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Biographie

Mad Caddies

Autour de '97, le groupe est encore connu à Santa Barbara sous le nom de Ivy League. Remarqués par Fat Mike (NOFX/Fat Wreck Chords), le groupe signe sur Honest Don's. Les californiens cherchant un nom de groupe avec le mot "Caddies", Fat Mike proposeMad Caddies et c'est le début du septet. Quality Softcore reçoit un très bon accueil en '97 et les Caddies passent sur Fat Wreck Chords. Proposant un ska/punk déjanté et empruntant au dixieland sur leurs 2 premières sorties, le groupe évolue ensuite vers un style ska/punk voire punk rock plus traditionnel. Depuis '01, la troupe n'évolue plus qu'avec un seul guitariste (Carter étant parti) et un nouveau batteur (Brian) depuis août '02. Just One More ('03) marque une évolution plus mature pour le groupe.

14 / 20
1 commentaire (18/20).

Keep It Going ( 2007 )

Les Caddies nous reviennent avec un cinquième album studio au compteur, et après quelques frayeurs (d’autres diront digressions, problèmes de digestion aussi, certainement), le sextet est de nouveau sur les rails sinueuses du ska punk rock, mixant toujours des influences plus larges, du reggae au dixieland (musique Jazz de style New Orleans, jouée par des blancs), du punk à la pop, banjo, trompette, trombone et même parfois keyboard. Wayne Jobson en producteur, celui-là même responsable du succès de No Doubt, Gregory Isaacs ou de Toots And The Maytals, un featuring de la légende du reggae roots, Duckie Simpson (Black Uhuru) pour une reprise de Delroy Wilson "Riding The Fall", le tout enregistré après une immersion jamaïcaine, bref, après un album qui posa Mad Caddies en haut de l’affiche (Duck and Cover), puis un album fondateur du « pirate core » avec Rock The Plank, la couleur est annoncée pour ce nouvel opus, plutôt Reggae…

On a pendant longtemps attendu un nouveau Duck and Cover de la part des Caddies, puis on s’est dit qu’ils n’arriveraient jamais à faire mieux, puis on les a même un peu mis de côté, et puis, là, on y rejette une oreille à la Van Gogh et on se dit qu’un peu à la manière d’une fanfare lâchée dans une soirée, certaines tunes font mouche dès la première écoute ("Without You", "Lay Your Head Down" et surtout "Tired Bones" et "Dirge" qui sont calibrées pour le Live), et imposent une génuflexion rythmique des plus agréable, les bras entament leurs allers/retours inversés, la goutte de sueur commence à poindre sur le front, ça y’est on y est, l’odeur du ska (première, seconde et troisième vague) est parmi nous. Même si Chuck, le chanteur, est un peu maniéré dans son chant, même si la batterie n’est pas franchement démonstrative, même si le contre-temps reste de rigueur, même si "Don’t Go" est un peu niaise comme chanson, même si le combo n’a plus de bassiste officiel, on se dit que tant que les californiens nous sortirons des "Backyard" et autre "Souls for Sale" on aura du plaisir à s’écouter du Mad Caddies et on se fera plaisir à les voir en live…

On avait cru à la fin de l’aventure, après le bien titré Just One More (2003), puis un live était venu raviver les rumeurs, et finalement, Keep It Going vient à point nommer remettre les points sur les I, la foi est semble t-il revenue, le groupe est de nouveau un groupe, c’est reparti comme en 40, avec un quasi tour du monde pour la promo de l’album. Les Caddies sont redevenus fous, et c'est pas Pavarotti qui dira le contraire.

Page MySpace.

A écouter : The Dirge, Tired Bones
16.5 / 20
1 commentaire (19.5/20).
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Just One More ( 2003 )

Depuis la sortie de Quality softcore en 1997, la réputation de Mad Caddies n’a cessé de s’accroître. Aujourd’hui, ils sont considérés par beaucoup comme les maîtres incontestés du ska-punk, LE groupe qu’on se doit de connaître. Après la sortie d'un Rock the plank au succès très discutable, les caddies fous se devaient de frapper un grand coup avec Just one more… C’est chose faite!

D’emblée, la diversité de l’album est la première chose qui apparaît comme évidente. En effet, on retrouve aussi bien des passages punk rock ("Riot", "Contraband"…) que ska/punk ("Leavin", "Silence") , qui rappellent fortement le magnifique Duck and Cover. Mais certaines musiques sont aussi beaucoup plus douces, comme l’envoûtant "Drinking for 11" qui ouvre l’album, ou encore "Good intentions". D’autres sont plus ska ("Game show"), ou même reggae ("Spare change")…Vous l’aurez compris, JOM regroupe différents éléments des précédentes productions. Cette variété ajoute du relief et fait de lui un album non linéaire et loin d’être ennuyeux.

Les cuivres, qu’on entendait moins sur Rock the plank, font ici leur grand retour avec des boutades plus mielleuses et des sons plus longs, moins vifs. La voix de Chuck semble beaucoup plus recherchée et travaillée qu’auparavant. Il passe aussi bien d’un ton mélancolique (« Drinking for 11 ») à un ton enragé, enjoué ou encore bon enfant, et ça sans aucune difficulté (écoutez les dernières secondes de l’album). La basse est plus présente que sur les précédents albums, et on sent l’influence d'Operation Ivy sur certaines lignes. Les guitares alternent les parties en son clair et en son saturé, sans oublier un ou deux petits solos, comme celui de "Riot", très nofxien. La batterie donne le ton avec des rythmiques plus variées qu’avant.

La production est elle aussi à la hauteur. Chaque instrument trouve sa place, sans nuire aux autres. Un effort tout particulier a été réalisé au niveau des cuivres et les voix. Le son qui a du relief se veut très proche de l'auditeur! Cette qualité de production est très rare dans le monde du punk et se rapproche plus des superproductions à gros budget, et ce avec des moyens bien plus limités. Cela méritait d’être souligné. Petit conseil: écoutez-le au casque dans le noir, vous n’en reviendrez pas!

Just one more apparaît donc comme une synthèse de tout ce qu’a fait le groupe jusqu’ici, mais constitue une réelle évolution pour les caddies. Avec ses mélodies recherchées, sa diversité, sa production parfaite et l’énergie (cependant moins importante que sur leurs précédentes réalisations) et la bonne humeur qui s’en dégage, cet album affirme la maturité du combo et devrait rencontrer un vif succès au près des nombreux fans tout en augmentant considérablement leur notoriété.

A écouter : Silence ; Villains ; Leavin