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Biographie

Meleeh

Thomas Österberg - Guitare
Fredrik Gillhagen - Batterie
Björn Olszewski - Guitare
Thomas Florén - Chant
David Zackrisson - Basse

Gävle (Suède), 2003: Meleeh entre en scène, poussé par l'ascension de sa scène nationale. Après une première démo en 2004 (Let's Leave Before the Wrath Comes), ils trouvent bien naturellement des alliés de confiance chez le label Black Star Foundation (Jettie, Children of Fall, Tias Carlson...) qui édite leur premier album Another Low. A New Hollow au printemps 2005 (l'enregistrement est en partie pris en charge par David Lehnberg - Ariel Kill Him, Leiah, Ikaros, The Deer Tracks...)

Les premières grandes tournées se montent et les problèmes de line-up pointent le bout de leur nez puisqu'à la guitare Jonas donne sa démission, puis son remplaçant Karl fait de même début 2007. Ca sera finalement Thomas qui participera à l'enregistrement du second effort du combo, Heartland. Avec un peu de retard, il sortira le 21 septembre, toujours chez Black Star Foundation en Suède mais aussi sur le label belge I For Us au Benelux et en France (distribution Hurricane / Season Of Mist dans l'Hexagone).
S'en suit une tournée dans les pays de l'Est en septembre / octobre, avant un débarquement à l'Ouest prévu un peu plus tard.

16.5 / 20
2 commentaires (17.5/20).
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Heartland ( 2007 )

… et c’est un nouveau voyage qui commence dans l’Heartland, au centre de la terre, dans la région du cœur.
Meleeh reprend donc les armes, les mêmes qui l’avaient aidé dans Another Low, A New Hollow, à savoir la rage émotionnelle et la précision technique. Avec une puissance dédoublée par une production cette fois ci à la hauteur de sa force de frappe, le convoi suédois repart sur les routes d’un screamo bercé au rockin’ hardcore qui n’est que légèrement adouci par les ambiances d’un post hardcore prenant.

Et les grands gaillards accélèrent même parfois sur la deuxième moitié du disque, multipliant les contre temps dans tous les sens, les frottements de cordes tendus qui paraissent improvisés, les cris propulsés des entrailles. Ca sent le chaos et l’exténuement à la fin de "Vittra", alors on repose les oreilles sur l’instrumentale "Love Is Dead"… tout en maintenant une certaine tension.
Agrippé à ses angoisses et ses émois, Meleeh ne relâche rien de peur de se faire emporter, et redouble d’efforts pour les distancer. Fredrik, un copain de Dominic, est toujours aussi époustouflant de précision et de créativité dynamique derrière les fûts, la voix criarde de Thomas Florén est toujours aussi explosive et passionnée (le mot est faible), les mélodies de Björn et Thomas toujours aussi justes et jolies… et le reste suit en déferlantes, dans une ambiance d’une profondeur assez inédite.

Au final, seulement 31 minutes de voyage mais d’une intensité aussi rare qu'éprouvante.

Acheter le disque
Ecouter "Vittra" sur la page Myspace du groupe.

A écouter : "Calathea" ; "Vittra"
16.5 / 20
0 commentaire

Another Low. A New Hollow ( 2005 )

Intro brumeuse et cristalline… quelques notes mélancoliques en guise de crépuscule avant le "Debut" d’une nuit agitée, un brin torturée. Premier cri et déjà Thomas déchirant le noir : premier K.O. Chaos qui s’installe immédiatement, le vocaliste perdu dans l’obscurité avance pourtant résolument, de tous ses poumons. Flanc écorché, gorge éraillée par les branches, ce n’est que l’entame d’une longue fuite en avant…

Les cavalcades se succèdent, pleinement maîtrisées mais sans réels repères si ce n’est celui de la rage perpétuellement proclamée, de l’émotion vive en constante manifestation. Soudainement, une montée éclairée se dresse ; gravie dans la tension, elle débouche sur une débauche d’énergie dans un dévalement dantesque.

Et puis, à la moitié de son errance, Meleeh perçoit un mince filet de lumière dans l’obscurité ambiante et le matérialise en mélodies ravageuses ("Godspeed" + "Murder Begets Murder").
A bout de force, à bout de souffle, il reprend par moment ses esprits, le temps d’une somnolence à la faveur d’un clair de lune, délicatement reflété sur un lac plat murmurant quelques notes apaisantes ("Solitude", "Anil"…)

Dans son agitation comme dans ses pauses lénifiantes, Meleeh fait preuve d’inventivité pour s’en sortir. Ses graves sont inspirés ("The God of Bitterness") et son cœur rythmique est impressionnant de complexité, bien que ses subtilités soient malheureusement en partie masquées par un emballage sonore un poil brouillon.
Muni d’une arme bicéphale ne faisant qu’un de la technique et de l’émotion, le bonhomme suédois fait route en mélodies, presse puissamment le pas au gré même des mélodies. Jusqu’à ce qu’il aperçoive le bout de son périple…

Page Myspace pour écouter.

A écouter : "Godspeed" ; "Murder Begets Murder"