se mettre sous l’oreille, beaucoup de morceaux tirés des derniers albums, donnant au chanteur l’occasion d’envoyer de la mélodie claire, mais non, rien à faire, ça colle pas. Dommage.
 
Equilibrium
Avec son Metal efficace entre Pagan, Folk et Viking, Equilibrium attire assez de monde pour remplir la tente dédiée à la scène Temple. L'ambiance est à son comble, les slams commencent même en dehors de la tente. Même si leurs albums les plus récents convainquent moins, les Allemands prennent soin de n'en jouer que les morceaux les plus péchus (à l'instar de Prey en ouverture de show) et n'hésitent pas à aller piocher dans leur vieux répertoire (Blut Im Auge, le mythique Unbeseigt...). Le chant de Robert Dahn donne l'impression d'être un peu brouillon sur le début du concert, presque "gruik-gruik Grindcore", mais cela ne dure pas et le son devient vite exemplaire. Tout sourire, ouvert au public, Equilibrium semble s'éclater pendant une heure, et nous aussi.

Nostromo
La venue de Nostromo est également parmis les concerts de cette édition 2017 qu'il ne fallait surtout pas louper. Depuis l'annonce de leur reformation en fin d'année dernière, les Suisses se sont produits aux quatre coins de la France en première partie de la tournée Magma de Gojira ainsi qu'à quelque festival, notamment au Download. Pour la petite histoire, comme l'explique le chanteur entre deux morceaux, c'est l'équipe du Hellfest qui les a contacté il y a 8 mois et qui a été l'élément déclencheur de cette reformation tant attendue.
Venus spécialement se produire aujourd'hui après 10 heures de route, Nostromo exige de l'action dans le pit et la réaction du public ne se fait pas attendre. Un impressionnant wall of death se forme alors du devant de la scène jusqu'à la régie et sur tout la largeur de la tente. Inutile de dire à un quel point il fut parfois difficile de discerner les musiciens jouer tant la poussière soulevée était importante. Parmi la setlist on notera une cover de Nasum ainsi qu'un nouveau titre non-nommé mais qui annonce un prochain album excellent.


Blue Öyster Cult
Dès la fin du premier titre (étrangement introduit par le générique de Game Of Throne), Blue Öyster Cult pose l'ambiance en lançant "the next song is about women, motorcycles, and parties", avant de commencer The Golden Age Of Leather. Leur Rock à l'ancienne plein de solos captive la Valley comme Queensrÿche à su conquérir la foule l'avant-veille : avec surprise, avec étonnement, car un groupe de papys bluesy ne semble pourtant pas dans les petits papier du festivalier-type. Et pourtant, ovations aux solis de Buck Dharma et applaudissements sont vraiment au rendez-vous. Encore un pari de programmation réussi pour le Hellfest. On notera quand même que la guitare de Richie Castellano n'est pas assez forte en début de set, alors que ses claviers explosent les oreilles... Les Américains jouent leur tube (Don't Fear) The Reaper un peu avant la fin de leur temps imparti, ce qui permet d'aller attraper le début de Prophets Of Rage pour beaucoup de monde.
 
Prophets Of Rage
Le super groupe à base de Rage Against The Machine assaisonné de Cypress Hill et de Public Enemy débarque à Clisson un an après sa formation et est déjà catapulté en semi-tête-d'affiche (bien que Linkin Park soit la véritable TA de ce troisième jour, Prophets Of Rage joue aussi sur la Mainstage 1 pendant un créneau horaire aussi long qu'eux). Le groupe va enchaîner les hits de RATM (Testify, Bullet In The Head, Guerilla Radio, Sleep Now In The Fire, Bombtrack...), qui passent foutrement bien en live, malgré un résultat mitigé sur l'EP. On aura aussi droit à quelques crus des Prophètes eux-mêmes (Prophets Of Rage, Unfuck The World) et surtout à un excellent medley Hip-Hop avec du Cypress Hill (Insane In The Brain, Jump Around...) et du Public Enemy (Bring The Noise...) dedans. Qu'est-ce qui manque ? Du Audioslave : Tom Morello annonce Like A Stone, sans vocaliste, et demande au public de chanter si on connaissait les paroles, ou de penser à Chris Cornell si on ne les connaissait pas.
L'ambiance est énorme pendant tout le set (sauf sur Like A Stone, assez grave), tout le monde saute partout, sauf un mec en pull Deicide qui se barre écœuré pendant la partie full Hip-Hop. Les dizaines de milliers d'autres personnes sont revenues, ravies, à la grande époque de RATM le temps d'un concert de haute volée.

Integrity
Pour leur gros Hardcore de musclés, les gars d'Integrity ne rameuteront pas les foules. Seuls les plus fervents de riffs lourds et intelligents comme un 38 tonnes resteront devant la Warzone pour s'abreuver de violence gratuite entre « brothers and sisters ». Peu importe, les mecs de l'Ohio ne se démontent pas et alternent les pavés HxC et les titres plus Rock n' Roll et sautillants. Un résultat clair et net mais qui n'aurait peut-être pas demandé une heure complète de set. Integrity quittera d'ailleurs la scène un poil avant la fin. 

Scour
Un an après que Down ait annulé leur tournée, Phil Anselmo, grand habitué du Hellfest, fait son retour en terre clissonnaise avec son nouveau projet en date, Scour. Celui ci pose ses valises sous la Temple, une scène que Phil n'avait pas encore expérimenté jusque là étant surtout habitué aux Mainstages et à la Valley. Il ne pouvait pourtant en être autrement, Scour déployant une identité musicale proche d'un certain Deathspell Omega mais avec un chant mi-black mi-death.
Le groupe alterne entre morceaux du premier EP et du second à sortir prochainement, le tout entrecoupé de quelques messages et de remerciements de papa Phil pour le Hellfest.
Il ressort donc de ce premier concert chez nous plusieurs bonnes idées pour cet énième projet d'Anselmo même si on ressent une certaine fébrilité sur certains morceaux, sans doute dûs à la jeunesse du projet qui joua 15 minutes de moins que le temps accordé.
 
Emperor
Faisons la lumière tout de suite sur le léger point noir de cette performance, à savoir des guitares et claviers parfois difficiles à saisir, mais qu'importe. Pour qui vénère les Norvégiens et leur deuxième offrande, le légendaire Anthems To The Welkin At Dusk, ce show était tout simplement immanquable. Avec des titres tous plus incisifs et créatifs (encore aujourd'hui !) les uns que les autres, l'album de 1997 file à toute allure, avec quelques mots du frontman pour ponctuer entre deux charges héroïques. Comme lors de leurs jeunes jours, les nordiques tracent à toute allure avec une batterie sous stéroïdes et des leads grandiloquents, majestueux (baroques ?). En plus du monstre joué en entier, Curse You All Men ou Inno A Satana remueront la foule de passionnés et de curieux avec vigueur. Sous une Temple noire (Metal) de monde, Ihsahn et sa bande ont fait une grande démonstration de maîtrise et de classe absolue (même en chemisette).


P.S. : Il est important que les personnes ayant la malheureuse idée de pogoter sur Emperor sachent qu'il existe un cercle de l'Enfer pour les cafards de leur espèce. Pas besoin de faire ton gros bourrin torse-nu et aviné dans les premiers rangs pour prouver que tu es un homme. Tais-toi, écoute et apprend. Kiss.
 
Every Time I Die
Malgré l’absence du chanteur Keith Buckley, les suppléants ont assuré le show, enchaînement de titres emblématiques tels que Ebolarama, mais aussi des morceaux du dernier album Low Teens naturellement. Ambiance, chaleur, rock’n’roll, et apothéose finale avec le public qui s’invite sur scène dans la joie et l’allégresse. Grand moment qui restera sans doute gravé dans les annales du Hellfest et de la Warzone. Les remplaçants : Ryan de Trap Them, Jeremy de The Devil Wears Prada, Loz de While She Sleeps et Griff de Shvpes
 
Hawkwind
Apres Blue Öyster Cult, retour à la Valley pour une autre couche de Rock rétro, cette fois moins bluesy mais plus psyché. Visiblement attendu de pied ferme, le combo semble maintenu artificiellement en forme grâce à du sang neuf, notamment à la basse. Le musicien est plein d'énergie, ce qui contraste avec le peu de présence du guitariste qui semble vraiment fatigué. Néanmoins, la musicalité est là, les visuels aussi (Hawkwind diffuse des images kaléidoscopiques en couleurs vives sur un écran au dessus de la scène). On plonge en plein mai 68 avec le groupe, et on en ressort transporté après une (trop courte) heure de voyage musical, auquel le groupe n'a pas oublié d'ajouter une dimension contemporaine, grâce à l'emploi d'une console de mixage directement sur scène pour insérer dans leur Rock des occasionnels bruitages électroniques. Original et plaisant.
 
The Dillinger Escape Plan
Cerise sur le gâteau rôti du Hellfest le plus brûlant de la décennie, TDEP a cassé des nuques par palettes, empilant les titres cultes comme des perles, mélange équilibré entre nouveaux et anciens titres. On aurait pu s’attendre à davantage d’acrobaties du guitariste Ben Weinman mais c’est certainement plus aisé dans des lieux clos avec des poutres et autres structures auxquelles s’accrocher. Quoi qu’il en soit les gars du New Jersey ont fait valoir leurs qualités, de manière définitive puisqu’en effet, ceci fait partie de leur dernière tournée avant la fin. Pleurons en chœur en savourant l’un des ultimes sets de ce groupe absolument indispensable, si ce n’est salvateur, du 21ème siècle.
 
Perturbator :
Quoi de mieux que de finir un fest avec de l’Electro qui tabasse et faire danser une Temple chaud bouillante ? La réponse est dans le titre et on en attendait pas tant. Des basses hyper lourdes, des nuques qui se secouent en rythme, des corps qui chaloupent… Bref, ça tuait. Autant dans le son que des lights fort à propos. L’ambiance était là, tout le monde dansait et ça et offrait une conclusion parfaite à ce Hellfest 2017.
 
Le top 3 des chroniqueurs présent :
 
Bacteries : The Dillinger Escape Plan, Every Time I DieProphets Of Rage
Pentacle : Hirax, Perturbator, Beyond Creation
Max : Emperor, Perturbator, Beyond Creation
Zbrlah : EmperorProphets Of Rage, The Dillinger Escape Plan
Méo : Clutch, Ufomammut, Pentagram
Nonohate : The Dillinger Escape Plan, Emperor, Nostromo
Tang : The Dillinger Escape Plan, Nostromo, Every Time I Die
Julien : Candiria, The Dillinger Escape Plan, Coroner

Samedi 17 juin 2017

Vendredi au Hellfest 2017!

Les photos : Nos photos sont en ligne. Pas mal de photos d'ambiance, et des photos d'un peu tout ce que nous avons capté sur la journée. Le tout se dévoile par ici. Les photos sont de Meo Photo, Bacteries et Chazo et d'autres arriveront dans la semaine.

12ème cuvée du Hellfest, complet sans même avoir annoncé un groupe, le 3ème week-end de juin voit Clisson devenir une nouvelle fois le point de convergence des amateurs de musiques amplifiées.
Alors comme d’hab on va débuter par les changements au niveau du site, des scènes, … cette année assez peu de changement pour le grand public, le site reste globalement le même, mais les 2 scènes principales sont reculées donnant plus d’espace quand le site se remplit, devant Deep Purple on aura vu l’effet (positif) de cette modif. Le gros changement de l’année sera pour la partie VIP (décalée pour donner de la place aux mainstage).
 
 
Verdun :
10h30. Du Doom pour ouvrir les festivités de cette première journée de festival. Ca commence déjà très fort puisque les Montpellierains bénéficient d’un son énorme et qui plus est hyper propre. Peu de temps pour jouer quelques titres de The Eternal Drift's Canticles, mais les riffs massifs, la basse sourde, les coups de caisse claire monstrueux et le chant presque mystique par moment nous mettent clairement dans le bain. Les mecs sont chauffés, nous aussi.
 
The Decline :
Warzone, soleil qui commence à taper à 11h, Punk-Rock... Comment vous expliquer que c’était plutôt la combinaison parfaite de ce début de matinée ? C’est super entraînant, les mecs débordent d’énergie communicative et ça rappelle légèrement Dropkick Murphys sans le côté celtique, bref du tout bon !
 
Myrath :
La Mainstage 2 rassemble déjà un peu de monde pour Myrath, malgré l'heure matinale. Quelques drapeaux tunisiens sont même de sortie, preuve que les fans se mobilisent pour le groupe ! Sans backdrop mais avec un décor en forme de porte tout en arabesques, le show commence par une danseuse, qui entre sur scène par cette porte justement. Puis les musiciens entrent en scène, en costume sobre et classe mais ornés de détails arabisants, pour entamer le tube Believer. Le set, bien que bref, donnera à tout le monde le temps de s'exprimer : solos de guitare et de basse, chant en anglais et en arabe, claviériste qui vient danser avec la performeuse... Seul Morgan Berthet derrière ses fûts semble moins investi dans le concert, mais son jeu technique est néanmoins bien au rendez-vous. Un des sets les plus “trop court” de la journée, d'entrée de jeu…
 
Okkultokrati :
Les norvégiens placés sous la Valley sont plutôt une énigme. On les aurait plutôt vu sous la Warzone, vu leur mélange de Hardcore / Crust / Black et certaines touches vaguement Doom. La prestation reste cependant en demi-teinte. Les musiciens sont statiques, la scène semble trop grande pour eux (plutôt à voir en petite salle ?) et les compositions trop linéaires pour se mettre vraiment dedans. Les deux derniers titres dont un très méchant et un final hypnotique et lancinant sont bien plus convaincants. 
 
True Black Dawn :
Cette année, la scène Black Metal au Hellfest est davantage représentée par ses aspects Pagan / Folk ou par les groupes dits Post. On est donc plutôt ravis d’entendre des hurlements haineux, des riffs qui glacent le sang et du blast à foison. Oui, True Black Dawn joue du Black Metal à “l’ancienne” et même s’ils n’inventent rien, ça fait du bien par là où ça passe.
 
Textures :
C’est sans doute l’une des dernières fois que l’on a l’occasion de voir Textures en dehors de la petite tournée avant le split qui se prépare d’ici la fin d’année. Pour le moment, on savoure, donc. Rythmique au poil, gros riffs dans la gueule, passages plus mélodiques, Daniel De Jongh est plutôt en forme vocalement alternant les growl et le chant clair aisément. Pas mal de titres de Phenotype sont joués ainsi qu’un petit Singularity de derrière les fagots. On aurait bien repris quelques titres en rab.
 
Animals As Leaders :
Animals As Leaders ne sont que trois, n'ont pas de bassiste, pas de chant, et pourtant ils investissent l'énorme Mainstage 1 avec aisance et désinvolture. Tout sourire, Tosin Abasi mène son groupe virtuose sereinement pour quarante minutes de guitares slappées, de tapings à huit doigts, de polyrythmies syncopées... L'enchaînement final The Woven Web / CAFO termine de satisfaire les aficionados de Prog djenty, et de prouver que Animals As Leaders a sa place sur la scène principale du Hellfest.
 
Evergrey :
Bien qu’offrant un véritable best-of des derniers albums du groupe (Leave It Behind Us, Passing Through, King Of Errors...), Evergrey semble un peu à côté de la plaque. Interludes au piano entre les trois premiers titres le temps de changer de guitares, de parler aux techniciens, les musiciens semblent avoir quelques soucis. Mais l'interprétation des morceaux est parfaite, avec un son excellent, et la voix de Tom Englund reste inégalée dans l'émotion qu'il transporte. Poignant dans son chant, souriant comme jamais quand il n'est pas au micro, le frontman semble s'éclater.
 
Subrosa :
Il y deux mois Subrosa jouait un set d’un tristesse et d’une grâce absolue au Roadburn. Ici, ce sera tout l’inverse. Les musiciennes ont bouffé un lion. Le set est d’une lourdeur qui mettrait presque à l’amende Electric Wizard. Les cordes sont énervées, la rythmique fracasse tout et pourtant l’ensemble est si cohérent et si intelligent. Ce n’est pas une fureur ivre de sens que nous livre Subrosa mais bien une plongée dans les ténèbres à la puissance émotionnelle et réfléchie. Comme en 2014, c’est une nouvelle fois un coup de coeur.
 
Queensrÿche :
Pendant ce temps sur la Mainstage 2, Queensrÿche distribue son Prog de papys. De papys ? Pas tant que ça. Le groupe à beau faire partie des meubles, certains de ses membres ont beau commencer à réellement accuser le poids des ans, l'efficacité est là à 100%. La foule est beaucoup plus dense que ce à quoi on pouvait s'attendre, et Queensrÿche réussi à ambiancer tout le monde, du quinqua qui attend Deep Purple jusqu'au gamin qui découvre le Heavy Prog. Une programmation audacieuse mais un pari réussi.
 
Devin Townsend Project :
"My name is Devin Townsend ! Are you ready for some awkward progressive metal ?" C'est comme ça que le Canadien ouvre son concert sur la Mainstage 1 avant de lancer Rejoice. Le son est excellent, aussi bon qu'en salle. La voix de Devin est parfaite, autant en clair qu'en chant hurlé, et le bonhomme s'en sert pour ambiancer le public : toujours dans le quatrième degré, il blague entre les morceaux ("vous savez ce qui est cool ? Nous on est à l'ombre !"). Quant à la setlist, elle ressemble malheureusement à celle que nous avons déjà pu voir au début de l'année lors de la tournée avec  Between The Buried And Me et Leprous. Mais c'est si bien fait qu'on se laisse faire sans rechigner.
 
Dodheimsgard :
Dodheimsgard s'annonçait comme un show à ne pas manquer pour tout fan Black Metal avant-gardiste. Les Norvégiens grimés de jaune, noir et blanc s'avancent sur scène et envoient une intro orientaliste, psychédélique avant que les guitares ne se mettent à parler. Et si la curiosité était piquée au vif, malheureusement le son des nordiques ne fut pas au rendez-vous. Une basse envahissante, des riffs beaucoup trop enfouis et inintelligibles, et au final une déception pour ce qui aurait pu être l'un des concerts les plus surprenants de la journée. 
 
PuissanceLoup :
Quoi de mieux en plein après-midi ensoleillé que d'aller prendre l'air vers les Mainstages ? Bof ? Non non mais là on parle de PuissanceLoup, autrement dit du Puissance (pardon, Power) Metal à base de corpse paint et de loups-garous, du « Alleluia » à toutes les sauces et surtout une bonne humeur communicative. Avec des tubes pleins la set-list (We Drink Your Blood, Resurrection By Erection,...), et un frontman qui s'improvise prof de chant du public, comment ne pas adhérer au set des Allemands ? On se prend très facilement au jeu et le groupe en redemande, lançant de plus belle ses claviers des cathédrales et ses rythmiques ultra-prenantes. Et que ça danse avec ses potes ici, que ça arrose tout le monde par là, en somme un public gonflé à bloc qui repartira avec le sourire et des refrains plein la tête. 
 
Tagada Jones :
En 2014 Tagada Jones avait sur-bondé la Warzone, une des raisons qui avait poussé le festival a refaire cette scène. Et bien en 2017 Tagada Jones fera de même ! C’est fou de voir autant de personnes pour un groupe français. Et l’ambiance est folle ! 10 minutes avant le début du concert le public slamme déjà. Après c’est sans surprise, le groupe déroule ses titres Punk, aux refrains faciles, mais oui il faut l’avouer c’est efficace et le frontman sait comment dynamiser le set.
 
Behemoth :
Même si la communication n'est pas le fort de Behemoth (on aura pas un "merci" ou un "c'est le dernier titre"...), les Polonais nous font néanmoins vivre un show grandiloquent qui ne laisse personne de marbre. Changement de costumes, faux sang qui dégouline de la bouche de Nergal, musiciens dissimulés par des masques cornus inexpressifs et glauques (sur O Father O Satan O Sun). Seuls les pyrotechniques paraissent moins impressionnants qu'ils ne le sont probablement réellement, car le groupe joue sur la Mainstage 2 à 20h et il fait encore grand jour... Le set de Behemoth n'en sera pas moins carré. Hallucinant de patate, Nergal mène son groupe avec passion et énergie le long d'un set irréprochable, principalement axé sur le dernier album en date, The Satanist.
 
Cryptopsy :
None So Vile, LE saint album de Brutal Death Metal joué en entier sur leur tournée et donc durant leur passage, c’est forcément un évènement qu’il ne fallait pas louper aujourd’hui. S'exprimant autant en anglais qu'en français, nos confrères québécois ont délivré un set parfait au son propre de bout en bout face à une Altar clairsemée souffrant forcément de jouer en même que le set Behemoth sur la Mainstage 2. Mais pour les amateurs, manquer une prestation à la fois variée, brutale avec une dose de groove et de violence viscérale, ça tenait du sacrilège. Le plus impressionnant dans tout ça c’est qu’on voit bien que ce groupe / album a influencé une bonne partie de la scène Deathcore, sauf que là on a clairement ce qui se fait de mieux avant que ça devienne n’importe quoi. 
 
Baroness :
Voilà une paire d’année que je n’avais pas revu Baroness sur scène. Sans être amateur des derniers albums, le groupe a généralement donné des concerts qui mérite le détour. Le début du concert sera mollasson, mou, fade, lent… et il faudra attendre la fin du concert pour que le groupe se penche sur ses premières productions et redonne un coup de fouet à son set, un peu tard.
 
Deep Purple :
Tête d'affiche de ce premier jour de festival, et légende incontestable du Rock au sens le plus large possible, Deep Purple rassemble bon nombre de chroniqueurs de Metalorgie, certains pour une heure et demi de passion béate, d'autre pour quelques titres en mode curieux. La Mainstage 1 s'est dotée d'un grand écran en fond de scène, qui diffuse des images du groupe différentes des écrans sur les côtés de la scène, détail non-négligeable vu l'affluence énorme autour de Deep Purple... Les Britanniques ouvrent leur set avec quelques titres récents, et même s'il est évident qu'ils ont une super forme et qu'ils n'ont toujours pas d'arthrite (surtout Don Airey aux claviers, LE virtuose de la journée), on sent que quelque chose cloche... C'est tout simplement que ce ne sont pas ce que les gens attendent de Deep Purple (même s'ils ont le bon goût de choisir des titres intéressants comme The Surprising ou Birds Of Prey, qu'on avait déjà salués dans notre chronique). C'est d'abord Strange Kind Of Woman, premier classique à être joué qui réveillera l'ardeur de la foule, puis Lazy, tous deux distillés au milieu d'une heure de morceaux récents. Puis vient le le final, une demi-heure de grands classiques incontournables : Perfect Strangers, Space Truckin', Smoke On The Water, Hush (avec l'ajout d'une bataille de solos entre Don Airey et Steve Morse) et Black Night...
 
Obituary :
Direction Obituary pour se réchauffer les esgourdes à coups de Death Old School. Sans surprise, les Américains livrent un live calibré où les vieux morceaux ont une place de choix. Avec une Altar bien remplie, les Slowly We Rot ou Chopped In Half trouvent un écho chez beaucoup de fans. Ralentissements, lourdeur des riffs, batterie tirant par moments sur le Punk, rien de nouveau sous le soleil mais ces papas du Death ont une fois de plus ravi leurs fans avec talent.
 
Electric Wizard :
Doom Fuzz et pattes d'eph en coucher de soleil, Electric Wizard s'apprête à prendre possession de la Valley et le terme « possession » est faible. Il plane déjà une très forte odeur de marijane dans l’air alors que le groupe foule à peine la scène et que les lampes des amplis Marshall commencent à chauffer. "Hear me, Lucifer !" Un Black Mass à réveiller les morts ne tarde pas à s’emparé du public sur fond de projections nsfw psyché-erotico-sanatico-sadomaso. Le son des anglais, très élevé comme à leurs habitudes, est très bien maîtrisé jusqu’au terme de l’heure de set accordé au combo clôturé comme en 2014 par Funeralopolis.
 
 
Marduk :
Au détour de la Temple, Marduk crie toute sa haine et déploie son imagerie guerrière à qui veut l'entendre. Rien de surprenant pour qui connaît un tant soit peu l'ardeur des Suédois. Bon, c'est méchant, pas très fin et la batterie est un peu trigguée, mais pour qui recherche une dose de Black rentrée dans le crâne à coup de Panzer, le show fait l'affaire sans extras particuliers.  
 
Rancid :
...And Out Come The Wolves est un album qui a régulièrement tournée sur ma platine il y a quelques années. Sans être un connaisseur de Rancid néanmoins, leur venue au Hellfest s'annonçait comme un des moments fort sur la partie Punk du festival. Et le contrat est remplit, le groupe va jouer anciens les titres (dont beaucoup de And Out Come The Wolves) et deux ou trois récents. L’énergie est là, le groupe semble s’éclater sur scène même si la machine est bien huilée. Bonne ambiance, énergie : Rancid donc?
 
Autopsy :
Autopsy n'est pas une tête que l'on voit souvent dans nos contrées, pas d'excuse pour rater les garçons bouchers du Death-Doom en cette fin de soirée. « We are Autopsy and we play Death Fucking Metal » : Chris Reifert annonce la couleur du haut de sa batterie et entame les hostilités. Et le sieur et ses sbires nous ont réservé un grand écart discographique, allant de Severed Survival en passant par Mental Funeral pour aboutir sur le dernier EP Skull Grinder. Quelque peu taquin avec l'audience éparse et un peu engourdie, le leader n'aura de cesse d'envoyer pain sur pain derrière les fûts tout en haranguant la foule de sa voix grasse. Tu t'endors un peu avec les pavés Doom-Death et leurs mélodies lugubres ? Compte sur Autopsy pour te caler des départs en trombe foutrement idiots mais efficaces qui font simplement remuer la tête sans réfléchir malgré la fatigue. Accompagnée d'un son très correct, cette rareté scénique aura fait son effet malgré une affluence injustement basse.  
 
In Flames :
Ne nous voilons pas la face : les deux derniers albums d'In Flames sont insipides, pour rester poli. L'épreuve du live avait tout pour effrayer, d'autant plus qu'on découvre que le groupe est agrémenté d'un claviériste full hipster, mais le groupe s'en sort finalement extrêmement bien. Les récents titres fades sont boostés par l'énergie de la scène et réussissent presque à passer inaperçus au milieu des vieux titres joués (Cloud Connected, Only For The Weak... même Deliver Us passe crème !). Seul bémol, le hit Take This Life, joué en toute fin de concert, est le titre de trop pour Anders Fridén. Son chant, vraiment en place sur le reste du set, était une preuve que l'évolution musicale du groupe n'est pas liée à la perte de ses capacités de screameur. Mais la fatigue d'une heure intense doit avoir eu raison de lui, et les refrains de Take This Life sont méconnaissables... Malgré tout, le groupe partait de loin et la surprise est très bonne pour clore ce premier jour.
A peine le show d’In Flames terminé que résonne dans les haut-parleurs des Mainstages le célèbre Black Hole Sun de Soundgarden. Un hommage non dissimulé à Chris Cornell qui nous a quitté il y a déjà un mois de cela.
 
The Damned :
"We are The Damned. Fuck brexit." C’est au punk-gothic de The Damned qu’il revient cette année de résonner sur la Warzone pour clôturer cette première journée. Les anglais, et tout particulièrement leur claviériste fou qui ne tient pas une seconde en place, déploient une forte énergie pour maintenir éveiller les festivaliers qui sont venus en nombre assister à leur prestation. Sous le regard de sa statue qui surplombe le côté Punk/Hardcore du festival, le combo londonien dédie Love Song, morceau d’ouverture de l’excellent Machine Gun Etiquette, à feu Lemmy Kilmister.
 
 
Le top 3 des chroniqueurs présent :
 
Bacteries : Subrosa, Rancid, Deep Purple
Pentacle : Subrosa, Electric Wizard, Verdun
Max : Cryptopsy (1er ex-aequo), Powerwolf (1er ex-aequo), Autopsy
Zbrlah : Devin Townsend Project, Deep Purple, Myrath
Meo : Electric Wizard, Monster Magnet, Red Fang
Nonohate : Cryptopsy, Electric Wizard, Autopsy
Julien : Rob Zombie, Behemoth, Avatar
 

Vendredi 27 janvier 2017

Un extrait du concert acoustique donné par Geoff Tate (ex-Queensrÿche) en Floride le 24 janvier dernier se visionne dans la suite.

Lundi 19 décembre 2016

Du clip chez Queensryche avec Bullet Proof.

Samedi 14 mai 2016

Inquisition sortira son prochain album, Bloodshed Across The Empyrean Altar Beyond The Celestial Zenith le 26 août chez Season Of Mist. Il a été enregistré au London Bridge Studio de Seattle (Alice In ChainsQueensryche, Wolves In The Throne Room) en compagnie d'Arthur Rizk (Prurient, Power Trip). Pour rappel, le groupe sera en tournée en France cet automne avec Rotting ChristMystifier et Schmmasch.

Lundi 14 mars 2016

Si vous voulez voir le chanteur de Queensrÿche Todd La Torre et le guitariste de Whitesnake Joel Hoekstra faire une reprise acoustique du Love Ain't No Stranger de Whitesnake, c'est ici que ça se passe.

Lundi 07 septembre 2015

Queensrÿche a sorti un clip pour "Guardian", extrait de leur nouvel album Condition Hüman, prévu pour le 2 octobre.

Mardi 21 juillet 2015

Queensrÿche va sortir Condition Hüman, leur nouvel album, le 2 octobre. "Arrow of Time", le titre d'ouverture, est en écoute sur soundcloud.

Mercredi 03 décembre 2014

Operation:Mindcrime (avec Geoff Tate de Queensryche) a signé chez Frontiers Music SRL pour sa trilogie d'albums à venir.

Mardi 18 novembre 2014

Ajout page groupe avec Queensrÿche, le groupe de heavy-prog qui a sorti en 1988 un des concept-albums les plus marquants de l'histoire de la musique, Operation : Mindcrime.

À noter que son chanteur originel, Geoff Tate, sera de passage à Paris le 14 décembre prochain avec le Metal All Star, la tournée des légendes (il y aura également Zakk Wylde, Gus G., David Ellefson (Megadeth), Joey Belladona (Anthrax), Cronos (Venom)...) qui donnera un concert ce soir là au Cabaret Sauvage (Paris).

Les billets sont en vente dans les réseaux habituels : Fnac Spectacles, Digitick, Ticketmaster.fr. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.

Samedi 18 juin 2011

Le nouvel album de Queensryche, Dedicated to Chaos, sortira le 28 juin. En attendant, le groupe vous invite à réaliser votre propre vidéo pour Wot We Do. A gagner, une guitare dédicacée ainsi qu'une soirée en compagnie du groupe. Pour voir la vidéo de Geoff Tate, c'est par .

Samedi 04 juin 2011

Queensryche (Rock Prog) a mis en ligne le titre Around The World sur son Facebook.

Jeudi 26 mars 2009

American Soldier, dernier Queensrÿche, est écoutable dans son intégralité ici.

Dimanche 22 janvier 2006

Un nouveau morceau de Queensrÿche a été posté ici.