Biographie

Louis Jucker

Musicien Suisse aux multiples projets, Louis Jucker a sorti plusieurs EP et albums solo en parallèle de ses travaux avec Kunz, Coilguns, The Ocean, The Fawn ou Televator. S'orientant vers une Folk Lo-Fi sur ses travaux plus personnels, le guitariste / chanteur sort sa discographie petit à petit chez Hummus Records, avec son dernier album en date, Eight Orphan Songs.

15 / 20
1 commentaire (17.5/20).
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Kråkeslottet ( 2019 )

N’étant pas forcement le plus grand auditeur de Folk actuellement, c’est presque avec une méconnaissance des dernières sorties que j’aborde Krakeslottet, étant resté sur la sincérité de Eight Orphan Songs. M’étant essayé il y a peu au dernier opus de Quentin Sauvé, c’est l’aspect plus expérimental qui fut fil conducteur tout au long de la découverte de cet album de Louis Jucker. En tant que ligne directrice, ce pan de la musique du musicien offre une suite de possibilités et sensations assez perturbantes.

Sous l’aspect Folk amorcé dès « Seagazer », c’est un ensemble de touches subtiles qui s’entrechoquent jusqu’à « Merry Dancers ». Bien au-delà de la simplicité de la guitare, le musicien ajoute du piano, un harmonium, une cithare, … à ses compos, écorchant la structure doucereuse offert aux débuts et dévoilant des titres amoureusement prenants.
Au delà de mélodies pures et dures, Krakeslottet effleure les cordes d’une guitare de manière quasi incertaine (« Storage Tricks » ou « Tale Of Teacher’s son »). Terriblement délicat, mais aussi fragile, ce disque permet à Louis Jucker de compenser un peu de la colère de The Hollow Fourth (« Left Is Dead ») et retrouver Some of the Missing Ones. Tout semble au bord de la rupture, et le choix des instruments amplifie le timbre de voix de Louis Jucker (« Seagazer »). Il est assez fou de constater l’écart artistique avec Quentin Sauvé pour exemple, et l’effet totalement différent des deux disque. Krakeslottet donne envie de retenter l’aventure malgré un travail de composition assez complexe.

Pourquoi se priver de Krakeslottet ? Au-delà de l’aspect un peu expérimental, il y a un nuage de sensations toutes différentes, rappelant parfois la créativité d’un Radiohead mais se présentant dans le plus simple appareil, à la manière d’un Miles Oliver. A ne pas réserver qu’aux amateurs de Folk justement !

14.5 / 20
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Eight Orphan Songs ( 2013 )

On connait plus Louis Jucker à travers son parcours via The Ocean, Coilguns ou Kunz que pour son projet solo. Hummus Records en profite donc pour sortir le back-catalog de l’artiste et son nouvel opus, Eight Orphan Songs. Au menu, un mix de Folk / Indie / Pop ou le musicien s’aventure seul, beaucoup plus à fleur de peau que dans ses autres projets.
Armé de quelques instruments dont ses cordes vocales et de nylon, Louis Jucker se lance donc dans huit morceaux aux ambiances diverses, mais avec toujours en aspect principal une fragilité dans la voix très caractéristique, qui manquera presque de se briser dans les titres les plus épurés. Ceux-ci ne dépassent que peu les trois minutes, allant dans l’intensité du moment (« You Are My Glasses ») même si parfois on commence à les apprécier pleinement alors que les dernières secondes résonnent.
Avant d’être un disque, Eight Orphan Songs est un fragment de vie, avec quelques rapprochements à Sons of Noel and Adrian par exemple, jouant sur quelques instruments pour livrer sa Folk / Lo-Fi et ses lyrics mélancoliques (« People are Noises »). Globalement, cet album est tout sauf ambitieux, bien au contraire : composé, enregistré et mixé par une seule personne, il ne reste qu’un fragment de vie de l’artiste avec un effet que l’on devine libérateur. C’est d’ailleurs sur ces aspects qu’Eight Orphan Songs pourra laisser indifférent ; Rien ne cherche à aller au-delà de ces quelques mots et notes, c’est simple, épuré, fragile, …

Eight Orphan Songs est donc un album personnel, sincère et timide. Au travers de « People are Noises », « I Curse You » ou « The Girl that Left You at the Bus Stop », Louis Jucker montre une autre facette de sa personnalité que l’on abordera différemment de ses précédents travaux. Un disque plaisant, qui ne demandera qu’à se dévoiler au fur et à mesure, même si cela ne touchera clairement pas tout le monde.

A écouter : The Girl that Left You at the Bus Stop