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Biographie

New Idea Society

Mike Law : Chant/Guitares/Basse/Percussions/Claviers/Melodica
Stephen Brodsky : Guitares/Banjo/Percussions
Chris DeAngelis : Piano/Orgue/Claviers/Melodica
Andrew Schneider : Basse
Mike Ushinsky : Batterie

Retour en 1999-2000, année de création du groupe à NYC, de l'idée de Mike Law (Eulcid) et Stephen Brodsky (Cave In, Kid Kilowatt), le duo enregistre un premier EP éponyme en 2002. Les critiques sont unanimes, ce qui n'empêche pas le groupe de 'disparaitre' de la scène musicale durant presque trois ans. Cela étant, les projets des deux membres sont nombreux et ne les laissent donc pas sans labeur. Le temps passe et NIS entre finalement en studio en 2004, afin d'enregistrer un premier opus longue-durée, You Are Awake Or Asleep qui, une nouvelle fois, attire les louanges du public et de la presse. Toujours fait-maison, l'album sort le 25 janvier 2005 chez Magic Bullet Records (On Fire, Cave In, Doomriders,...) qui met "Create Your Own Emergency" en libre téléchargement, tandis que de leur côté, les Allemands de Trans Solar Records (Monochrome, The (International) Noise Conspiracy, Tokyo Sex Destruction,...) sortent l'album en Europe et décident de laisser "The Waiting" en libre écoute. Voilà de quoi témoigner de l'éclat de You Are Awake Or Asleep; la majeure partie des instruments sont joués par les deux comparses-fondateurs, mais ces derniers se permettent toutefois d'inviter des amis de longue date tels Derek Kerswell à la batterie, mais aussi Kurt Ballou (Converge, A Day In Black And White, Codeseven, Isis,...).
C'est donc avec impatience que l'attente quant à la sortie du second effort du groupe se fait. Le line-up (cf. ci-dessus) s'est enrichi de nouveaux membres, laissant l'ami Brodsky s'éloigner petit à petit de sa création pour l'abandonner totalement (cf. line-up MySpace), et Mike seul à la barre comme le prouve la photo-promo. Ce qui n'empêche pas The World Is Bright And Lonely de trouver sa place dans les bacs US le 28 août 2007, et le 03 septembre de la même année en Europe, via Exotic Fever Records (Del Cielo, Des Ark,...).

13.5 / 20
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Somehow Disappearing ( 2010 )

Une chose est certaine, qu'il s'agisse de choix artistiques ou bien d'adaptations techniques, chaque nouvelle sortie de New Idea Society est synonyme de renouveau, même si non-foncièrement original comme en avait témoigné le décevant This World Is Bright And Lonely. Peu importe puisque trois années après cet opus, Mike Law réimposait son projet sur le devant de la scène avec un EP aussi inattendu que surprenant : Quiet Prism. Cinq titres, cinq perles, rendant aussi bien hommage au superbe You Are Awake Or Asleep des débuts, qu'au The Cure de Disintregation.

C'est donc sur ces fondements que vient se joncher Somehow Disappearing, troisième effort de NIS; fondements qui trouvent leur source, il est important de l'expliciter, dans un grave accident de voiture survenu trois ans auparavant en Allemagne. Dans l'incapacité de jouer de la guitare durant quelques mois, Mike Law décide alors de se tourner vers les claviers, à l'origine évidente de cette nouvelle orientation musicale. Omniprésents, ils renforcent à merveille ces ambiances solitaires et glaciales, à l'instar de "If You Slip Under" ou "Halluminations".
Mais NIS n'en a pas pour autant perdu sa relative fougue avec ses quasi-single FM que sont "Strange Language" et sa jumelle "Sing It Right", la première rappelant autant Ozma que les Get Up Kids. D'autre part, le chant, certaines pistes et les services de Andy Le Master sont telles des réminiscences de l'œuvre de Bright Eyes. Cette alchimie se révèle dans toute sa splendeur sous les traits de "Autumn You", seule rescapée du Quiet Prism EP. Toujours aussi jouissive.

En résumé, même si cet album n'est ni du niveau de You Are Awake Or Asleep, ou du dernier EP, il n'en demeure pas moins un disque très agréable à écouter, autrement plus intéressant que TWIBAL. Espérons désormais qu'à renouveau constant, Mike Law ne renie plus ses penchants coldwave/post punk avec son lot de synthés vintage.

A écouter : "Autumn You"; "If You Slip Under"

The World Is Bright And Lonely ( 2007 )

Citation du livret :This album was recorded [...] playing music together all in one room, at the same time, without overdubs, because that is what music sounds like?. De quoi prévenir les connaisseurs du changement opéré sur The World Is Bright And Lonely.

Le son y est effectivement plus brut d’aspect à l’image du chant de Mike Law qui tient désormais davantage de Conor Oberst (Bright Eyes) que d’Elliott Smith. Et pour être tout à fait honnête, il s’agirait plutôt d’un BE des mauvais jours ; pour s’en rendre compte, il suffit de se pencher sur la calamiteuse et dépouillée (chant + guitare) 8-minutes-song qu’est "Part II : The World Is Bright And Lonely", censée donner le change, en terme de durée, à la nébuleuse et tout aussi fabuleuse "Swimming In The Rain" (You Are Awake Or Asleep). Un comparatif simple qui démontre à quel point New Idea Society a perdu de sa superbe sur ce disque. Pas que les morceaux soient foncièrement mauvais, simplement que ces derniers sont de moindre qualité, les effets disparaissants alors qu’ils contribuaient pleinement à l’identité du groupe. Une vraie déception à laquelle s’ajoute le départ de Stephen Brodsky ; celui n’a co-écrit qu’un seul titre, "Single Thread", délaisse le mic’, et n’est reconnaissable, si le livret est entre vos mains, que sur "Let It Be" grâce à son jeu de banjo. Un instrument qui fait d’ailleurs parti des nouveaux invités de cet album, tel le violon de l’assistante ingé’ son Ms Ania Grzesik sur "The Only Sound" et "Let It Be", la batterie de Santos Montano (Old Man Gloom) sur "Don't Sleep", la réapparition de Kurt Ballou (Converge) sur "Drawbridge Kid", et les interventions récurrentes et remarquées de Chris DeAngelis (The Green Room) tout comme Andrew Schneider (Cave In, The Red Chord), qui n’est pas que bassiste du groupe, mais bien producteur de l’album tout comme il l’a été pour d’autres formations telles Pelican, Unsane, Victory At Sea, Garrison, etc.

En revanche, NIS compense cette perte en qualité d’écriture/d’enregistrement, par une orientation musicale un brin plus rock à laquelle il continue de mélanger folk-pop/lo-fi, et où les sonorités surf/dream pop sont désormais remplacées pour un penchant très noisy. Un changement qui coïncide par instants avec les dernières productions de Troy Von Balthazar (Chokebore), alors qu’à d’autres, la bande à Mike Law se rapprocherait bien plus des embardées power-pop/punk de The Lost Patrol Band, à l’instar de "Don't Sleep" ou de la surprenante, dans le bon sens du terme, "Dress Shirt".

Pas grand chose à ajouter. La déception est bien là, les titres sortent difficilement du lot, pour ne pas dire la tête de l’eau, à quelques exceptions près : "Dress Shirt", "Where Are You Now", "Don't Sleep". C’est pour dire…

Télécharger : "Don't Sleep", "Drawbridge Kid".

A écouter : "Dress Shirt", "Where Are You Now", "Don't Sleep"