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Biographie

Mystical Fullmoon

Mystical Fullmoon commence son parcours en 1994 lorsque Thaumiel (Chant / Guitare) et Equinoxe (Batterie) joignent leur force pour créer un groupe de Black-Metal qui s'appellera tout d'abord Morbid Entity. Quatre ans après un line-up très instable, les italiens sortent une première démo d'un Black-Metal primitif intitulée Through Somber Passages. Quatre morceaux que l'on retrouvera sur un premier album qui sort la même année : Beyond Somber Passages.
La suite est encore plus chaotique, de line-up en line-up, Mystical Fullmoon n'arrivera qu'à sortir Live In Lu en 2000 restant toujours extrêmement confiné au milieu underground.
Il faut attendre 2007 pour qu'autour de Gnosis (Chant / Basse) Arcanus Incubus (Claviers) et Hexe (Guitare) le groupe sortent de l'ombre en souhaitant enregistrer un album ambitieux qui réuni  Black-Metal Symphonique, Doom, Ambient et musique électronique. Scoring A Liminal Phase sort en 2008, produit par Alex Azzali (Ancient, Secret Sphere...).

Chronique

12.5 / 20
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Scoring A Liminal Phase ( 2008 )

Dix ans. C'est le temps qu'il a fallu aux italiens de Mystical Fullmoon pour sortir un second opus intitulé Scoring A Liminal Phase. Inconnu au bataillon par chez nous, à peine plus dans l'underground Black-Metal transalpin, le combo espère pourtant bien percer et commencer à se faire une base d'auditeurs hors de leurs frontières surtout après tant d'années à être resté dans l'ombre. Pas évident vu la masse de groupes du genre qui prolifère.

Une première écoute de Scoring A Liminal Phase laisse entrevoir de bonnes ressources et un potentiel intéressant. Sur une base Black-Metal, Mystical Fullmoon rassemble des éléments symphonique, des pistes teintées d'indus et bien plus de choses encore qui lui confère une aura tout à fait particulière. Quand on voit que chacun de ses (nouveaux) membres officient dans des formations diverses underground passant du Heavy au Black en faisant un détour par le Doom ou l'Indus (EXM93, Beholder ou Labyrinthus Noctis) on comprend rapidement d'où leur viennent toutes ces inspirations. Alors oui l'on trouve de bonnes choses sur ce disque comme les passages Thrashisé et Black'n Roll sur Per Speculum In Aenigmate qui rappellent Satyricon ou l'intro Dark-Jazz (!) de Daleth Journey (Visio In Yule) par exemple. Pris séparément on sent bien l'idée du groupe de rajouter le plus de choses possibles dans ses compositions, le classant certainement dans la case avant-gardiste et l'on ne peut pas dire que Mystical Fullmoon manque d'idée et de création. Ils ont certes voulus s'éloigner des schémas classiques du Black-Metal ce qui est tout à leur honneur, sauf que tout ça n'est pas encore bien digéré.

Mystical Fullmoon a en effet les yeux plus gros que le ventre. Si tous ces ingrédients laissent suggérer une musique très riche (et elle l'est), Scoring A Liminal Phase manque d'orientation, de ligne directrice. La résultante se déduit assez aisément, les italiens risque de perdre plusieurs fois l'auditeur à travers des compositions trop éparpillées. Le soucis principal, c'est surtout de mêler – comme l'indique la fiche promo – la grandeur majestueuse des bandes sons symphonique aux dissonances industrielles, aux profondeurs abyssales du Funeral Doom […]. Normal d'un côté puisque cela fait de nombreuses années que l'œuvre est en gestation et qu'elle se veut résolument ambitieuse. Difficile aussi dans ces conditions d'accrocher continuellement aux sonorités modernes et anciennes, à ce mélange des genres un peu foutraque (May Wisdom Bless My Path), ce que proposait aussi Thy Catafalque par exemple, mais de manière plus maitrisée et réussie.

Ajoutons à cela que le disque est d'une durée de 73min relativement (trop) longue et l'on concèdera que bon nombre d'auditeurs auront du mal à écouter cet opus en entier et y adhérer à sa totalité. Un peu indigeste à l'écoute, Scoring A Liminal Phase possède pourtant de bonnes idées (Omen (Capriocorn Vibe)), mais la copie est à revoir pour rectifier (enlever) le surplus. A trop vouloir bien faire...

A écouter : Daleth Journey (Visio In Yule), Omen (Capriocorn Vibe)