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Biographie

Nothing to prove

Nothing to prove voit le jour en 96 à Montbéliard et produit alors un punk hardcore crust. En 98, le line up change ainsi que l'orientation musicale du groupe qui tend alors vers un metalcore engagé. Une démo sort la même année (Link the chain) et leur permet de cotoyer des groupes comme As friend rust, Creation is the crucifixion, Seven hate, Catharsis...
Un premier opus voit le jour en janvier 2002 : Erase the Metronome, un EP qui en surprendra plus d'un. Malgré des débuts prometteurs, la formation change encore et  se stabilise autour d'un trio efficace, les textes s'orientent pour le moment vers la dégradation de l'être par le temps et la monotomie, la beauté de la violence et de la mort.
Un deuxième opus vient de voir le jour, intitulé Metronomicon.

Chronique

14.5 / 20
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Metronomicon ( 2004 )

Nothing to prove nous avait déjà mis l’eau à la bouche avec un EP de metalcore personnel et très puissant. Les voici de retour avec un véritable album et un nouveau line-up qui matérialisent enfin leurs ambitions.

Au premier abord la musique de Nothing to prove n’est pas des plus abordables. L’atmosphère générale qui s’en dégage est extrêmement froide, l’artwork bleuté du digipack lui même semble graver dans un bloc de glace. Les ambiances industrielles entrecoupant les morceaux et le jeu de batterie réglé comme une horloge contribuent à la sensation d’être prisonnier d’un blizzard glacial et oppressant. Bref, pas moyen d’esquisser ne serait-ce qu’un léger sourire durant l’écoute de Metronomicon, on est plus proche d’un chant de bataille polaire que d’une joyeux concert entre potes.
Dans ce sens, les compositions dégagent une sensibilité assez particulière et on parfois l’impression de se trouver en présence d’un disque expérimental. Cette perception est accrue via les passages noisy et  les ambiances variées à l’image de l’oriental et lancinant "Desert songs" ou le début très "gothisant" de "Evil Church". Chaque morceau semble avoir bénéficié d’un soin particulier et d’un travail de recherche qui donne à l’ensemble de l’album un côté mathcore.
Au delà de ce travail, Nothing to prove reste avant tout un groupe hardcore violent, les riffs tranchent, la batterie martèle et la voix screamo engendrent des parties très chaotiques mais toujours suivies de passages mélodiques et métalliques parfois très heavy. Le tout procure des sensations d’hostilités comme Ananda sait si bien les exprimer. Le meilleur exemple en est "Transylvania", qui comme son nom le laisse présager, vous vampirisera littéralement.
Petit bémol au niveau de la production des plus étranges qui semble lisser le son du groupe et abaisse encore la température déjà très basse de la galette. C’est à vérifier sur scène, mais je suis près à parier gros sur le fait que la production fait perdre à Nothing to prove une partie de son intérêt en rabaissant sensiblement son efficacité et sa rage.

Nothing to prove est sans aucun doute un groupe intelligent au potentiel assez monumental. Le mélange habile des sonorités industrielles et des atmosphères obscures venues d’outre-tombe, les guitares incisives posées sur une rythmique sans faille font de Metronomicon un album difficile d’accès mais à qui les écoutes successives donneront raison. Si l’album avait bénéficié d’un son moins bridé, la terre entière aurait pu trembler sous les feux de Nothing to prove. On attend la suite avec la plus grande impatience !

T

A écouter : Ironflesh control, Borderline, Transylvania
Nothing to prove

Style : Metalcore
Tags :
Origine : France
Site Officiel : impuremuzik.com
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