Biographie

Make Me

Ils étaient 5 - Eric, Greg, Evan, Chris, Dan -, ils venaient du New Brunswick dans le New Jersey. Ils ont commencé l’aventure en 2004 et l’ont arrêté au bout de deux ans et demi. Ils voulaient simplement "have fun making music". En seulement une Demo et un Split (avec Black Juju), ils ont laissé une trace unique dans la mouvance emo/screamo grâce à une musique originale et sunny, qui allie indie, emo, jazz et screamo. Il y avait quelque chose d’à la fois lumineux et triste dans leur composition.
Ils s’appelaient Make Me.

Chronique

16 / 20
2 commentaires (16.25/20).

Demo ( 2004 )

On a souvent caricaturé l’emo à l’excès sur sa tendance dépressive et pleurnicharde (sic). C’est là ne rien comprendre aux fondements du mouvement et à son histoire. En dépit de ces avertissements et explications mainte fois répétés, on trouvera pourtant toujours des ignorants qui continueront à se moquer. A ceux-là, il faudra leur faire écouter Make Me.

Make Me hurle en dehors des caves obscures, Make Me hurle à l’air libre. Par besoin. Pour jouer avec les bulles d’oxygène, pour expirer sans contrainte et pour donner une constance lumineuse à ses pièces musicales. "But It felt So Real" dit la première exhalation. Oui. Parce que ça l’est. Parce qu’en acceptant de reprendre la tendance cap’n’jazzienne de l’emo, le quintet donne une teinte extrêmement colorée et vivifiante à sa palette, collant des nuances funky et jazzy ("Hello Moon") à des plâtres d’ordinaire noirâtres. Les natifs du New-Jersey jouent ainsi avec les différents éléments de la discipline et mixent des accalmies Suis La Lunienne avec des tocades électrisantes, évoquant tantôt quelque chose de bondissant, tantôt quelque chose d’infiniment mélancolique ("Rubber Sidewalks"). 
Double versant, double voix, double corps, Make Me se disloque alors dans une musique qui aime les intervalles et flirte ainsi avec la démence propre au genre – et la schizophrénie chère à l’emocore qu’on retrouve dans un ou deux titres ne dira pas le contraire – sans jamais se laisser enfermer. Car le combo aime trop la liberté. En atteste, les compositions funambules et bigarrées de cette Demo qui marie les hystéries de Lion Of The North, les élancements chantés à la Yaphet Kotto et les variations typées Hot Cross.

Parler de "screamo ensoleillé" pourrait être taxé d’oxymore. C’est pourtant l’expression qui évoque probablement le mieux ce groupe au rayonnement faible en terme de notoriété mais maximal en terme d’arpèges emo sensationnels façon Algernon Cadwallader. Et c’est à l’écoute de "Rubber Sidewalks" qu’on se dit que les mots sont bien peu. Reste le pouvoir de dire et le répéter : ce titre est fantastique, cette demo est un bijoux d'originalité et ce groupe est un plaisir.
Make me whatever, but make me...

En écoute sur myspace.

A écouter : ses palpitations.
Make Me

Style : Emo / Indie / Screamo
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Origine : USA
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