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Biographie

Putrid Offal

Formé en 1990 dans la région de Valenciennes (Nord Pas de Calais) Putrid Offal fait office de pionnier dans la catégorie Death / Grind en France. Après avoir sorti une première démo en 1991, Unformed, le groupe apparaîtra sur deux split : l’un avec les monstres du Grind belge Agathocles (At the Sight of the Foul Offal... / Untitled) l’autre avec les Suisses de Exulceration (Infernal Disgust / Premature Necropsy). Les deux réalisations paraîtront en 1991. Les Français seront également sur la compilation Obscurum Per Obscurius en 1992. Malgré une nouvelle démo en 1994, Putrid Offal disparaîtra en 1995 avant de faire un retour des plus inattendus en 2014, avec un nouveau membre, Phil Reinhalter de Division Alpha. 2015 marque la sortie d’un double album regroupant tous les enregistrements de la formation : Mature Necropsy, dont le premier disque contient des titres totalement réenregistrés. Peu de temps après la sortie de cette compilation, la formation est rejointe par Laye de Dehuman à la batterie. C’est avec ce line-up que PO s’apprête à participer aux éditions 2015 de l'Obscene Extreme, du Fall of Summer et du Loches en Grind.

Chronique

Mature Necropsy ( 2015 )

Ce fut sans nul doute la nouvelle marquante de la fin d’année 2014 dans le milieu de l’underground hexagonal. Après 20 années de silences, Putrid Offal, groupe pionnier du Death / Grind français orienté gore est de retour. Pour l’occasion PO a réenregistré plusieurs de ses titres issus de démos et splits pour offrir la compilation : Mature Necropsy. Un disque au doux parfum de chairs en décompositions. 

Pour ce come-back venu d’ailleurs, les deux membres fondateurs, Fred et Franck, se sont entourés de leur vieil ami Phil Reinhalter du groupe de Cyber Metal, Division Alpha. Un apport très judicieux dans la mesure où, après une absence si prolongée, le groupe avait besoin de sang neuf mais surtout d’un regard extérieur qui permet d’apporter une touche de nouveauté. Composés durant les années 90, les titres de Mature Necropsy ont naturellement une dominance Old School. Cependant, Putrid Offal a réussi à leur insuffler de la modernité. Exit la vieille production au son étouffé, les compositions ont plus de mordant, plus de brutalité, elles sont bien plus massives. Si les nouvelles technologies y sont pour beaucoup, lors des réenregistrements, PO a parfaitement su s’adapter à ce qu’il se fait de nos jours, sans enlever l’ADN qui était le leur durant le début de leur carrière. Musicalement c’est du Goregrind pur et dur, qui alterne grosses accélérations avec des passages très lourds, très lents et oppressants. Illustration faite avec des titres comme Mortuary Garlands, Gurgling Prey et l’excellent Suffering qui abattent des riffs violents et ultra rapides avant des breaks très brutaux, qui d’un coup plombent une ambiance proche du domaine médical, un peu comme jadis le faisait Carcass sur les chefs d’œuvres que sont Reek of Putrefaction et Symphonies of Sickness. Ce genre de formation doit répéter dans des blocs opératoires pour parvenir à donner ce côté clinique et froid à outrance. Les vocaux quant à eux sont totalement dans le style, parfois gutturaux et très profonds, d’autres fois criards, amenant une sorte de folie passagère très malsaine. 

Mature Necropsy n’est pas pour autant un disque de Grind bête et méchant comme souvent peut le croire un public non-averti. Putrid Offal sait aussi offrir de la diversité dans sa musique, Symptom joue plus sur les nuances, et offre une palette plus large, tout comme Rotted Flesh et Repulsive Corpse, qui a pour invité Monsieur Stéphane Buriez de Loudblast. Des morceaux qui sont plus longs, et bien plus proches du Death Metal que d’un Grind stéréotypé. 

Toutefois, il est regrettable que pour ce retour le batteur soit remplacé par une boîte à rythme. Si celle-ci est bien programmée et peut donner l’illusion qu’un mec se trouve derrière les fûts, il se dégage par moment un côté mécanique qui fait perdre un peu d’intensité. Cependant ce n’est pas criant et le rendu général est très bon. 

Quelles que soient les raisons et motivations de ce retour, Putrid Offal prouve qu’il a du savoir faire et qu’il n’a pas tout dit lors de son premier passage. Vivement un album de nouvelles compositions, espérons que celui-ci arrivera prochainement.

A écouter : Suffering, Gurgling Prey, Symptom, et surtout le volume à fond