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Biographie

Nolentia

Trio toulousain né en 2007 de la rencontre entre Ghis (Guitare, Chant) et Raphaël (Basse / Chant) et Vince (Batterie), Nolentia livre son premier concert seulement trois mois après. Un an plus tard et une quinzaine de prestations à son actif en compagnie de Knut, Zubrowska, Gasmask Terrör8 Control ou Alea Jacta Est, le groupe enregistre son premier ep en 2008 : Set Your Soul To Grin'n RollNolentia participe à plusieurs fests et réalise son premier album, One Loud Noise And It's Gone en 2009. Quatre ans plus tard, le groupe est de retour avec un disque encore plus personnel : May The Hand That Holds The Match That Will Set This World On Fire Be Blessed Above All qui sort chez Kaotoxin Records.

One Loud Noise And It's Gone ( 2009 )

Pour Nolentia, les mois qui se sont écoulés depuis Sell Your Soul to Grind n' Roll auront été bénéfiques. Sans brûler les étapes, le groupe a davantage travaillé, davantage titillé son inspiration pour reformuler ce qui était déjà prometteur. Difficile de ressortir du lot en matière de grind mais pour une fois qu'un de ses rejetons fait l'effort de rompre la tradition, notamment par l'emploi d'un anglais plus proche de Chiflet - le génial traducteur de Bourg-la-Reine par Fuck the queen - que de Wilde (je sais pas si c'est voulu) et en remplaçant les bombes et les tripes de rigueur dans le genre par un artwork plutôt naïf, on allait pas bouder notre plaisir.
Toujours est-il que Nolentia assure et rassure par cet étalage de crêpes, quatorze au total. Si One Loud Noise and It's Gone rassemble tous les réflexes pavloviens du style, un chant grawlé, un accordage au trente-sixième dessous et une batterie mitraillette, le trio fait davantage que ressasser à l'envi la bonne vieille recette. Boosté par un fuel rock n' roll plus manifeste que sur la démo de l'année dernière, Nolentia impose un rythme haletant tout en gardant une réelle puissance. Jamais souffreteux, pas souvent en panne d'inspiration, les toulousains varient les plaisirs et prennent soin de toujours conserver cette dynamique notamment grâce au duel livré par les deux voix, mais aussi aux accents divers pris par One Loud Noise and It's Gone lorsque la tendance se fait plus punk ("What Could Be"), voire d-beat. Même constat quand Nolentia met en avant son profil le plus malsain sur le frénétique "Plurality of Self", ou sort l'artillerie lourde godfleshienne ("Rhetoric of Self-Abhorrence", "Construct"). Confirmation.       

Tracklist : 1. Oyster*, 2. Snowball Fight*, 3. Do I ?, 4. What Could Be*, 5. Rhetoric of Self-Abhorrence*, 6. Plurality of Self, 7. Destruct, 8. Construct*, 9. Feed Off Agonies, 10. Laudate, 11. Vacuity, 12. Godless*, 13. Human Beta Release, 14. Dismantle.  

A écouter : Snowball Fight, What Could Be
13.5 / 20
1 commentaire (12/20).
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Sell Your Soul To Grind'n Roll ( 2008 )

A ceux qui n'auraient pas encore compris où souhaite en venir Nolentia avec cette invitation profane qu'est Sell you Soul to Grind n' Roll, on pourra toujours leur faire un dessin. Six titres, sept mots qui décrivent assez bien l'état d'esprit qui anime les toulousains avec cette première démo, fruit d'une année de travail. Lapidaire et intense malgré un certain manque de densité de la production (une batterie un peu sèche notamment), Nolentia court à droite et à gauche à la rencontre de Nasum, Napalm Death, lorgnant de l'autre côté vers le death suédois de Entombed ou d'Unleashed. Ajouté à celà un timbre granuleux assez évocateur du gore grind de Carcass et une certaine folie hardcore, ce premier jet n'est pas loin d'atteindre son but.
Sublimés par le son live, "Blindness Substituted", "Godless" ou le terrible "Goethe" déploient une bourrasque authentique, énergique et grasse à souhait portés par un travail des voix intéressant entre le timbre d'ogre de Ghis et celui d'incube de Raf mais à l'alternance parfois un peu trop systématique. Sans en faire des caisses, Nolentia manie bien sa barque, amenant même un peu de lustrant à un genre qu'il est difficile de faire briller. On notera toutefois une curieuse baisse de régime en fin de parcours apparemment consécutive à un mix pas des plus folichons ("Nihil") mais qui ne remet pas en cause la bonne tenue générale. Largement prometteur.

Tracklist : 1.Blindness Substituted; 2.Kanske; 3.Godless; 4.Goethe; 5.Nihil; 6.Destruct

A écouter : Blindness Substituted, Goethe