Titre : Blues Funeral Année : 2012
Nombre de titres : 12

Tracklist
01. The Gravedigger’s Song
02. Bleeding Muddy Water
03. Gray Goes Black
04. St Louis Elegy
05. Riot In My House
06. Ode To Sad Disco
07. Phantasmagoria Blues
08. Quiver Syndrome
09. Harborview Hospital
10. Leviathan
11. Deep Black Vanishing Train
12. Tiny Grain Of Truth
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Moyenne lecteurs : 15/20 (3 avis dont 1 avec commentaire)


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Commentaires

JazzyBluesTypewriter 14.5 / 20 Le 26/01/2013 à 04H04

Album audacieux par ses "choix" - probablement motivés par ses multiples collaborations avec les Djs anglais des Soulsavers ou Unkle au cours des 8 années ayant séparé Bubblegum de Blues Funeral.
N'empêche.. si on m'avait dit qu'un jour Lanegan se mettrait au disco o_O
Et que j'aimerais ça en plus! Collez vous un casque sur les oreilles, c'est encore meilleur ("Ode To Sad Disco").
Côté new-wave, c'est aussi agréable d'entendre son grain de voix barbe-de-trois-jours sur "Harborview Hospital" (étonnant d'ailleurs que le caractère beaucoup plus lumineux de cette chanson, chose assez rare sur ses efforts passés).
Viennent ensuite "The Gravedigger's song", stoner extra-lourd grande classe affublé d'une petite touche française, "Riot In My House" (sur laquelle la guitare de Homme fait des merveilles) ou la mélancolico-fantômatique "St Louis Elegy" dont la poésie me ramène à "Mirrored" (bonus track single "Hit The City"). Je rapprocherais d'ailleurs pas mal cette dernière de "Phantasmagoria Blues" pour la manière dont la voix est mise en avant.
"Bleeding Muddy Water" et sa confession plaintive, rauque, adressée virtuellement à l'héroïne ("You know I feel you, in my iron lung, muddy water, celestial flood (...) Be my grave, you are the master, I've been the slave") est frappante. Lanegan vit ses mots et c'est à la fois très lugubre et léger dans le même temps.
Continuons. Si musicalement, Dave Rosser tire de jolie notes de sa guitare sur "Gray Goes Black", les 2/3 de la chanson ennuient.
Pareil sur "Quiver Syndrome", en dépit des arrangements de qualité.
"Leviathan" ne décolle qu'à la moitié du titre.
Restent "Deep Black Vanishing Train" et sa poésie mélancolique (voir chronique de Pentacle) et "Tiny Grain Of Truth", toute en intensité progressive, typée new-wave (à nouveau) et vraiment prenante.

En résumé, c'est un album qui se veut à l'image des influences très variées de l'artiste; ce qui occasionne un alignement voire un mélange de genres bien différents sur lesquels étonnamment, la voix de Lanegan est toujours à son avantage.
Classieux et audacieux mais pour la cohérence globale, on repassera. Ca tire trop dans tous les sens.
Et me concernant, la sauce ne prend vraiment pas sur de nombreuses pistes plus "classiques" ("Quiver Syndrome", "Gray Goes Black", "Leviathan").
Est-ce que je pardonne moins à un album que j'ai attendu pendant 8 ans? Il semblerait.
Dans sa globalité, je ne pense donc pas rester client de cette galette très longtemps (alors qu'à l'inverse, Bubblegum tourne sur ma chaîne hi-fi depuis 2004).