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Biographie

Mikey Randall

Fin '06 à Toulon. Après s'être fait la main au sein de divers corps musicaux locaux, les quatre fantastiques plaquent leurs projets respectifs pour s'unir sous le patronyme Mikey Randall. En '07 et début '08, ils ouvrent localement pour des pointures internationales (Strike Anywhere, Enemy Alliance, High Five Drive, This Is A Standoff...) et nationales (Uncommonmenfrommars, Ravi, Freygolo, The Pookies...) avant de sortir au printemps leur premier EP 6 titres, Zero of Our Time chez les copains de Truffle Shuffle Records (Chasing Paperboy, Freygolo, Smelly Socks...)

Une paire de mois plus tard, ils sont de nouveau en studio pour mettre en boîte 4 titres en vue d'un split avec Chasing Paperboy à paraître fin '08...

La bande est de retour à l'automne 2010 pour un split EP avec ses potes de 95-C, assorti d'une tournée française.
Suite à des divergences et après l'annulation d'une tournée avec Big Kids et Child Meadow, le groupe annonce sa séparation le 08 Mai 2011. Troipe officie alors à plein temps chez Bökanövsky.
Discographie en écoute et téléchargement à prix libre. En CD / LP .

Split EP w/ 95-C ( 2010 )

Avec une telle rondelle, Mikey Randall et son 95-C auraient pu faire couler plus que de l'encre chez la presse popole pro-androgame... s'ils n'étaient pas si farouchement indépendants.
Vrai, le split suinte la consanguinité épais! Ces uranistes-là ont l'air de tellement se toquer qu'ils entrelacent leurs parties au lieu de les présenter dos à dos, face A d'un côté et face B de l'autre. (Remarquez, tout est déjà sur la pochette).

Leurs défunts petits copains de Chasing Paperboy leur manquaient tellement qu'ils les ont substitué par des Chamoniards qui ont pris du galon. Tous comme leurs "loulous de 95-C", Mikey Randall hissent donc le pavillon punk rock et pissent des larmes emo du haut du mat, aussi fougueux que Johnny Depp dans Pirates des Caraïbes.
Plus sérieusement, les Toulonnais sont bien en place dans leur French touch (accent compris, hé hé). Le "I've Been Working for Eleven Years..." d'introduction a beau chercher à brouiller gentiment les cartes avec son rock punchy et sa basse grésillante, ils sont nés et morts pour maîtriser les codes d'un emo punk hexagonal dont le savoir se perd. "Kartoffeln Douchebag Sportshoes" en ré-atteste rapidement, magistral dans son exécution et prenant dans ses émotions, n'en déplaise aux vieux blasés.

Quant à 95-C, on les avait quitté irrésolus sur un Stuck in the Past chancelant ("punk rock? Emo pop?"), et c'est encore le cas ici. Mais le dénouement du programme en 3 étapes (Pop punk potache --> Punk rock mélo --> Emo punk French touch) approche. Ils le prouvent avec pétulance sur leur première 'come-back track' énergique, "Green Blood", et son riff bardé de ressenti. Les deux autre titres électriques n'affichent pas autant de conviction et laissent plus facilement percevoir les imperfections d'une prod' brouillonne et d'un groupe aux racines punk rock qui cherche encore son positionnement au milieu de ses diverses influences. Le potentiel tubesque est pourtant toujours là, en filigrane ou en tampon.

Il suffira d'ailleurs de s'enquiller la reprise acoustique de leur titre "Monday Morning" par Mikey Randall pour s'en convaincre. Les Sudistes ne font que magnifier l'émotion du tube, à coups de chœurs et voix grelottantes.
Un dernier hommage à leurs pairs d'une scène de pères qu'ils sont parvenus à égaler, une dernière partouze échangiste entre amis, et Mikey s'en va. "Ils sont nés et morts pour maîtriser les codes d'un emo punk hexagonal dont le savoir se perd." A peine la ligne écrite devient elle réalité. RIP.

Discographie en écoute et téléchargement à prix libre. Achat en CD / LP .

A écouter : MR - "Kartoffeln Douchebag Sportshoes" | 95-C - "Green Blood"
14 / 20
1 commentaire (15/20).

Zero of Our Time EP ( 2008 )

A en croire les premiers échos sur son EP originel, le pote de Parker Lewis n’évitera pas les comparaisons à Second Rate, saint patron de l’emo punk à la française. Rapprochement justifié (notamment par les rythmes et quelques coups de médiators ça et là) même si on aurait également pu penser à d’autres patronymes tels les cousins américains Samiam et Hot Water Music, les compères Flying Donuts pour le penchant r’n’r passager, voire les débuts de LastDaysOfApril sur un titre comme "Undercontrol".

Mais trêve de comparaisons abusives ; Mikey Randall a le panache qu’une simple copie n’a pas. Appuyé par une sincérité appliquée, le double chant porte avec ferveur des compos dont l’urgence ne s’apaisera qu’au bout de 20 minutes, sur le final de "Somehow".
En clair, l’entité toulonnaise a le punk rock en intraveineuse et l’émotion en guise de moelle épinière. Le corps livre alors quelques refrains de bravoure délectables, accompagnés de guitares harmonisées précises et illuminées.

Barbu avisé, Mikey laisse peu de place à l’hésitation. Bien que spontané, il se débrouille pour aller chercher des lignes mélodiques aux confins du conventionnel, quitte à brouiller un peu sa cohérence sur des titres plus directs et musclés ("Prepared", "Official"). Il se perd aussi vaguement dans sa langue d’adoption qu’est l’anglais, mais son authenticité naturelle le rédime.

En digne héritier de l’emo punk français, Mikey Randall apporte sa petite touche à un édifice qui est déjà largement construit… autant qu’il est en décomposition.

A écouter : "Undercontrol" ; "Nerd"