Biographie

Pain of Truth

Groupe HxC de Long Island, New York. Avec des membres de Hangman, Rain of Salvation, Life's Question. Premier EP No Blame... Just Facts sorti en juin 2020 chez Daze Records. Pour les fans de Biohazard, Billy Club Sandwich, Irate, Hangman.

Chronique

No Blame... Just Facts ( 2020 )

New-York. Un vivier de talents qui ne cesse d’inspirer les amateurs de hardcore depuis bientôt quarante ans. Véritable fourmilière à projets, il est très fréquent de voir certains musiciens officier au sein de plusieurs formations. C’est de ce réseau qu’est né Pain of Truth, groupe prometteur qui a su attirer mon attention avec son EP No Blame… Just Facts sorti cet été.

L’artwork de l’EP en illustre bien le contenu. Pain of Truth aboie avec agressivité contre un monde moderne qui part en vrille et dépeint certaines douloureuses vérités qui touchent à notre quotidien. La musique est ici très influencée 90s. On perçoit un schéma classique d’écriture hardcore dans les compositions du groupe : sur The Test et Pain of Truth, le sempiternel couplet/refrain laisse place à un breakdown final. Les riffs groovy rappellent ceux de Biohazard, tandis que le chant ultra caille-ra de Michael Brian Smith (Hangman, Victory Garden) rappelle celui de Brendan Garron, frontman d’Incendiary (un autre groupe de Long Island, tiens tiens tiens…). Et l’ensemble ne fait pas dans la demi-mesure, on sent une volonté d’aller à l’essentiel de manière efficace, et c’est un peu pourquoi on est là. Très dansant, un tel groove colle magnifiquement à un pit endiablé, en témoigne l’incroyable two-tep sur le morceau Two Choices.

Ce projet dégage, au-delà d’une contagieuse envie de tout casser, une véritable onde fédératrice. En plus d’avoir dans ses rangs des musiciens issus de diverses formations New-Yorkaises (Life’s QuestionHangman, Rain of Salvation…), Pain of Truth a fait le choix d’inviter sur chaque morceau (en dehors de l’intro) un ou des guests vocaux. Un peu comme pour renvoyer un écho collectif, New-York City sur l’étendard. Sur The Test, c’est Dan Seely (King Nine) qui viens appeler à la bagarre avant l’ultime breakdown. Martin Gonzalez de Billy Club Sandwich fait un caméo en espagnol sur Pain of Truth, Dominic Pabon (Simulakra) et Tyler Mullen (Year of the Knife, Agitator) prêtent leur voix sur l’intense LINYHC. On remarque alors un panel d’influences qui se ressent à l’oreille : un hardcore lourd et efficace, joué par des types aux bases solides qui maîtrisent leur art sur le bout des doigts. Le tout tient en 5 tracks, pour une dizaine de minutes. Suffisant pour se faire sa place au milieu des meilleures sorties hardcore de l’année.

Pain of Truth

Style : NYHC
Tags :
Origine : USA
Facebook :
Amateurs : 0 amateur Facebook :