Biographie

LoveHateHero

Myke Russell : guitare
Scott Gee : batterie
Pierrick Berube : chant
Paris Bosserman : basse
Kevin Gruft : guitare

2004, Burbank, Californie : formation de LoveHateHero par Pierrick Berube (chant), les guitaristes Josh Newman et Mark Johnston, Paris Bosserman (basse), et Bryan Ross (batterie). Après quelques enregistrements démo ils mettent en boîte leur premier album qu’ils envoient à différents labels. Ferret Records accroche, Just Breathe parait fin 2005 et le quintet enchaîne des tournées avec Funeral For a Friend, Eighteen Visions ou He is Legend.

Quelques jours avant le coup d’envoi de leur quatrième grosse tournée pour défendre l’opus, 3 des membres quittent subitement le groupe. Berube et Bosserman retombent rapidement sur leurs pattes, intègrent 3 nouveaux collègues, et White Lies, deuxième galette, voit le jour début 2007, toujours chez Ferret.

Chronique

White Lies ( 2007 )

Là où le speech promo a raison : "LoveHateHero est issu de la scène effervescente qui a suivi les pas de Taking Back Sunday…" Là où le speech promo débaltère les inepties habituelles : "… et Thursday. White Lies, point de départ pour le jeune groupe, pourrait dans un futur proche être considéré comme un nouveau point de départ pour la scène post hardcore toute entière." (sic). "Un mélange de sensibilité pop et d’âpreté sans précédent qui livre un album mémorable de bout en bout…" Je vous épargne le reste de ces fadaises plutôt risibles.

Quittons donc le monde du rêve pour revenir à la réalité : LoveHateHero est un groupe d’emo rock au style éculé depuis quelques années déjà. La voix est familière, les mélodies sont calibrées, le refrain bien en place, et le tout semble condamné à manquer de profondeur.
Pourtant, soyons honnêtes, ce n’est certainement pas le pire groupe du genre, et les trois premiers morceaux présentent même quelques mérites : le quintet est rodé, les grosses influences heavy metal des guitaristes livrent des riffs/soli robustes, les mélodies ne sont pas complètement niaises et une poignée de rythmes dynamiques introduisent certaines subtilités.
Néanmoins, passé le cap de ces titres d’ouverture qui restent sûrement les moins banals, les choses se corsent pour LoveHateHero qui s’engluent progressivement dans les prérequis de l’emo rock/core. Les quelques passages emocore plus lourds à chant crié et double pédale ne suffisent pas à fixer l’attention de l’auditeur qui, s’il n’est pas un tant soit peu amateur du courant musical, risque fort de décrocher avant la fin de la galette.

Bref, la technique au point et avantageuse des jeunes musiciens ne parvient au final pas à remettre à flot un album qui prend l’eau en milieu de course. Peut être est il temps de réaliser que le style est voué à l'insuccès (artistique) après l’attaque de tant de clones?

Ecouter 3 titres sur leur page Myspace.

A écouter : "Red Dress" ; "Goodbye My Love"