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Biographie

Le Noyau Dur

Le Noyau Dur (ou LND) est le projet de Djag (ex Black Bomb A, ex Sarkazein) accompagné de différents acteurs de la scène métal francophones (avec des membres de Loudblast, Lofofora, Oneyed Jack, Sherkan, LTNO, Call Us A You Wich, Noxious Enjoyment, ...) l’ex crieur de Black Bomb A revient avec un album personnel et au son très 90’s en sortant début 2006 un album 16 titres : Renaissance. En live une formation plus classique permettra d’apprécier ce mélange métal, hardcore aux textes engagés. Contre toute attente Djag réintègre définitivement Black Bomb A fin 2007 mais ne laisse pas pour autant tomber sa création: un nouvel album répondant au nom de Résistance parait en février 2008. Celui ci, toujours marqué du sceau de l'engagement, a pour particularité d'être téléchargeable en haute qualité pour un prix libre (1,50€ minimum) sur le site du label virtuel musik4one. LND ne semble néanmoins ne devoir être que le projet de deux album, le groupe étant à l'heure actuelle mort et enterré.

15 / 20
5 commentaires (16.7/20).

Résistance ( 2008 )

LND : émanation de la volonté de Djag, figure illustre de la scène alternative française. Entité musicale à géométrie variable et au style volontairement anachronique. Un album  enthousiasmant, brut et entier pour son premier jet sorti en 2006, accompagné de shows à la hauteur de la réputation scénique du monsieur. C’est, en somme ce que l’on pourrait dire afin de présenter brièvement le projet qu’est Le Noyau Dur.
Récemment les choses se sont sensiblement emballées pour le groupe. En l’espace de quelques mois Djag aura réintégré définitivement Black Bomb A et annoncé la sortie d’un nouvel opus de LND, là où composer son premier album lui aura pris plusieurs années. LND nous revenait donc dès la mi-février, comme si l’actualité nécessitait l’urgence. L’urgence de poser des mots sur une situation, l’urgence d’écrire, l’urgence de dire. De dire… et de dénoncer surtout.

Djag semble ne rien avoir perdu de la foi qui il y a deux ans à peine l’animait sur Renaissance, et cela ce constate dès un Avant que le soleil d’ouverture se posant par ses textes aux antipodes du conformisme et de la résignation qui, depuis quelques mois plus que jamais, semblent vouloir s’affirmer. En France notamment car, bien que ce nom ne soit jamais prononcé, les textes semblent clairement prendre toute leur signification dans le climat actuel.
Le projet garde le cap et Djag, rêveur utopiste ("Les pieds sur terre, le coeur avec les hommes, la tête dans les étoiles" est une définition qui lui conviendrait parfaitement, merci Mass Hysteria), pourfend toujours avec une fortune diverse individualisme, conformisme ou encore conservatisme du haut de son timbre puissant, dont il va explorer une fois encore de nouvelles capacités – dans le chant clair surtout.
Nouvelles aussi sont les sonorités présentes sur cet album. Globalement assagi en comparaison de son prédécesseur, le bien nommé Résistance se décline d’avantage sur le ton des titres les plus posés de Renaissance et met au jour un coté rock industriel/chanson rock que le premier opus ne nous avait que très peu montré. Que les fans se rassurent, nous sommes là encore assez loin de taper dans les sonorités et thématiques de nombre de médiocres groupes Hard FM.

Cependant, si le résultat peut être plus qu’intéressant – voire excellent - sur des titres comme Héritage, D’autres mondes ou Virtualisés, d’autres comme « N » ou Volonté et courage paraîtront comparativement bancals et presque dispensables sans pour autant être réellement mauvais. Là réside peut être le principal soucis de cet album : l’excellent côtoie le moyen. Les expérimentations musicales sont très souvent intéressantes mais restent parfois le cul entre deux chaises et les textes de Djag souffrent de quelques défauts inhérents au ton qui est le leur. Une légère impression de répétition et/ou de maladresse tend parfois à gagner l’auditeur quand aux thèmes abordés et certains crieront sûrement sans plus attendre à la démagogie, à la facilité… occultant sûrement au passage l’interprétation, la conviction ou la sincérité. Mais toujours est il que certaines choses font encore plaisir à entendre, quand bien même seraient elles insuffisamment intellectualisées aux yeux de quelques uns.

La musique compensant le niveau des textes - et inversement - sur deux ou trois titres un peu en dedans, LND maintient cependant largement le cap tout au long de son album qui, malgré quelques légers trous d’air sait nous garder attentifs et intéressés. Nous offrant même une sinistre ballade assez inattendue (L’herbe verte, seul titre sans cible directe), Résistance se paye le luxe d’être – à un degré moindre que Renaissance – assez addictif malgré ses quelques défauts. De quoi espérer le meilleur pour les lives à venir. Bien qu’aujourd’hui en pleine mutation et donc imparfait, LND risque bien, s’il continue à ce rythme, de s’imposer assez vite comme une des formations hexagonale phares en matière de Fusion métallisée. A suivre pour les amateurs du genre, indéniablement.

L'album est intégralement téléchargeable en haute qualitée sur le site du Net-label Musik4one, pour un prix libre (minimum de 1,50€).

A écouter : Virtualiss, Ensemencer le monde, D'autres mondes, Avant que le soleil, Hritage
14.5 / 20
13 commentaires (15.85/20).
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Renaissance ( 2006 )

Depuis le départ de Djag de Black Bomb A on se demandait bien ce que le bougre pouvait comploter ; car après une apparition au sein de Sarkazein on savait qu’il bossait sur un nouveau projet mais peu d’infos à ce sujet. La galette entre les mains on va enfin savoir à quoi ressemble ce nouveau groupe : Le Noyau Dur, ou LND pour les intimes, avec une pléthore d’invités venu de groupe au nom, pour la plupart, bien connu. En vrac : Lofofora, Loudblast, Oneyed Jack, LTNO, Noxious Enjoyment, Black Bomb A, Call Us As You Wich, Sherkan.

Outre le coté “All Star Band? on pourra noter que la plupart de ces invités viennent d’horizons assez éclectiques, du death avec Loudblast à la Fusion avec Lofofora, Oneyed jack et Sherkan en passant par l’indus avec LTNO ou encore des tons plus hardcores avec Noxious et Call Us As You Wich. On pourra également remarquer que ces groupes ont en majorité tous participés au métal français des années 90 (et pour beaucoup continuent dans les années ‘00). On poussant encore un peu plus les remarques on pourra mettre en évidence que d’une façon ou d’une autre ces groupes sont tous plus ou moins liés ; membres communs, collectif en commun, et surtout cette façon d’aimer la scène en restant sincère et fidèle à une ligne de conduite.
Pourquoi évoquer tout cela ? Avec un peu de jugeote et un minimum de connaissance de la scène française n’importe qui pourrait arriver aux mêmes remarques ; le but n’est pas de limiter LND à ces invités mais de planter le décor. En effet ce Renaissance, outre le titre faisant évidemment référence au retour de Djag, dont ce LND n’est pas un simple all star band mais belle est bien le projet, pourrait également signifier « bon de 10 ans en arrière ». Rien de péjoratif là dedans, au contraire, là où le « métal » accessible (à différencier de l’extrême) des 90’s donnait dans la fusion, le coté contestataire, un message dur et sans concession on a désormais des groupes agrémentant leur compos de passages clairs, les textes deviennent moins politiques et finalement le tout semble bien aseptisé. Bien évidement cela n’est pas une généralité, des dizaines de groupes ne rentrent pas dans ce moule mais on peut comparer le coté contestataire (de part les textes et également musicalement) de groupes comme Oneyed Jack, Lofofora ou No One Is Innocent avec le Watcha actuel, la nouvelle mouture de No One Is Innocent, AqME, EthsFis(ch)er et cela semble évident.

Et vous me direz et cet album dans tout ça ? Justement ce Renaissance est le parfait résumé de cette période 90’s :
- Des textes scandés par la voix si particulière de Djag (entre hardcore et métal) qui ont un sens et une portée qui fait plaisir à entendre. Certains diront démago, comme si être engagé était quelque chose de mal, voilà le genre de groupe qui tente de faire passer un message, sans avoir peur des mots et des formules chocs (« Vivre Libre, ou mourir ! » simple mais toujours efficace), dans le style ça rappellera Tagada Jones.
- Musicalement le nombre d’invités d’horizons assez différents amène une diversité musicale distillée tout au long de l’album, on aura donc des pistes au son plutôt indus (comme ce mur de haine qu’est le morceau Le Noyau Dur), d’autres plus punk / hardcore avec par exemple Vivre Libre et ses chœurs notamment, fusion lofoforesque comme Mes Lâmes (rappelant les morceaux les plus enfumés de Lofofora ou encore de feu Oneyed Jack).
On pourra reprocher tout de même une certaine linéarité, car même si les morceaux ont tous leurs particularités, leur construction reste plus ou moins similaire et la voix de Djag évolue souvent dans les mêmes tons. A noter par contre une superbe réussite avec un morceau calme et un Djag transformé sur  A la mémoire qui conclu l’album d’une fort belle manière.

Vous l’aurez compris cet album ravira les fans du métal / fusion des 90’s dont les principaux représentant se trouvaient alors chez Sriracha ; si vous aimez Dur Comme Fer de Lofofora alors intéressez vous à cet album. Renaissance transpire la sincérité et ne cherche pas à suivre des modes mais est le reflet des goûts et des pensées de Djag, a vous maintenant de voir si cet univers colle avec votre sensibilité.

A écouter : Le Noyau Dur, A La Mmoire, Mes Lmes
Le Noyau Dur

Style : Metal
Tags :
Origine : France
Site Officiel : lnd.fr
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