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Biographie

Memories Of A Dead Man

Formé fin 2006, Memories Of A Dead Man s'oriente dès ses débuts vers un Postcore lourd et hypnotisant. Courant 2007, le groupe enregistre un premier 3 titres, suivi par des concerts en première partie de Devil Sold His Soul, Sonic Syndicate, Zuul FX ou Tanen. Un Ep éponyme enregistré et mixé par Francis Caste (Aqme, Sna Fu, Lazy) voit le jour en 2008, suivi un an plus tard, en mai, par le premier album Beyond The Legend. Rapidement salué par la critique, l'album se taille un petite place dans la paysage musical français, et ce malgré la fluctuation du line-up. Fin 2010, le groupe annonce un nouvel ep, Maze, qui sort mi-février 2011. En 2012, Memories Of A Dead Man signe avec Klonosphere / Season Of Mist pour la parution de V.I.T.R.I.O.L.

13.5 / 20
1 commentaire (13.5/20).
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V.I.T.R.I.O.L ( 2012 )

Les Mémoires d'un homme mort. Le nom est toujours aussi accrocheur, même plusieurs années après les premiers pas du combo. Alors quand V.I.T.R.I.O.L. déboule, un artwork intrigant pour aguicher l'oeil, on tend au hasard une oreille, histoire de voir si l'ensemble tient la route et si on retrouvera un plaisir certains à les faire passer sur la platine. Verdict ?
MOADM commence fort avec l'enchainement "Tomorrow, At Dawn …" et "On The Heights of Despair" : gros riffs, un peu de lourdeur, des passages bien jouissifs (la fin du second morceau). En somme, la recette parfaite pour attirer ou séduire. Certains titres s'en sortent d'ailleurs haut la main ("Good Mourning Child" et son délicieux chant clair) en s'extirpant peu à peu de cette ombre Cult Of Luna qui planait depuis le premier opus pour se tourner de plus en plus vers un Post Hardcore de haute volée.
On retrouve toutefois des compos un peu plus basiques, moins enjôleuses ("An Ode to Myself", trop convenu ou "Leave Scars" et un chant féminin qui casse le titre lorsqu'il est juxtaposé au reste). La formule est connue par coeur par MOADM, si bien que les compos s'enchainent, avec peu de grosses surprises, mais plutôt quelques passages captivants.

Malgré tout cet étalage de capacités, ces plans calculés au millimètre près, j'avoue que V.I.T.R.I.O.L. ne me parle pas. Peu de sentiments arrivent à me toucher, même lorsque l'on sent que MOADM met le paquet ("Under the Cross"). Question de feeling sans doute, mais le choc est rude quand, après plusieurs écoutes, on éprouve des difficultés à statuer sur un disque. On peut clairement discerner les contours d'un gros son, maitrisé jusqu'au bout des doigts, mais cela s'arrête là pour moi.

Il est à mon sens important d'insister sur le fait que V.I.T.R.I.O.L. est, qualitativement, un bon album mais je reste personnellement perplexe sur l'écoute, qui, pour moi, manque de ressentis malgré des compétences et une technicité que je ne mets absolument pas en doute. Tout y est : un chant clair justement dosé, des passages un brin syncopés, un côté un peu rugueux très attirant. Le condensé de tout ceci est fort agréable, ne démérite pas. Mais personnellement, cet album ne me parle pas.

A écouter : Good Mourning Child - On The Heights of Despair
14.5 / 20
2 commentaires (16.5/20).
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Maze ( 2011 )

Après Beyond The Legend qui s'avérait plus que prometteur quand à la direction que pouvait prendre Memories Of A Dead Man, ces derniers reviennent, suite à quelques remaniements, avec Maze, un nouvel EP de 25 minutes. Caché derrière ses 5 titres, le combo a, on l'espère, quitté cette étiquette de "fils spirituel de Cult Of Luna" pour prendre son envol avec les premiers rayons de 2011. 
Memories Of A Dead Man s'est au final débarrassé sans grand mal de cette sensation sur la plupart des morceaux. Ne restent que Spoken Yet Never Heard et, à la rigueur, Commotion, pour retrouver ces effluves de Postcore abrasif portées aux nues par les Suédois. Même si le rapprochement se fait toujours, le fait de ne proposer qu'une partie de cet EP sur ce style de musique permet d'en savourer toute l'essence lors de l'explosion finale des titres cités plus haut.
Sur le reste de l'album, le combo se tourne plutôt vers un Métal assez light aux airs parfois Toolien, avec notamment la surabondance du chant clair que certains auront toujours autant de mal à apprécier. Sans sourciller, MOADM s'en sort très bien sur des compositions comme The Great Escape (sans doute l'instant fort de Maze) ou Lighthouse mais arrive encore à trébucher sur The Other Way Around, sans doute plein de bonnes intentions mais au final assez faiblard sur son côté mélodique rabâché en boucle par certains groupes depuis des années. Heureusement, on ne s'ennuie pas sur 80% du EP, on prend même son pied lors des envolées braillées de Commotion, sur les passages plus cadencés de Lighthouse (qui me font personnellement penser, sur certaines rythmiques, à Bring Me The Horizon) ou encore lors de l'utilisation d'autres instruments et d'un chant rauque sur le titre final, The Great Escape.

Une lente évolution se fait donc sentir tout au long de Maze, comme un flottement qui glisse doucement au fil des secondes, délaissant peu à peu cette empreinte Postcore pour se tourner vers un Métal plus classique. Sans fioritures, l'écoute de ce nouvel EP se révèlera fortement agréable et Memories Of A Dead Man ne s'en sort pas trop mal après ces péripéties. Maze confirmera cette sensation de potentiel intéressant, mais aussi celle d'un groupe qui peine encore à s'affranchir de ce sentiment de "peut mieux faire" sur quelques passages.

A écouter : 4 titres sur 5.
14.5 / 20
1 commentaire (15/20).
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Beyond The Legend ( 2009 )

Les dérivés de Cult Of Luna ont fait leur apparition depuis quelques années déjà, avec plus ou moins de réussite. En tête de liste, Kehlvin, Callisto, Transmission 0 et bien d’autres encore. C’est parmi ceux-là que Memories Of A Dead Man ose le pari d’un premier album, Beyond The Legend, dans cette mouvance Postcore qui s’essaie encore à briller de mille feux.

Première évidence : MOADM évite le piège des compos interminables s’empêtrant dans un riff massif et abrutissant durant 10 minutes. Ici, les morceauxs durent en moyenne 4’30, alternent passages abrasifs et aériens, utilisent sans complexe le double chant et se rapprochent clairement d’un Cult Of Luna, période Salvation. Pas ou peu de grosses surprises pour les adeptes de cette scène : ambiances lourdes, section rythmique syncopée, guitares oscillant entre mur de son et ciel nuageux et chant principal rugueux. Le tout servant finalement des compositions de qualité (Hope Is Where You Are ; Elusive Temptation). Tout se joue généralement sur un «détail» : un riff, un son de batterie ou même une phrase lancée sans prétention, et en définitive une production qui n’a pas à rougir face aux mastodontes du genre. Quelques passages sortent plus encore du lot : la fin apocalyptique d’Elusive Temptation, le démarrage enragé et orageux de The Legend, le break central de Strapped In, brise fraiche annonçant la tempête ou encore la montée en puissance de Draw My Faith… C’est sur de tels instants que MOADM arrive à séduire, sans grande subtilité certes, mais avec force.
Certains éléments pourront néanmoins rebuter l’auditeur comme le chant du batteur clair et lumineux. Celui-ci confère une dimension plus rock à l’ensemble, quelquefois sans encombres (U Turn), d’autres fois de façon plus énervante (The Legend). Autre regret, et non des moindres ; le sentiment d’écouter Cult Of Luna la plupart du temps. L’ensemble sonne comme sur un disque des suédois, sans grosse surprise à première vue.

Sous son aspect peaufiné, Beyond The Legend souffre de quelques faiblesses. La filiation avec Cult Of Luna pourra en laisser certains indifférents. Mais outre ceci, Memories Of A Dead Man livre ici un album travaillé et complet. La qualité des compos et la production léchée en fond un disque en tête de liste dans ce courant musical pour la scène française de cette année.

A écouter : Hope Is Where You Are - Elusive Temptation - Acted Out