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Biographie

Necroblaspheme

Necroblaspheme voit le jour en avril 2001 à Paris comme un groupe de Brutal-Death-Metal. Composé alors de Christophe et Charlie (Guitares), Olivier (Batterie - Antaeus), Ryad (Chant) et Carol (Basse). Une première démo, Foetal Sodomy paraît très rapidement la même année ce qui leur permet de se faire repérer par le label Destructive Records. Yann rejoint le groupe comme second chanteur pour enregistrer le premier album, Introducing Pure Violence, qui sort en 2002. Xavier remplace Carol au poste de bassiste et le groupe effectue de nombreux concerts avec Sublime Cadaveric Decomposition, Aborted, Antaeus ou Carnal Lust. Cependant, leur label fait faillite et les membres du groupe sont occupés sur d'autres projets musicaux, ce qui fait qu'il faut attendre 2008 avant d'entendre reparler de NecroblasphemeDestination : Nulle Part, leur deuxième paraît chez Agonia Records et montre un groupe français qui a beaucoup progressé et qui amène de nouveaux éléments dans son Brutal-Death-Metal. En 2011, Necroblaspheme sort l'ep XXVI: The Deeper - The Better en auto-production et ouvre encore d'avantage son Death-Metal à d'autres styles musicaux.

Chronique

16 / 20
7 commentaires (15.64/20).
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XXVI : The Deeper, The Better ( 2012 )

Si vous avez eu la curiosité de lire ici et là d'autres chroniques concernant l'album qui nous intéresse ici, vous aurez remarqué que le champ lexical inhérent de façon habituelle au Death Metal n'était pas vraiment de mise.

Il s'agissait davantage, nombre de collègues l'auront très justement souligné avant moi, d'émotions, d'ambiances, de nuances. La technicité est là, l'exécution est chirurgicale, la densité, le son... pour tous ces items, la barre a été placée bien haut, rien à redire. Mais il ne s'agit en rien d'une fin en soit, il ne s'agit pas « bêtement » d'un album de Death Metal efficace et bien produit et exécuté. Tout cela est ici pour raconter une histoire, baignée dans un flot d'ambiances. Une ambiance de mort notamment, mais pas seulement. Entendons nous bien, les amateurs de décrochage de mâchoire sonique seront aux anges : dans la catégorie des groupes qui donnent envie d'étaler de la viande sur les murs, le groupe se défend plus que bien, on l'avait tous déjà bien compris à l'époque de Destination : Nulle Part. L'aura et la profondeur sont venus s'y greffer entre temps. Et là, autant dire qu'on ne joue plus dans la même catégorie. Pour ça, on doit rendre hommage à un travail de composition brillant d'ingéniosité et d'originalité (ou comment sublimer The Sound Of Silence de Simon et Garfunkel façon Brutal Death sans occulter la profondeur et la beauté du morceau d'origine) mais surtout au chant. Pour ça, il suffit d'écouter. Oui ce ce sont des vocaux « Death Metal ». Non ça ne « chante » pas. Sauf que la palettes d'émotions retranscrites par l'ami Yann a de quoi faire réfléchir... Jusqu'ici, le seul vocaliste de metal m'ayant autant touché et impressionné de par sa capacité à véhiculer autant de sentiments et de passion, comme en intraveineuse, était Arioch de Funeral Mist, plus connu sous le nom de Mortuus depuis qu'il officie chez la bande à Marduk. Necroblaspheme parvient ici à faire oublier à l'auditeur qu'il écoute un album de Death Metal, il se contente de le prendre à la gorge et de lui faire traverser plusieurs paliers, allant crescendo dans l'intensité et la fureur. avant de le laisser seul face au silence. Face au son du silence.

Court, intense, planant, écrasant, violent, délicat...
Un très, très grand album... de musique.