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Biographie

Powell

Rity (Chant, Guitare)
Dimitri (Chant, Guitare)
La Djag (Basse)
Joris (Batterie)

Né en 2003 au Mans, Powell s'inspire de la scène indie rock / post hardcore portée par des groupes tels que Fugazi, Quicksand, Engine Down ou encore Karaté. Après 2 Eps et un split album (chronique), le quatuor sort un premier album en 2007 sur Yr Letter Records, Silent Clashes.
Powell livre un indie rock brut et énergique qui trouve son meilleur echo sur scène, une scène partagée avec des groupes comme Killing Joke, Engine Down, Down To Earth, Dead Pop Club, Bushmen et bien d'autres.

Chronique

14.5 / 20
1 commentaire (15/20).

Silent Clashes ( 2007 )

Sur le split album aux côtés de Clumsy, Down To Earth et Atomic Garden on sentait que Powell cultivait déjà une certaine différence. Kyrielle d'émotions et de ressentis, technique versatile à la croisée des genres, le combo brouillait les pistes. Silent Clashes est donc pour nous l'occasion de confirmer cette première bonne impression et pour eux de rentrer pour de bon dans la cours des grands.

A l'image de leurs compères de Down To Earth, Powell s'acquitte sans mal de son quota de tubes. Que ce soit dans une veine post hardcore ("Foolishness") ou plutôt indie rock noisy aux relents emo ("The End Of Me", "Room 65"), les gaziers trouvent leurs marques et adressent des enchainements imparables. Désillusion engendrée par un chant désespéré, envie d'en découdre soutenue par un rythme au taquet et des vocaux arrachés, riffs grisants, mélodies bien sentis, Powell joue la pieuvre sans s'éparpiller, progresse aux quatre vents sans se planter. Où alors seulement l'espace de quelques instants, car à trop vouloir tirer sur la corde, Powell s'emporte lors de quelques passages vraiment vains qui peuvent laisser perplexe. On pense notamment à la fin de "Silent Clashes" et son phrasé ("My body, my soul, my flesh...") qui laisse seulement deviner l'émotion à défaut la faire véritablement ressentir. Une approximation sans doute liée à un accent anglais pas toujours dans le jus. Heureusement très peu fréquentes, ces digressions se perdent sans mal dans le flot de moments mémorables et étincelants que Powell sème avec énergie, volonté et surtout sans se reposer outre mesure sur des influences pesantes.

Powell signe un parcours initiatique enthousiasmant car original et caractériel (ce qui n'est pas donné à tout le monde dans le style), puis surtout touchant, car vecteur de sentiments diamétralement opposés entre mélancolie et colère, sourire et introspection. Sans trop prendre de risque, on peut légitimement miser sur une suite de qualité qui gommera les quelques maladresses et renforcera la personnalité déjà bien assise de Powell quelque part entre At The Drive-In, Portobello Bones et Quicksand.

A écouter : Room 65 - The End Of Me - Foolishness