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Biographie

La Quiete

Après une poignée de 7" et de splits avec des groupe de même obédiance comme Acrimonie ou The Apoplexy Twist Orchestra, les italiens de La Quiete sortent en 2004 un premier album, La Fine Non E La Fine, sur Reac With Protest et affirment leur screamo hardcore classieux aux allures de Racebannon, Orchid et Jerome's Dream. La Quiete est à placer aux cotés des références transalpines que sont aujourd'hui Raein ou With Love. En 2005 Tenpeun, album discographique " voit le jour sur Perpetual Motion Machine Records. L'année suivante, La Quiete revient avec un 7" éponyme et un emo hardcore plus posé.

14.5 / 20
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s/t 7" ( 2006 )

Depuis que Raein n'est plus, La Quiete a de quoi se sentir un peu orphelin mais n'abandonne pas pour autant, loin de là. La parution en 2005 de Tenpeum, disque rassemblant tous les efforts du combo, ne signe pas son arrêt de mort mais plutôt un nouveau départ. Nouvelle impulsion amorcée par ce 7" d'à peine 3 morceaux au tempo ralenti, davantage emo hardcore que screamo hardcore mais qui conservent toute la sensibilité particulière de La Quiete. Une sensibilité exprimée par un chant légèrement en retrait planant au dessus d'une orchestration toujours aussi bien sentie.
Sans renier par endroit les assauts rapides de guitares syncopées, La Quiete pousse un peu plus loin son approche mélodique sur des morceaux plus longs qu'auparavant et qui prennent le temps de s'immiscer dans nos têtes. Il est important de préciser que cette accalmie n'est pas synonyme de facilité car La Quiete refuse toujours en bloc de s'empâter dans des structures simplistes maintes fois usitées. Chaque titre est la démonstration par l'exemple que les transalpins ont encore bien des choses à nous dire.
Ce court disque de rock tendu et mélancolique agrémenté d'un CD contenant 3 jolies vidéos (une par morceau) dessine les premiers traits du nouveau visage de La Quiete. Visage que l'on espère pouvoir affiner très bientôt.

Page MySpace.

A écouter : et regarder
16 / 20
3 commentaires (16.67/20).
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La Fine Non È La Fine ( 2004 )

La Quiete fait parti de ces groupes spontanés, un brin épileptiques, et inspirés par les défuntes références du screamo hardcore telles que Orchid, Jerome's Dream et toute la bande. Toutefois, les Italiens ont su sur ce premier album rajouter la touche personnelle qui fera persister leur oeuvre en surface des prolifiques vagues du hardcore moderne au même titre que leurs compatriotes de feu Raein.

La Quiete c'est la force de l'immédiateté et de l'intensité du moment présent captée en plein vol. Les italiens ne demandent aucune patience ni science de la retenue, leurs morceaux sont des modèles de brièveté vindicative et incisive. Ca claque sec comme un baton de dynamite à la mèche trop courte. On ne s'y prépare pas, pas le temps d'aller se calfeutrer dans un trou, La Quiete nous explose en pleine face. Malgré cette fougue juvénile amoureuse du plaisir instantané, La Quiete parvient à installer une atmosphère prenante et personnelle, notamment grâce au chant, en italien, très attachant, et à ces mélodies fuselées qui se font écho sans pour autant emprunter les mêmes portes.

La Fine Non E La Fine est un cataclysme d'emo violence, un sprint sur un terrain brûlant miné d'éruptions mélodiques dont l'Etna, "Ciò Che Siamo, Ciò Che Non Vogliamo", nous fige dans ses giclées de lave incandescente. La Quiete emprunte des sentiers déjà bien battus, mais les italiens jouent avec l'Art et la Manière, un screamo chaleureux aux guitares vrombissantes et grésillantes, qui n'a pas son pareil pour électriser sur le tas. "Super Omega", "La Fine Non è La Fine" portent nos neurones à ébullition tout en nous tirant au dessus des nuages, difficile de ne pas se laisser toucher par la personnalité sauvage des transalpins. Pour ma part, je suis atteint en plein coeur.

A écouter : Oui