Découverte
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Biographie

Parkway Drive

Rares sont les formations qui percent aussi vite sur la scène internationale. Originaire de Byron Bay en Australie, Parkway Drive dont nom vient de celui de la rue dans laquelle se trouve la maison d'un des membres (la cave servant de local de répétition), côtoie les sommets de la popularité dès le lancement de sa carrière. Fondé en 2002 par Winston McCall (Chant), Jeff Ling (Guitare), Luke Killpatrick (Guitare), Ben Gordon (Batterie) et Brett Versteeg (Basse), le groupe sort rapidement un split en 2003 avec I Kill The Prom Queen et un ep, Don't Close Your Eyes, en 2004. Shaun Cash remplace Brett la même année, puis les australiens enchaînent sur un premier album, Killing With A Smile. Celui-ci sort sur le label indépendant Resist Records en 2005 et atteint rapidement le Top 40 de la zone océanique. Le groupe commence dès lors les tournées en tête d'affiche ce lui permet de conforter sa base de fans toujours croissante. Sa participation au Taste Of Chaos 2006, lui vaut d'être remarqué par Epitaph qui lui propose un deal. Mais Shaun quitte également la formation, remplacé par Jia Connor à la basse.

Son deuxième album Horizons sous le bras en 2007, Parkway Drive se lance alors dans une tournée mondiale avec des groupes comme Killswitch EngageBury Your DeadStick To Your Guns, August Burns Red et Darkest Hour. Début 2010, Parkway Drive retourne en studio pour l'enregistrement du troisième album, Deep Blue. La formation entame une tournée en Australie, en compagnie de The Devil Wears Prada, The Ghost Inside et 50 Lions. En septembre, le groupe est nommé pour son album Deep Blue aux Aria Awards, dans la catégorie du meilleur album de Heavy Metal de l'année ; il gagne dans cette catégorie ainsi que la récompense du meilleur album Punk / Hardcore. Août 2012, le groupe annonce la future sortie de l'album intitulé Atlas, avec une tournée australienne dans la foulée, un opus encore très bien accueilli par la critique et les fans qui ne fait que confirmer le statut de leader de Parkway Drive dans le Metalcore mondial. Leur dernier œuvre se nomme : Ire, elle parait en septembre 2015.

Chronique

14 / 20
7 commentaires (13.29/20).
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Reverence ( 2018 )

Comme le bon vin, certaines choses se bonifient avec le temps. Sous certaines conditions spécifiques, le musicien peut arriver à produire une oeuvre qui aura grandi en lui et qui aura pris sa source dans les événements forts qui ont rythmé sa vie. Parkway Drive, après avoir crevé le solide plafond du Hardcore est confronté à la tâche difficile de se maintenir en équilibre sur le fil de la célébrité. Reverence est à la fois un défi et une occasion de prouver une fois encore que cette consécration est méritée.

Autant le dire tout de suite, il n’y à rien de nouveau dans la recette de Parkway Drive. Après tout, pourquoi vouloir changer ce qui fonctionne ? On retrouve le riffing lourd caractéristique du Hardcore, cette énergie communicative qui, dans le cas de Parkway Drive, possède une influence Power assez marquée (In Blood). la créativité est toujours au rendez-vous : une orchestration dans Chronos, quelques violoncelles dans The Colour Of Leaving, des bruitages très travaillés dans Wishing Wells … C’est déjà vu mais c’est un des aspects de leur travail qui fait leur force. Le chant quant à lui oscille toujours aussi rapidement entre screams, growls et clair. On notera une très belle performance vocale dans Shadow Boxing. Les thématiques abordées traitent des grands problèmes de société, de leur parcours et de leur vie perso, rien de particulièrement nouveau dans leur écriture, les lyrics sont directs et efficaces.

Mais cela suffit-il ?

Reverence est sans nul doute un bon album pourtant il marque le début d’une routine dans laquelle il n’est pas bon de stagner. Trouver son créneau et s’y tenir est une performance difficile pour un groupe de l’envergure de Parkway Drive, leur place n’est plus à faire et Reverence prouve une fois encore qu’ils sont experts dans leur domaine. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a plus rien à faire. La preuve en est que la véritable perle de cet opus est  Cemetery Bloom, une chanson dédiée à la femme de Winston McCall (chant) où de magnifiques choeurs viennent refléter la profondeur de ce qui est en réalité bien plus qu’une simple chanson d’amour. Tant par l’instrumentation que par la composition, les Australiens prouvent qu’ils sont capable d’avoir une approche très personnelle et créative de leurs morceaux. C’est ce que l’on peut attendre d’une formation de ce niveau.

En définitive, Reverence est très efficace dans ce qu’il fait. Taillé pour le live et pour briser les cervicales, il est à inscrire dans les belles performances de Parkway Drive. Pour autant, de nombreuses portes leur restent ouvertes et il ne tient qu’à eux de diversifier un peu leur immense talent. S’ils sont capables de s’inscrire comme une référence du Hardcore, sauront ils se positionner comme le groupe qui aura révolutionné leur propre genre ?

A écouter : Prey - Absolute Power - Cemetery Bloom