Biographie

Noah and the Whale

Noah and the Whale est un quatuor anglais formé en 2006 sous l'influence cinématographique de Wes Anderson auquel ils empruntent son atmosphère loufoque et colorée. Noah and the Whale fait référence au film "The Squid and the Whale" ("Les Berkman se séparent", en français) dirigé par Noah baumbach et produit, justement, par Wes Anderson.

Navigant dans une pop folk entre mélancolie et joie de vivre, Noah and the Whale sort son premier album en 2008, Peaceful The World Lays Me Down, un an après avoir intégré le top 10 des charts anglais avec le single "5 Years Time".

Chronique

Peaceful, the World Lays Me Down ( 2008 )

Peaceful, the World Lays Me Down, premier opus de Noah and the Whale est un peu le pendant musical de cet équipage bariolé, la team Zissou qui habite ce petit sous-marin jaune dans La Vie Aquatique de Wes Anderson. Une mosaique de notes, une lascive mélancolie non avouée mais habitée d'une volonté et d'une joie de vivre communicative qui forcent l'admiration.

Dans leurs péripéties, les instruments du quatuor immergent dans un décor aux 1 000 couleurs, à base de violon, d'ukulélé, de cuivres, de choeurs, de sifflements, de clap clap enthousiastes (comme sur le final de "Second Lover") sur fond de rythmique sautillante. A la façon d'Arcade Fire, la fanfare bigarrée de Noah and the Whale est une cure contre la morosité. Au spleen que peut engendrer l'abattement ("Hold Me Hand Cause I'm Lowered") répondent alors l'allégresse et le pouvoir de l'amour ("5 Years Time") qui engendrent cet optimisme indestructible qui permet d'aller de l'avant, même au plus bas.

Le baryton Charlie Fink, en narrateur détaché, parfois doublé de la rafraichissante voix féminine de Laura Marling (désormais partie en solo), chante alors les aléas de la vie telle qu'on la connait, en toute simplicicité, confiant à ses mélodies folk un entrain irrésistible qui provient autant de la variété des intruments que de la sincérité qui transpire de chaque refrain ("Jocasta"). Chaque morceau se veut alors remède à la passivité, invitation à sortir et jouir de l'instant dans une explosion de notes complices.

Il n'en faut pas plus pour rejoindre l'équipage, armé de son bonnet rouge et de son speedo, se mêler aux choeurs et faire tourner la machine, en laissant derrière soi les tracas inévitables que l'on rencontre parfois. A bord ce sous-marin, chacun se redécouvre, suspend son vol et s'émerveille.

"I've never seen so many electric jellyfish in all my life!"

Peaceful, the World Lays Me Down est sorti le 11 août 2008 chez Universal.

A écouter : lors de la rcration!