Biographie

Nomos

Nomos émerge en 2008 du coté de New York avec sous le bras une demo tape six titres et, rapidement, une réputation de machine de guerre quelque peu incontrolable en live. De galères en changements de lineup il faudra pas moins de deux ans au groupe pour accoucher d'une suite à ses débuts prometteurs. Le 12" single sided Notes from the Acheron débarque chez Deranged Records fin aout 2010.

Chronique

Demo ( 2008 )

Nomos vient de New York, Nomos joue du Hardcore. Bon, OK, présenté comme ça, on aurait presque déjà envie de soupirer et de se préparer à entendre un énième clone (clown ?) raté de Madball avec plein de metal dedans pour combler un manque d'inspiration certain... et ce serait bien dommage.

Oui dommage car sous ce nom se cache un groupe punk/hardcore old school jusqu’à la moelle, en atteste - et ce même si le format connaît un regain de hype ces derniers temps -  cette demo tape réalisée avec les moyens du bord. Six titres en huit minutes et quelques, son raw venu d’une autre époque, autant dire que c’est du vite torché. L’intérêt de la chose réside d’ailleurs dans ce fait.
Bien que rouverte depuis un bail et exploitée récemment avec une grande réussite par quelques formations, la brêche old school n’en finit plus de nous déverser des wagons entiers de groupes à l’inspiration pour le moins variable. Ici, rien à craindre puisque Nomos distribue les claques sans discontinuer et surtout forcer (son talent) sur la pose revival : c’est rapide, direct, furieux tout en restant mélodique, fluide et catchy as hell. Nomos pue la spontanéité et le génie à plein nez. Voila c’est dit. Pas de temps à perdre donc la seule solution était bien de maintenir le niveau entre le très bon et l’excellent de bout en bout sous peine de jouer dans le vide. Ca tombe bien pusique Nomos ne semble pas capable de faire de la musique autrement.
Mon argument? La seule écoute du titre d’ouverture "The most dangerous game" devrait suffire à convaincre à peu près n’importe quel amateur du genre du fait que Nomos c’est du lourd et qu’il va falloir surveiller la suite de très près. Imaginez la rage de Ceremony rencontrant le sens de la mélodie qui tue de Government Warning, le tout agrémenté de variations rythmiques fréquentes très bien amenés et vous aurez déjà un début d’aperçu du potentiel de la bête. La description pourrait s’arrêter là : le même état d’esprit sans compromis anime les cinq titres suivants. Il ne vous reste plus qu’à écouter cette poignée de compos puisque le groupe a lâché son bébé sur la toile. La cassette est sold out depuis perpette et la version 7’’ doit arriver d’ici peu… l’heure des révisions a donc sonné.

Nomos vient de New York, oui, mais en fin de compte on s’en fout. Nomos fait surtout les choses vite et bien et on espère donc les voir revenir rapidement avec une nouvelle petite bombe sous le bras.

A écouter :