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Biographie

Ophiolatry

Ophiolatry se forme en 1998 à Pindamonhangaba dans la région de São Paulo au Brésil par Tiago Nunes au chant, Antonio Costa à la basse, Jorge Duarte derrière les fûts et Fabio Sperandio à la guitare souhaitant jouer un Death Metal brutal et sans concessions. Une première démo trois titres (Opposite Monarchy) sort rapidement en 1999 éditée également sur un split avec Ancestral Malediction. En 2001, le groupe signe chez Evil Vengeance Records qui sort leur premier disque, Anti-Evangelistic Process, l'année suivante. Tiano Nunes quitte alors la formation, mais est remplacé par Antonio Costa qui est depuis bassiste et chanteur.
S'en suit une série de split en 2004, 2005 et 2006 avec Infernal Dominion, Abhorrence et Sacramental Blood ainsi qu'une tournée de cinquante jours en 2003 ou le groupe se produit à travers l'Europe. Six ans après Anti-Evangelistic Process, le combo brésilien sort Transmutation chez Forces Of Satan Records et Regain Records, plus remontés que jamais. Jorge Duarte quitte la formation en 2010, remplacé par Leonardo Mancilha, mais fin mars 2012 Ophiolatry splitte. Trois ans plus tard, une compilation nommée Raw #D-Side sort chez Lab 6 Music.

Chronique

Transmutation ( 2008 )

Ophiolatry c'est le fait d'idolâtrer les serpents et avec un nom pareil, pour sûr que les brésiliens ne vont pas faire dans la dentelle pour délivrer leur message blasphématoire à grand coup de gru-gru, riffs démentiels et rythmiques puissantes. En effet, avec Transmutation qui fait suite à Anti-Evangelistic Process sorti six ans plus tôt, Ophiolatry déploie 32 minutes de Brutal Death sacrément méchant et ultra carré.

Alors forcément, rien ne dépasse, tout est calculé au millimètre pour que ça bastonne sévère, ça tranche dans le lard, découpe de la palette de porc à la chaine, bref tout le champs lexical de la brutalité que vous jugerez bon d'y inclure. Ophiolatry s'amuse sans répit à détruire toute forme de mélodie pour livrer tout ce qu'il y a de plus brutal dans leurs compositions avec du riff sur riff et des blasts qui ne s'arrêtent pratiquement jamais quitte à virer par instant dans le Grind (G.O.D.?).
Fabio Sperandio est d'ailleurs impressionnant techniquement jouant avec rapidité des riffs sinueux, rampants (Abyss Of Alienation, Art Of War) accentuant ce côté serpentesque dans la musique du trio. La rapidité est de mise sur la totalité des titres de Transmutation (difficile de croire qu'ils ne sont en réalité que trois), Ophiolatry ne  ralentissant jamais le tempo, Jorge Duarke blastant à tout va et Antonio Costa en rajoutant une couche de par ses vocaux malfaisants.
La seule pointe de mélodies que l'on découvre est dans les soli thrashisés de Fabio (Eradicating The Paradigm) qui apportent un peu de diversité dans les compos car même si Ophiolatry reste extrêmement brutal, le groupe peine à se renouveler sur a longueur dans les structures et dans leur variété de jeu. Trois instrumentales façon bande son de film d'horreur, dont une dernière en guitare flamenco (Prelúdio No.4) inclues dans le disque apportent un brin de fraicheur à l'opus, mais sonnent franchement étrange voir décalées tant elles sont amenées comme un cheveux sur la soupe.

Transmutation est pourtant un bon disque de Brutal Death pour son côté expéditif et rentre dedans sans concession, même s'il manque encore de variété pour franchir l'étape supérieure. Le potentiel du groupe est énorme, s'ils n'avaient pas foncés tête baissée et avaient cherchés à innover un poil, l'album aurait fait un carnage. On se rassurera en se disant que le troisième essais devrait être le bon.

A écouter : pour les amateurs de brutal