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Biographie

Misery Index

Misery Index est une groupe de Death / Grind formé en 2001 au États-Unis par Jason Netherton, Kevin Talley (deux ex-Dying Fetus) et Mike Harrison. Très vite ils enregistrent le EP Overthrow et sont rejoints par Sparky Voyles (lui aussi un ex de chez Dying Fetus). 
En 2002 Mike Harrison and Kevin Talley sont contraints de quitter Misery Index pour se concentrer sur d’autres projets, Matt Byers qui est passé par Kataklysm prend la place derrière les fûts. En 2003 Misery Index réalise son premier album, Retaliate, les critiques sont très positives et les Américains partent en tournée en Europe et en Amérique du Nord, ils ouvriront notamment pour Amon Amarth, Deicide et Nile. En 2004 parait un DVD live enregistré à Athènes en Grèce, cette même année Adam Jarvis (Pig Destroyer) devient le batteur de la formation. Misery Index participera à de nombreux festivals en 2004 ; Wacken Open Air, Brutal Assault, et au Party.San Open Air notamment. Leur deuxième album studio, Discordia, sort en 2006 et Misery Index repart en tournée aux côtés de Fear Factory, Job For A Cowboy, Despised Icon ou encore Necrophagist. En 2007 les Américains passent par la France avec une participation au Hellfest puis sillonnent une partie de l’Europe. En 2008 Misery Index lache son troisième méfait, Traitors, celui-ci est enregistré au God City Studios par Kurt Ballou. En 2010 sort Heirs to Thievery, en 2011 Pulling Out The Nails et enfin en 2014 The Killing Gods.

Chronique

Rituals of Power ( 2019 )

Arrivé à bientôt vingt ans d’existence et après un The Killing Gods d’une qualité exceptionnelle il y a déjà cinq ans de ça, Misery Index remet le couvert pour son cinquième opus long format avec Rituals of Power. En voici une approche après quelques (dizaines d’) écoutes.


A peine la première piste d’introduction passée, on reconnait le quatuor du Maryland instantanément, notamment grâce aux roulements véloces et impitoyables d’Adam Jarvis et à la voix si significative qu’est celle de Jason Netherton. Tout se met en place bien rapidement et nous voila à nouveau embarqué dans une folle course poursuite à travers l’Amérique moderne vu sous l’œil acerbe de ces défenseurs des égalités et des libertés. Au programme thématique, la montée du racisme, un état de plus en plus totalitaire et qui exploite comme jamais les hommes devenus du consommable, ou encore la chasse aux sorcières absurde qui est livrée à l’encontre d’une partie de la population. Sur ce point, Misery Index ne manque pas à sa réputation. Ça taille des shorts et comme jamais !


Comme dit précédemment, on reconnait sans peine la patte du groupe dès le tout début et au global ça se ressent. Bien moins grind, et bien plus death, on assiste à la totale maîtrise du groupe dans ce qu’il a de plus brut. Un beau parpaing aux angles bien saillants qui vole à toute allure, gare à la chute ! Alors certes, on pourrait leur reprocher de rester dans leur zone de confort sans chercher à se mettre en danger. Si on devait comparer Rituals of Power à son prédécesseur, il est moins « piquant » mais bien plus massif et mieux construit dans sa globalité. Peut on peut être considérer que sur cet album, Misery Index a porté une attention particulière à une partie de son registre et a cherché à l’exploiter  à son maximum pour en tirer un condensé de rancœur ? Si c’est le cas, le contrat à été rempli les gars !


Dans sa globalité, Rituals of Power est excellent, et individuellement les chansons sont pour la plupart très bonnes également. Elles ont peut être un peu de mal à marquer après la première écoute, peut être du fait qu’elles se ressemblent toutes pas mal, mais on ne va pas se mentir, il y a quand même de sacrés hits sur cet opus. The Choir Invisible va hanter vos nuits de son refrain entêtant, Les notes du riff de Decline and Fall vers les 3 :20 ne  vont pas tarder à se graver dans votre mémoire pour toujours. On peut également parler de la rage que procurent They Always Come Back et New Salem ou de l’impact brutal du riff d’ouverture de Hammering The Nails. Bref, on pourrait passer beaucoup de temps à tenter de décrire tout ce qu’il y a de bien sur Rituals of Power. A noter également qu’il existe une version collector avec une reprise de de Nailbomb et une de Method Of Destruction qu’il nous tarde de découvrir.


Une œuvre d’art massive et brutale, c’est en peu de mots ce qui correspondrait le mieux pour décrire ce cinquième album de Misery Index. Peut être le meilleur qu’ils ont sorti à l’heure actuelle ? Ca se discute et c’est honnêtement sujet à débat.