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Biographie

Latterman

Matt Cannino: Chant/Basse
Phil Douglas: Chant/Guitare
Mike Campbell: Guitare
Pat Schramm: Batterie

Récemment signé sur le label indé Deep ELM (Eleven Minutes Away, Sounds Like Violence, Planes Mistaken For Stars), le quartet réside à Long Island (New-York).
Loin des thèmes conventionnels que sont les difficultés rencontrées par les adolescents, voire les envies de meurtre à l'encontre de leur moitié, Latterman préfère aborder l'esprit communautaire, l'homophobie ou le racisme, avec une bonhomie omniprésente sur leur second opus, No Matter Where We Go..!. Ce dernier verra le jour le 09 août 2005, et Deep ELM prévoit déjà la réédition le 28 février 2006 de leur première production: Turn Up The Punk, We'll Be Singing. A l'origine, cette dernière fut éditée en 2003 par le label Traffic Violation Records, qui n'est plus à l'heure actuelle. Enfin, Latterman décide de sortir son  troisième effort, ...We Are Still Alive, le 22 août 2006.

15 / 20
1 commentaire (16/20).
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...We Are Still Alive ( 2006 )

01 an…c’est le temps qu’il aura fallu à nos bikers pour nous pondre No Matter Where We Go.. !, un DVD de leur set Live At the Milestone, rééditer Turn Up The Punk, We'll Be Singing, et partir en tournée au States, en Europe, avec halte au Groezrock et en France (live report parisien). Les gars de Latterman hyperactifs ? Un peu ouais sans compter que durant leurs days-off, ils ont trouvé le temps d’aller poser leur voix sur le Shake Up ! de You Me and the Atom Bomb, et surtout d’écrire cette troisième galette : …We Are Still Alive.

Bien vivants et burnés, Phil Matt Pat et Brian affinent leur formule, d’ailleurs pas si éloignée que ça de celle des Digger et de leur Promise of An Uncertain Future. Latterman propose dix brûlots punk rock dans la droite lignée des prédécesseurs à …We Are Still Alive : batterie instable, basse chaloupée, grattes en acier pour des riffs à vif, et autres lyrics urgents sur lesquels s’époumonent Phil et Matt. Extraits : ‘[…]It Goes On and On To the Day[…]’ ("Goodmorning, Here Is Jan"); ‘[...]Wake Me Up and Get Me From this Place[...]’("We Work The Night Shift"); ‘[...]I Never Want to Sing These Songs Alone[...]’("I Decided Not To Do Them"). A l'écrit, c’est tout de suite moins parlant. Bref, cette dernière citation se veut le credo des New-Yorkais. Et bien sûr, les plus pressés d’entre vous se seront déjà rendus en bas de page pour le mettre en pratique. Sing-along quand tu nous tiens. Une chose est sûre, c’est que Latterman mise toujours autant sur ses amitiés, sa scène,  son esprit communautaire, que ce soit en plein show, interrompant un concert pour officialiser une demande en mariage, ou en studio en rameutant leurs potes Carly, Evan et Jeff  pour s’adonner à un bordel organisé en chœurs ("Will This Be On The Test?"). Des potes qui ne sont d’ailleurs pas venus les mains vides : clarinette, trompette, corne, etc.
Ferveur, convivialité et investissement, toujours à 200%.

Le mot de la fin aux quatre garçons : ‘[…]If You Think Punk’s Dead / You haven’t  Met Our Friends / They’re Always At It Again And Again[…]’

A écouter : Water Manes At The Block's End; I Decided Not To Do Them; We Work The Night Shift; Will This Be On The Test?

No Matter Where We Go..! ( 2005 )

Avec deux titres présents sur la compil' The New Crazy, dont la sortie est programmée le même jour que No Matter Where We Go..!, Deep Elm ne lésine pas sur les moyens quant à la promotion de leur nouveau poulain. Cela dit pourquoi s'en priverait-il tant Latterman rattrape le faux pas effectué en début d'année par Eleven Minutes Away. On poursuit dans la joie...et la bonne humeur.

Avec ce second opus, Latterman nous délivre un punk rock blindé de valeurs plus fortes les unes que les autres: persévérance, respect, remise en question. C'est là que réside toute l'intelligence de ce disque.
Dès lors, c'est avec une fougue peu commune que le quatuor insiste sur une prise de conscience inévitable de la part de chacun, en allant de l'avant tout d'abord: Break The Bottle [...]Break The Habit[...]No Matter Where We Go Our Hearts Will Follow[...]. Parfois Phil et ses fuckin' bickers en viennent à jouer d'ironie, clin d'oeil à une scène emo morne : [...]Self-destruction is oh so romantic, says everyone around here [...] Boys in band still singing about killing their girlfriend[...].
Mais au delà de ces valeurs, celle qui tient sans conteste le plus à coeur à Latterman, c'est le manque de respect inhérente à la scène punk rock, et la violence des propos qui en découle. A cet égard, le livret contient deux pages complètes abordant ce thème, ainsi qu'une chanson qui y est entièrement dédiée: "We're Done For" [...]Just because you didn't call her a bitch doesn't mean youve questioned your own maleness, we need to think a bit deeper now[...]. Ce qui n'empêche pas les New-Yorkais de discourir avec humilité et recul: [...]I play in punk rock bands it don't mean nothing at all[...]. De quoi donner matière à réflexion en somme.

Si les paroles tiennent une place prépondérante dans la démarche de Latterman, le successeur à Turn Up The Punk, We'll be Singing est loin d'en pâtir sur la forme. Avec une moyenne avoisinant les 2'30, les morceaux de No Matter Where We Go..! image la force des paroles: péchu, rageur, intelligent.
Chacun des titres dispose d'une énergie bien palpable due à des guitares criardes au possible ("Yo, Get Into It"), d'un jeu de batterie varié ("Zombies Are Pissed"), et d'une basse qui sait se mettre en avant si nécessaire ("This Project Is Stagnant"). Des compositions recherchées qui laissent place à certains temps morts, aérant ainsi les pistes ("An Ode To Jon Contra, Part 2"), ou de façon similaire, des morceaux posés aérant l'album ("I Wish Branca Was Here"). Vient s'ajouter à cela quelques petites idées qui enrichissent ces titres: applaudissements ("My Bedroom is Like For Artists, Part 2"), cuivres ("My Bedroom Is Like For Artists"), voix radiophonique ("Dear Boys") etc.
Cerise sur le gâteau: la puissance des chants de Phil et Matt omniprésente sur la totalité de l'album. Les deux compères hurlent de concert, alternant par moment leurs efforts. Une façon de procéder qui n'est pas sans rappeler les performances vocales de Hot Water Music, ou bien encore Grade, et qui se marie d'autant plus avec la vigueur des morceaux. En résumé, ce disque deviendra sans doute incontournable pour les fanas de Sing Along.

En conclusion, Deep Elm aura visé juste avec cette signature. No Matter Where We Go..! ne peut que laisser l'auditeur impatient quant à la réédition du premier opus: Turn Up The Punk, We'll be Singing. Latterman est un groupe de punk rock à la personnalité forte, à la musicalité entraînante,  aux idées on ne peut plus claires…et louables, alors pourquoi s'en priver ?

A écouter : I Wish Branca Was Here; Fear And Loathing On Long Island; My Bedroom Is Like For Artists; Doom! Doom! Doom!; You, Get Into It

Turn Up The Punk, We'll Be Singing ( 2003 )

Retour sur la réédition de la première galette des bikers de Latterman, Turn Up The Punk, We'll Be Singing, repoussée finalement au 28 février prochain. Un choix de Deep ELM qui a permis à No Matter Where We Go..! de faire son trou, et de coller le combo new-yorkais à l'affiche de l'édition 2006 du Groezrock.

Ce Turn Up The Punk, We'll Be Singing, c'est un peu un début de réponse à une question que pas mal de monde se posait en août 2005: 'Que vient foutre un tel groupe sur un label indé/emo?'. Réponse : défoncer des clivages à coups de riffs détonnants, de mélodies percutantes, pour un punk rock aiguisé avec une pop nerveuse. Et lorsque l'on sait que le label de Caroline du Nord se contente juste de : 'signer des groupes qui les font triper à 200%"; on comprend d'autant plus la signature de ce quatuor, et l'écclectisme musical dont Deep ELM fait preuve depuis 10 ans déjà, avec les arrivées de Free Diamonds, Slowride, ou Small Arms Dealer pour ne citer qu'eux.

Ici, Latterman vient pour en découdre, mais balance 10 pistes d'une trempe largement inférieures à leurs sœurettes. Moins accrocheuses, et d’une qualité de production moindre celà va sans dire. A l'écoute de "He's A Good Sposato", "There's Never a Reason Not To Party", ou "King Tough is My New Idol", on laissera tout de même volontiers ces désagréments de côté; ces deux dernières pistes, et d'autres, figurant parmi les plus rapides de leur discographie, et flirtant avec un punk rock mélo' que l’on retrouverait volontiers sur une troisième galette. Bien sûr, on a toujours droit à ces sing-along qui font l'identité du groupe, des clappements de mains, des gueuleries bordéliques comme sur la fin de "For Someone So Easy going, You Sure Wear Pants A Lot", le tout pour un rendu purement live, bref on s'y croirait.

Un album certes plus rapide, plus couillu, mais bien moins captivant, qui permet néanmoins de comprendre l'ascension d'un groupe à la forte personnalité, et ce vers un succès loin d'être démérité. Latterman, tout au long de ces 35 minutes, continue de défendre son idée de la scène, ses principes, ses valeurs communautaires, et avec un acharnement peu commun.

Ecouter des titres sur MyWire.

A écouter : He's a Good Sposato; There's never a Reason Not To Party; For Someone So Easy Going, You Sure Wear Pants a Lot; The Biggest Sausage Party Ever