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Biographie

Nocturn Deambulation

Nocturn Deambulation fut fondé en 2007 dans le Pays-de-Loire, et compte actuellement trois membres, dont Frédéric Modine (ex-And Summer Dies) au chant / clavier / guitare, Romain Dupont à la guitare et Clément Bourmaud (ex-Comalane) à la basse. La formation tient de perpétrer l'Histoire dans sa musique, et s'appuie sur un artwork fondé sur des rouages, des engrenages, le tout sur fond de toile organique.

Le groupe sort une première démo en 2008, Specular Writing : Preliminary Before The Redemption, aux influences musicales très variées comme Death, Necrophagist, mais également Johann Sebastian Bach et Arcangelo Corelli. En 2011 sort The Grand Opening, qui cherche de nouveaux horizons musicaux en incorporant notamment des sonorités des années 30, et se concentre sur le thème du cirque.

Chronique

14.5 / 20
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The grand opening ( 2011 )

Approchez approchez Mesdames et Messieurs, venez assister à la première représentation de la troupe Nocturn Deambulation ! Au programme des festivités : un superbe artwork typé des années 30 qui annonce un métal savamment mélangé aux ambiances du … cirque ! Alors n’hésitez pas, petits et grands : soulevez le rideau du chapiteau, prenez place autour de la piste, et laissez vous charmer par cette troupe tout droit venue du Pays de la Loire !

Aaah le cirque… Ses trapézistes, ses funambules, ses jongleurs, ses dresseurs d’animaux. Son ambiance aussi, les odeurs de barbe à papa, les ballons colorés, les clowns aux vêtements bigarrés qui font rire les enfants. Tout un monde sur lequel s’est attardé Nocturn Deambulation en nous proposant un death/black metal progressif teinté de sonorités issues de cet univers fantastique. The Grand Opening a clairement été pensé pour plonger l’auditeur dans une autre époque, celui des photos sépia, des petites filles habillées en robe, des publicités dessinées avec ce style si particulier et reconnaissable entre mille.
Une fois le cadre placé, place à la musique : l’intro Waltz of men in white nous tend la main, nous invite sous le chapiteau, et ça y est : le spectacle commence. Le groupe réussit le tour de force de retranscrire l’univers du cirque dans ses mélodies et dans ses riffs, le tout sans oublier les éléments chers au métal extrême, à savoir des rythmiques élevées et des riffs complexes (A new attraction, Slayer of toad). A grands renforts de nappes de clavier, le métal des Ligériens surprend agréablement en prenant des tournures et des airs que l’on attendait pas. Le chanteur quant à lui jongle entre vocaux criards doucereux et voix claire de très bonne facture, pour encore plus de richesse et de variété. Cependant, malgré la qualité indiscutable des compos, on aurait souhaité une production plus soignée, notamment au niveau de la batterie et des guitares un poil faiblardes.
Tels des dresseurs de tigres, le groupe dicte sa musique à la lettre, la fait aller là où il veut pour notre plus grand plaisir. Comme peut le faire Opeth, le groupe incorpore au sein de son metal des accalmies accompagnées de voix claires, comme l’attestent Second Breath, Watchmaker’s cogs, ou encore Acherontia atropos, que côtoient les superbes interludes que sont The Schizophrenia Coroner et Tears of old Tree. Ces titres instrumentaux achèvent de donner à cet album un côté mélancolique.

Avec ce premier album, Nocturn Deambulation nous assène avec brio sa vision du métal, de SON métal, original et à la personnalité forte. The grand opening est un album fort, oscillant entre drame, brutalité et mélancolie. Autant de visages explorés par le groupe grâce au thème du cirque.
Reste à savoir vers quoi va à présent se tourner le groupe; gageons qu'il saura trouver de nouvelles idées qui lui permettront d'explorer de nouveaux horizons et de créer de nouveaux mondes ... noctamburlesques 

A écouter : The new attraction, Slayer of toad, Dream of a sick imagination, Watchmaker's cogs, Acherontia atropos