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Biographie

Psylaw

Psy-Law ( référence aux champignons hallucinogènes, reprise aussi dans l'artwork du disque) est une formation encore jeune puisqu' existante depuis seulement février 2001. Seul porte-parole d'un style répondant au doux nom de traktopel-core, le groupe, originaire de Bordeaux, enregistre leur 5 titres aux côtés de Fred Foulquier (Nihil, Oversoul, Zombie Eaters …) et ne tarde pas à faire parler de lui. Il ne faudra guère de temps pour que la démolition sonore dispensée par Psy-Law gagne la scène ce qui les amènera à côtoyer de groupes tels que Eths, Black Bomb Ä ou encore Psykup. Un de leur morceau apparaît sur le compilation Sudcore en 2002 et nos 6 bordelais montent avec Dham leur collectif : "Arghhh". Force est de constater que pour un début, ils s'en sortent plutôt bien. Début 2004 parait leur premier album Sculptures avec un changement de line-up au chant.

Chroniques

Sculptures Psylaw
15.5 / 20
4 commentaires (13.75/20).

Sculptures ( 2004 )

Psylaw, uniques représentants du traktopel-core, remette le couvert et on peut affirmer sans crainte qu’en terme de boucherie ils ont accomplis de sérieux progrès avec Sculptures. Difficile de comparer leur premier album avec le précédent maxi tant le style a évolué. L’arrivée d’un nouveau bourreau vocal y est peut-être pour quelque chose, pourtant le groupe n’a pas seulement réformé la forme mais aussi le fond. Les excursions néo-HxC sont vite oubliées pour laisser place à un réel engin de destruction massive. Shrouded in mist entame le désossement de notre corps sans équivalent possible : entre chant apocalyptique et batterie dévastatrice se glisse des montées en puissances électriques bluffante. Le groupe nous promène à sa guise vers l’abattoir et ce n’est pas la présence de Seb (chanteur de Dham) sur le final qui pourra nous en détourner. Le nom de Black Bomb A s’impose nécessairement à nos tympans. La rapidité d’exécution, le relief apporté par le double chant, l’aspect très brut et punk (l’écoute de Raw(k) and raw(l) laisse des stigmates douloureux) des compos rappellent furieusement les rejetons de Human Bomb. La présence de Djag (ex BBA et actuel chanteur de Sarkazein) accompagné par julien de Psykup sur WHVN apparaît comme une curieuse coïncidence. Le rendu sonore de quatre voix aussi particulières les unes que les autres ne peut qu’être jubilatoire … le Teacher de Psykup n’est pas bien loin et même plus proche que l’on ne le pense. Les changements de rythmes (B.M.S), certaines parties de guitares complètement décalées (Sculptures) ou encore des passages aux frontières de la pop (Daytona day) apporte à la musique du groupe à un furieux air d’autruche-core qui ne laissera personne indifférent.
Psylaw ne se contente pas de tailler dans la barbaque à grands coups de hachoir mais sais aussi découper délicatement de nobles morceaux qui raviront nos papilles auditives. Le berçant Introducing the spy démontre une réelle capacité à ralentir le tempo et à offrir de tendres mélodies qui, aussi paisibles soient-elles, ne trompent pas longtemps notre esprit pourtant manipulé avec talent. Ces incursions de relative douceur s’infiltrent par les fissures et se répandent aussi discrètes que parfaitement insérées (Mathis).
Tout ces ingrédients réunis offre à Psylaw une réelle personnalité qui leur manquait quelque peu par le passé. On ne peut qu’être réduit à l’état de proie, de troupeau mené par une main de maître vers le débitement cérébral en tranche. Ils maîtrisent leur sujet et leur punk-méta-hardcore ne peut que ravir mes envies de viandes rouges. Ce sont des sculpteurs et leur matériau préféré est la chair humaine …

A écouter : Shrouded in mist, Raw(k) and raw(l), Introducing the spy, B.M.S

Psylaw ( 2001 )

La couleur est annoncée par le groupe … le traktopel-core ne fait pas dans la dentelle, c'est une évidence dés les première notes de Burino style. Un son de gratte rappelant Oversoul nous invite à mettre un pied dans l'engrenage ; une fois pris dedans on ne peut plus en sortir. Le rythme s'accélère, cavale (nos tympans ont du mal à suivre) ; le temps de récupérer ses esprits et on se retrouve pris entre un double chant hardcore rageur et une bande de zicos qui ne lésinent ni sur la double pédale, ni sur le slap ravageur. Les voix se font plus mélodieuses l'instant d'une accalmie aux sonorités plus néo, tout de même entrecoupée d'envolées vocales hargneuses. Psy-Law rappelle Black Bomb Ä, non pas dans la musique en elle-même (même si la puissance développée par le double chant est similaire), mais plutôt par le côté hold-school fusionné avec tout ce qu'a pu engendré le courant néo.
Drive me to emprunte un chemin orienté vers un métal moins lourd, plus fusionnel. Les hurlements partagent ici l'affiche avec un phrasé rappé efficace, les guitares sont moins rentrent-dedans mais restent énergiques tout en assénant une mélodie omniprésente et la rythmique basse/batterie se fait plus subtile. Le groupe montre ce dont il est capable et ne reste pas enfermé dans une recette métal-hardcore étouffante. On sent qu'ils veulent faire bouger les foules avec leur musique et pour ma part, le pari est gagné (même dans mon canapé) … je conçois avec peine le rendu sur les planches, beaucoup ne s'en remettront pas.
Psy-Law a plus d'une carte dans son jeux et le démontre encore un fois en prenant l'auditeur à contre-pieds avec un Soft qui contraste vraiment avec les autres compos du disque. Calme et mélodie sont ici de mise … à croire que les cris primaires sont oubliés. Paroles chuchotées, chœurs doucereux et ambiances planantes tentent de nous préparer à la retombée dans une brutalité sonore qui nous manquait déjà soutenue par des riffs de guitares bien foutus mis en avant pour notre plus grand plaisir auditif. L'alternance entre dérapages musclés et beauté lyrique prouve que le traktopel-core n'est pas que violence et sait travailler dans la finesse, faute de ne démolir que dans la masse.
Angel front ramène le navire à des horizons plus tumultueux et on ne se lasse pas de secouer la tête sur fond de métal-hardcore sur vitaminé … à croire que nos vertèbres sont à toute épreuve. Le groupe continue d'appliquer sa recette diablement efficace à forte tendance épicée sans se soucier des frontières entre genres. Là encore refrain hurlés et couplets rappés se concurrencent soutenus par des riffs d'intensité croissante pour une montée en puissance vers une conclusion qui nous laissera éprouvés par tant de lourdeur sonique.
Même si la musique assénée par Psy-Law n'est pas d'une originalité fracassante, efficacité et talent sont au rendez-vous. Le groupe est encore jeune et faute de s'être affirmé au travers d'un style plus personnel ils ont déjà le grand mérite de nous faire bouger …
comme subliminal

A écouter : A
Psylaw

Style : Metalcore
Tags :
Origine : France
Site Officiel : psylaw.fr.st
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