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Biographie

Pénitence Onirique

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Chronique

16.5 / 20
1 commentaire (17/20).
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V​.​I​.​T​.​R​.​I​.​O​.​L ( 2016 )

L’Âme Sur Les Pavés 

Interminable marche à travers les années, qui te mènera dans le secret des aînés 
Ce chemin, cette quête s’ouvre à moi. Je n’ai pas le choix. 
Mon aventure me guidera vers des contrées encore jamais explorées. L’âme sur les pavés, mais l’espérance haute dans les cieux, des paysages s’offrent à moi, majestueux. 
Cette voix jaillit parfois, me guide dans mes hésitations, et me redonne de la force lorsqu’il me vient à en manquer. Une seule chose me pousse : découvrir ce secret, celui des aînés, celui de mes aïeux, celui qui m’apportera la paix. 
Autour de moi, la ville s’efface, je me sens déjà mieux. Ces crêtes plongées dans les nuages et leur opposé descendant jusqu’aux enfers me troublent, mais me fascinent. Ne t’approche pas trop du précipice, sa beauté est destructrice. 
J’arrive au sommet de ce mont, et je tourne alors le dos à ce qui se révèle derrière. Je contemple le chemin parcouru et me sens fier, prêt à tout. Une odeur de soufre me dérange, et me pousse à regarder devant moi. La route sera longue.
 
Le Soufre 

Mon expérience m’apporte dorénavant une tranquillité, si ce n’est celle de l’esprit, c’est mon corps qui suit. Les paysages se succèdent, et se ressemblent. Les montagnes n’ont plus cet air majestueux, mais se dressent sur mon chemin comme de nouveaux obstacles, de plus en plus pénibles à surmonter. 
Je n’arrive pas à clairement définir ma trajectoire. Mon esprit ne peut plus fuir aussi longtemps l’intérieur de moi-même, indubitablement il retombe sur mes gouffres personnels. Ce n’est pas de la tranquillité que j’éprouve, mais une monotonie qui me torture. 
La voix se fait maintenant plus brumeuse, j’ai du mal à la percevoir dans le chaos de mes pensées, et cet appel, toujours, qui me tire en avant. Est-ce un piège ? Une épreuve ? 
Suis-je piégé dans une portion de monde infini, qui n’arrivera à son terme que lorsque j’aurai trouvé sa réponse ? Ma colère grandit d’être ainsi mis à l’épreuve, et aussi par déni de faire face à ce qui se trouve en moi.  
Je dois retrouver mon feu, sa pureté, mais avant tout reconnaitre ce qui me ronge, cet acide, ce soufre, et m’en débarrasser, le cracher. Je voyage à l’intérieur de moi, dans le palais intérieur des émotions totales. 
Le noir l’agitation arrêtée 
Le blanc la lumière enfin pénétrée 
Le rouge ou l’unité retrouvée 
L’étoile dans le corps puis l’âme réparée 
Dans un cauchemar éveillé, les flammes coulent le long de mon corps, une créature visqueuse aux formes indéfinissables s’extirpe de moi dans un hurlement monstrueux et disparait dans la brume. Je me sens plus léger, et tout prend un nouveau sens. 
J’ouvre les yeux, un océan est devant moi.
 
Le Sel

La mer et son sel. 
Elle est devant moi. Majestueuse, dangereuse, ayant son titre de noblesse par sa beauté qui sait être destructrice. 
Elle semble interminable. Sur mon radeau de fortune tout est semblable, le ciel et la mer se rejoignent, formant un tout tout autour de moi, un tout angoissant, claustrophobique. 
Heureusement, la voix revient, et à nouveau me guide dans cette immensité si riche de vie et pourtant si inhospitalière. Elle me fait prendre conscience de toute la vie que la mer génère et détruit. 
Mon reflet est trouble dans ces eaux, mais ma quête le définit. Je continue, le secret est sûrement au bout de cette épreuve, la preuve, les eaux s’agitent, me rendant difficile la navigation, me donnant l’impression de n’être encore qu’un enfant qui apprend à marcher. 
Une scélérate se dresse alors dans une mer totalement déchaînée, et me submerge, m’écrase du haut de ses trente mètres et ses tonnes d’eau. 
Après bien des violences, je sens mon corps flotter, et la chaleur du soleil me ranimer. 
Notre corps flotte, et le soleil nous réchauffe. 
J’aperçois la terre au loin. 
Celui qui renaquit par les flots.

V.I.T.R.I.O.L.

Mon nouvel être marche dans un décor jamais vu auparavant. Au milieu d’une jungle luxuriante se dresse un temple, tel que la légende le raconte. Je suis maintenant prêt du but, j’en suis convaincu, car mon nouvel être me dit que l’essentiel est déjà fait, le chemin est plus important que l’arrivée. 
Un temple intérieur où nos fantômes nous malmènent, nous et  nos regrets, nos peines, nos peurs et nos désirs. Entre ces ennemis nous assaillant, on peut apercevoir à travers l’encadrure de portes dérobées des cérémonies rituelles maintenant surannées. 
Mais le vrai ennemi est le gardien du secret, dont la victoire ne se doit qu’à notre capacité de compréhension. Dans cet édifice majestueux et lugubre, nous marchons, attirés par ce joyau salvateur. Une clarté dans l’esprit se fait de plus en plus puissante, nous reconsidérons toutes nos actions passées, et nous nous connaissons nous même plus que jamais. 
 L’apothéose est proche et nous le savons. Soudain, le secret, ce joyau apparait alors. Alors que nous y plongeons corps et âme, la lumière se fait. 
Une lumière d’une beauté indescriptible, et tout prend sens, notre quête, notre chemin, notre raison de vivre, tout ce que nous avons traversé jusqu’ici était fait pour que nous vivions ce moment, véritable communion avec un Dieu dont nous n’avons pu apercevoir que l’ombre tant sa puissance nous aurait tué si nous en avions vu plus. 
Encore sous le choc de la Révélation, la lumière disparait soudain, nous laissant dans le noir avec comme seul souvenir de ce moment, un écho distant qui nous rappelle que nous avons réellement vécu ce moment. 
 
Carapace De Fantasme Vide 
  
La folie s’empare alors de nous. Je et il sommes le savoir, mais à tout savoir nous nous sentons vides et désespérés. 
Tandis que la mélancolie des sages nous envahit, notre regard se dirige avec tendresse sur le chemin parcouru. Sans regret, mais avec cette nouvelle vision, nous comprenons alors toutes les erreurs commises, cette naïveté qui nous a permis d’être réceptifs et d’apprivoiser toutes ces forces qui, avant étaient obstacles, maintenant sont forces. 
En pleine agonie du savoir, nos connaissances nous violentent, les vies de nos prédécesseurs cherchent à s’imposer face à ce qu’il reste de nous. Que reste-t-il de nous ? L’être valeureux mais ignorant au début du chemin ? Sommes-nous toujours la même personne ? 
Et si la réponse était celle-ci ? Tout le savoir accumulé, qui, par un réflexe de survie, se transmet aux autres ? Aux suivants ? Tel une sorte de parasite salvateur, idiome de la connaissance incarnée,  que nous devenions un guide à notre tour ? 
Les voix intérieures et leur sagesse comme combustible, nous restons à présent corps figé sur un trôné éthéré, l’esprit à la quête de nouvelles âmes à éclairer. 

Pénitence Onirique

Style : Black Metal
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Origine : France
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