Samedi 23 juin 2018

Live Report : Il est tout chaud, tout frais, notre report du Hellfest.

Treizième année ! Et pour ma gueule treize à la suite, oui messieurs dames. Et que de chemin parcouru par ce festival ! C’est devenu un marronnier des débuts de report du Hellfest : mais quoi de neuf cette année ? L’orga' a mis le paquet sur les Mainstages en refaisant toute la déco des bords et du bar central, le tout avec derrière deux arches immenses qui balancent de l’eau, une en continu, l’autre en faisant des motifs ou en écrivant des choses avec l’eau (bonne idée quand il fait chaud !). Devant les Mainstages et la Warzone, on a désormais des pavés, fini la poussière ! Oui c’est démesuré, oui c’est fou, mais la gueule du site est dingue. Au bout de treize ans on peut dire “et la fontaine écrit des choses avec l’eau” avec un naturel et un côté désabusé.
Du côté de l’entrée du festival et son "Camden Town" version Hellfest, on trouve quand même plus étonnant de voir des stands bien éloignés du monde de la musique, comme une marque d’agroalimentaire à base de soja ou encore un assembleur / site de vente de PC. A t-on vraiment besoin de ça ? (c’est rhétorique hein)
Coté musical pour cette première journée il y avait une thématique “Hard Rock à papa” avec des groupes comme RoseTattoo, Timeline de Chris Slade, EuropeHollywood Vampires (avec Alice Cooper / Joe Perry d'Aerosmith et Johnny Depp, l’acteur bien connu de Rango ou Il était une fois au Mexique... Desperado 2), des groupes bien sous tout rapport : Converge / Meshuggah / A Perfect Circle, du Punk Rock comme Seven Hate, Burning Heads ou encore Bad Religion et un bel enchaînement Sludge avec du Crowbar / Eyehategod / Dopethrone / Corrosion Of Conformity.

Fange : Débarqués un peu à la bourre le temps de se garer, on admire tout de même une bonne moitié du set des Rennais, en forme et en jambes de bon matin. Les titres de Purge et Pourissoir se succèdent et cassent des nuques venues étonnamment nombreuses aussi tôt dans la journée. A croire que Fange s’est forgé une petite réputation mine de rien, et quand on voit le hurleur Matthias étaler ses tripes sur scène, on comprend mieux. Le rendu est un peu dégueu' mais l’exécution est au top. Le réveil idéal.

Bunkum : Première excursion sur la Warzone et première bonne mandale Punk Hardcore tendance Beatdown. On a encore les yeux qui collent et on se mange une bonne rafale de riffs plombés issus en partie de l'ep Crieres sorti en 2016, de quoi se réveiller convenablement, baignés d'un soleil déjà radieux. Bonne surprise et belle performance pour une Warzone bien mise en valeur cette année.

Darkenhöld : Il est toujours un peu étrange de commencer son Hellfest par du Black Metal. Surtout à midi. Quand bien même, les niçois de Darkenhöld ne sont pas présents dans le Grand Ouest tous les quatre matins et c’est tout de capes vêtus qu’ils nous accueillent sous la Temple pour leur Metal noir à ambiance médiévale et magique. Il faut dire que les claviers (samplés pour l’occasion) participent beaucoup à cette ambiance. Le son est bon, les guitares largement discernables, ce qui n’est pas un mal pour ce type de musique, porté par la voix de Cervantes en maître de cérémonie, très appréciable. Un groupe qui livre un bon set, fidèle à ce que peuvent donner leurs albums depuis dix ans.

Tesseract : Auteurs d’une musique "géométrique", aussi pachydermique que planante, les gars de Tesseract sont aussi carrés en live qu’en studio. Il est encore tôt, mais ça n’arrête pas les Anglais qui envoient du lourd, avec une précision chirurgicale et un son au top (on aurait pu avoir peur que le vent ait une mauvaise influence, mais le son de Tesseract est le plus fort). Côté setlist, les morceaux joués sont issus de One, d’Altered State, et du récent Sonder ; mais rien de Polaris. Dommage. Daniel Tompkins, entre deux mouvements à la Power Rangers, laisse une partie du chant growlé à son bassiste (bassiste qui est pieds nus pour accentuer sa ressemblance avec Steven Wilson), mais ne se prive pas lui-même en ce qui concerne les hurlements, notamment sur King qu’il dédicace à tous les musiciens du public. Un très bon concert d’un excellent groupe, malgré les quarante petites minutes de durée du set.

Dopethrone : Les québécois traînent enfin leurs pieds au Hellfest ! Et c’est peut être l’heure matinale qui les a perturbé mais on les a vu plus en forme, c’est mou, les inter-titres ne prennent pas et l’ensemble à un côté linéaire qui s’écoute, mais ne pousse pas à la folie. Pourtant le nouveau batteur a un jeu plus varié que l’ancien et sonne aussi plus métallique que par le passé. Mais rien à faire la sauce ne prend pas des masses. Dommage car en forme les trois là auraient retourné la Valley à une heure plus avancée.

Schammasch : Après une tournée aux côtés de Batushka en début d’année, le groupe Suisse revient se produire face à nous sous la tente de la Temple. Avec leur musique fleurant constamment à la frontière du Black Metal et des nervures les plus obscure du genre comme l’Ambiant.. En ressort un show sensoriel mais qui regorge de technicité. Malheureusement, le son qui n’est pas à leur avantage et les trois guitares, trop en retrait, n’aident pas à discerner toute la complexité de leur musique dans ces conditions. Mais passé ce contre-temps, la prestation se veut fort honorable et Schammasch reste un groupe à suivre pour ceux qui recherchent de la fraîcheur dans un genre parfois peu enclin aux prises de risques comme le démontre le triple album Triangle sorti en 2016, quelque part à mi-chemin entre Behemoth et Blut Aus Nord.

Sons Of Apollo : Le Hellfest 2018 est pour Sons Of Apollo l’occasion de faire son premier concert en Europe ! Le supergroupe ouvre sur le pavé God Of The Sun pour dix minutes de Prog mélodique de haute volée. Malheureusement, les claviers sont difficilement audibles et la guitare est un peu brouillonne. Le long solo de Ron "Bumblefoot" Thal sur Signs Of The Times sera néanmoins très propre. Quant aux claviers, eux vont fluctuer, tantôt trop forts et tantôt quasi-absents du mix, avant de trouver un bon compromis en milieu de set. Peut-être est-ce aussi la faute du vent qui balaye la zone devant les Mainstages ? Les autres instruments ont bien sûr leur mot à dire, à commencer par Billy Sheehan qui rajoute un petit solo de basse n’existant pas sur la version studio de Divine Addiction. Mike Portnoy est visiblement ravi d’être là, tout sourire derrière ses fûts (et son micro), pendant que son confrère ex Dream Theater, Derek Sherinian, semble plutôt blasé. Jeff Scott Soto est un bon frontman, charismatique et pas mal communicatif, qui fera même chanter une foule réceptive sur Coming Home.

Celeste : 14h20 à la montre, il est l’heure de prendre sa claque sous la Valley en compagnie de Celeste. Les lyonnais étant peu habitués à jouer sur des scènes de festival éclairés par la lumière du jour et ne pouvant pas délivrer l’aspect visuel que le groupe est censé montrer sur scène, il était intéressant de voir ce que le groupe allait nous proposer ici. Le résultat reste pourtant le même, à grand renfort de fumée, de stroboscopes et de lumières rouges vives, les musiciens, qui ont laissé tomber leurs lampes frontales, déroulent leur musique ultra oppressante sans fausse note. Le son est tellement lourd que l’on en oublierait les conditions dans lesquelles le combo se produit. Après l’apothéose atteinte durant D’Errances En Inimitiés, c’est le titre Ces Belles De Rêves Aux Verres Embués, extrait de Morte(s) Née(s), qui vient clore ce set. Il est temps de vite reprendre ses esprits, la journée est encore longue.

Seven Hate : En plein après-midi et en plein cagnard il est temps de se prendre une rasade de Punk à roulettes made in France, soit Seven Hate, nourri aux Pennywise, Comeback Kid et autre Bad Religion. Les poitevins exécutent proprement leurs classiques et font resurgir une certaine nostalgie chez les trentenaires du public. Et on n'oublie pas la petite pique nécessaire à notre président jupitérien. Pas de quoi casser trois pattes à un canard, mais suffisant pour maintenir le rythme d’une Warzone joliment agencée.

Rose Tattoo : Aïe Aïe Aïe ! J’y allais en espérant voir un petit Hard Rock sympa, version Australienne. Si le groupe est souvent comparé à AC/DC, en live c’est AC/DC en 12V. C’est atrocement mou, le chanteur manque de tonus et même si le groupe semble content d’être là, on se lasse vite.

Converge : Grands habitués de la Warzone du festival et de créneaux horaires de fin de journée, l’inquiétude était palpable à l’approche du set des américains sur la Mainstage 2 en pleine après-midi. Pourtant, peu importe l’horaire ni la scène où il joue, Converge met tout le monde d’accord avec une setlist qui fait la part belle au dernier album The Dusk In Us mais qui n’oublie pas les précédent de All We Love We Leave Behind jusqu’à Jane Doe avec Concubine qui vient clore ce court set d’une main de maître. Malheureusement quarante minutes c’est court et on n’aurait pas craché sur vingt minutes supplémentaire. Plus d’information à venir sur leur passage au Hellfest dans l’interview avec le chanteur Jacob Bannon que vous retrouverez sur le site dans les prochaines semaines.

Saor : Quel dommage. Quand tu vas voir un groupe de Black Metal Atmosphérique à tendance Pagan tu t’attends à que chaque instruments soient bien restitués sur scène, mais ici ça ne sera pas le cas. Sur les deux premiers titres on entend à peine les guitares, le violon surnage de manière dégueulasse et même si ça s’améliore au fils des titres, l’ensemble ne convainc jamais vraiment. La basse est beaucoup trop présente, cassant même parfois l’ambiance de certains titres, la voix est de bonne facture et la rythmique solide, mais sans guitares et et sans instruments traditionnels (pour certains samplés comme les flûtes) difficile de se mettre dedans. Très très dommage pour Saor car avec un meilleur son, les écossais auraient pu nous faire voyager d’une belle manière.

Meshuggah : Pantalons noirs unis, tshirts noirs unis, pas de blabla, pas de jeu de scène, ni même de headbanging. Sobre as fuck, peut-être, mais Meshuggah se rattrape sur l’exécution de ses compositions qui est tout bonnement parfaite. Pendant cinquante minutes, syncopes et saccades sont calées au micromètre. En revanche, l’affluence est étonnante (pour un groupe d’après-midi, et étonnamment bourrin pour une Mainstage) et on sera donc assez loin. A cette distance, le son Meshuggah nous arrive plus ou moins fort selon le vent, mais toujours aussi propre. Au deux-tiers du set, le colossal Bleed, que tout le monde reconnaît, vient finir de donner envie aux gens d’arracher des colonnes vertébrales. Mention spéciale pour l’ingé lumières, qui arrive à suivre les rythmiques incroyables sur les stroboscopes.

Demolition Hammer : Comment faire démarrer un circle-pit en cinq secondes chrono ? S’appeler Demolition Hammer, balancer Skull Fracturing Nightmare et avoir un parterre de Thrashers déjà conquis. Impressionnants sur album, les Américains ne faiblissent pas sur la vitesse qui est leur atout numéro 1. Slayer est rapide ? Haha, bonne blague. Entre les interventions micros brodées de "fuck", "fucking", "New-York", "motherfuckers", le batteur frappe comme l’éclair tandis que Steve Reynolds cale chaque syllabe sur la caisse claire. Avec quelques passages proches du Death, la cadence ne faiblit jamais, à tel point que la lecture des motifs Thrash Metal devient parfois ardue et connaître un tant soit peu les albums du groupe permet de mieux s’y retrouver dans la nuée infernale. Demolition Hammer est venu pour tout casser, c’est chose faite. Merci. Au revoir. Fuck. 
Crowbar : La grosse barbe proéminente de Kirk Windstein nous apparaît et pas seulement visuellement, puisque Crowbar empile les titres de qualité, qu’ils soient extraits du dernier album The Serpent Only Lies ou des classiques comme Broken Glass. Le rendu est bon et les riffs sonnent bien gras comme il se doit. Etrangement le public met un peu de temps à s’agglutiner, mais le quartet finit par le mettre dans sa poche en alignant une setlist qui en impose. What Else?

Uncommonmenfrommars : Shorts, t-shirts d’ados, casquettes à l’envers et chaussettes remontées, retour dans les années 90s pour les Uncommonmenfrommars. Grosse dose de bonne humeur avec le Punk Rock dynamique des frenchies qui semblent vraiment heureux d’être là. Ils en profitent pour placer une dédicace à leur compères Burning Heads (qui jouaient avant eux sur la même scène), en leur souhaitant un bon anniversaire pour leur 31 ans (« putain ils sont vieeeuuux », dixit les Uncommonmenfrommars).

Mysticum : Les précurseurs du Black Metal industriel reformé en 2011 nous font l'honneur de leur venue sous la Temple pour un set destructeur filant en ligne droite. Dr. Best, Prime Evil et Cerastes jouent à cinq mètres au dessus de la foule, tous les trois plantés comme des Y inversés sur de grandes plateforme. En arrière plan, un écran diffuse des imageries sataniques épileptiques. Impressionnant visuellement et musicalement. C'est froid répétitif et sans compromis, dicté par une boite à rythme pratiquement tout le temps calé sur le même tempo. On est à deux doigts pour que ça soit chiant à crever mais non, chez Mysticum ça fonctionne et ça détruit tout sur son passage.

Steven Wilson : Steven Wilson commence le concert à la basse, mais change rapidement son instrument pour une guitare (alors que Nick Beggs compense en passant au chapman stick en guise de basse). Après le premier titre, le Britannique annonce qu’une sélection de titres heavy seront joués, pour palier au fait qu’ils sont un des groupes les moins bourrins (Steven Wilson compare son groupe aux Abba du Hellfest !). C’est The Creator Had A Mastertape (de Porcupine Tree) qui est lancé dans la foulée, pour le plus grand plaisir des fans. Des titres de son ancien groupe, Sleep Together sera aussi joué en toute fin de set ; ainsi que des titres issus de plusieurs de ses albums solos. On notera l’originalité du frontman, qui présente non seulement son groupe, mais aussi une de ces guitares, nous expliquant qu’il est heureux de sa nouvelle acquisition, une Stratocaster de 1963, avant de jouer People Who Eat Darkness. Chaque titre est exécuté de façon parfaite. Pas de backdrop, mais un grand écran derrière le groupe, qui n’est malheureusement pas exploité sur chaque morceau.

Carnivore A.D. : Bizarrement Carnivore semble être tombé aux oubliettes. Pour rappel : le groupe a sorti deux albums dans les années 80 dans un style Crossover Thrash. Et au chant rien que moins que Peter Steele, futur leader de Type O Negative. Déjà à l’époque l’humour était noir et décalé (en témoigne le titre Jesus Hitler) et le groupe aura marqué le Crossover New-Yorkais. Là sur scène on a donc deux membres d’origines sur trois plus un bassiste / frontman qui physiquement ressemble à Steele (étrange).
Pour de ce qui est de la musique : c’est plutôt cool de pouvoir voir et entendre en vrai ce groupe mythique. Par contre ça a vieilli et même si on apprécier certains titres, une heure de set c'est longuet.

Church Of Misery : Line-up 100% nippon désormais pour Church Of Misery avec un Tatsu dont on peine encore à comprendre le jeu de basse, portée plus bas que Munky de Korn, et Hiroyuki, le chanteur, qui en fait des caisses visuellement. Et pourtant les mecs sont hyper bons, du genre à te faire groover comme rarement un Stoner / Doom assez classique mais imparable. Ce son chaud et groovy, ce gras chaleureux, cette voix envoûtante, tout est fait pour succomber au charmes des japonais. Et puis tu vois les mecs super contents d’être là, d’enflammer une Valley très réceptive à leur set. Tu demandes quoi de plus ?

Hollywood Vampires : J’avais préparé mon stock de vannes, j’étais prêt. Sauf à ce que Hollywood Vampires ne soit pas si mal. Alors attention, je n’ai pas dit que j’écouterai ça chez moi, non non, mais en live c’était très correct. En mêlant quelques compos et pas mal de reprises le groupe donne un concert de Rock / Hard Rock honnête, Alice Cooper change de registre (en reprenant du The Doors par exemple). Johnny Depp joue de la gratte, quand il est en rythmique ça passe, les solos c’est plus chaud (en face y’a Joe Perry tout de même), mais non il n’est pas ridicule. Les reprises sont bien foutues (The WhoThe Yardbirds / Mötorhead…). Donc il y aura eu Johnny Depp au Hellfest et mis à part se demander pourquoi un groupe qui a sorti deux titres originaux se retrouve tout en haut de l’affiche, c’était tout de même un bon moment.

Suffocation : Après s’être rempli la panse, quoi de mieux que de digérer pépère devant Suffo' ? Bon il faut avoir encore une petite place pour le dessert car la bande de New-York ne lésine pas à bourrer autant que possible. La crainte d’un son brouillon et trop synthétique n’était pas loin mais il n’en fut rien fort heureusement. Tout passe sans souci, même les soli sortent nets, quand ne s’abattent pas des riffs hyper-méchants. Et contrairement au groupe de Brutal Death Metal lambda, Suffocation fait un gros doigt à l’ennui en changeant de plan, de rythme toutes les 15/20 secondes (sans exagérer), de quoi surprendre suffisamment souvent. Sans être réservé qu’aux plus fins connaisseurs de leur discographie, Suffocation a de quoi plaire à tout amateur du genre, sans oublier les règles élémentaires de la politesse (un gentil et tout doux "thank you" du chanteur tous les deux titres après avoir growlé comme un ogre). Avec une part belle faite aux morceaux plus anciens (Infecting The Crypts, Liege Of Inveracity, Jesus Wept), les Américains ont retourné l’Altar sans aucune difficulté.

Eyehategod : Rien n’y fait, Eyehategod c’est les patrons du Sludge. En fait tout le monde le sait, mais tu peux seulement le comprendre une fois que tu les as vu sur scène. Genre force tranquille. Pas besoin d’en faire des tonnes. Déjà leur son parle pour eux : c’est gras, c’est fort, ça suinte et ça bastonne. Tout ce qu’on demande pour ce genre, donc. Puis Mike est très en forme vocalement, dégueulant sa haine avec puissance et justesse. C’est sans doute ça qui change depuis sa rémission, Eyehategod sonne plus juste, plus pro. Pas forcément qu’ils en aient quelque chose à branler, juste qu’ils le font pour eux et faut avouer que ça tape méchamment. Dans les riffs Stoner tellement au dessus de beaucoup groupes, dans le gras du Sludge méchant et noirâtre, ou alors dans les accélérations Hardcore qui laissent tout le monde sur le carreau. Bref, ce sont les patrons, c’est pas la peine de discuter.

Satyricon : «Allez, on va se poser au calme, c’est Therion qui va jouer et je m’en fous pas mal ». Horreur, enfer et damnation, voilà ce que c’est que d’être trop prévoyant et d’imprimer son running-order trop tôt. Satyricon a échangé son créneau avec les Suédois pour jouer en début de soirée pour laisser Therion conclure cette nuit de folie. Reste donc un bon quart d’heure après ce malheureux constat, durant lequel on pourra entendre la recette récente du groupe. Oubliez le Black Metal neigeux des années 90, là le tempo est bien plus standard (presque en sous-régime parfois) sur lequel se colle un riffing légèrement BM teinté Rock. Le genre de mélodies pas loin d’Inquisition, qui glissent sur le manche et fonctionnent pas si mal, mais difficile de juger beaucoup plus vu le peu de morceaux auxquels nous avons assisté.

Bad Religion : L’un des groupes culte du Punk Hardcore ricain s’expose sur la Zone de Guerre et met tout le monde d’accord, via un set énergique et calibré. Voilà le tableau : c’est propre, parfaitement aligné, mais ça manque d’une spontanéité inhérente au genre. Il faut dire que les gaziers ne sont pas tous jeunes et on peut toutefois reconnaître leur précision conservée malgré le poids des années. Le public est ravi et enthousiaste, prêt à en découdre. Un circle pit s’est même formé pour l’occasion, ne soulevant pas tellement de poussière puisque le sol en face de la scène est désormais pavé. On a parfois l’impression d’entendre les albums en live, sans surprise, on pouvait en attendre mieux malgré la performance.

Judas Priest : Ces dernières années, il était encore possible de se questionner sur l’intérêt que Judas Priest revienne se produire au Hellfest. C’était sans compter la sortie de leur nouvel album Firepower cette année, d’une qualité qui force le respect. L’attente était donc grande pour ce concert des anglais en tête d’affiche. Au-delà de l’aspect visuel du show qui se balade en permanence entre le kitsch Turbo Lover et du spectacle impressionnant pour les yeux, pour les oreilles on aura droit à des musiciens en très grande forme. Le temps file aussi vite que Rob Halford change ses tenues au cours du concert jusqu’à cette fameuse arrivée sur scène roulant sur une Harley-Davidson pour le Hell Bent For Leather. Living After Midnight vient clore le tout et l’on ressort de cette heure et demie avec des tubes plein la tête, de Grinder à Painkiller en passant par Breaking The Law et You've Got Another Thing Comin'. Judas Priest a clairement assuré !
Napalm Death : Les barons de Birmingham sont de retour sous l’Altar cette année encore, après avoir fraîchement sorti Coded Smears And More Uncommon Slurs dont on entendra un bout durant le set. Napalm Death joue à la maison et le fait bien sentir dans les tirades de Barney. Ce dernier entame dès le premier morceau son habituel jogging démantibulé autour de la scène en beuglant dans son micro avec la maîtrise qu’on lui connaît. S’il faut être tatillon (oui, "tatillon", j’ai le droit), on pourra arguer que le son était un peu moins propre qu’en 2016, avec des guitares légèrement plus floues. Mais c’est vraiment pour pinailler, car Napalm Death ne manque pas à sa réputation de chauffeur de salle et livre un show sans bavure, avec les incontournables (You SufferNazi Punks Fuck Off) et les offrandes plus récentes (Smash A Single Digit).

Corrosion Of Conformity : À minuit tapante les papas du Southern Metal aspergent la Valley de leur classe intemporelle, les mecs sont toujours pleins de ressources pour contenter un auditoire déjà conquis à cette heure-là. Un bon aperçu de la discographie est exposée, de Eye For An Eye à No Cross No Crown le dernier long en date et ma foi ce fut peut-être le plus clair rendu sous la tente en ce vendredi. Limpide et sans fioritures, le quartet a déroulé et assommé un auditoire en fin de journée, étalant un set efficace et pas vraiment surprenant. On ne s’attendait pas à mieux à vrai dire. C’est validé.

A Perfect Circle : Quatorze ans. L’attente aura été conséquente depuis le dernier passage français d’A Perfect Circle au Zénith de Paris en 2004. Venant en terre clissonnaise pour défendre album Eat The Elephant leur quatrième album (enfin !), le groupe ne s’est pas fait prier et a foulé la Mainstage 2 à l’instant où Judas Priest faisait retentir l’ultime note de leur concert. Progressant toujours dans l’ombre des lumières tamisées, c’est un véritable plaisir de retrouver Maynard James Keenan aux côtés de Billy Howerdel face à nous, plaisir partagé qui plus est d’après ses propres dires. Faisant la part belle à leur dernier album, certains morceaux d’Eat The Elephant atteignent un niveau de sublime sur scène que l’album seul n’atteint pas, ajouter à cela quelques passages par Mer De Noms et Thirteenth Step ainsi qu’une reprise de Dog Eat Dog en mémoire à Malcolm Young (AC/DC) et vous obtiendrez un des meilleurs concerts de cette première journée de festival. Par ailleurs, le groupe a également annoncé une nouvelle qui ravira tous les déçus qui n’ont pas pu saisir leur précieux sésame pour le concert à l’Olympia mardi : - A Perfect Circle reviendra au Zénith de Paris le 6 décembre prochain.

Rise Against : Un option intéressante pour se finir en ce vendredi sur la Warzone, Rise Against, qui mettait naturellement leur dernier album Wolves en avant. Soit une ribambelle de titres plus ou moins aseptisés, plus ou moins typés keupon hardcore 90’. Un set qui nous empêchera pas de taper du pied mais qui ne nous portera pas au-delà des cimes. Les Chicagoans ont fait ce qu’on attendait d’eux, ni plus ni moins. On pouvait néanmoins espérer davantage d’audace dans ce contexte.

Top 3 vendredi :
Bacteries : ConvergeMysticum - Crowbar
Chazo : MeshuggahMysticum - Svinkels
Pentacle : Eyehategod - Church Of Misery - Celeste
Skaldmax : Suffocation - Church Of MiseryDemolition Hammer
Tang : Converge - Corrosion Of Conformity - Fange
Zbrlah : Steven Wilson - Tesseract - A Perfect Circle
Meo : Church Of Misery - Eyehategod - Fange
Florian : A Perfect Circle - Bad Religion - Steven Wilson
Nonohate : Celeste - A Perfect Circle - Steven Wilson

Samedi 24 février 2018

Maudlin (Post Metal - Belgique, influencés Porcupine Tree, Alice In Chains, Mastodon...) vient de sortir son nouvel opus chez Counsouling Sounds et ça s'écoute en intégralité via ce lien.

Vendredi 08 décembre 2017

Porcupine Tree va rééditer en vinyle et en version remasterisée ses albums In Absentia (2002) et Deadwing (2005) en février et mars 2018.

Samedi 12 août 2017

Lightbulb Sun de Porcupine Tree va être réédité en 2xLP via Kscope le 27 octobre. Précommandes.

Lundi 04 janvier 2016

Chronique avec le nouveau Steven WilsonHand. Cannot. Erase. : "Peu d’artistes sont aussi prolifiques que Steven Wilson. Non-content de proposer une douzaine d’album avec Porcupine Tree, le Britannique est aussi actif avec les projets Blackfield et Storm Corrosion [...]".

Lundi 20 octobre 2014

Le bassiste de Porcupine Tree, Colin Edwin, met en écoute Etymology, le nouvel album de son projet Burnt Belief. Le disque sort dans les bacs demain.

Mercredi 01 octobre 2014

Tesseract a signé chez Kscope (Anathema, Porcupine Tree, Steven Wilson).

Vendredi 10 janvier 2014

Blackfield, le groupe d'Aviv Geffen, sera de passage avec Steven Wilson (Porcupine Tree) en guest le 6 février prochain au Trianon (Paris). Vous pouvez réserver vos places chez Digitick et Fnac.com.

Jeudi 15 août 2013

Roadrunner Records va sortir une box intitulé XXX : Three Decades of Roadrunner Records qui retracera les 30 ans du label, dessus les grand titres sortis par le label : King Diamond, ObituaryBrujeria, Type O Negative, Machine Head, Slipknot, Death, Fear Factory, Porcupine Tree, GojiraKarma To Burn, ...

Mardi 23 avril 2013

Dans une interview récente, Steven Wilson affirme mettre Porcupine Tree en hiatus pour se concentrer sur ses projets solo.

Jeudi 24 janvier 2013

The Raven That Refused To Sing (And Other Stories) sera le nom du prochain album solo de Steven Wilson (Porcupine Tree), un titre (Luminol) est en écoute et téléchargement ici.

Lundi 03 décembre 2012

Steven Wilson (Porcupine Tree) prépare un album solo pour le 25 février chez K-Scope. A défaut d'avoir du son, on vous donne le titre : The Raven That Refused to Sing (And Other Stories).

Lundi 29 octobre 2012

"I Drive The Hearse", extrait du DVD live de Porcupine Tree, peut être vue/entendue sur ce siteOctane Twisted sortira le 5 novembre.

Lundi 01 octobre 2012

Porcupine Tree sortira un CD/DVD live de sa tournée de The Incident le 5 novembre. Son titre : Octane Twisted.

Lundi 17 septembre 2012

Les bordelais An Ocean of Void (Post-Metal influencé par Ghost Brigade, Isis, Porcupine Tree...) viennent de publier l'artwork de leur première démo autoproduite. Elle a été réalisée par Julien (guitare). Pour la découvrir, par ici. La démo sera disponible auprès du groupe à la fin du mois.

Jeudi 19 juillet 2012

Steven Wilson (Porcupine Tree) sortira un nouvel album solo début 2013.

Lundi 23 janvier 2012

Nouvelle Page avec celle de Steven Wilson, frontman de Porcupine Tree. Merci à Alsvartr pour sa proposition.

Présenté comme la synthèse des premiers Genesis, de Mogwai, de Pink Floyd et de Porcupine Tree (<3 communiqués de presse), Earthlimb signe chez Golden Antenna Records. Le groupe y sortira son premier album, Origin, le 30 mars.

Dimanche 01 janvier 2012

Pour 2012, l'inarrêtable Steven Wilson (Porcupine TreeBlackfield) prévoit beaucoup de choses. Un live de No-Man sortira en février, l'écriture d'un nouvel album solo et un enregistrement live de sa récente tournée sont prévus, ainsi qu'un projet avec Mike Akerfeldt (Opeth). 

Dimanche 25 décembre 2011

Storm Corrosion, le super projet de Steve Wilson (Porcupine Tree) et Mikael Akerfeldt (Opeth), sortira son premier album en Avril 2012 chez Roadrunner.

Vendredi 23 décembre 2011

Steven Wilson (Porcupine Tree) sera à Paris le 4 mai (Trianon).

Jeudi 10 novembre 2011

Roadrunner Records fête ses 30 ans, à cette occasion une offre spéciale sur Amazon avec les albums (76 albums en tout) à 7€ et un T-shirt gratuit pour 3 albums achetés, ici (avec du Hatebreed, Fear Factory, Sepultura, Murderdolls, Killswitch Engage, Cradle Of Filth, Airbourne, Kiss, Porcupine Tree, Lamb Of God, Machine Head, Slipknot, ...).

Mardi 25 octobre 2011

Steven Wilson (Porcupine Tree) sera en dédicace au Gibert Joseph du Boulevard Saint Michel de Paris le 26 octobre à midi.

Jeudi 29 septembre 2011

Radio Metal a publié une interview de Steven Wilson (Porcupine Tree) et comme d'hab le No Comment de la semaine.

Mardi 27 septembre 2011

Storm Corrosion, le projet de Mikael Akerfeldt (Opeth) et Steven Wilson (Porcupine Tree) a bouclé l'enregistrement de son premier album, sortie prévue pour avril 2012.

Mercredi 21 septembre 2011

Bon planHeritage d'Opeth, avec DVD, se vend à 12,5€ (frais de port compris) ici, ou 11.7€ en version classique . Et pour les gourmands : Amazon fait un pack A Dramatic Turn Of Events (+DVD) de Dream TheaterHeritage (+DVD) d'Opeth et Grace For Drowning de Steven Wilson (Porcupine Tree) pour 44€.

Mardi 13 septembre 2011

Mothlite (projet solo de Daniel O'Sullivan, qui a notamment tourné avec Sunn O))), Ulver, Guapo...) vient de signer chez KScope Records (Porcupine Tree, Anathema). Un nouvel album, dont le trailer est visible ici, est prévu pour 2012.

Dimanche 31 juillet 2011

Le nouvel album de Steven Wilson (Porcupine Tree), s'appellera Grace For Drowning et sortira le 26 septembre chez Kscope Records. Ce sera un double album inspiré par la fin des années 60 et le début des années 70 avec des ballades au piano, des compositions cinematographiques à la Ennio Morricone et un morceau de Jazz de 23min. Des extraits s'écoutent par ici. Voici la pochette.

Vendredi 08 juillet 2011

Steven Wilson (Porcupine Tree) viendra présenter son nouvel album solo à Paris le 26 octobre (Bataclan), les préventes sont ouvertes (ici).

Mardi 12 avril 2011

Le site de Roland, Rolandus.com (Fabricant de batteries électroniques) a réalisé une Interview avec Steven Wilson de Porcupine Tree. Ca se lit ici.

Blackfield, un des nombreux projet paralèlle de Steven Wilson (Porcupine Tree), en colaboration avec Aviv Geffen, est en tournée à travers l'europe après la sortie de leur troisième album Welcome to my DNA. Il passeront par le mythique Z7 de Pratteln (proche de Bâle) en Suisse le 18 avril et Paris le 29 avril.

Lundi 28 mars 2011

Mike Akerfeldt (Opeth) et Steven Wilson (Porcupine Tree) travaillent sur un nouveau projet, sous le nom de Storm Corrosion. Les premiers morceaux seront enregistrés prochainement. On parle d'une sortie en 2012.

Jeudi 24 mars 2011

Oceansize sortira un split 7" postuhme avec Steven Wilson (Porcupine Tree). Deux titres pour deux reprise de Tim Smith (Stoneage Dinosaurs et Fear).

Vendredi 18 février 2011

Steven Wilson (Porcupine TreeNo-Man...) vient d'annoncer sur sa page Facebook que son second album solo est bientôt terminé, et paraîtra sous la forme d'un double CD de 40 minutes chacun, un blu-ray avec mix surround. Selon lui, un site web dédié à l'album apparaîtra d'ici avril / mai, et la sortie de l'album est prévue, pour le moment, pour Septembre 2011.

Vendredi 14 janvier 2011

Steven Wilson (Porcupine Tree) sortira à la fin mars 2011 Welcome to my DNA, le nouvel effort de Blackfield sur lequel il collabore une nouvelle fois avec Aviv Geffen. Une tournée européenne devrait suivre cette sortie.

Lundi 10 janvier 2011

Blackfield (avec Steven Wilson - Porcupine Tree - et Aviv Geffen) viendra présenter son nouvel album le 29 avril à Paris (Trianon)

Mardi 04 janvier 2011

Steven Wilson (Porcupine Tree) prévoit la sortie de son second album solo en fin d'année.

Vendredi 12 novembre 2010

Porcupine Tree a mis en ligne le titre Sleep Together, extrait de leur dernier DVD : Anesthetize.

Mercredi 20 octobre 2010

Leader Of The Starry Skies – A Tribute To Tim Smith, le disque hommage au leader de Cardiacs bénéficiera entre autres de la participation de Steven Wilson (Porcupine Tree) et d'Oceansize. Sortie prévue le 6 Décémbre.

Lundi 18 octobre 2010

3 titres acoustiques de Porcupine Tree, joués lors d'une session radio, viennent d'être mis en ligne. Il s'agit de Time Flies (ici), I Drive The Hearse () et Trains (ici).

Mercredi 08 septembre 2010

Fusion: Steven Wilson (Porcupine Tree) + Mikael Akerfeldt (Opeth, Bloodbath...) = ... rien pour l'heure. En revanche 2011 devrait voir la sortie d'un album tout ce qu'il y a de plus sérieux né de la collaboration entre les deux super-frontmen de la nébuleuse Metal/Prog. On en voit déjà un ou deux trépigner d'ici.
Et puisque l'on est au rayon Porcupine Tree, on en profite pour se délecter d'un extrait complet du DVD Anesthezise mis en ligne par le groupe: Prodigal.
Même punition pour Opeth qui dévoile Dirge for November, issu de son DVD live chez Metal Hammer.

Mardi 24 août 2010

Nouvelle Page : les progueux polonais de Riverside sont sur le site. Pour amateur de Porcupine Tree, Anathema... Merci à Plunk pour la page.

Mardi 03 août 2010

Porcupine Tree ressorira Recordings, son album de B-sides paru en 2001. Ca sera disponible chez Kscope Music le 23 août.

Lundi 12 juillet 2010

Porcupine Tree a réalisé un clip pour Bonnie The Cat, issu de l'album The Incident. A voir par ici.

Lundi 21 juin 2010

Porcupine Tree a enregistré un live de deux heures, extrait de leur tournée Fear of A Blank Planet. L'album - uniquement disponible digitalement via ce site - est au bénéfice de Mick Karn (ex-bassiste de Japan), atteint d'un cancer.

Dimanche 23 mai 2010

Le projet regroupant Steven Wilson (Porcupine Tree), Mikael Akerfeldt (Opeth) et Mike Portnoy (Dream Theater) a commencé à plancer sur les premiers morceaux. D'après Wilson, les gens qui attendraient du "Death Rock Progressif" seront surpris.

Lundi 26 avril 2010

Chronique de Incident par Porcupine Tree : "Au cours de la décennie 2000, Steven Wilson s'est imposé dans le paysage du métal progressif grâce à sa collaboration avec Opeth ainsi qu'à ses efforts sous le nom de Porcupine Tree. [...]"

Jeudi 22 avril 2010

Anesthetize, le DVD live de Porcupine Tree sera disponible le 15 Juin. Un trailer est visible à cette adresse et la tracklist du concert Hollandais durant lequel il a été filmé est la suivante:
01 – Intro
02 – Fear Of A Blank Planet
03 – My Ashes
04 – Anesthetize
05 – Sentimental
06 – Way Out Of Here
07 – Sleep Together
08 – What Happens Now?
09 – Normal
10 – Dark Matter
11 – Drown With Me
12 – Cheating The Polygraph
13 – Half-Light
14 – Sever
15 – Wedding Nails
16 – Strip the Soul / ".3
17 – The Sleep of No Dreaming
18 – Halo
19 – Outro

Lundi 22 mars 2010

Entre autres annonces, Midlake, The Black Keys et Porcupine Tree seront de la partie pour l'édition 2010 du Werchter Festival.

Samedi 13 mars 2010

Porcupine Tree va sortir en avril un dvd live revenant sur leur Fear of a Blank Planet Tour. Un extrait est disponible sur youtube.

Porcupine Tree

Style : Rock / Metal progressif
Tags : -
Origine : Royaume-Uni
Site Officiel : porcupinetree.com
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