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Jeudi 29 décembre 2022

Et voici une reprise de Linkin Park en Bluegrass : What I've Done.

Mardi 18 octobre 2022

Concerts du Jour :
- Belzebong, Sasquatch et Slomosa jouent ce soir au Backstage de Paris. Event FB / Billetterie.
- Les Dead Kennedys seront ce soir au Trabendo (Paris). Event FB / Billetterie.

Mercredi 05 octobre 2022

Concours : Dead Kennedys seront le 18 octobre au Trabendo (Paris). Event FB / Billetterie. Pour l'occasion, l'orga met en jeu 2x2 places pour profiter de la soirée ! Ca se joue ici !

Samedi 24 septembre 2022

The Great Montana Collapse sort son 1er EP Every Dusk, Every Dawn, mixé/masterisé par Raphaël Bovey (Nostromo, Impure Wilhelmina, Gojira,...), déjà disponible sur toutes les plateformes de streaming (tous les liens sur leur site Internet). Une Release party se tiendra le 6 octore à Dijon à la Péniche Cancale.

Mercredi 14 septembre 2022

Voici la programmation complète et l'annonce de l'ouverture de la billetterie pour les 10 ans du Nantes Metal Fest, du 1er au 3 décembre. Les places à la journée (18€) et les pass 3 jours (40€) sont dispo sur Dice. Au programme Klone, The Great Old Ones, GOROD, Pénitence Onirique, ArcaniaTsar, MalkavianFrom Particles ou encore Karma Zero.
Jeudi :The Great Old Ones / Pénitence OniriqueWe Hold The Truth / Lunar Tombfields / Mind Whispers
Vendredi : Gorod / Arcania / Malkavian / War Inside / Comalane
Samedi : Klone / Karma ZeroTsar / From Particles / Mirizøn

Jeudi 08 septembre 2022

Spectral Wound et Hellripper seront en concert le 23 octobre à Glazart - Paris. Event FB / Billetterie.

Vendredi 17 juin 2022

Y'a peut être Hellfest (à suivre sur nos réseaux sociaux : InstaTwitterFacebook) mais les sorties continuent ! En voici plus de 40, qu'écoutez vous en premier ?
- White Ward (Post Black, Ukraine) 🎧
- Greg Puciato (Alt / Indus / Grunge, USA, l'ex chanteur de The Dillinger Escape Plan en solo) 🎧
- Banshee (Black Metal / Trap Metal, USA) 🎧
Exocrine (Tech Death, France / Bordeaux) 🎧


- Aptera (Sludge / Stoner, Allemagne) 🎧
- Ataraxy (Death Metal, Espagne) 🎧
- Atramentum (Black Metal, UK) 🎧
- Bekor Qilish (vant Garde Metal, Italie) 🎧
- Blasphemous Creation (Black / Death, USA) 🎧
- Bleakness (Post Punk, France / Lyon) 🎧
- Charlie Griffiths (Fusion / Prog, UK, la guitariste de Haken en solo avec plein d'invités) 🎧
Civil War (Heavy / Power Metal, Suède) 🎧
- Consecration (Doom / Death, UK) 🎧
- DeathMetalKyle (Groove Metal, Norvège) 🎧
- Denouncement Pyre (Black / Death, Australie) 🎧
- Deraps (Hard Rock, Canada) 🎧
- Destroy Rebuild Until God Shows (Metalcore, USA, des ex membres de All That RemainsI Killed The Prom Queen/Bleeding Through) 🎧
- Dir En Grey (Visual Kei, Japon) 🎧
- Esoctrilihum (Black Metal / Experimental / Death Metal, France) 🎧
- Feigur (Black Metal, France) 🎧
- Grey Daze (Grunge / Nu Metal, USA, Groupe de Chester Bennington avant Linkin Park, un album hommage à Chester, avec notamment les filles de ce derniers qui chantent sur l'album.) 🎧
- Grumpster (Pop Punk / Indie, USA) 🎧
- Horns And Hooves (Black Metal, USA) 🎧
- Hostia (Black / Death / Grind, Pologne, un EP) 🎧
- Iconic (Hard Rock, USA, Supergroupe avec des membres de StryperWhitesnake, Ozzy Osbourne, Twisted Sister, ...) 🎧
- Inexorum (Death Metal / Black Mélo, USA) 🎧
- Infanteria (Thrash Metal, Afrique du Sud) 🎧
- Me Rex (Indie Rock, UK) 🎧
- Merihem (Black Metal, USA, avec des membres de ManetherenOculus, Suffering Hour) 🎧
- Nova Twins (Punk / Hip Hop, UK) 🎧
- Oni (Groove Metal, Canada) 🎧
- Oreyeon (Grunge / Sludge, Italie) 🎧
- Ornæmental Shine (Black Metal, International, avec des membres de Uada et Emperor) 🎧
- Rancor (Thrash Metal, Espagne) 🎧
- Serpent Ascending (Avant Garde / Black Metal, Finlande) 🎧
- Seven Kingdoms (Power, USA) 🎧
- Truent (Thrash Metal, Canada) 🎧
- Tungsten (Folk Metal, Suède) 🎧
- Upon A Field's Whisper (Black Metal / Crust, USA) 🎧
- Valley Of The Sun (Stoner, USA) 🎧
- Verberis (Black / Death, Nouvelle-Zélande) 🎧
- Vexes (Alt Metal, USA) 🎧
- Vypera (Hard Rock, Suède) 🎧

Lundi 02 mai 2022

Concerts du Jour :
- Bongzilla et Atomic Trip jouent ce soir au Backstage de Paris. Event FB / Billetterie.
- Holy Fuck sera ce soir au Point Ephemere (Paris). Billetterie.

Vendredi 29 avril 2022

Holy Fuck sera le 2 mai au Point Ephemere (Paris). Billetterie.

Jeudi 14 avril 2022

Dans une étude menée par le chercheur Cui Yang on découvre que :
- de la musique est joué sur lors de la majorité des opérations chirurgicales
- selon leur étude, le genre de musique et le volume aurait un impact sur la vitesse et la précision des opérations.
Pour tester, ils ont diffusé The Beatles ou AC/DC et mesuré les "performances" des chirurgiens. Le Rock "soft" à bas volume ou le Hard Rock à volume fort (65-70 db) ont de meilleurs résultats que des opérations sans musique. Pour les lecteurs qui font de la recherche, le papier est dispo ici (mais pas sur Sci-Hub semble-t-il). Vivement les études avec du Carcass en fond sonore !

Jeudi 07 avril 2022

Dans son podcast The Jasta Show, Jamey Jasta a demandé à Deryck Whibley (chanteur de Sum 41) si il rejoindrait Linkin Park pour remplacer Chester Bennington si on lui demandait. Sa réponse : "Ca sonne comme une blague et vraiment bizarre de répondre à ça. Impossible de répondre. Remplacer Chester est difficile, voir impossible"
Jamey Jasta faisait notamment référence au duo avec Mike Shinoda en live (en 2018) où Sum 41 avait joué Faint, et sans répétition ou préparation la prestation de Deryck Whibley est plutôt convaincante.

Jeudi 24 mars 2022

Jinjer a pour le moment récolté 130 000€ via la vente de t-shirt de soutien lancé par le groupe (dispo ici). C'est 11 000 t-shrits qui ont été vendus, et une première partie des dons ont été livré à un abri anti-bombe à Kiev où 300 personnes résident.

Jeudi 03 février 2022

Evanescence rentre dans le club assez fermé des groupes à avoir une vidéo avec plus d'un milliard de vue sur Youtube, c'est avec Bring Me To Life. Ils rejoignent ainsi (pour le rock / metal) Thunderstruck de ACDC, Nothing Else Matters de Metallica, Sweet Child O' Mine de Guns N'Roses, Smells Like Teen Spirit de Nirvana, Chop Suey! de System Of A Down, In The End et Numb de Linkin Park.

Vendredi 14 janvier 2022

Avant Première : Matrass (Post / Fusion - Bordeaux) dévoile en avant-première le clip de "The Tide", à découvrir dans la suite. Le single du même nom est disponible ce jour. Vous pourrez retrouver les différents contacts du groupe (Spotify, Facebook, Instagram, ...) par là. La sortie du EP est prévue le 18 février.

Jeudi 14 octobre 2021

Les Red Hot Chili Peppers ont presque bouclé leur nouvel album, ça sera le premier depuis le retour de John Frusciante, il sera produit par Rick Rubin (Slayer, Slipknot, Linkin Park, ...).

Jeudi 01 juillet 2021

"Smells Like Teen Spririt" de Nirvana dépasse le milliard d'écoute sur Spotify, il rejoint "In The End" de Linkin Park dans le milieu rock / metal.

Jeudi 03 juin 2021

Numb (de Linkin Park) mais chanté par Cartman (soit Linkin South Park) ? On trouve de tout sur TikTok.

Lundi 11 janvier 2021

Destructure Records met à prix réduits plusieurs disques de son shop, pour faire de la place pour ses prochaines sorties. On y trouve pas mal de LPs, tapes, ... avec du Planes Mistaken for StarsKarysunTerra Tenebrosa, Agrimonia, LinkLongings, ... Ca se passe ici.

Jeudi 29 octobre 2020

Il va y avoir un Funko Pop de la pochette de Hybrid Theory de Linkin Park ... Vivement que Funko Pop se mette au porno grind.

Vendredi 23 octobre 2020

Du côté de Bring Me The Horizon, Teardrop est disponible en video. On sent un fort côté Linkin Park sur cet titre. Le morceau est issu de Post Human qui devrait sortir d'ici la fin d'année.

Vendredi 16 octobre 2020

Ressors ton baggy et ton t-shirt trop grand, et retourne en 2002 lors de ce liveLinkin Park reprend My Own Summer de Deftones.

Vendredi 02 octobre 2020

Linkin Park a partagé une version démo de "In The End", qui figure sur la version anniversaire de Hybrid Theory à paraître le 9 octobre.

Vendredi 14 août 2020

Linkin Park a annoncé qu'il sortirait le 9 octobre prochain une version annivesaire de leur album Hybrid Theory (qui passera la barre des 20 ans). Différentes versions sont annoncées dont une super deluxe avec 5CD (l'album, les remix, 12 B-Sides, des titres réservés aux membres du fan club et 12 démos), 3 DVD (plusieurs concerts, dont certains jamais sortis en DVD), 3LP (Hybrid Theory en EP, l'album en EP et Reanimation en double LP) + une K7 de la street team de l'époque, un livret de 80 pages, un poster de Chester, 3 lithographies, un pass de tournée et une carte de téléchargement, ce super package coûte 195€ (ça aurait pu être pire !). Les différents packages sont dispos ici.
Une démo a été dévoilée : She Couldn't.

Jeudi 23 juillet 2020

Bad Wolves a mis en ligne une reprise de Crawling de Linkin Park, et on vous voit venir avec vos blagues faciles là !

Mercredi 01 juillet 2020

Mike Shinoda (Linkin Park) va réaliser un album instrumental inspiré de ses lives Twitch. Dropped Frames, Vol. 1 sera disponible le 10 juillet.

Dimanche 10 mai 2020

Emilie Simon a mis en ligne 2 titres supplémentaires issus de son EP Mars on Earth 202composé dans son home studio pendant le confinement, En Attendant L’Aurore et le morceau titre s’écoutent ici et . Par ailleurs un album était prévu pour le printemps 2020 mais a été repoussé, il a été enregistré l’an passé à Los angeles en compagnie de l’ingé son Manny Marroquin (Alicia Keys, Linkin Park2Pac...) et du bassiste Sean Hurley (MorrisseyLana Del Rey...) entre autres.

Jeudi 02 janvier 2020

Aux USA Billboard a fait un bilan des ventes des années 2010, dans la catégorie Rock (qui englobe le metal) on trouve peu de rock énervé : Disturbed avec Immortalized (#24), Nickelback avec Dark Horse (#28), Hardwired… To Self-Destruct de Metallica (#32), A Thousand Suns de Linkin Park (#39) et Wasting Light de Foo Fighters en 50ème position.
Ce classement concerne uniquement les USA et d'autres classements seront dévoilés au fil des mois, les infos publiées sont disponibles ici.

Dimanche 22 décembre 2019

Imminence a repris "Crawling" de Linkin Park. Verdict par ici.

Jeudi 05 décembre 2019

Mike Shinoda (de Linkin Park) a signé un titre de la BO du film The Blackout, le clip pour Fine se visionne ici.

Dimanche 23 juin 2019

Second jour du Hellfest, on continue malgré le début de fatigue à alterner entre concerts, interviews avec certains groupes et photos. Celles-ci sont en ligne par ici. En attendant, petit retour sur ce samedi 22 juin.

Will Haven : Première fois que je les vois et j'en espérais peut être trop. Un set qui manque de relief, à l'image de leurs derniers albums. Quand le groupe vient puiser dans son répertoire plus ancien on a enfin de petits frissons mais trop peu pour vraiment contrebalancer le reste. Groupe influent même si resté dans l'ombre, ils semblent s'être fait dépasser par d'autres.

Vous êtes fatigués d’hier ? Vous avez mal dormi, la tête pleine des souvenirs de la veille ou des attentes d’aujourd’hui (ou à cause de gens bourrés qui slament sur votre tente) ? Whitechapel est là pour vous réveiller en douceur. Le combo offre un show ultra burné à base de Deathcore étonnamment mélodique. Les breakdowns sont efficaces au point de provoquer spontanément crowdkills et circle pits, et la foule, déjà relativement présente, ne se fait pas prier pour répondre aux demandes de walls of death du chanteur. Niveau son, les trois guitares sont super propres (leads compris) et l’ensemble est bien équilibré, rien a redire. Très bonne entrée en matière !

Propulsé dès un premier album sur les Mainstages les américains de The Fever 333 arrivent précédés d'une solide réputation live et d'un album bien trop calibré pour le grand public. Et leur prestation sera bien le cul entre deux chaises. Une énergie que l'on voit plus sur la Warzone mais des titres plombés par des gimmicks pompés sur Linkin Park. Certes ça bouge, c’est énergique mais ça s’arrête là.
Contre-expertise d’un autre chroniqueur : la folle énergie évoquée ci-dessus m’a semblé suffisante pour affirmer que le show était énorme. Tout était dans l’excès. Le chanteur finira même par percer la peau d’un des fûts de son batteur pour l’enfiler sur sa tête comme un casque. Quant aux gimmicks, oui, certes, mais la casse a été limitée grâce à un choix de setlist bien pensé, sans les temps morts qu’on déplore dans l’album On en aurait même repris un peu, il manquait Trigger...

Guitare, batterie. Mantar c’est aussi simple que ça, aussi subtil qu’un 33 tonnes en perte de contrôle se dirigeant à pleine vitesse vers un orphelinat. Bien que le groupe ne soit qu’un duo, la Valley n’est pas délaissée en lourdeur, résonnant sous le poids du Sludge nourri au gasoil torréfié. Mantar sait jouer lent bien sûr mais propose de belles accélérations primitives comme il faut. Une mise en jambe grassouillette avant une journée de Valley plus raffinée et arty qu’à l’accoutumée.

Le Psychobilly, voilà un genre que j'écoute quasi exclusivement en festival, et dans le style les Mad Sin s'impose là. Warzone bien remplie et groupe évidemment au taquet, la recette Psychobilly fonctionne toujours aussi bien. On retiendra un slam du contrebassiste, avec son instrument s'il vous plait, sur une reprise de Mötorhead.

Combichrist : alors oui, c'est de base pas ma came. Mais j'ai tenté quand même, et au bout de 4 titres c'en était trop, pour éviter une MST je suis parti. Comme Trollfest hier, le Hellfest montre la diversité du metal et nous en apprend sur nos limites.
La mienne se situe sur ce Techno Metal insipide (et ce n'est que mon humble avis). Les nuages de Tchernobyl ont eu la décence de s’arrêter à la frontière, Combichrist non visiblement… mais que fait la police ?

Nous retrouvons donc Dool sur la Temple en cette fin de matinée pour qu’ils nous délivrent leur rock flirtant avec le Doom et le psychédélique. Et ce n'est pas une blague, le groupe commence son set avec The Alpha, chanson dont le riff principal ressemble à s'y méprendre à 46&Two de... Tool. Une fois la similarité mise de côté, ça reste un très bon morceau avec une dynamique bien dosée. La chanteuse/guitariste Ryanne van Dorst a une voix puissante et claire et fait peu voire pas de couac, tout en envoyant des riffs à la pelle et en menant le groupe avec un charisme certain. Dool s'assure une réserve d'atouts avec trois guitaristes, ce qui leur permet de jouer les riffs à deux pendant que la troisième six-cordes fait un solo. Et soudain, trois petites notes s'envolent dans l'air : Love Like Blood de Killing Joke. Dool en fait une reprise qui est totalement adaptée à leur style, plus lente, plus lourde par l'entrelac de riffs et de mélodies, une vraie belle réussite. Le set se termine sur un autre tube, Oweynagat, qui nous permet de faire le plein d'arpèges énigmatiques sur un rythme presque dansant. Dool se confirment donc comme une valeur sûre sur scène, nous attendons maintenant leur deuxième album.

Il est 15h, la chaleur et les cadavres desséchés disséminés un peu partout autour de la Temple nous forcent à trouver un refuge rapidement. Punish Yourself semble tout indiqué, si ce n’est que tout le monde a eu la même idée. Et à moins d’avoir une crème solaire indice 800, ou d’avoir survécu à 4 cancers de la peau, impossible d’y mettre un pied, c’est blindé. Dommage pour nous, le show semblait pourtant alléchant…

Qu'est-ce qui est noir et blanc, et qui monte et qui descend ? Quatre hollandais répondant au nom de Carach Angren, officiant dans un Black Metal Sympho pas loin de Cradle et misant sur la théâtralité et le visuel, mais sans doute pas suffisamment sur les moyens sonores. En effet le show visuel reste correct bien que rapidement répétitif : les guitariste et clavieriste jouent sur des monte-charges en complète roue libre tandis que leur compère au chant harangue la foule de-ci de-là. Les compos jouées ne sont pas forcément dégueu mais manquent de corps comparé à l'abondance de prod et d'arrangements sur album. L’unique gratteux ne parvient pas à aligner la puissance présente dans les disques et les synthés eux sonnent minuscules. Carach Angren gagnerait à avoir plus de musiciens, et à se payer une scénographie plus aboutie qu’un Stana Black Metal.

Déboulé du Canada et nourri aux douces mélodies de Cryptopsy et Gorguts, Archspire est venu prouver que l’on peut combiner une technicité excessive et débilité folle. Les mecs jouent un Tech Death hyper rythmique, la saccade comme grammaire, chaque silence ou changement de rythme est un point, une virgule venue te faucher au passage. Là dessus vient se greffer un flow growlé complètement imparable et calé sur une batterie hyperactive, le tout habillé de mélodies fort réjouissantes et expressives. Et malgré tout cet attirail, l’ensemble passe comme une lettre à la poste, même sans adhérer particulièrement au genre. Ajoutons à ça le panneau « Applause » brandi par le chanteur lorsqu’il veut être acclamé, l’introduction de ses compères sous leur meilleur jour (« lui il a une diarrhée incontrôlée, et lui a des problèmes d’alimentation, il risque de mourir avant la fin du concert »). Les mecs d’outre-Atlantique ont fait forte impression et ce tout en humour et légèreté, entre deux fusillades Death Metal.

Les Eagles Of Death Metal étaient attendus pour d’évidentes raisons. Jesse Hughes semblait bien ému de revenir avec son groupe remanié. Même si il ne fera aucune allusion aux attentats, son badge (à l'effigie d’une association d’aide aux victimes) et ses nombreux commentaires sur le fait d’être heureux d’être là et accueilli par le public français montre que c’est évidemment bien présent dans son esprit.
Musicalement c’est du Eagles Of Death Metal : un rock entraînant; on aura même droit à une mini-reprise de Mötorhead chanté par la bassiste.

Ohlala, cette lourdeur ! Sumac c’est la grosse castagne ! La basse de Brian Cook (Russian Circles) renvoie tes dents au tapis, le batteur Nick Yacyshy (Baptists) te fait mordre la poussière tellement il tape fort et tu rajoutes à ça des riffs débiles d’Aaron Turner (Isis). T’as plus que tes yeux pour pleurer et ta nuque va s’en souvenir avec leur Sludge sans compromis. C’est la violence, le trio est super motivé et ça se ressent dans le public de la Valley. En fait pas grand chose à dire, c'était la pétée comme Will Haven en début de journée.

L’année dernière, nous apprenions avec tristesse le décès de Caleb Scofield, bassiste au sein des formations Cave In et Old Man Gloom et proche de la scène Hydra Head, Deathwish Inc et compagnie. Après un concert hommage de ces deux groupes où la place de Caleb était respectivement occupée par Nate Newton et Stephen Brodsky, les groupes décident de conserver ce line-up pour notamment se produire au Roadburn Festival dont vous êtes familiers si vous suivez régulièrement nos écrits. Après ce passage par le festival hollandais, Cave In vient se produire au Hellfest et côté setlist, pas de changement malgré la parution de leur nouvel album Final Transmission. Piochant parmi toutes les périodes du groupes, de ses origines Metalcore à ses dérives plus radio friendly Rock alternatif, ce set aura de quoi satisfaire n’importe quel fan en concluant par un enchaînement Big Riff (dédié à Caleb) / Trepanning / Sign My Loves du plus bel effet.

Candlemass : 1986, un certain album nommé Doomicus Epicus Metallicus fait surface avec à sa tête Johan Längquist. 2019, après avoir participé au premier album voilà que le Suédois s’empare à nouveau du micro, et nos craintes se portaient sur sa capacité à réinterpréter Solitude ou Crystal Ball. Craintes dissipées rapidement, toujours en échauffement sur le premier titre, Johan s’envole sur Mirror Mirror et offre une voix certes pas immense, mais tout à fait en mesure de contenter les fans. Le gazier habite correctement les parties vocales les plus haut perchées sans prendre trop de risques pour éviter toute fausse note. Candlemass balance du tube à la pelle, essentiellement issu des premières sorties du groupe et s’en sort très honnêtement. Bon, le jeu de scène reste assez statique voire mou pour certains musiciens (sont plus tout jeunes non plus) mais les compos font clairement le boulot. Et puis le groupe a l’élégance de ne jouer qu’un titre du nouvel album (précisé à dessein par Leif Elding) pour laisser la place aux titres les plus attendus. L’Altar aura vécu une petite heure de Heavy Doom légendaire amenée habilement.

On reste sur la Valley en ce début de soirée pour la prestation de The Ocean. La bande à Robin Staps vient défendre son dernier opus et une certaine notoriété, sous une tente archi comble, devant un public avide de sensations. Le combo allemand nous gâte et pioche un panel de titres très efficaces, de Precambrian à Phanerozoic en passant bien évidemment par Pelagial et Heliocentric. Voilà, ça c’était la minute S.V.T. Côté musique, c’est la grosse claque, le son est parfait, les musiciens sont visiblement très contents d’être là, et les enchaînements entre les albums ne cesseront de rendre fou cet auditoire venu pour apprécier ce voyage sensoriel. Que ce soit sur le registre violent, ou atmosphérique, The Ocean impose sa musique incroyable, le chanteur (Loïc Rossetti) est impressionnant sur tous les registres et contribue grandement à l’alchimie unique de ce groupe, Il s’autorise un slam en fin de set-list, tandis que nous repartons groggy…

Envy de retour au Hellfest après trois ans d’absence et surtout un départ du chanteur Tetsuo et un retour dans le groupe peu de temps après. Et là, c’est le pinacle, comme si tout avait été enterré depuis des années et refaisait surface. Musicalement, vocalement, et sur les lights. Tout est incroyable, même si Envy joue pas mal de morceaux récents. et que ça sonne plutôt Post-Hardcore / Post-Rock, les montées et les explosions font tout le sel du groupe et sont gérées à la perfection. Envy c’est la ferveur, la rage, la colère, l’amour, la passion. Tout est dedans, jusqu'à la dernière explosion de Farewell To Words, ultime pamphlet de leur période Screamo.

On ne présente plus Dark Tranquillity, pionniers du Death Mélo suédois aux côtés de At The Gates ou In Flames (à l’époque). La bande à Mikael Stanne est toujours au taquet après toutes ces années, et ce n’est pas leur dernier né, Atoma, qui aidera à affirmer le contraire. Leur setlist du jour se concentrera pas mal sur cet album (bien que plusieurs vieilleries, dont trois excellents titres issus du non moins excellent Fiction). Le sextet se donne à fond, mais pourtant le son n’est pas vraiment optimal… Et pour cause : le chanteur annonce que leur matériel est resté coincé dans un aéroport et qu’ils sont arrivés à poil sur le Hellfest. Dark Tranquillity a songé à annuler, mais joue finalement grâce à des instruments prêtés par Candlemass. A aucun moment le nom de Manowar n’a été prononcé, mais on y a tous pensé très fort...

De retour au Hellfest cette année après leur triomphe en 2013, les suédois de Cult Of Luna ne sont pas arrivés les mains vides car la sortie d’une nouvel album est plus qu’imminente. Deux extraits de celui-ci nous seront d’ailleurs proposés ce soir avec notamment The Silent Man, très orienté vers une sonorité période Eternal Kingdom et Somewhere Along The Highway, qui ouvre le concert. Comme à leur habitude, la lumière de leur show joue un rôle prédominant dans l'appréciation globale avec une minutie héritée de leurs voisins de Meshuggah et un montage des lumières impeccable et impressionnant. Seul reproche que je ferai est qu’en terme de setlist, excepté les deux nouveaux titres, tous les autres morceaux (Owlwood, Ghost Trail, Finland, In Awe Of) ont déjà été joués ici en 2013 et presque dans le même ordre, mais pas de quoi bouder son plaisir de voir les suédois en live.

Comme on peut s’en douter rien qu’au nom de leur groupe, Bloodbath n’est pas venu pour faire dans la dentelle. D’ailleurs, leur ingé son non plus. Enfin il faut dire qu’avec une troupe qui cherche déjà les effets les plus crados sur album, le sondier n’était pas aidé. La batterie n’invente rien mais balance des patterns aussi éculés qu’efficaces et sauvera cette première moitié de set carrément cryptique avant une amélioration salvatrice. En revanche, le chant ultra guttural de Nick Holmes est impressionnant, voire même encore plus saisissant que sur les deux efforts studio auxquels il participe (le hurlement inaugural de Let The Stillborn Come To Me en témoigne), et les vieux titres initialement chantés par Mikael Åkerfeldt passent l’épreuve haut la main. De plus, le frontman assure un show sobre et classieux, tout en démarche lente et calculée, habillé avec une sorte de redingote, en complet contraste avec ses cris démoniaques, et pour un résultat vraiment impressionnant. En dehors du son des guitares sur la première demi-heure, Bloodbath a dispensé une vraie leçon de Death Metal.

Cela fait maintenant plusieurs années que le Hellfest se lâche à programmer un artiste aux compositions « dansantes » comme Perturbator et Carpenter Brut. Cette année, le « cultomètre » explose avec rien moins que les Sisters Of Mercy, les parrains du rock gothique. L'idée était osée et mine de rien judicieuse, il y avait sans doute beaucoup de festivaliers qui voulaient se déhancher sur les tubes du groupe. Mais la réalité nous rattrape vite : ce n'est plus un bon groupe de scène. D'abord, Andrew Eldritch chante mal, souvent faux et fait des aller-retours sur les planches avec l'air du type qui n'a aucune vraie envie d'être là si ce n'est pour collecter son cachet. Et ça affecte directement l'ambiance dans le public. Tout le monde devrait normalement être en train de se remémorer ses pas de danse en soirée gothique, mais le public est dans le coma, mis à part un mouvement inexorable de personnes quittant le concert. Avec la batterie programmée, la basse et les claviers samplés, le minimum d'efforts possible a été fait pour jouer ces compositions. On a souvent l'impression d'entendre des contrefaçons karaoké desdites chansons. Par contre, les deux guitaristes accompagnant Eldritch sont bons, à la fois en rythmique et en solo et ça se ressent sur les morceaux de Vision Thing, qui sont beaucoup plus axés sur les riffs, ici joués avec plus de distorsion, donnant au tout un côté Metal assumé et qui leur va assez bien. On appréciera également les titres plus calmes et orientés Post-Punk laissant de côté pour un temps l’Indus binaire et neuneu sur lequel s’égosille Eldritch. On ressort du show avec un goût un peu amer, la sensation que ce concert avait du potentiel pour transformer la Temple en Batcave, ce qui n’a finalement pas eu lieu.

Tête d’affiche de ce samedi, Kiss est attendu par une marée humaine qui rend compliquée l’approche de la Mainstage 1. Bien que toujours cachés derrière leur maquillage et leurs frusques de carnaval, les papys n’arrivent néanmoins pas à dissimuler leur fatigue. Les morceaux sont correctement exécutés, mais la fougue n’est pas vraiment au rendez-vous. De nombreuses et longues pauses sont ménagées entre les titres pour faire crier le public (et visiblement, permettre au quatuor de souffler). En revanche, impossible de nier le sens du spectacle qu’a Kiss : grands ballons customisés avec leur mythique logo lâchés sur le public, tyrolienne qui treuille Gene Simmons jusqu’à une mini-scène près de la régie, feu d’artifice final… Kiss fait partie de la légende et le montre. Quant à l’énergie dont on voudrait qu’ils fassent preuve, on ne peut pas vraiment leur reprocher, on arrive quelques années trop tard.

Voilà trois ans que la notoriété des anglais d’Architects ne fait que croître et, malgré les dires de certains rabats-joie, les retrouver en clôture de la Mainstage 2 est tout à fait logique et mérité. Bien que régulièrement mêlé à la scène Metalcore moderne, le groupe a toujours pris la peine d’introduire des éléments de Post-Hardcore et de Mathcore dans ses compositions, évoluant en marge de cette scène tout en essayant de la tirer vers le haut. Cet aspect de leur musique est d’ailleurs bien plus marqué depuis l’excellent Lost Forever // Lost Together paru en 2014, bien représenté ce soir aux côtés d’extraits d’All Our Gods Have Abandonned Us et évidemment de leur nouvel album Holy Hell. Utilisant les nouveaux écrans géants des Mainstage à 100% de leurs capacités avec des visuels aussi parlants que magnifiquement réalisés et profitant d’un son énorme et parfait, tous les éléments nécessaires sont réunis et les musiciens n’ont qu’à apporter leur touche finale. Doomsday, dédié à leur guitariste Tom Searle décédé en 2016, vient clôturer un concert qui aura su faire taire les plus sceptiques quant à leur présence aussi haut sur l’affiche.

Tops du jour
Bacteries : Envy, Archspire, Cult Of Luna
Chazo : The Fever 333,
Florian : Cult Of Luna, Envy
LeLag : Envy (parce que la musique déboîte, et ça même si le chanteur a des accès d’autisme pénibles, a un fort accent japonais, et que le guitariste avait un t-shirt Sunn-O)))), The Ocean, Cave In, Sumac
Neredude : Candlemass, Envy, Cult of Luna
Nonohate : Envy, Cult Of Luna, Architects
Pentacle : Envy
Skaldmax : Envy 
Zblrah : Manowar

Jeudi 04 avril 2019

Le titre "One More Light", de Linkin Park, a été publié avec uniquement le chant de Chester Bennington, à écouter ici.

Lundi 11 mars 2019

Photos : en voyant le Zenith de Paris en configuration plus que réduite (environ la moitié de sa capacité), il est clair que Mike Shinoda peine à rassembler son public avec sa carrière solo, malgré l'hommage appuyé à Chester Bennington, son comparse au sein de Linkin Park récemment décédé. Ce n'est pas faute d'essayer, pourtant, tant le garçon y met de l'énergie et essaye par tous les moyens de communier avec son public. Photos de la soirée à voir ici

Jeudi 07 mars 2019

Mark Morton (de Lamb Of God) a clippé le titre qu'il a sorti avec en invité Chester Bennington (de Linkin Park), enregistré avant sa mort, Cross Off.

Dimanche 24 février 2019

Journée des démentis :  Alors que Craig Locicero, récemment vu en compagnie de son ancien compagnon d'armes Robb Flynn, se défend de rejoindre Machine Head actuellement en studio, Mike Shinoda affirme que Linkin Park ne cherchent pas à remplacer Chester Bennington, mais souhaitent continuer avec un seul chanteur..

Mercredi 09 janvier 2019

Un titre posthume de Chester Bennington (Linkin Park) avec le guitariste de Lamb Of God vient de paraître. Cross Off s'écoute dans la suite. Anesthetic, l'album solo de Mark Morton avec pas mal d'invités, sort le 1er mars.

Vendredi 14 décembre 2018

Dave "Phoenix" Farrell (bassiste de Linkin Park) ainsi que tous les autres membres du groupe souhaitent continuer à faire de la musique ensemble en tant que Linkin Park, ils n'ont cependant aucune idée de ce à quoi pourrait ressembler le groupe sans Chester Bennington. 

Mercredi 19 septembre 2018

Link (Crust / Hardcore belge) jette l'éponge.

Mardi 07 août 2018

Mike Shinoda (de Linkin Park) a mis en images son titre Brooding. Son album solo est sorti le 15 juin dernier.

Mercredi 18 juillet 2018

Deftones lance son festival Dia De Los Deftones le 3 novembre prochain à San Diego. Au menu, en plus du combo, on retrouve Mike Shinoda (Linkin Park), H09909Vein, ...

Jeudi 24 mai 2018

Mike Shinoda (de Linkin Park) a partagé un extrait de son projet solo : à écouter ici.

Vendredi 27 avril 2018

Mike Shinoda (Linkin Park) dévoile la vidéo d'About You, extrait de son album solo, Post Traumatic, prévu pour le 15 juin. Rendez-vous par ici.

Mardi 24 avril 2018

On connait le line-up du prochain Fluff Fest (27 au 29 juillet) : Majority Rule, Loma Prieta, Ruiner, Morrow, HexisAmygdala, Heavy Heart, AncstSvalbard, LinkListener, ... L'affiche complète (à faire baver) dans la suite.

Vendredi 30 mars 2018

Mike Shinoda (Linkin Park) a mis en ligne deux extraits de son album solo, Post Traumatic, composé après le suicide de Chester Bennington. Crossing A Line et Nothing Makes Sense Anymore sont à découvrir dans la suite. L'album est prévu pour le 15 juin.

Samedi 03 mars 2018

Trois membres de Linkin Park, Mike Shinoda ainsi que les bassiste et guitariste, ont été aperçus en studio récemment. Affaire à suivre.

Jeudi 04 janvier 2018

New Years Day va sortir un EP de reprises le 26 janvier, dessus sont prévus :
- Garbage : I’m Only Happy When It Rains (avec Lizzy Hale de Halestorm)
- Linkin Park : Crawling
- Pantera : Fucking Hostile
- No Doubt : Don't Speak
New Order : Bizarre Love Triangle
Et un titre original : Disgust Me.
Un nouvel album du groupe est également prévu pour l'automne.

Jeudi 21 décembre 2017

Mike Shinoda (de Linkin Park) a écrit un nouveau titre. Linkin Park pourrait donc peut être continuer.

Samedi 16 décembre 2017

Voici une version live inédite de Linkin Park qui joue Sharp Edges.

Mardi 05 décembre 2017

Linkin Park a mis en ligne "Crawling", capté lors de la tournée One More Light. Le live du même nom sortira le 15 décembre.

Jeudi 23 novembre 2017

Linkin Park a posté une vidéo récap de son récent concert d'hommage à Chester Bennington. Le groupe a été rejoint sur scène par pas mal de musiciens (de Korn, System Of A Down, Blink-182Alanis Morissette, Bring Me The HorizonAvenged Sevenfold, Sum 41, Yellowcard, ...), le concert en intégralité (3H) est aussi dans la suite.

Lundi 25 septembre 2017

Papa Roach a rendu hommage à Chester Bennington (Linkin Park) en reprenant "In the End".

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Style : Crust / D-Beat
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