Biographie

Poésie Zéro

Trio quatuor punk-rock français. Coca cola.

Chronique

0.5 / 20
7 commentaires (4.86/20).

Bonne Attitude ( 2011 )

Le mot qui résumerait le mieux l’obscur groupe parisien néo-punk est le terme tautologique.
Ce groupe ne signifie rien de plus que ce qu’il dit. Zéro Poésie. Une succession écœurante de poncifs verbeux et claudiquantes envolées vocales. Des honteuses ponctions johnnyesques, des citations, en veux-tu en voilà (mais qu’est-ce que vient foutre là, la reprise de "Underground" de Sick of It All ?). Après le sandwich américain, voilà le toast (trop) grillé français rassis. Autant le dire immédiatement, chaque accord de cet album est pompé dans l’artillerie FatWreck Chords. On entame la galette avec des propos homophobes aux forts accents belges (et néanmoins québecois), balançant un riff de guitare volé aux stars du punk-rock américain NOFX ("Dinosaurs will die" ahah, très drôle), paraphrasant les déclarations de notre ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin (« if the yes win.. » ). L’intro de "Coca Cola" n’est-elle pas empruntée encore à NOFX ("Linoleum"). Les lalala en guise de rimes riches de Coca-Cola ennuient, des clips à la hauteur du projet (ici), de gros arguments (« je t’emmerde ») entendus dans "Petit Con", et puis vient l’attendu (déjà vu, ni fait, ni à faire) pamphlet sur Nicolas Sarkozy (reprenant les slogans du printemps arabe à l’attention du président de la république française). Désolant. Ma conscience professionnelle m’oblige à tenir jusqu’au bout de ce premier opus, les titres suffisent à montrer l’absence de largesse d’esprit et le formatage des animaux derrières leurs instruments. Comme d’habitude, la track 7 est la meilleure de l’album. Évidemment, les trublions balancent également sur Facebook, RockOne et la Police. Ça pourrait être drôle ou même « critique », mais quand on regarde rétrospectivement d’où viennent les 4 mousquetaires, l’éthique (en toc) en prend un sérieux coup. "Barricade Rebelle" imite une chanson (générique) de Guerilla Poubelle, détournant les gimmick du leader charismatique du combo punk parisien, le talent en moins, la grosse tête en sus. De longues minutes de silence viennent enfin rythmer la succession de hurlements finaux. Et nous voilà sur la fameuse plage pirate (trop des gangsters les PZ !) qui n’est rien d’autre qu’un bêtisier musical, peut-être le plus intéressant de l’album. Parodiant encore et toujours NOFX, ils simulent des versions acoustiques enregistrées sur un magnéto, dans une salle de bain (au fond d'un chiotte?). Si on avait les images, je pense que la scène ressemble aux débriefe de "Un dîner presque parfait". Le tout, toujours dans la langue de Jean-Baptiste Poquelin, maltraitée.

Pour résumer : Poésie Zéro, ou plutôt PZHC comme ils aiment à s’identifier, est un des nombreux groupes de la planète musique qui va disparaître aussi vite qu’il est apparu ; Poésie Zéro est à la musique, ce que la Grèce est à l’Europe, la Tunisie aux Vacances, le pain au raisin à la pâtisserie…. Un maillon cheap et faible, mais avec un capital sympathie indéniable...(on rit beaucoup durant leurs performances live)L’art work ? Non, rien.

A écouter : pour l'encre - Coca Cola
Poésie Zéro

Style : Punk-Rock
Origine : France
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