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Biographie

LastDaysOfApril

Karl Larsson: Chant/Guitare
Mathias Olden : Basse
Fredrik Granberg : Batterie

Originaires de Stockholm en Suède, LastDaysOfApril comptait, jusqu'il y a peu, 4 membres, à savoir: Karl Larsson, Andreas Förnell (Batterie), Lars Taberman (Guitare), et Daniel Svenfors (Basse). L'aventure débute en ’96 avec la sortie de leur premier album éponyme, édité à 1000 exemplaires. Le quartet émerge rapidement de la scène punk/hardcore scandinave, puis deux ans plus tard, LDOA signe chez Bad Taste Records (Logh, Satanic Surfers, Danko Jones,...), et sort son premier EP: The Wedding.
Fidèle au label, les Suédois composeront trois disques: Rainmaker, sorti en septembre de la même année ; Angel Youth, en 2000, marque un virage dans l'évolution musicale du groupe ; et Ascend to the Stars confirme, en 2002, leur attrait croissant pour la scène pop indépendante. Attrait divisé par  deux, puisque LDOA se résume à cette sortie au duo Karl/Andreas.
2004 aura été  riche pour les Nordistes puisqu'ils rééditent leur premier opus, et sortent If You Lose It, toujours co-produit par Pelle Gunnerfeldt (The Hives, The International Noise Conspiracy), qui vient aussi leur prêter main forte pour l'enregistrement des parties basse, et Lars qui fait finalement son retour. L'année suivante verra la sortie d'une album solo de Karl Larsson, Pale As Milk, précédant ainsi le dernier opus de LDOA, Might As Well Live, annoncé pour le 14 mars 2007, et subissant une fois encore quelques changements de line-up. Une carrière saluée quelques semaines auparavant par la sortie au Japon d'un Tribute to LastDaysOfApril édité par Evol Records (AndMarkHer, Veltpunch,...).

79 ( 2012 )

Saison oblige, LastDaysOfApril nous revient avec un nouvel opus, 79, le huitième en seize années d'existence, déjà.
Un disque qui, à l'instar du Gooey de 2010, assoit davantage encore son amour pour le Nouveau Continent ; des mélodies americana, folk, aussi singulières qu'entrainantes, et forcément, très printanières.

Larsson a le cœur léger, le refrain toujours aussi facile, mais comment fait il. Pourtant une brise de déception pourrait pointer à l'écoute de cet album, c'est même certain : guitare sèche, pedal steel, batterie bondissante. Après quatre chansons, le paysage est clair, net...mais les refrains, sa voix bien sûr, subliment. Depuis le temps, le Suédois sait nous contenter, nous rassurer, de ces petites choses qu'il distille tout au long de ces chansons : ce piano sur "My Girldfriend" avec ces faux-airs de "Too Close" (Ascend To The Stars), vous vous souvenez ? Cet orgue et  cette basse guillerette sur la classique et plus ambiante "Lily". "A Stone In My Shoe" : la plus champêtre, à la croisée de "Make Friends with Time (Instrumental)" (Angel Youth) et de Syd Matters.avec ce mellotron en prime. Et enfin, de l'énergie, vitale, avec le single "Feel The Sun Again", main dans la main avec "Where We Belong".

Alors oui, ce disque fait du bien, l'horizon y est lumineux...sur l'instant (36min). Mais d'ici quelques semaines, serait ce toujours le cas ?
Cette douce nostalgie que recèle 79, à l'instar de Might As Well Live, nous incitera sans doute à faire tourner le reste de la discographie plutôt que ceux-ci, mais en attendant, profitons de ce Soleil sans trop nous poser de question. C'est si agréable.

P.S. : le parallèle fait avec The Bear Quartet pour Gooey reste de circonstance puisque Magnus Olsson (TBQ) se charge ici de la batterie. Autre invité notable, Perd Nordmak de Fireside.

A écouter : "A Stone in My Shoe"; "Lily"; "Feel the Sun Again"
14 / 20
1 commentaire (15/20).
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Gooey ( 2010 )

Avec un premier single intitulé "America", le raccourci Gooey = Americana sonnerait presque comme une évidence (crainte?) ; surtout que les visuels (photographies, clip) utilisés par Karl Larsson, toujours seul aux commandes, placerait finalement ce disque en successeur logique au Pale As Milk de 2005, plutôt qu’au Might As Well Live de 2007.

Ainsi, les pistes se brouillent un peu plus entre les deux projets du frontman. Ou plutôt se complètent, voire s’enrichissent mutuellement. Alors oui, avec ce premier titre et son pedal steel, ce betit banjo sur "Why So Hasty?" ou bien encore "All The Same" avec, pour la première fois sur une production de LDOA, un featuring au chant en la personne de Evan Dando (The Lemonheads), il y a bien un sentiment de nostalgie, une sorte d'au revoir de Larsson à Austin, au SXSW en fait. Pourtant, seulement 3 des 11 titres arborent finalement cette teinte poussiéreuse ; de nouvelles sonorités, comme de coutume, distillées avec parcimonie, et qui font la force de LDOA. Mais ce ne sont pas là les seules nouveautés présentes. En effet, ce n'est pas de un, mais bien de deux guests dont bénéficie ce Gooey, avec en toute fin, l’apaisante voix de Tegan Quin, échappée de Tegan&Sara, pour la classique mélopée, façon Angel Youth, qu'est "If (Don't Ever Blame Yourself)".
Pour le reste, place à une pop folk très gentillette, glucosée avec soupçon de piano, de Korg, de clapping et bien sûr…cette voix, toujours aussi unique. Un mixage confié, comme toujours, à pelle Gunnerfeldt (Refused, The Hives,...) pour un album qui s'écoute avec beaucoup de légèreté, à l’instar d’un disque de Koufax, des compatriotes de The Bear Quartet, ou, pour les pro-LDOA, les pistes "Love To Trust" et "Last Days of April" issues de Rainmaker.

Voilà, plus que jamais, LastDaysOfApril évolue, délicatement mais sûrement, jusqu'à livrer sa classique perle : "Why So Hasty?". Et plus que jamais, LDOA s'apprécie à la saison à laquelle il fait tacitement référence, le printemps, et ça fait du bien aux oreilles.

A écouter : "Why So Hasty?"; "All The Same"; "If (Don't Ever Blame Yourself"

Might As Well Live ( 2007 )

Avenir incertain durant un temps, LastDaysOfApril, pour ne pas dire Karl Larsson, décide finalement de poursuivre son épopée avec un sixième album, Might As Well Live. Produit une nouvelle fois par Pelle Gunnerfeldt, ce disque sonne comme le bilan d’une décennie à composer tubes, chefs d’œuvre, et parfois même les deux.

Au fil des titres, et notamment celui d’ouverture, "Lost and Found", des réminiscences avec les précédentes productions de LDOA se font clairement sentir : pop lancinante, electronica enchanteresse, voix consolante interrompues par une rupture aussi attrayante que ‘surprenante’. Du 100% Angel Youth pour cet opening, et ce n’est pas pour nous déplaire car "Lost and Found" est effectivement l’un de ces chefs d’œuvre que recèle Might As Well Live. Calibre similaire pour la survitaminée "Hanging High", au riff terriblement accrocheur, et dont la rythmique est empreinte de leur punk émotionnel des débuts. Et puis Pale As Milk a également laissé quelques traces sur l’adolescente "Melbourne", et ce de part l’utilisation par intermittence d’une guitare sèche ; alors que la présence de celle-ci est continuelle sur "I Wish That You Would Mean a Lot Less to Me", la ballade de l’album, à la croisée des "Hear Your Me"/"My Sundown" (Jimmy Eat World) et "At Your Most Beautiful". Les Arizoniens  dont l’influence se fait une nouvelle fois percevoir sur la ronflante et orgasmique "Two Ply Glass", pourvue d'une fin imprévisible à la hauteur de celles de "Piano" et "Me the Plague". Redoutable…

Pour le reste, rien de bien nouveau du côté des Suédois qui demeurent sur des acquis enviables : sens inné de la mélodie, efficacité de l’orchestration, tout de même quelques envolées inhabituelles et appréciables de la part de Karl ("I Wish That You Would Mean A Lot Less To Me", "You Don't Believe Me"), et un ami, Mattias Friberg (Logh), venu en renfort à deux reprises. En définitive, c’est à se demander si Karl avait raison en reléguant Rainmaker en queue de file.

Ecouter sur MySpace : "Lost and Found" ; "Who's on the Phone?"
Télécharger : "Who's On The Phone?"

A écouter : "Lost and Found"; "Hanging High"; "Two Ply Glass"; "Melbourne"

Tribute to LastDaysOfApril ( 2007 )

Bien que la sortie d’un album de LastDaysOfApril soit toujours plus ou moins attendue avec impatience, Might As Well Live n’aura en définitive pas été à la hauteur du résultat escompté. Et si le salut n’est en l’occurrence pas venu de Suède, c’est huit fuseaux horaires plus loin qu’il faudra laisser traîner ses esgourdes, Evol Records (Sunsgrind, Uni46,…) ayant eu la judicieuse idée de vouloir rendre hommage, de la plus belle des façons, à l’œuvre de Karl Larsson.

En témoigne ce huit titres, d’une trentaine de minutes, couvrant la quasi-totalité de la discographie de LDOA, en privilégiant Ascend to the Stars avec trois morceaux. Leur point commun ? Cette volonté affirmée de vouloir enrichir les compositions originelles, et ce peu importe la manière ; The Feather Side conserve donc le désespoir, les remords, propre à "Too Close" tout en y apportant des arrangements, et une complexité, dignes d’Angel Youth. Il en va de même pour Nature Living, découvert sur la compilation This Is Indie Rock, qui insuffle l’énergie de la scène punk hardcore à "All Will Break", dénotant ainsi une certaine nostalgie vis à vis des débuts de LDOA; cela étant, le groupe procède de la même manière que leurs compatriotes pour ce qui est de l’orchestration : "All Will Break" ou l’alchimie réussie de diverses époques. Seul le chant, de part son aspect imitatif, laisse à désirer. L’apogée de ce disque sera l’œuvre de Everyday, It's Like a Carnival, projet parallèle de l’un des membres de AndMarkHer ; le groupe s’attaque à "Playerin" et décide avec intelligence et culot d’en produire une version jazzy-pop, invitant voix féminine, piano, maracas et low-tempo, pour un rendu aux antipodes de l’original. La classe tout simplement…

Dans le même genre, Even se paie le luxe de proposer une version electro-pop, puis rock, de "Off the Cliff" (Pale As Milk), au delà de toute espérance puisque sublimant en tout point sa muse. Sans oublier le clou du spectacle, la dernière piste, "LastDaysOfApril" (S-T), revisitée pour l’occasion par Mule dans l’optique de produire un titre de J-Dance, opening d’Anime, aux soli heavy : déluré, délurant et à écouter.

Enfin, à l’image de Veltpunch reprenant de façon plus couillue "Bitter Taste" (Split with Bufferin), idem pour Pinkloop et sa vision de "Somehow" (Rainmaker), et la seule ombre au tableau qu’est Reach Up to the Universe avec "Will the Violons Be Playing ?" (Angel Youth), les groupes en présence ont su fusionner mélodies sucrées et son plus raw, pour une illustration complète et honnête de la carrière des Suédois.

Merci à Jun @ Evol Records

A écouter : "Playerin"; "Too Close"; "All Will Break"; "Off the Cliff"; "LastDaysOfApril"
18 / 20
1 commentaire (18.5/20).
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Ascend to the Stars ( 2002 )

«La plus belle des dauphines, Angel Youth s’avère aussi être la pièce maîtresse du groupe, champ d’expérimentations avéré, prélude à ce qui allait devenir le chef d’œuvre du groupe : Ascend To The Stars Mai 2002, LastDaysOfApril est une nouvelle fois touché par la grâce, chose alors impensable à l’écoute de leur précédent opus, et pourtant…

Fascinante de sobriété, la musique des Suédois revêt une dimension céleste et ce dès les premières envolées d’"Angel Youth" justement : un souvenir impérissable, un nouvel astre se forme, composé de riffs frivoles, entêtants, à la rythmique saccadée, elle-même annoncée par un timbre tout ce qu'il y a de plus cotonneux.
Dès lors, une véritable constellation se dessine sous nos yeux ; rêveurs, portés par la réminiscence de ces comètes que sont "Slow Down" et "Playerin"; acteurs, subjugués par la désespérante "Too Close", ou la filante "Piano". Ces deux scintillements dévoilent ainsi de nouveaux attraits : maracas, xylophone et steel-pan. De quoi justifier la contemplation d’un couché de Soleil, adossé à un palmier, et évoqué ici par l’artwork. Chacune des harmonies proposées par le groupe est donc à la fois légère et grave, emplie d'une sincérité revigorante, malgré ces quelques spectres toujours perceptibles en filigrane (Radiohead,...). LastDaysOfApril s’affranchit cependant des limites de son univers, en conserve le meilleur pour mieux l’épurer, faisant d’Ascend To The Stars l’album «le plus dur à composer» de leurs propres mots.
Car au delà d’une facilité apparente, les atmosphères y sont nébuleuses, et les rythmiques suivent les courbes imagées d’une aurore boréale. En émane une impression de symbiose évidente, dont l’apogée se veut sans nul doute possible être ce cocon adouci par ce grain de voix susurré. Un cocon laissant derrière lui une traînée de tristesse, de regrets, dont la beauté se fait elle-même l’écho’ de ces «jours mémorables», et qui porte ce titre évocateur : "At Your Most Beautiful".

A ce stade, inutile d’en rajouter davantage, car avec cette œuvre, au nom si approprié, LastDaysOfApril parvient sans fausse note à concrétiser son rêve le plus cher : Atteindre les Etoiles.

Télécharger : "Angel Youth"; "Playerin"; "All Will Break"; "I'm Calm Now".
Voir : "Playerin"; "All Will Break"

A écouter : en pleine contemplation...
16.5 / 20
2 commentaires (17.5/20).
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Angel Youth ( 2000 )

«[…] en fait je déteste Rainmaker c'est le pire, l'un des pires de tous les temps.» dixit Karl Larsson, tête-composante du groupe. Un avis tranché, assez dur finalement si l’on en juge la sensibilité à fleur de peau, inédite de surcroît, dont jouit cet album par rapport à son prédécesseur éponyme :  "All Those Kisses", "Love To Trust" et "Last Days Of April".

Quoiqu’il en soit, LastDaysOfApril fait table rase du passé et signe avec Angel Youth, ce que l’on nomme communément, l’album de la maturité. Larsson toujours nous confiait d’ailleurs en 2004 qu’il ne pensait pas «qu'il y ait réellement de lien parce que la période entre Rainmaker et Angel Youth était trop espacée. Quand on a enregistré Rainmaker, on avait à peine 19 ans alors que pour le suivant on était devenu des adultes […]». Sans oublier que pour la toute première fois, Angel Youth marquait les débuts de leur collaboration avec un producteur émérite, partenaire de longue date à qui l’on doit certains des albums de The Hives, Refused et Logh, entre autres : Pelle Gunnerfeldt. Et dans la catégorie «première fois» encore, Angel Youth fût le premier disque à bénéficier de sessions d’enregistrement dans un ‘vrai’ studio. Bien évidemment, de nombreux instruments se trouvaient à portée de main ce qui eut une incidence directe sur la couleur de l’album...

Harpe, glockenspiel, orgue, rhodes et section de cordes sont de mise, une véritable débauche d’artifices, justifiée, intelligemment orchestrée, au service de mélodies toujours aussi efficientes, bref tout pour satisfaire les amateurs de formations suédoises telles Ariel Kill Him, Jettie ou Starmarket. Autre point commun avec ces derniers d'ailleurs, une distribution nord-américaine via Deep Elm Records (Brandtson, The Appleseed Cast,…) gage de qualité s'il en est. En définitive, LDOA se donne les moyens de ses ambitions ; des moyens qui rendent grâce à une voix cristalline, d’une émotivité bouleversante, voire écorchée comme ce ne sera plus jamais le cas sur "From Here To Anywhere". S’ajoutent à cela une basse ronflante capable de s’amplifier à mesure sur "Two Hands And Ten Fingers", une batterie impeccable aux multiples alternances de rythme, martial sur "Will The Violins Be Playing?" et langoureux sur "From Here to Anywhere", quelques sonorités d’inspiration 80s ("Two Hands And Ten Fingers"), et un brin d’electronica pour couronner le tout : "Make Friends With Time (Instrumental)". De quoi rendre hommage de la plus belle des manières à The Bends de Radiohead, et plus encore au triptyque Sunny Day Real Estate, Mineral / The Gloria Record.
Mais tout cela ne serait rien sans le joyau d’Angel Youth,  voire même de la discographie entière du groupe, ce titre à l’atmosphère cyclique, hypnotisante, à la rythmique binaire et paranoïaque à la fois, à l’enveloppe vocale tout simplement magistrale nous arguant d’un «and i lost you, because i held it back, please tell me that everything will work out fine» : "The Days I Recall Being Wonderful".

La plus belle des dauphines, Angel Youth s’avère aussi être la pièce maîtresse du groupe, champ d’expérimentations avéré, prélude à ce qui allait devenir le chef d’œuvre du groupe : Ascend To The Stars. Un Angel Youth à ranger aux côtés d’autres friandises célestes que sont Clarity (Jimmy Eat World) et Emotion Is Dead (The Juliana Theory).

A écouter : ...
15.5 / 20
0 commentaire
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LastDaysOfApril ( 1996 )

Sorti en '96 à seulement 1000 exemplaires, on pourra dire que ces 36 minutes auront su se faire attendre, tout autant que la reconnaissance méritée du duo. Malgré cela, ne vous attendez pas à écouter quelque chose de similaire aux dernières productions des Suédois. Petit retour sur ce qui s'avère être un des disques les plus mésestimés de la scène emo/punk.

Avec ce premier album, LastDaysOfApril frappait fort, tellement fort qu'il continue de résonner pour la plupart d'entre nous. "...What's Written in the Sand" enfonce immédiatement le clou.
Pendant que la batterie installe une atmosphère oppressante propre à cet opus, les guitares, quant à elles, côtoient la débauche. Sales, ivres et intenables, elles ne cessent de se donner la réplique, parfois interrompues par quelques murmures tirés d'une guitare classique ("This Place").
Punk ou pop, qu'importe puisqu'elles sont accrocheuses au possible ("B.House"), scotchées à vos synapses. On en redemande ...

Punk. Le terme semble pour le moins approprié quand on jette un oeil à la durée des morceaux. 2'16, c'est le temps qu'il faut au quatuor pour vous servir une musique détonante. "My friend" reprend le flambeau de main de maître. Rapide, incisif, seraient de nouveaux musiciens bien proprets qui officient sur "Playerin"?!(Cf.Ascend to the Stars)

...This Time It Is Me Who Walks Down To The Shore...voilà de quelle manière le livret, incontestablement minimaliste, présente des paroles brûlantes, traitant de la solitude, du désespoir, de notre impuissance teinté de dégoût face à certaines ironies de la vie.
Sous cette profondeur abyssale, "larme" absolue de ce disque entre en jeu et nous maintient sous la ligne d'écume. A bout de souffle, ne s'agirait-ilt  pas là de la voix de Karl Larsson ? Probable...

Certes mélodique, mais néanmoins sombre, le père fondateur du groupe, de part ses vocalises, n'a de cesse de nous impressionner. Oubliez les mélopées posées, le chant se veut écorché, abrasif. Constamment sur la brèche, on peut palper sa révolte.
"Nothing's Found" le prouve clairement, ne serait ce que par cette façon d'opérer, qui fait cruellement défaut aux successeurs du présent disque. Ce morceau est sans conteste le plus représentatif de l'atmosphère générée par cette production, et le duo batterie/basse n'y est sûrement pas indifférent. Le deuxième en devient totalement assourdissant, tandis que le premier nous impose une rythmique immuable,  pilonant ainsi nos neurones de façon incessante.
Pour bien finir de nous achever, "Next in Line" reprend cette structure, bien qu’un poil plus effréné, pendant près de 6 minutes, mixant allègrement toutes les influences présenties durant l'album.

Loin des contrées pop, LastDaysOfApril nous livre un album équilibré: parfois horriblement pesant, d'autres fois enlevé et dépouillé, ce disque reste globalement étouffant de par son orchestration.
On regrettera cependant le chant couvert et peu discernable de Karl Larsson. Mais vous aurez tout le loisir de l'apprécier davantage sur les productions suivantes.
Si vous êtes enclin à découvrir des groupes dépourvus de tout artifice emoïque au niveau instrumental, nous ne pouvons que vous conseiller de vous jeter sur cette réédition. Espérons que cette fois-ci, il y en ait pour tout le monde.

Pardon ? une commande à passer peut-être ?

Télécharger: Nothing's Found

N'hésitez pas à en débattre sur le forum.

A écouter : Won't, Nothing's Found, Fly Catching