Biographie

Marionette

Marionette s’est fondé fin 2005, avec comme idée principale d’allier la violence du Metal extrême et le look du visual kei. Il faudra attendre l’année suivante pour arriver à obtenir le line-up définitif du groupe. Fin 2006, Marionette enregistre sa seconde démo, Terror Hearts, qui sort en décembre. Après plusieurs concours (Top 4 des finales Scandinaves de Emergenza, Finalistes de MuzikDirekt sur plus de 700 groupes non-signés), le groupe est remarqué par Listenable qui leur permet d’enregistrer leur premier album Spite, qui sort début 2008

Chronique

11 / 20
1 commentaire (10/20).
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Spite ( 2008 )

Premier album de Marionette, ce sextet au look si proche de Tokio Hotel mais à la musique frôlant le deathcore. Au premier abord, on est en droit de se demander si les musiciens ne se sont pas trompé de branche musicale, mais un rapide survol du disque donne le ton : Marionette, avec ce premier jet, est là pour jouer vite, fort et violemment.

Spite s’écoute sans s’écouter. Les morceaux se succèdent sans réellement se démarquer. De Parasite a This Is The End, le chant hurlé proche du premier Black Dahlia Murder, avec cette voix presque gutturale, tandis que certains passages avec une voix très claire, certes peu présents, apportent presque un souffle d’air frais dans cet opus plus que massif. A d’autres moments se fait entendre un chant criard, rapide, proche d’un thrash commun. Quelques chœurs (sur Burn Me par exemple) viennent apporter une touche presque lyrique à ce Spite, mais restent trop peu inspirés et fouillés pour arriver à marquer le disque de son empreinte. Les cordes et la batterie jouent vite, avec un schéma simple mais tellement homogène sur le disque qu’on en arrive presque à l’assimiler comme un seul morceau de 43 minutes et non 12 pistes complémentaires. Les compositions et riffs donnent le sentiment d’avoir été 1000 fois entendues, tout en restant suffisamment énergiques pour apporter un peu de plaisir à l’auditeur.

La production assemble le tout en un élément aseptisé, avec cette tonalité de batterie si souvent entendue, ces guitares sorties des dernières superproductions… Au lieu de s’acheter une identité sonore, Marionette tente de copier, musicalement, ses ainés, se noyant dans la masse… Formant un disque que l’on peut écouter avec plaisir, mais que l’on ne gardera sans doute pas en mémoire avec le temps…

Au final, Marionette ne surprend pas, ne détone pas… Ce serait plutôt le genre de groupe dont on sait, dès les premières notes, à quoi s’attendre. Cela reste efficace, sans forcément être magnifiquement joué. Ce qui détache principalement le groupe du reste de la scène musicale à laquelle il appartient est ce look si particulier… Mais sans ces artifices, Marionette reste un groupe banal, qui se laisse écouter parfois avec plaisir, parfois sans…

A écouter : Rapidement