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Biographie

Misery Speaks

Misery Speaks se forme en 1999 à Münster en Allemagne autour de Florian Füntmann (Guitare), Denis Pfeffer (Guitare), Claus Ulka (Chant), Olaf Piasetzki (Basse) et Fabian Völker (Batterie). Ils sortent une première démo intitulée Plagues Of Paradise la même année, puis Janosch Rathmer remplace Fabian à la batterie pour la sortie d'une seconde démo : Psycho Trauma Phobia. Stephan Gall remplace Denis comme second guitariste par la suite, puis Misery Speaks sort Things Fall Apart en 2004 qui leur permet d'ouvrir pour des groupes comme Napalm Death, Heaven Shall Burn ou Vader. Olaf s'en va et c'est Pascal Berke (Basse) qui prend sa place pour enregistrer une démo en 2005 qui leur permet d'obtenir un contrat chez Alveran Records. Ils enregistrent ainsi ce qui est considéré comme leur premier véritable album : Misery Speaks. Deux ans plus tard, Martin Großmann remplace Pascal à la basse pour la sortie de Catalogue Of Carnage chez Drakkar Records. Claus quitte également la formation l'année d'après et c'est Przemek qui reprend le micro pour la sortie de Disciples Of Doom toujours chez Drakkar Records. Fatigué de changement de line-up incessant (il ne reste que Florian Füntmann comme membre originel sur la fin), Misery Speaks jette l'éponge fin 2009.

Chronique

Catalogue Of Carnage ( 2008 )

Misery Speaks ne fait pas dans la dentelle. Misery Speaks joue vite. Misery Speaks joue fort. Mais Misery Speaks ce sont surtout cinq allemands qui viennent ici livrer leur deuxième album Catalogue Of Carnage, au nom relativement évocateur quand au genre du groupe : du Death Metal mélodique.

Lorsqu’on découvre Misery Speaks, il ne faut pas s’attendre à quelque chose de fin, de frais et d’optimiste. Ce serait plutôt l’inverse. La voix de Claus venue d’outre tombe, la batterie violentée pendant toute la durée du disque, les guitares agressives… Tous ces ingrédients livrent un album relativement extrême. La batterie use et abuse de la double, soutenant un tempo rapide que l’on peut entendre parfaitement sur certains morceaux (Catalogue Of Carnage, Storm Of Ideals, Sentiment Is Missing…). Elle se rapproche du jeu du batteur de The Black Dahlia Murder, brutale et rapide. Elle ne se veut pas trop en retrait des autres instruments, remplissant son rôle de rouleau compresseur sonore du mieux possible. Les cordes, quant à elles, évitent le plus souvent le piège classique du solo basique et inefficace (Storm Of Ideals) et se concentrent pour former un mur de son, lourd et sans faille. Elles savent se mettre en valeur lors des quelques passages où le chant disparait, offrant des riffs quelques peu variés, sorte de souffle d’air frais dans ce disque condensé et intense. Même lorsque Misery Speaks ralentit le tempo, comme sur Engraved In Stone, on ressent ce côté lourd, écrasant.

Quasiment toutes les pistes sont construites de la même manière : quelques notes de guitare, la batterie qui frémit, puis l’ensemble se lâche, jouant quelques riffs avant de laisser la voix rauque déferler. Car cette voix, sans forcement être particulière, offre un feeling et une tonalité qui convient très bien à la musique, sachant se moduler lorsque c’est nécessaire, variant se tonalité sans quitter son registre de base. Cependant ce chant se veut presque étouffant à la longue, même si sa qualité ne lui fait pas défaut. Il enserre l’auditeur, l’assaille et peut le forcer à faire une pause, prendre un moment de répit pour ne pas se sentir mal (notamment sur Engraved In Stone ou Sounds Of Brutality). On pourra de plus remarquer l’absence de refrain "classique", le chanteur centrant son attention sur des paroles marquantes et presque martelées de ses cordes vocales.

Presque 45 minutes de carnage sonore, c’est ce que nous procurent au final les allemands de Misery Speaks. Sans forcement toucher l’excellence, le groupe livre un album plaisant à écouter, aux mélodies et riffs entrainants, avec sa voix de caverne qui pourra plaire aux amateurs du genre, ainsi qu’aux fans de The Black Dahlia Murder et consorts.