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Biographie

Octoons

Fin des années 90, Fat Wreck Chords et Epitaph rayonnent de milles feux sur la scène internationale grâce à des groupes d’exception comme NOFX, Lagwagon, No Use For A Name, Satanic Surfers ou Millencolin. Le punk mélo est à son apogée et créée un peu partout des petits rejetons. Oc Toons emboîte le pas dans ce sillage, désireux d’emprunter ce chemin de saltimbanque et de jouer un jour avec leurs idoles. En 7 ans, le groupe parvient à toucher du bout des doigts ces rêves, passant des tournées franco/européenne (avec Seven Hate, Burning Head, Dead Pop Club) à deux tournées américaines le long de la côte ouest. S’en suit, grâce aux relations nouées dans les backstage un split avec les Fabulous Disaster Awesome Fromage en 2006,  auquel succédera l’album What Doesn’t Kill Us Makes Us Stronger en 2007. Après de nombreux changements de line up, la formation se compose désormais de 4 musiciens : Loks (chanteur), Manux (guitare), Alec (basse) et Gerald (batterie).

Chronique

13.5 / 20
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What Doesn’t Kill Us Makes Us Stronger ( 2007 )

Citation de Nieztsche en titre d’opus, Adam Krammer à la production (NOFX, No Use For A Name), featurings de prestige (Tony Sly de NUFAN, Steve de Belvedere/This Is A Standoff, Lynda de Fabulous Distaster), Oc Toons a mis les petits plats dans les grands pour la sortie de son What Doesn’t Kill Us Makes Us Stronger.

Les yeux, les lèvres et les rêves gorgés d’Amérique, Oc Toons offre un album aux inspirations évidentes et revendiquées. Dès les notes d’intro de "Take Off Your Mask", piste d’entrée, le maniement des cordes ressuscitent feu-Belvedere tandis que la batterie de la seconde ( "Hope To Be Happy") dresse un défilé de tempo NoUseForaNamien classique (ce qui tombe bien – ou mal, au choix – Tony étant invité au premier couplet. Mais n’aurait-il pas été plus judicieux de lui proposer un titre moins calibré afin de tirer d’avantage de cette collaboration ?) Oc Toons a donc une idée précise de sa représentativité musicale : tambour éclair en rythmique, guitares méandreuses aux notes détachées et chant mélo à souhait. En plus de cette artillerie punk à tendance West Coast (avec voix trafiquée type Craig's Brother pour "Friday Night" et break façon écurie Fat 90’s mémories), les palois ont le goût du taper dur et du parler fort. Un indéniable feeling hardcore s’invite donc en ajout avec pour but de rompre les dorures et les paillettes californiennes  en décanillant les banderilles dans un mélange énergique qui conduit à des résultats proche des japonais de Sunsgrind.

Oc Toons vit donc skatecore… et meurt skatecore. Ici gît peut-être effectivement le source des bémols de ce What Doesn’t Kill Us Makes Us Stronger. Malgré un support productif qualitatif et de bonnes idées (le terrible chœur/canon de "Hope To Be Happy" porté par Lynda, le murmure chanté de "Friday Night"), les cartooniens ont quelques difficultés sur la distance quant à varier la cadence (seul "Oc Kids" apporte vraiment un autre zéphir). La batterie manque souvent d’inspiration, les featurings, hormis celui de FD n’apportent pas ce qu’on espérait, tant et si bien que le festin annoncé finit par ne jamais complètement voir le jour.

Rythmé, volontaire et bien placé, What Doesn’t Kill Us Makes Us Stronger est un album qui pourra plaire aux amateurs de skatecore à tendance colérique. L’exécution au point, on regrettera simplement un manque d’audace et d’inspiration dû en partie à un héritage encore trop perceptible.

En écoute sur myspace.

A écouter : "Hope To Be Happy", "Take Off Your Mask" et "Friday Night"