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Biographie

Peach From The Laid

Cette histoire commence à Montpellier en 1997 quand 4 musiciens forment un groupe encore trop peu connu à mon goût :Peach From The Laid. Plusieurs concerts et une démo sous le bras le groupe enregistre un disque KONCEPT en 1999, premier véritable chapitre de cette épopée, qui leur ouvre des portes et leur permets de partager la scène avec des groupes tels que Lofofora, Watcha ou encore Tripod. Un changement de guitariste, quelques concerts et le groupe, constitué de Luis au chant, Tom à la basse, Mat à la guitare et Lül à la batterie, s'enrichit d'un nouveau membre, Joce aux samples, et quitte le collectif Area 51 lors de l'année 2001. Avril 2002 est le moment pour le line-up final de reprendre le chemin du studio ou naîtra le maxi SUBLIMINAL, deuxième chapitre d'une histoire qui en compteras, je l'espère, de nombreux

Chronique

17 / 20
7 commentaires (13.43/20).

Subliminal ( 2002 )

Définir la musique de Peach From The Laid est difficile tant celle-ci traverse les styles et en devient insaisissable. Une intro, où les samples occupent une place d'honneur jusqu'à ce qu'arrive les riffs de guitare ravageurs, installent une ambiance sombre et mélancolique nous préparant pour recevoir le raz de marée que constitue ce disque.
Forte en émotion, voilà comment se présente la musique de PFTL à mes oreilles. Les premières notes de Subliminal laissent déjà augurer un plaisir auditif certain. A la lourdeur de la gratte se greffe un chant oeuvrant dans un registre plutôt lyrique ; basse et batterie tisse la toile de fond et donnent une dimension encore plus profonde à cette compo. Sans réinventer le métal PFTL n'arpente pas les sentiers battus et reste créatif (une qualité admirable au vu du paysage néo-métal actuel).
Déjà éprouvé par ces premières minutes on se dit qu'on a cerné le groupe mais hélas pour nos esprits (mais tant mieux pour nos oreilles .) on tombe à coté de la plaque. Cette erreur est évidente à l'écoute de la deuxième piste Culpa ou Candice de Eths nous fait l'honneur de sa présence. Dans un style beaucoup plus néo (pas classique pour autant) ce morceau est une vraie boucherie : on se retrouve bloqué entre un mur inébranlable de guitares saturées, un batteur qui ne lésine pas sur les baguettes, une basse vibrante et un duo vocal apocalyptique. Etonné d'en sortir vivant on réunit le peu de force qu'il nous reste pour affronter la suite.
Kahuna nous ramène à des horizons plus paisibles (moins infernaux) avec ses couplets à la limite de la pop ou la basse est mise en avant ainsi que les samples. La rage et les hurlements n'ont pas pour autant disparu, loin de là, mais mélodies et douceur ont aussi leur place dans la musique de PFTL. Ce morceau rappelle pas mal le style de Aqme sans pour autant en être un ersatz.
Chaque compo cultive son possède sa propre identité et Contact est là pour nous le rappeler. C'est une intro defstonienne qui ouvre ce qui pour moi le meilleur morceau du disque. Le chant alterne entre phrases rappées et cris jusqu'au refrain . et là, c'est la tuerie : guitare et beauté reprennent le dessus, on se retrouve transporté, trop épuisé pour résister. Cette chanson est une synthèse réussie entre violence et mélodie !
Ultime sonne la conclusion de ces 20 minutes d'émotion, les derniers samples se font entendre et les derniers mots chuchotés nous reconduisent peu à peu à la réalité. Ce 6 titres a laissé, depuis la première écoute, une profonde empreinte dans mon esprit. Il reste présent à tout moment dans mes pensées, comme subliminal.

A écouter : Contact, Culpa et plus si affinit
Peach From The Laid

Style : Neo metal
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Origine : France
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