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Biographie

Pretty Mary Dies

Pretty Mary Dies est un jeune quatuor bordelais évoluant dans une registre Hardcore aux forts accents Metal. Après une première démo en 2004, le groupe se lance dans 2 autres productions les 2 années suivante.En 2006 Then The Locusts Came inscrit définitivement la formation dans la frange des groupes influencés par Converge et Dillinger Escape Plan.

Put Our Name On The Walls Of Your City ( 2009 )

Un temps, Put Our Name on the Walls of Your City est passé pour un album posthume. Construit comme un journal intime au quotidien alléatoire, ses titres en forme de dates apparaîssaient comme les chapitres d'une vie dans laquelle on allait farfouiller tel un archéologue ou tout simplement un voyeur. Une sorte de testament mais dans lequel rien n'est figé. Car la richesse et l'intérêt de Pretty Mary Dies est certainement cette volonté de faire péter les barrières musicales comme du vieux carton, démontrant aussi qu'elles peuvent s'avérer moins épaisses qu'on voudrait bien le croire et qu'animé d'un certain objectif, d'une idée commune, il est facile d'homogénéiser tout çà, de saisir le meilleur qui peut se trouver partout pour en faire un objet honorable.

Put Our Name on the Walls of Your City n'est pas racoleur pour un sou. Un hardcore aux contours acérés où perce l'influence maladive de Converge, Botch ou Unsane dérivant parfois vers un profil plus mathcore avant de changer son fusil d'épaule pour s'engager sur des chemins en apparence plus veloutés, mais au final gorgés d'épines, comme le Fugazi de End Hits. Pretty Mary Dies pratique l'alternance laissant éclater sa fureur avant de retomber dans un état vaporeux symbolisés par les Unknown Days, jours que l'on ne peut identifier, moments informels où l'esprit s'égare et l'inspiration se fait plus aventureuse, tempérant l'aspect un peu sec et toujours alambiqué de l'ensemble. 

De bonnes idées, une mise en place réfléchie pour un album qui ne se livrera pas de prime abord et qui demandera du temps pour être apprivoisé. Avec Put Our Name on the Walls of Your City, Pretty Mary Dies franchit un bon palier mais il manque toujours la petite étincelle d'inspiration pour passer à l'étage supérieur.

Tracklist : 1. Unknown Day, 2. November the Thirtiest*, 3. April the Third, 4. Unknown Day, 5. April the Fourth, 6. August the Twentiest*, 7. Unknown Day, 8. October the Fourteenth, 9. April the Nineteenth, 10. December the Twentyfirst.

A écouter : November the Thirtiest, April the Fourth
11.5 / 20
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Then The Locusts Came ( 2006 )

Ce nouveau disque des jeunes Pretty Mary Dies, à la pochette bien classe, dont les tons et la matière me rappellent l'unique disque de feu G77, est ce qu'on appelle un paradoxe musical. Il faut dire que se lancer dans le "chaos hardcore metal" ne revient pas forcement à se donner des ailes pour sortir son épingle du jeu, c'est le moins qu'on puisse dire. Il y a toutefois quelques formations qui y parviennent, même de part chez nous, lorgnez vers Comity ou I Pilot Daemon par exemple. L'espoir est donc toujours légitime.

Sur les 8 morceaux de Then The Locusts Came, on trouve autant de naïveté rageante que de parties pas forcement mémorables mais qui développent une énergie sauvage fort appréciable. A son avantage, le quatuor ose un bon lot de pirouettes. Entre les mosh parts coups de poing bien hardcore, les parties Metal "Evil" qui viennent noircir le tableau, les relents screamo et mélodiques ("The Worst Song", c'est pourtant la meilleure ohoh !) qui font affleurer une certaine mélancolie au sommet d'une colère omniprésente, Pretty Mary Dies en distribue pour tout le monde. Le problème étant qu'à trop vouloir en faire, le ciment n'a malheureusement pas le temps de saisir toutes les briques de compositions complexes mais sans réels fils conducteurs (ou alors qui se termine en queue de poisson quand il y en a un). Souvent alambiqués, les morceaux pêchent par des transitions qui arrivent un peu trop fréquemment comme un cheveux sur la soupe. A côté de cela, Pretty Mary Dies parvient tout de même à installer une  atmosphère furieuse et obscure et à prendre racine grâce à un son puissant et agressif servi par un mixage efficace.

Bref, si tu es déjà passé par les cases Coalesce, Botch, Converge et les premiers efforts de Dillinger Escape Plan, ce sympathique disque de Pretty Mary Dies a peu de chance de retenir ton oreille. Quoi qu'il en soit, l'envie et le potentiel sont bien présents, les influences bien collantes le sont également. Reste à s'en défaire et pondre des compositions personnelles, car même si ce premier véritable album se révèle  un tantinet disparate, il comporte clairement assez de bonnes choses pour mettre la puce à l'oreille.

Belle initiative, le disque est en libre téléchargement sur leur site.

A écouter : The Worst Song