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Biographie

Phobia

Steve Burda - guitare, chant
Shane McLachlan - chant
Leon Del Muerte - basse, chant
Danny Walker - batterie

Formé à Orange County en 1990, Phobia assène ses assauts depuis un peu plus d'une décennie. Durant toutes ces années le groupe a joué avec les plus grands, Chaos UK, Napalm Death, Detestation, Neurosis, Corrupted, Assuck et j'en passe. Phobia sort sa première démo peu après sa formation. Elle est suivie du premier seven All that Remains qui voit le jour chez Relapse. Les scènes locales de Los Angeles et d'Orange County sont alors dévastées avec l'aide de Mindrot, Morgion, Dystopia, Fear Factory ou Excruciating Terror. 1994 voit la sortie de Return to Desolation après lequel est organisé une tournée de la côte ouest avec Capitalist Casualties. Mais c'est à l'occasion de la sortie du premier album, Means of Existence en 1998 que Phobia s'embarque pour sa première tournée américaine. 
Phobia franchit l'Atlantique à l'occasion de la sortie du split avec Corrupted et du seven Destroying the Masses en 1999. Au total, plus de cinquante shows à travers l'Allemagne, l'Autriche, la Slovénie, la Belgique, les Pays Bas, l'Angleterre entre autres. Un an après c'est une excursion au Japon en compagnie de Corrupted suivie en 2001 d'un périple au Mexique avec Anarchus.
Encore sur la brèche après toutes ces années, Phobia ne chome toujours pas. Son nouvel album 22 Random Acts of Violence voit le jour en 2008.

Chronique

22 Random Acts of Violence ( 2008 )

Rien ne ressemble davantage à un album de grind qu'un album de Phobia. Et Phobia ne fait d'ailleurs rien pour ménager la surprise. Le titre de l'épisode 2008 traduit bien à lui seul le fond des pensées des californiens. Le postérieur bien coincé entre early grind et modernité, Phobia ne fait que faire état de ses peurs à travers des réflexes usés jusqu'à la corde, mais à l'efficacité toujours probante. Les californiens infligent leurs rafales sans sous-entendus, sans se soucier de laisser des marques au fer rouge dans un style où sortir du rang relève, depuis un moment il est vrai, du domaine de l'utopie.
Finalement, c'est peut-être pour cela aussi que le groupe est encore présent après toutes ces années. Restituer une certaine authenticité où traînent certaines réminicences de Repulsion, Terrorizer, voire même carrément punk ("Bring the War", "I Reject", "Rise Up", "Protest", "Depression is a Killer"), ne pas trop s'écarter du droit chemin pour ne pas perdre sa force de frappe, tout en infligeant quelques incisions plus nocives et plus inspirées ("Black End Day", "Savannah's Assault"). Le plus simplement du monde. Sans en faire des tonnes. Un nouvel acte de violence, une nouvelle voie de fait où l'efficacité de l'action réside dans sa brièveté. Pas plus. Pas moins.

Tracklist : 1. Bring The War; 2. Savannah's Assault; 3. Continue Insane*; 4. MBP; 5. Sane; 6. I Reject; 7. Ultimate Suffering; 8. Death To Pigs; 9. Beer, Bitches and Bullet Belts; 10. Rise Up; 11. Abuse The Truth*; 12. Wasted Time; 13. Instruments Of Deception; 14. Souless Eyes; 15. Anarchist Farce; 16. Dead End; 17. Protest; 18. Nihilistic Grindcore; 19. Eyes Of The Citizen; 20. Bleed To The End; 21. Depression Is A Killer; 22. Blackened Day

A écouter : Blackened Day, I Reject, Savannah's Assault