Dimanche 23 juin 2019

Second jour du Hellfest, on continue malgré le début de fatigue à alterner entre concerts, interviews avec certains groupes et photos. Celles-ci sont en ligne par ici. En attendant, petit retour sur ce samedi 22 juin.

Will Haven : Première fois que je les vois et j'en espérais peut être trop. Un set qui manque de relief, à l'image de leurs derniers albums. Quand le groupe vient puiser dans son répertoire plus ancien on a enfin de petits frissons mais trop peu pour vraiment contrebalancer le reste. Groupe influent même si resté dans l'ombre, ils semblent s'être fait dépasser par d'autres.

Vous êtes fatigués d’hier ? Vous avez mal dormi, la tête pleine des souvenirs de la veille ou des attentes d’aujourd’hui (ou à cause de gens bourrés qui slament sur votre tente) ? Whitechapel est là pour vous réveiller en douceur. Le combo offre un show ultra burné à base de Deathcore étonnamment mélodique. Les breakdowns sont efficaces au point de provoquer spontanément crowdkills et circle pits, et la foule, déjà relativement présente, ne se fait pas prier pour répondre aux demandes de walls of death du chanteur. Niveau son, les trois guitares sont super propres (leads compris) et l’ensemble est bien équilibré, rien a redire. Très bonne entrée en matière !

Propulsé dès un premier album sur les Mainstages les américains de The Fever 333 arrivent précédés d'une solide réputation live et d'un album bien trop calibré pour le grand public. Et leur prestation sera bien le cul entre deux chaises. Une énergie que l'on voit plus sur la Warzone mais des titres plombés par des gimmicks pompés sur Linkin Park. Certes ça bouge, c’est énergique mais ça s’arrête là.
Contre-expertise d’un autre chroniqueur : la folle énergie évoquée ci-dessus m’a semblé suffisante pour affirmer que le show était énorme. Tout était dans l’excès. Le chanteur finira même par percer la peau d’un des fûts de son batteur pour l’enfiler sur sa tête comme un casque. Quant aux gimmicks, oui, certes, mais la casse a été limitée grâce à un choix de setlist bien pensé, sans les temps morts qu’on déplore dans l’album On en aurait même repris un peu, il manquait Trigger...

Guitare, batterie. Mantar c’est aussi simple que ça, aussi subtil qu’un 33 tonnes en perte de contrôle se dirigeant à pleine vitesse vers un orphelinat. Bien que le groupe ne soit qu’un duo, la Valley n’est pas délaissée en lourdeur, résonnant sous le poids du Sludge nourri au gasoil torréfié. Mantar sait jouer lent bien sûr mais propose de belles accélérations primitives comme il faut. Une mise en jambe grassouillette avant une journée de Valley plus raffinée et arty qu’à l’accoutumée.

Le Psychobilly, voilà un genre que j'écoute quasi exclusivement en festival, et dans le style les Mad Sin s'impose là. Warzone bien remplie et groupe évidemment au taquet, la recette Psychobilly fonctionne toujours aussi bien. On retiendra un slam du contrebassiste, avec son instrument s'il vous plait, sur une reprise de Mötorhead.

Combichrist : alors oui, c'est de base pas ma came. Mais j'ai tenté quand même, et au bout de 4 titres c'en était trop, pour éviter une MST je suis parti. Comme Trollfest hier, le Hellfest montre la diversité du metal et nous en apprend sur nos limites.
La mienne se situe sur ce Techno Metal insipide (et ce n'est que mon humble avis). Les nuages de Tchernobyl ont eu la décence de s’arrêter à la frontière, Combichrist non visiblement… mais que fait la police ?

Nous retrouvons donc Dool sur la Temple en cette fin de matinée pour qu’ils nous délivrent leur rock flirtant avec le Doom et le psychédélique. Et ce n'est pas une blague, le groupe commence son set avec The Alpha, chanson dont le riff principal ressemble à s'y méprendre à 46&Two de... Tool. Une fois la similarité mise de côté, ça reste un très bon morceau avec une dynamique bien dosée. La chanteuse/guitariste Ryanne van Dorst a une voix puissante et claire et fait peu voire pas de couac, tout en envoyant des riffs à la pelle et en menant le groupe avec un charisme certain. Dool s'assure une réserve d'atouts avec trois guitaristes, ce qui leur permet de jouer les riffs à deux pendant que la troisième six-cordes fait un solo. Et soudain, trois petites notes s'envolent dans l'air : Love Like Blood de Killing Joke. Dool en fait une reprise qui est totalement adaptée à leur style, plus lente, plus lourde par l'entrelac de riffs et de mélodies, une vraie belle réussite. Le set se termine sur un autre tube, Oweynagat, qui nous permet de faire le plein d'arpèges énigmatiques sur un rythme presque dansant. Dool se confirment donc comme une valeur sûre sur scène, nous attendons maintenant leur deuxième album.

Il est 15h, la chaleur et les cadavres desséchés disséminés un peu partout autour de la Temple nous forcent à trouver un refuge rapidement. Punish Yourself semble tout indiqué, si ce n’est que tout le monde a eu la même idée. Et à moins d’avoir une crème solaire indice 800, ou d’avoir survécu à 4 cancers de la peau, impossible d’y mettre un pied, c’est blindé. Dommage pour nous, le show semblait pourtant alléchant…

Qu'est-ce qui est noir et blanc, et qui monte et qui descend ? Quatre hollandais répondant au nom de Carach Angren, officiant dans un Black Metal Sympho pas loin de Cradle et misant sur la théâtralité et le visuel, mais sans doute pas suffisamment sur les moyens sonores. En effet le show visuel reste correct bien que rapidement répétitif : les guitariste et clavieriste jouent sur des monte-charges en complète roue libre tandis que leur compère au chant harangue la foule de-ci de-là. Les compos jouées ne sont pas forcément dégueu mais manquent de corps comparé à l'abondance de prod et d'arrangements sur album. L’unique gratteux ne parvient pas à aligner la puissance présente dans les disques et les synthés eux sonnent minuscules. Carach Angren gagnerait à avoir plus de musiciens, et à se payer une scénographie plus aboutie qu’un Stana Black Metal.

Déboulé du Canada et nourri aux douces mélodies de Cryptopsy et Gorguts, Archspire est venu prouver que l’on peut combiner une technicité excessive et débilité folle. Les mecs jouent un Tech Death hyper rythmique, la saccade comme grammaire, chaque silence ou changement de rythme est un point, une virgule venue te faucher au passage. Là dessus vient se greffer un flow growlé complètement imparable et calé sur une batterie hyperactive, le tout habillé de mélodies fort réjouissantes et expressives. Et malgré tout cet attirail, l’ensemble passe comme une lettre à la poste, même sans adhérer particulièrement au genre. Ajoutons à ça le panneau « Applause » brandi par le chanteur lorsqu’il veut être acclamé, l’introduction de ses compères sous leur meilleur jour (« lui il a une diarrhée incontrôlée, et lui a des problèmes d’alimentation, il risque de mourir avant la fin du concert »). Les mecs d’outre-Atlantique ont fait forte impression et ce tout en humour et légèreté, entre deux fusillades Death Metal.

Les Eagles Of Death Metal étaient attendus pour d’évidentes raisons. Jesse Hughes semblait bien ému de revenir avec son groupe remanié. Même si il ne fera aucune allusion aux attentats, son badge (à l'effigie d’une association d’aide aux victimes) et ses nombreux commentaires sur le fait d’être heureux d’être là et accueilli par le public français montre que c’est évidemment bien présent dans son esprit.
Musicalement c’est du Eagles Of Death Metal : un rock entraînant; on aura même droit à une mini-reprise de Mötorhead chanté par la bassiste.

Ohlala, cette lourdeur ! Sumac c’est la grosse castagne ! La basse de Brian Cook (Russian Circles) renvoie tes dents au tapis, le batteur Nick Yacyshy (Baptists) te fait mordre la poussière tellement il tape fort et tu rajoutes à ça des riffs débiles d’Aaron Turner (Isis). T’as plus que tes yeux pour pleurer et ta nuque va s’en souvenir avec leur Sludge sans compromis. C’est la violence, le trio est super motivé et ça se ressent dans le public de la Valley. En fait pas grand chose à dire, c'était la pétée comme Will Haven en début de journée.

L’année dernière, nous apprenions avec tristesse le décès de Caleb Scofield, bassiste au sein des formations Cave In et Old Man Gloom et proche de la scène Hydra Head, Deathwish Inc et compagnie. Après un concert hommage de ces deux groupes où la place de Caleb était respectivement occupée par Nate Newton et Stephen Brodsky, les groupes décident de conserver ce line-up pour notamment se produire au Roadburn Festival dont vous êtes familiers si vous suivez régulièrement nos écrits. Après ce passage par le festival hollandais, Cave In vient se produire au Hellfest et côté setlist, pas de changement malgré la parution de leur nouvel album Final Transmission. Piochant parmi toutes les périodes du groupes, de ses origines Metalcore à ses dérives plus radio friendly Rock alternatif, ce set aura de quoi satisfaire n’importe quel fan en concluant par un enchaînement Big Riff (dédié à Caleb) / Trepanning / Sign My Loves du plus bel effet.

Candlemass : 1986, un certain album nommé Doomicus Epicus Metallicus fait surface avec à sa tête Johan Längquist. 2019, après avoir participé au premier album voilà que le Suédois s’empare à nouveau du micro, et nos craintes se portaient sur sa capacité à réinterpréter Solitude ou Crystal Ball. Craintes dissipées rapidement, toujours en échauffement sur le premier titre, Johan s’envole sur Mirror Mirror et offre une voix certes pas immense, mais tout à fait en mesure de contenter les fans. Le gazier habite correctement les parties vocales les plus haut perchées sans prendre trop de risques pour éviter toute fausse note. Candlemass balance du tube à la pelle, essentiellement issu des premières sorties du groupe et s’en sort très honnêtement. Bon, le jeu de scène reste assez statique voire mou pour certains musiciens (sont plus tout jeunes non plus) mais les compos font clairement le boulot. Et puis le groupe a l’élégance de ne jouer qu’un titre du nouvel album (précisé à dessein par Leif Elding) pour laisser la place aux titres les plus attendus. L’Altar aura vécu une petite heure de Heavy Doom légendaire amenée habilement.

On reste sur la Valley en ce début de soirée pour la prestation de The Ocean. La bande à Robin Staps vient défendre son dernier opus et une certaine notoriété, sous une tente archi comble, devant un public avide de sensations. Le combo allemand nous gâte et pioche un panel de titres très efficaces, de Precambrian à Phanerozoic en passant bien évidemment par Pelagial et Heliocentric. Voilà, ça c’était la minute S.V.T. Côté musique, c’est la grosse claque, le son est parfait, les musiciens sont visiblement très contents d’être là, et les enchaînements entre les albums ne cesseront de rendre fou cet auditoire venu pour apprécier ce voyage sensoriel. Que ce soit sur le registre violent, ou atmosphérique, The Ocean impose sa musique incroyable, le chanteur (Loïc Rossetti) est impressionnant sur tous les registres et contribue grandement à l’alchimie unique de ce groupe, Il s’autorise un slam en fin de set-list, tandis que nous repartons groggy…

Envy de retour au Hellfest après trois ans d’absence et surtout un départ du chanteur Tetsuo et un retour dans le groupe peu de temps après. Et là, c’est le pinacle, comme si tout avait été enterré depuis des années et refaisait surface. Musicalement, vocalement, et sur les lights. Tout est incroyable, même si Envy joue pas mal de morceaux récents. et que ça sonne plutôt Post-Hardcore / Post-Rock, les montées et les explosions font tout le sel du groupe et sont gérées à la perfection. Envy c’est la ferveur, la rage, la colère, l’amour, la passion. Tout est dedans, jusqu'à la dernière explosion de Farewell To Words, ultime pamphlet de leur période Screamo.

On ne présente plus Dark Tranquillity, pionniers du Death Mélo suédois aux côtés de At The Gates ou In Flames (à l’époque). La bande à Mikael Stanne est toujours au taquet après toutes ces années, et ce n’est pas leur dernier né, Atoma, qui aidera à affirmer le contraire. Leur setlist du jour se concentrera pas mal sur cet album (bien que plusieurs vieilleries, dont trois excellents titres issus du non moins excellent Fiction). Le sextet se donne à fond, mais pourtant le son n’est pas vraiment optimal… Et pour cause : le chanteur annonce que leur matériel est resté coincé dans un aéroport et qu’ils sont arrivés à poil sur le Hellfest. Dark Tranquillity a songé à annuler, mais joue finalement grâce à des instruments prêtés par Candlemass. A aucun moment le nom de Manowar n’a été prononcé, mais on y a tous pensé très fort...

De retour au Hellfest cette année après leur triomphe en 2013, les suédois de Cult Of Luna ne sont pas arrivés les mains vides car la sortie d’une nouvel album est plus qu’imminente. Deux extraits de celui-ci nous seront d’ailleurs proposés ce soir avec notamment The Silent Man, très orienté vers une sonorité période Eternal Kingdom et Somewhere Along The Highway, qui ouvre le concert. Comme à leur habitude, la lumière de leur show joue un rôle prédominant dans l'appréciation globale avec une minutie héritée de leurs voisins de Meshuggah et un montage des lumières impeccable et impressionnant. Seul reproche que je ferai est qu’en terme de setlist, excepté les deux nouveaux titres, tous les autres morceaux (Owlwood, Ghost Trail, Finland, In Awe Of) ont déjà été joués ici en 2013 et presque dans le même ordre, mais pas de quoi bouder son plaisir de voir les suédois en live.

Comme on peut s’en douter rien qu’au nom de leur groupe, Bloodbath n’est pas venu pour faire dans la dentelle. D’ailleurs, leur ingé son non plus. Enfin il faut dire qu’avec une troupe qui cherche déjà les effets les plus crados sur album, le sondier n’était pas aidé. La batterie n’invente rien mais balance des patterns aussi éculés qu’efficaces et sauvera cette première moitié de set carrément cryptique avant une amélioration salvatrice. En revanche, le chant ultra guttural de Nick Holmes est impressionnant, voire même encore plus saisissant que sur les deux efforts studio auxquels il participe (le hurlement inaugural de Let The Stillborn Come To Me en témoigne), et les vieux titres initialement chantés par Mikael Åkerfeldt passent l’épreuve haut la main. De plus, le frontman assure un show sobre et classieux, tout en démarche lente et calculée, habillé avec une sorte de redingote, en complet contraste avec ses cris démoniaques, et pour un résultat vraiment impressionnant. En dehors du son des guitares sur la première demi-heure, Bloodbath a dispensé une vraie leçon de Death Metal.

Cela fait maintenant plusieurs années que le Hellfest se lâche à programmer un artiste aux compositions « dansantes » comme Perturbator et Carpenter Brut. Cette année, le « cultomètre » explose avec rien moins que les Sisters Of Mercy, les parrains du rock gothique. L'idée était osée et mine de rien judicieuse, il y avait sans doute beaucoup de festivaliers qui voulaient se déhancher sur les tubes du groupe. Mais la réalité nous rattrape vite : ce n'est plus un bon groupe de scène. D'abord, Andrew Eldritch chante mal, souvent faux et fait des aller-retours sur les planches avec l'air du type qui n'a aucune vraie envie d'être là si ce n'est pour collecter son cachet. Et ça affecte directement l'ambiance dans le public. Tout le monde devrait normalement être en train de se remémorer ses pas de danse en soirée gothique, mais le public est dans le coma, mis à part un mouvement inexorable de personnes quittant le concert. Avec la batterie programmée, la basse et les claviers samplés, le minimum d'efforts possible a été fait pour jouer ces compositions. On a souvent l'impression d'entendre des contrefaçons karaoké desdites chansons. Par contre, les deux guitaristes accompagnant Eldritch sont bons, à la fois en rythmique et en solo et ça se ressent sur les morceaux de Vision Thing, qui sont beaucoup plus axés sur les riffs, ici joués avec plus de distorsion, donnant au tout un côté Metal assumé et qui leur va assez bien. On appréciera également les titres plus calmes et orientés Post-Punk laissant de côté pour un temps l’Indus binaire et neuneu sur lequel s’égosille Eldritch. On ressort du show avec un goût un peu amer, la sensation que ce concert avait du potentiel pour transformer la Temple en Batcave, ce qui n’a finalement pas eu lieu.

Tête d’affiche de ce samedi, Kiss est attendu par une marée humaine qui rend compliquée l’approche de la Mainstage 1. Bien que toujours cachés derrière leur maquillage et leurs frusques de carnaval, les papys n’arrivent néanmoins pas à dissimuler leur fatigue. Les morceaux sont correctement exécutés, mais la fougue n’est pas vraiment au rendez-vous. De nombreuses et longues pauses sont ménagées entre les titres pour faire crier le public (et visiblement, permettre au quatuor de souffler). En revanche, impossible de nier le sens du spectacle qu’a Kiss : grands ballons customisés avec leur mythique logo lâchés sur le public, tyrolienne qui treuille Gene Simmons jusqu’à une mini-scène près de la régie, feu d’artifice final… Kiss fait partie de la légende et le montre. Quant à l’énergie dont on voudrait qu’ils fassent preuve, on ne peut pas vraiment leur reprocher, on arrive quelques années trop tard.

Voilà trois ans que la notoriété des anglais d’Architects ne fait que croître et, malgré les dires de certains rabats-joie, les retrouver en clôture de la Mainstage 2 est tout à fait logique et mérité. Bien que régulièrement mêlé à la scène Metalcore moderne, le groupe a toujours pris la peine d’introduire des éléments de Post-Hardcore et de Mathcore dans ses compositions, évoluant en marge de cette scène tout en essayant de la tirer vers le haut. Cet aspect de leur musique est d’ailleurs bien plus marqué depuis l’excellent Lost Forever // Lost Together paru en 2014, bien représenté ce soir aux côtés d’extraits d’All Our Gods Have Abandonned Us et évidemment de leur nouvel album Holy Hell. Utilisant les nouveaux écrans géants des Mainstage à 100% de leurs capacités avec des visuels aussi parlants que magnifiquement réalisés et profitant d’un son énorme et parfait, tous les éléments nécessaires sont réunis et les musiciens n’ont qu’à apporter leur touche finale. Doomsday, dédié à leur guitariste Tom Searle décédé en 2016, vient clôturer un concert qui aura su faire taire les plus sceptiques quant à leur présence aussi haut sur l’affiche.

Tops du jour
Bacteries : Envy, Archspire, Cult Of Luna
Chazo : The Fever 333,
Florian : Cult Of Luna, Envy
LeLag : Envy (parce que la musique déboîte, et ça même si le chanteur a des accès d’autisme pénibles, a un fort accent japonais, et que le guitariste avait un t-shirt Sunn-O)))), The Ocean, Cave In, Sumac
Neredude : Candlemass, Envy, Cult of Luna
Nonohate : Envy, Cult Of Luna, Architects
Pentacle : Envy
Skaldmax : Envy 
Zblrah : Manowar

Jeudi 27 décembre 2018

Vendredi 07 décembre 2018

Concerts du Jour :
- August Burns Red, Wage War et Betraying the Martyrs seront ce soir à La Machine Du Moulin Rouge (Paris). Toutes les infos sur l'event FB.
Skeletonwitch, MantarEvil Invaders et Deathrite jouent ce soir à Petit Bain - Paris. Event FB / Billetterie.

Mardi 27 novembre 2018

L'affiche du Hellfest 2019 a été dévoilée :
Les têtes d'affiche
Manowar, Kiss, Tool, Dropkick MurphysDef LeppardLynyrd Skynyrd, GojiraZZ Top, Slayer, Mass HysteriaWithin Temptation, Lamb Of God, King DiamondThe Sister Of Mercy, Emperor, Carcass, BloodbathDeicide, Sum 41The Adicts, RefusedFu Manchu, Cult Of LunaPhilip H. Anselmo&The Illegals, ...
Main Stage :
Dream TheaterDemons&Wizards, GodsmackSonata Arctica, GloryhammerLast TemptationWhitesnakeDeadland RitualRichie KotzenKortiniFM, Slash, Stone Temple Pilots, ClutchBlacherry Smoke, EisbrecherNova Twins, + 1 groupe
Main Stage 2 :
- Ultra Vomit, DagobaNo One Is Innocent, LofoforaBlackrain, Klone, ArchitectsBöhse OnkelzEagles Of Death MetalThe Fever 333, Whitechapel, SkindredLike A Storm, Anthrax, Testament, Trivium, Death Angel, Municipal Waste, Insanity AlertAlien Weaponry
Temple :
Hellhammer (!!!), Venom INC., Impaled Nazarene, Diamond Head, Trollfest, UadaAorlhac, Cradle Of FilthCombichrist, Myrkur, Carach Angren, Punish Yourself, Dool, WolfheartShaârghot, Tormentor, Carpathian ForestSkald, WiegedoodLucifer's ChildCemican, Bliss Of FleshHyrgal
Altar :
- Possessed, Pestilence, Kvelertak, Power Trip, Daughters, Sublime Cadaveric Decomposition, Cult LeaderFreitot, Dark Tranquillity, Candlemass, Moonspell, ArchspireAllegaeon, TrepaliumCypecoreDaw Of Disease, Cannibal CorpseVltimas, Immolation, Vomitory, Revocation, Devourment, PsycropticEmbryonic Cells
Warzone :
- Descendents, Me First And The Gimme Gimmes, No Fun At AllHank Von HellThe Interrupters, The DwarvesThe Rumjacks, StinkyLe Bal des EnragesSham69Les WampasThe Living End, Mad sinBatobileThe CreepshowBanane Metalik, Enter Shikari, Cancer BatsNasty, Beartooth, Morning AgainEmployer To Serve, BrutusThe Amsterdam Red Light District
Valley :
- Uncle Acid And The Deadbeats, Graveyard, All Them Witches, My Sleeping Karma, Radio Moscow, ConanValley Of The Sun, The Necromancers, Envy, The Ocean, Cave In, Mantar, Sumac, Will HavenFiend, Coilguns, The Obsessed, YOB, Emma Ruth Rundle, Messa, Gold, Ddent + 2 à annoncer

Mardi 13 novembre 2018

Concours : Skeletonwitch, MantarEvil Invaders et Deathrite seront en concert le 7 décembre à Petit Bain - Paris. Event FB / Billetterie. À cette occasion, Garmonbozia et A Jeter Prom vous permettent de remporter 2 x 1 place pour cette date. Pour participer, il vous suffit de répondre à la question qui suit et de remplir le formulaire.

Mercredi 26 septembre 2018

Mantar a sorti un single pour Decibel Magazine. Ça s'appelle Conquest Of Rats et c'est sur soundcloud

Vendredi 07 septembre 2018

Chronique : Mantar - The Modern Art Of Setting Ablaze : "Réglé comme un coucou suisse le duo hambourgeois pond une nouvelle collection de titres bouillants, incandescents, creusant toujours plus le sillon d’un sludge/punk belliqueux et blackisé, sans pour autant bouleverser les habitudes qui nous enjaillent depuis la branlée Death By Burning. [...]"

Lundi 27 août 2018

Le nouvel album de MantarThe Modern Art Of Setting Ablaze est sorti chez Nuclear Blast Records et s'écoute en entier sur bandcamp.

Vendredi 17 août 2018

The Modern Art Of Setting Ablaze, le prochain Mantar, se fait attendre. Voilà un nouvel extrait avec Taurus.

Vendredi 10 août 2018

De nouveaux extraits du prochain Mantar sont à découvrir par iciThe Modern Art Of Setting Ablaze sortira le 24 août chez Nuclear Blast Records.

Lundi 30 juillet 2018

Mantar continue de dévoiler The Modern Art of Setting Ablaze via un nouveau clip et titre : Seek + Forget. Leur nouvelle galette sort le 24 août.

Jeudi 05 juillet 2018

Le 7 décembre prochain le sol va trembler à Paris (épicentre localisé à Petit Bain) avec une affiche Skeletonwitch, MantarEvil Invaders et Deathrite. Mise en vente ce vendredi.

Mercredi 04 juillet 2018

Le prochain Mantar se dévoile via un titre et son clip : Age Of The Absurd, le duo teuton aime toujours fracasser ses influences Black / Punk avec un coté Sludge. The Modern Art Of Setting Ablaze sort le 24 août.

Samedi 30 juin 2018

The Modern Art of Setting Ablaze, le nouveau Mantar, sort le 28 août. Voici le clip d'Age of the Absurd.

Samedi 16 juin 2018

Concert du Jour :
- Second Jour pour le Download Festival de cette année, avec au menu du jour : Marilyn Manson, The Offspring, NoFX, Billy Talent, Turbonegro, MeshuggahHollywood Undead, Ultra Vomit, Thrice, CrossfaithWhile She Sleeps, Tagada Jones, Treponem Pal, Mantar, AlcestWhiskey Myers et Skinny Lister. Toutes les infos sur l'event FB.

Mercredi 13 juin 2018

Le nouveau Mantar se nommera The Modern Art Of Setting Ablaze et sortira le 24 août, chez Nuclear Blast Records. L'artwork est visible ici.

Vendredi 01 juin 2018

Mantar tease son prochain effort qui sortira dans l'année, soi 2 ans après Ode To The Flame. Rendez-vous dans la suite

Lundi 19 février 2018

Mantar semblent prêt à enregistrer quelque chose et quand on voit l'arsenal de guerre qu'ils ont posté ici, on a hâte. 

Mercredi 18 octobre 2017

Concerts du Jour :
Neck DeepAs It Is et Real Friends seront ce soir à Petit Bain (Paris) dans le cadre d'une soirée Alternative Live. Toutes les infos sur l'event FB. 
- Du côté de Toulouse, All Time Low et Creeper seront au Bikini dès 19 heures. Vous pouvez retrouver les infos sur l'event FB ou acheter vos places ici.
- Kadavar, Mantar et Death Alley jouent ce soir au Trabendo de Paris. Event FB / Billetterie.

Mardi 17 octobre 2017

Death Alley vient d'annoncer sa signature chez Century Media Records pour la sortie de leur prochain album en 2018. En attendant, Death Alley et Kadavar vont sortir un split commun disponible uniquement sur la tournée qui débutera prochainement en France avec Mantar. Les deux titres de chaque groupe sont en écoute par ici. Le rappel des dates :
17.10 Strasbourg, La Laiterie Club 
18.10 Paris, Le Trabendo 
19.10 Rennes, L'Ubu 
20.10 Bordeaux (FR), La Krakatoa 
24.10 Lyon, Feyzin 
25.10 Monthey, Pont Rouge (Suisse)
26.10 Aarau, Kiff (Suisse)

Mardi 10 octobre 2017

Concours : Kadavar, Mantar et Death Alley seront en concert au Trabendo de Paris le 18 octobre. Event FB / Billetterie. À cette occasion, 3C vous permettent de remporter 2 x 1 places pour le concert. Pour participer, il vous suffit de répondre à la question qui suit et de remplir le formulaire.

Jeudi 14 septembre 2017

Plein de dates pour Mantar :
15/10 : Anvers (Desert Fest), Belgique
17/10 : Strasbourg (La Laiterie)
18/10 : Paris (Le Trabendo)
19/10 : Rennes (L'ubu)
20/10 : Bordeaux (Le Krakatoa)
22/10 : Barcelone (Bikini), Espagne
24/10 : Lyon (L'épicerie Moderne)
25/10 : Monthey (Pont Rouge), Suisse
26/10 : Aarau (Kiff), Suisse

Jeudi 15 juin 2017

La 6ème édition du festival Rock In Bourlon (Pas-de-Calais) aura lieu les 23 et 24 juin prochains. Au programme :
Le 23/06 : Mothership, Death Alley, Nnra, Barque, Sandpippers, Jurassic Leaf.
Le 24/06 : Mantar, Mars Red Sky, Vodum, James Leg, Mammoth Weed Wizard Bastard, Vandal X, Spectrum Orchestrum, Grüppe, BenNasrAlGhandour.
Pour rappel, l'entrée du festival est à prix libre. Plus de renseignements sur l'événement Facebook.

Mardi 25 avril 2017

Mantar en live à Hambourg sur Era Borealis, bien véner.

Mercredi 12 avril 2017

Eluveitie, Primordial, Benighted, MantarAlea Jacta Est, Insomnium et Glowsun rejoigent l'afficge du Motocultor 2017. 

Jeudi 06 avril 2017

Concerts du Jour :
- Suicidal Tendencies et 22 Below seront ce soir au Krakatoa (33700 Mérignac). Toutes les infos sont sur l'event FB et les places en vente par ici.
- Mantar et Deathrite (FB) ce soir au O'Sullivans Backstage by the Mill (Paris). Les places sont disponibles chez Digitick, Fnac Spectacles et Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.   
- All Pigs Must Die et Gust seront au Gibus Live (Paris). Toutes les informations sont disponibles sur l'événement Facebook de la date. Les places se réservent par ici

Lundi 13 mars 2017

Concours : Mantar et Deathrite (FB) seront en concert le 6 avril 2017 au O'Sullivans Backstage by the Mill (Paris).
Les places sont disponibles chez Digitick, Fnac Spectacles et Ticketmaster. Toutes les infos pratiques se trouvent sur l'event FB.
Vous pouvez également vous procurer vos billets au format "- cher + joli" par envoi postal (contact) ou à Paris, via À Jeter Prom et chez le disquaire Rock'n'Roll Voltage (infos complètes dans l'event facebook dédiée).
À cette occasion, Garmonbozia et À Jeter Prom vous permettent de remporter 2 x 1 place pour assister à ce concert. Pour participer, ça se passe par ici. Bonne chance !

Jeudi 02 mars 2017

Interview avec Mantar : "La vague Doomesque arrive au terme d’une belle époque. Tandis que Mike IX Williams affiche une petite forme et que les disques d’Electric Wizard seront pour toujours évalués en fonction de « l’échelle de Dopethrone » [...]".
Un grand merci à Nico pour sa participation !

Samedi 11 février 2017

Mantar sortira The Spell, nouvel EP tout beau tout frais, le 31 mars. On écoute le morceau éponyme dans la suite

Vendredi 20 janvier 2017

Il vous reste 2 jours pour noter les albums de 2016, le top lecteurs arrive lui la semaine prochaine (et fait suite à notre top rédacteurs).
Voilà quelques albums sortis en 2016 :
Dark FuneralWhere Shadows Forever Reign
KhemmisHunted
FallujahDreamless
Anaal NathrakhThe Whole Of The Law
- RevocationGreat Is Our Sin
- ArkanKelem
Hypno5eShores Of The Abstract Line
- ObscuraAkróasis
Nick Cave And The Bad SeedsSkeleton Tree
Killswitch EngageIncarnate
Cancel The ApocalypseOur Own Democracy
MantarOde To The Flame
Terra TenebrosaThe Reverses
BosskAudio Noir
SunnataZorya

Dimanche 25 décembre 2016

Mantar et Deathrite (FB) seront en concert le 6 avril 2017 au O' Sullivan Backstage by the Mill (Paris). Les places sont en vente chez Digitick, Fnac Spectacles et Ticketmaster. Toutes les infos sur l'event FB.

Dimanche 18 décembre 2016

Mantar sera à Paris (Le Backstage By The Mill) le 6 avril avec Deathrite, les places sont disponibles ici.

Lundi 14 novembre 2016

Frank Huang filme beaucoup de lives aux Etats-Unis et il s'est fait plaisir ses derniers jours. Jugez en plutôt avec ces trois vidéos de Demilich, Mantar et Black Breath, toutes tournées au California Deathfest. Et n'hésitez pas à visiter sa chaîne youtube, Pit Full Of Shit

Dimanche 19 juin 2016

Samedi au Hellfest 2016 :

Nos Photos du samedi (l'intégralité arrive d'ici midi !)

   


A voir aussi : Vendredi (avec celle de The Offspring, validée par le management !),Jeudi



Notre Report

Seconde journée pour cette édition 2016, la moins folle en terme d’affiche (soyons subjectif !) avec pas mal de retours de têtes d’affiches déjà passées par Clisson (Korn, Within Temptation, …) mais des premières fois remarquables également (Bring Me The Horizon, DisturbedFu Manchu, …).
Niveau météo quelques averses seulement et un temps couvert, mais l’ambiance n’est pas la plus folle que l’on ait pu voir au Hellfest (le temps ? le public qui a changé ? …), voici le compte rendu des concerts marquants :

Dark Fortress assure avec leur Black Metal sinistrement mélodique. Il faut dire que les Bavarois ont la chance de bénéficier d’un son excellent mettant en valeur les mélodies morbides de la guitare soutenue par la voix grave et profonde du frontman. Pas de décors, des lights minimales, mais une prestation très convaincante de Dark Fortress, content de jouer ses 40 minutes de set sous la Altar.

Finalement de retour après un hiatus de quelques années avec un nouvel album intitulé Long Live, les américains d'Atreyu font ici leur deuxième apparition sur le territoire français. C'est très peu, surtout avec autant d'années à leur actif. Que cela ne tienne, c'est sous une météo idéale et devant un public très réceptif que le concert de déroule avec presque exclusivement des vieux morceaux joués, ce qui n'est pas pour déplaire au vieux fan que je suis... Un bon son et une bonne énergie déployés par des musiciens très communicatifs qui n'hésitent pas à enchaîner les aller-retours d'un côté à l'autre de la MainStage suffisent à transformer ces 40 minutes en une prestation dont le groupe n'aura clairement pas à pâlir.

Entrée en matière grind technique furieuse avec les américains de Cattle Decapitation en grande forme, désireux d’exposer fièrement les titres de leur dernier et très bon album The Antropocene Extinction. Malheureusement, malgré une envie fiévreuse d’en découdre le rendu est trop brouillon pour capter les subtilités des compositions. Les guitares et leurs mélodies sont noyées dans la masse mais la batterie claque avec suffisamment de violence. La sono s’est sensiblement améliorée sur la fin mais on restera tout de même sur notre faim.

Le duo teuton a été une de mes sensations live de ces 2 dernières années, j’appréhendais le passage à une scène plus importante : au final Mantar s’en sort avec les honneurs. A deux, ils arrivent à occuper la scène et on ressent la hargne des compos, évidemment ça ne vaut pas une petite salle mais ça vaut le coup. Le son est par contre un peu plus propre que sur album, dommage, leur coté “brut” étant dans l’ADN de leur musique.

Voir les légendes de Discharge sur la Warzone, il y avait de quoi être dubitatif. Mais finalement, le D-Beat des Britanniques fonctionne complètement. A partir du moment où tu entends du pouta-pouta à la batterie, que leur Punk-Hardcore est suffisamment hargneux et que tu n’es pas trop réfractaire aux morceaux un poil répétitifs, alors on peut dire que c’est réussi.

Augmenté d’un dernier album aux accents sludge mais toujours grind dans le fond, Agoraphobic Nosebleed avoine sec et renverse l’Altar pour se la mettre dans la poche, du moins pour les connaisseurs car les lieux se videront au fur et à mesure des curieux qui ont eu l’audace de vouloir découvrir le groupe dans ces conditions. Les 'ricains n’en n’ont que faire et enchaînent les titres anciens comme nouveaux à une cadence soutenue. Une énergie salvatrice, une boîte à rythme démentielle qui fait aussi bien le taf qu’une batterie réelle, un set dément et possédé. Tuerie.

L’heure de la prestation de Torche approche et la Valley est déjà pleine à craquer pour accueillir le combo américain. Un son très moyen les accompagnera malheureusement pendant une bonne partie du set, privant les guitares d’un son lourd qui aurait aidé à s’immerger plus aisément dans ce début de concert. Heureusement, les trois derniers morceaux bénéficient d’un bien meilleur son pour terminer d’épuiser les nuques de tous les festivaliers en manque de Pop Metal.

Entombed A.D., un show 100% matière grasse, 200% plaisir. Avec un son parfaitement calé pour ces papas du Death suédois, l’Altar a vu se tenir l’un des meilleurs shows du jour avec un public de passionnés, amoureux de grands classiques comme "Living Dead" ou "Left Hand Path" que l’on ne présente plus. Difficile de ne pas remuer frénétiquement la nuque tant le groove est puissant, secondé par une batterie lorgnant franchement vers les poncifs indétrônables du Crust et du Punk. Entombed A.D. a joué la carte de l’efficacité pur jus à raison, puisque l’Altar s’est vue franchement remplie en ce milieu d’aprem'.

Avec un line-up remanié, With The Dead investit les lieux de la Valley, confiant, malgré un auditoire légèrement clairsemé. Les morceaux de l’unique album des Américains sont exécutés classiquement mais efficacement. Le rendu est gras, calibré, ça joue avec entrain et sérénité. Nombreux sont ceux qui découvrent le groupe avec ce concert, et globalement tout le monde semble satisfait. Mission accomplie dans les normes en vigueur, sans non plus casser des briques.

Après un échauffement en règle chez les voisins suédois de l’Altar, il était presque logique de vouloir passer à la vitesse supérieure avec les finlandais d’Archgoat, qui auront probablement tenu le haut du pavé question Extrême des Extrêmes ce samedi sous la Temple. Si on peut encore rigoler avec Entombed, Archgoat efface direct tout sourire avec ses saillies War Metal empreintes de violence gratuite. Peut-être est-ce une explication à ce public si clairsemé, car Archgoat n’offre pour refuge que ses mid-tempos hostiles avant de tracer façon bas du front tout blast dehors. Difficile donc de s’initier aux joies du Black/Death haineux pour les plus curieux mais les quelques fans présents auront eu leur dose de froid mordant de la part du trio scandinave.
 
Changement de chèvre avec Goatsnake non loin de là sous une Valley toujours bien garnie. Pour son deuxième concert en deux jours, Greg Anderson, une fois arrivé sur scène, remercie chaleureusement le public clissonais pour son accueil. Une backline moins imposante qu'hier le précède mais tout de même d’une taille démesurée pour le commun des guitaristes. Son chanteur très charismatique et à la voix toujours aussi impressionnante excelle également de temps à autres dans l'exercice de l'harmonica. On a ainsi droit à un son bluesy à tomber à la renverse, et ce n'est certainement pas le morceau éponyme de leur dernier album Black Age Blues qui me contredira ! Pour la petite anecdote, un petit tour dans la fosse de la Valley a suffit à tomber nez à nez avec Attila. Stephen O'malley quant à lui était bien tranquillement positionné derrière la régie pour en profiter tout autant que nous.

Chaque année, on a le droit à Hail Of Bullets ou Asphyx. Ces derniers s’y collent aujourd'hui et question riffs gras et leçon de Death Metal old school, on ne sera pas déçu. Comment l’être après tout ? Le groupe mené par Matin Van Drunen est impressionnant de charisme et d’une voix d’outre tombe. Les riffs de Paul Bayyens concassent des nuques par paquet de douze, pareil pour les rythmiques que ce soit dans les accélérations ou les ralentissements Doom. Comme d’habitude, Asphyx c’est la leçon de Death Metal.

Pour Disturbed je n’ai vu que la fin avec un festival de reprises et des guests : "Shout At The Devil" avec Sixx:AM, "Baba O'Riley" de The Who avec Glenn Hughe et "Killing In The Name" de Rage Against The Machine, évidemment la foule s’affole. Et plus important encore sur scène le groupe semble réellement prendre plaisir sur scène.

Nouvelle date de Moonsorrow après leur belle tournée printanière avec Korpiklaani. Un fossé sépare les deux groupes, car Moonsorrow préfère les titres épiques avec les économies de moyen. Des mélodies simples, mais subtiles, un vrai amour pour le Pagan Black Metal et des titres très travaillés amenés par de belles progressions. On se laisse facilement prendre dans leurs ambiances pagan, surtout que le son est une fois de plus impeccable.

Hermano à l’heure du manger c’est nickel. Stoner Rock rougeoyant comme la braise, un son rond et sec comme perdu dans un désert, le tout mené par l’incroyable voix de John Garcia, très en forme ce soir. Posé dans l’herbe avec un bon repas chaud, on ne pouvait demander mieux.

Premier passage au Hellfest pour Bring Me The Horizon et tête d’affiche plutôt attendue. Si l’on occulte le concours de “fuck” “fuck you” avec Corey Taylor de Slipknot / Stone Sour, leur prestation est à la hauteur de ce qu’on pouvait attendre. Titres calibrés mais efficaces, son largement correct, les Anglais distribuent des tubes à la pelle : "Can You Feel My Heart", "Sleepwalking", "Shadow Moses", "Go To Hell"," For Heaven's Sake", "Throne", mais surtout issus des deux derniers albums. Oliver Sykes chante plutôt bien, même en chant clair, les éléments électroniques sont bien amenés par Jordan Fish et si on n’est pas réfractaire à la musique des Anglais, c’était tout à fait honnête.

Après une arrivée en trombe sur scène soulignée par des milliers de cornes du diable s’élevant de la fosse, Alan Averill représente à lui seul l’esprit de Primordial. Ce chanteur très charismatique n'a de cesse de tout le concert de courir de gauche à droite, se laissant souvent aller au jeu des photographes et des cameramen. Une prestation qui ne laissera pas retomber la motivation du public déplacé en nombre pour ces Irlandais bien trop rares sur les routes européennes. Inutile d'être un véritable aficionado du groupe pour apprécier ce concert de bout en bout et qui a le mérite de proposer des morceaux divers et variés, faisant ainsi le tour de la discographie de Primordial.

"Apex Predator-Easy Meat" résonne quelques minutes sous une Altar qui brûle d'en découdre avec les gars de Birmingham avant que la machine Napalm Death ne s'élance de plein fouet. Le combo est servi par un son massif et rendant justice à la furie des Anglais : batterie en mode matraquage, riffs en pagaille sans jamais s’endormir dessus trop longtemps, tout est là pour mettre Mark Greenway en forme. Peu d’hésitations là-dessus, des titres les plus classiques de Scum aux "How The Years Condemn" et "Dear Slum Landlord" parus sur le dernier album en date, Napalm balaye très large et n’endort jamais l’auditeur. Comme à son habitude, Greenway intervient régulièrement entre les titres pour aborder divers sujets de société : fanatisme religieux, problème du logement et de la dignité humaine. De quoi foutre généreusement la hargne avant d’attaquer une nouvelle piste de ces maîtres du Death-Grind. 

L’ultime tournée de Twisted Sister faisait halte à Clisson cette année. En effet, suite à la mort de leur batteur A. J. Pero, les Américains se lancent dans une dernière tournée en son honneur, épaulés par le grand Mike Portnoy pour la difficile tâche de passer derrière les fûts dans ces moments difficiles. Pour l’occasion, le festival a choisi de les faire jouer en tête d’affiche du samedi, ce qui présageait quelques surprises. Ainsi, Dee Snider, toujours aussi énergique et chevelu, a invité Phil Campbell sur scène pour interpréter en premier lieu "Shoot 'Em Down" de Twisted Sister suivi de près par "Born To Raise Hell" de Motörhead. Deux morceaux dédiés à Lemmy Kilmister qui nous a quitté en fin d’année dernière. S.M.F. vient ainsi clôturer ce show juste après un message du chanteur insistant tout particulièrement sur le fait que ce sera le dernier morceau que le groupe jouera à tout jamais au Hellfest, profitant ainsi de l’occasion pour envoyer une jolie pique à Judas Priest dont la tournée d’adieu ne prend jamais fin.Une fois la scène libérée, les écrans géants se rallument peu après pour diffuser un film en hommage à Lemmy, suivi par un énorme feu d’artifice qui se clôturera par deux immenses RIP LEMMY dans le ciel du Hellfest. Après quoi, Phil Campbell en profite pour s’adresser quelques instant au public. Une journée chargée pour lui, qui après avoir découvert la statue de Lemmy (cf Photos), prend la parole pour s’exprimer une dernière fois sur son frère d’arme dans un message émouvant, remerciant par la même occasion l’équipe du festival pour tout cela, juste avant de laisser place à la projection d’un extrait du dernier concert de Motörhead au Hellfest, l’année dernière. Un grand moment où le nom du célèbre bassiste anglais sera repris en coeur par l’intégralité du public sous de chauds applaudissements.Voilà un projet fort étrange, mais félicitation au Hellfest de proposer Gutterdammerung, un ciné concert bien chiadé (le groupe est derrière l’écran, et on le verra pas transparence de temps en temps) et par moment des acteurs vont venir interagir avec le film en passant devant celui-ci. Et un de ses acteurs n’est autre que Henry Rollins, classe !
Musicalement ce sont des reprises qui retracent l’histoire du metal (semble-t-il) avec par exemple Black Sabbath ou encore Motorhead. Parmi les acteurs (sans spoiler) on retrouve Iggy Pop en ange ou Henry Rollins en prêtre.
Intrigant, ça mérite un second visionnage plus au calme (malheureusement sans Rollins dans son salon)

Pour leur troisième venue à Clisson en 4 éditions, que dire de Korn qui n'a pas déjà été dit ? Puisque la tournée anniversaire de l’album éponyme n'est plus, retour à un set classique mais avec une setlist qui a tout de même le mérite d'être suffisamment différente de celle de 2013.
On retrouve toujours cette même énergie qui les caractérise sur scène. Les années passent, pourtant Korn ne faiblit pas. Depuis le retour de Head dans le groupe, ce serait même plutôt l'inverse. Cette évolution dans les bonnes grâces de leur public suivra-t-elle cette courbe ? Seul l'avenir nous le dira avec un nouvel album à venir qui est déjà annoncé comme un retour aux sources.

A voir aussi : Vendredi


Top 3 du samedi :
Bacteries : Goatsnake, Bring Me The Horizon, Mantar
Chazo : Korn, Korn, Korn
Nonohate : GoatsnakeAtreyu, Napalm Death
Pentacle : Napalm Death, AsphyxDark Fortress
Tang : Goatsnake, Napalm Death, Agoraphobic Nosebleed
Skaldmax : Napalm DeathEntombed A.DAsphyx

Samedi 14 mai 2016

Ce soir commence la 3ème édition des Doomed Gatherings avec Ramesses, Toner Low, Mantar, Egypt, Demonic Death Judge, The Lumberjack Feedback, NNRA et Bathsheba
Demain et lundi il y aura Crowbar, Trouble, Toner Low, Altered Beast, Samothrace, Hang The Bastard, Mammoth Weed Wizard Bastard, Throw Me In The Crater, Elder, Monolord, Toner Low, Electric Moon, Chaos E.T. Sexual, DDENT et Carousel !
Toute les billets (pass 3 jours à 55€ et pass à la journée à 25€) s'achètent sur Digitick ou Weezevent, et toutes les infos se retrouvent sur l'event Facebook.

Le projet NNRA (Doom - Facebook) balance un teaser de sa première création FANĀ / BAQĀ , qu'il sera possible de découvrir en live pour la toute première fois ce samedi aux Doomed Gatherings (Glazart - Paris) aux côtés de Ramesses, Toner Low, Mantar, Demonic Death Judge, Egypt et Bathsheba. Toutes les infos sur Facebook et les billets sur Digitick ou Weezevent.

Jeudi 12 mai 2016

A ne pas rater ce week-end : la 3ème édition des Doomed Gatherings, qui ne fait pas dans la dentelle avec un line-up digne des plus gros festivals européens du genre :
- Samedi 14 mai : Ramesses, Toner Low, Mantar, Egypt, Demonic Death Judge, The Lumberjack Feedback, NNRA, Bathsheba
- Dimanche 15 mai : Crowbar, Trouble, Toner Low, Altered Beast, Samothrace, Hang The Bastard, Mammoth Weed Wizard Bastard, Throw Me In The Crater
- Lundi 16 mai : Elder, Monolord, Toner Low, Electric Moon, Chaos E.T. Sexual, DDENT, Carousel
Toute les billets (pass 3 jours à 55€ et pass à la journée à 25€) s'achètent sur Digitick ou Weezevent, et toutes les infos se retrouvent sur l'event Facebook.

Mardi 10 mai 2016

A ne pas rater ce week-end : la 3ème édition des Doomed Gatherings, qui ne fait pas dans la dentelle avec un line-up digne des plus gros festivals européens du genre :
- Samedi 14 mai : Ramesses, Toner Low, Mantar, Egypt, Demonic Death Judge, The Lumberjack Feedback, NNRA, Bathsheba
- Dimanche 15 mai : Crowbar, Trouble, Toner Low, Altered Beast, Samothrace, Hang The Bastard, Mammoth Weed Wizard Bastard, Throw Me In The Crater
- Lundi 16 mai : Elder, Monolord, Toner Low, Electric Moon, Chaos E.T. Sexual, DDENT, Carousel
Toute les billets (pass 3 jours à 55€ et pass à la journée à 25€) s'achètent sur Digitick ou Weezevent, et toutes les infos se retrouvent sur l'event Facebook.

Jeudi 05 mai 2016

Chronique Mantar - Ode To The Flame "Pas de gros bouleversement ici : des riffs aiguisés et gras, une structure rentre dedans, des lignes de chant arrachées, le tout joué avec une rage et une sincérité qui ne s'altèrent pas [...]"

Mercredi 04 mai 2016

Les Doomed Gathering à Paris ont annoncé un nouveau groupe : Altered Beast, un groupe de doom anglais culte selon eux (mais inconnu au bataillon). Ce groupe aurait enregistré deux albums, Look Upon The Eyes of A Madman et The Mariana Trench et serait parti au Brésil, où il avait eu du succès, et y aurait monté un label (Hell Loco Records).
Le groupe rejoint CrowbarRamesses, Elder, Mantar, Toner Low, SamothraceEgypt, ..., ça se passe du 14 au 16 mai à Paris (event)

Dimanche 17 avril 2016

Cross The Cross est le nouveau clip de Mantar à matter dans la suiteOde To The Flame vient de sortir chez Nuclear Blast Records.

Mercredi 13 avril 2016

Ode To The Flame, le nouveau Mantar est en écoute intégral sur le YouTube de Nuclear Blast. Attention, le label allemand streame souvent très peu de temps les nouvelles sorties. 

Jeudi 31 mars 2016

Ode To The Flame de Mantar sort le 15 avril chez Nuclear Blast Records, voici un deuxième titre en écoute avec Praise The Plague

Vendredi 25 mars 2016

Mantar propose un aperçu de tous les morceaux de son nouvel album, Ode To The Flame, qui sortira le 15 avril chez Nuclear Blast. Direction la suite.

Vendredi 18 mars 2016

Ode To The Flame de Mantar sort le 15 avril chez Nuclear Blast Records, l’occasion de balancer un titre pour nous faire patienter. Schwanenstein s’écoute dans la suite

Lundi 29 février 2016

Le Psycho Las Vegas, du 26 au 28 août à Las Vegas donc, vient d'annoncer la quasi-totalité de l'affiche de son édition 2016 (il manque "juste" les headliners et quelques groupes) : Blue Oyster Cult, Sleep, Uncle Acid and the DeadbeatsThe Crazy World of Arthur Brown, Pentagram, Candlemass, DeathTruth and Janey, ConvergeWovenhandBodus BandDead MeadowThe Black Heart ProcessionFu Manchu, DownZombi, Colour Haze, Yob, Elder, Acid KingDavana, SubrosaSatan's SatyrsThe Shrine, Jucifer, Bongripper, Mars Red Sky, BelzebongTombstones, Saviours, Death Alley, A Storm Of LightLecherous Gaze, MantarMondo DragChrchBehold! The MonolithCarousel... L'affiche complète (car oui, on vous a pas tout mis) se trouve là.

Lundi 15 février 2016

Amoureux du son gras, voici votre nouvel Eldorado : la programmation quasi-complète de la 3ème édition des Doomed Gatherings a été annoncée vendredi dernier, ainsi que la répartition des groupes par jour et la mise en vente des billets à la journée, et les Stoned Gatherings n'ont fait pas dans la dentelle :
- Samedi 14 mai : Ramesses, Toner Low, MantarEgyptDemonic Death Judge, The Lumberjack FeedbackNNRABathsheba
- Dimanche 15 mai : Crowbar, Trouble, Toner LowSamothraceHang The BastardThrow Me In The Crater
- Lundi 16 mai : Elder, Monolord, Toner LowElectric Moon, Chaos E.T. Sexual, DDENTCarousel
Toute les billets (pass 3 jours à 55€ et pass à la journée à 25€) s'achètent sur Weezevent, et toutes les infos se retrouvent sur l'event Facebook.

Samedi 13 février 2016

Nouveau titre pour Mantar avec Era BorealisOde To The Flame sort le 1er avril. Le groupe sera au Hellfest et à Paris le 14 mai au Doomed Gatherings.

Jeudi 11 février 2016

METALORGIE FEST 2016 - PRÉSENTATION DES GROUPES
THE LUMBERJACK FEEDBACK (02/04 - Le Ferrailleur) :
Hand of Glory, le tout premier EP des Lillois, nous avaient déjà grassement dépouillé la tronche en 2013, où l’on découvrait un metal instrumental à deux batteurs, travaillé en profondeur, intense et captivant. On se rappelle d’ailleurs vigoureusement de leur set destructeur envoyé sur le coin de nos gueules en première partie de Mantar l’an dernier à La Scène Michelet. Les artisans de la bûche nordiste reviennent mettre le public nantais dans d’excellentes dispositions, équipés cette fois d’un vrai album paru chez Kaotoxin, judicieusement nommé Blackened Visions, augmentant leur sludge de sonorités black-metal, creusant toujours plus loin dans la roche en fusion. Ça va trembler chérie !
■ A retrouver le samedi 02 avril sur la scène du Ferrailleur
■ Pass 1 jour : 15€ sur Digitick/FNAC/Weezevent
■ Pass 2 jours : 26€ sur Digitick/FNAC/Weezevent
■ Infos sur Facebook

Jeudi 04 février 2016

Nouveau teaser du prochain album de Mantar Ode To the Flame qui sort le 15 avril chez Nuclear Blast. On retrouvera le groupe aux Doomed Gatherings les 14,15 et 16 mai à Glazart (Paris). Toutes les infos là et la billetterie ici.