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Biographie

Motocross

Samir : chant
Nico : guitare, chant
Serge : basse
Tosh : batterie
Marco : trombone, chœur
Renaud : saxo alto et ténor, chœur
Ram : trompette

Fondé à Annemasse, courant 1996 autour de Serge, Rascal et Nico (basse, batterie, guitare), tous issus d’anciens groupes locaux, le groupe compose ses premiers morceaux aux influences Ramones/Sheriff/Thugs et divers groupes Nord américains 80’s/90’s tout en recherchant un chanteur… C’est Samir qui s’impose derrière le micro en ce début d’année 1997. Ce dernier fait intégrer des cuivres et le groupe définit son style comme du scoutcore…

Durant 97/98, s’enchaînent plusieurs concerts et festivals dans la région et en  Suisse voisine, l’enregistrement de 2 démos (introuvables), et en janvier 1999 Motocross entre au Rock on studio d’Annecy. Le groupe y enregistre Free Ziffredi, un EP 7 titres autoproduit, sous la houlette de Jean Cataldo. Cet enregistrement est également disponible en vinyl split album  avec les stéphanois de  Bad Taste. Il est disponible sur le label Zorlac prod sous le nom 100 % sueur d’hommes.

Fin 99, la section à vent s’étoffe, Reno (ex-Starsky) rejoint la bande. Il arrive à temps pour mettre en boîte le second EP Martine & the Ponies (enregistré au Smelly Room Studio à Genève pendant l’hiver 99/2000. Entre temps, Motocross signe sur le label indépendant Hannibals Records.La distribution est assurée par Tripschord et Overcome.
Au printemps 2000, Motocross continue à tourner dans leur région et s’exporte à l’étranger,

Pendant l’hiver 2001/2002, Motocross enregistre en 3 semaines, toujours au Smelly Room à Genève, Scratching’ My Noze (autoproduction), Hannibals Records et Overcome assurent la distribution.
Au fur et à mesure des concerts, les membres du groupe en ont marre de voir leur chanteur jongler entre micro, trompette et autres accessoires. Ils décident alors d’enrôler un jeune gagnant au poste de trompettiste. C’est Ram qui prend le poste. La section cuivre dont Samir rêvait est à présent stable et soudée. Désormais à 7, et quelques répètes plus tard, Motocross reprend la route.
En 2003, le groupe bouge en Allemagne (tourné montée par Hannibals Records) pour une dizaine de dates. Sur la demande du tourneur allemand, le groupe y retourne en 2004, joue dans les mêmes endroits mais dans le désordre, puis retourne en France pour quelques dates.

2005 et 2006 sont plus particulièrement réservées à la composition d’un nouvel album, période au cours de laquelle Tosh remplace Rascal derrière les fûts.
Ils intègrent les studios Side Records pour pondre les 11 titres de King of the Loose dans les bacs à la fin de l’été ’07.

Chronique

King of the Loose ( 2007 )

Ces gars de l’Est ont beau faire les clowns, lorsqu’il s’agit de faire sonner les instruments, on ne rigole plus. Le micro de Samir pue le graillon de whisky autant que son chant rauque à souhait entache des compos déjà assez crades pour servir de bande son à un squat-clandé biélorusse.

Histoire de mettre un peu de piquant à ce boxon à la croisée des New Bomb Turks et Turbonegro, Motocross arrose ses brûlots de cuivres un poil plus mélodiques aux saveurs Rocket From the Crypt (mais plus franco-franchouillardes – pensez Quatre Degrés Sept ou Dirty Fonzy). "Sleepers" arbore d’ailleurs de légers accents ska qui aèrent quelque peu le disque.
Pour le reste c’est punk sans compromis, gras et rugueux, avec un feeling rock ‘n roll brut et prononcé (pour l’anglais parfait et le raffinement des paroles on repassera plus tard). Tant et si bien que les 11 titres en deviennent étouffants sur la longueur, et parfois difficiles à digérer d’une traite.

Motocross peut donc se targuer d’avoir habilement insufflé à ce disque (qui schlingue la sueur) de la fureur (punk) et du groove (r’n’r)… au prix peut être de la diversité et de l’innovation.

A écouter : "Suicide Man" ; "Heroes' Sucker"